Rencontre BAMP en Nouvelle -Calédonie

Le soleil et les cocotiers n’effacent hélas pas les soucis d’infertilité

Retrouvez Déborah pour une rencontre calédonienne afin de discuter autour de l’infertilité, en petit groupe.

RDV est donné pour le mardi 3 octobre à 18h


Renseignements/inscriptions : collectifbampnoumea@gmail.com

Morgane, référente BAMP qui es-tu ?

Aujourd’hui c’est Morgane qui se plie au jeu des questions-réponses, pour mieux faire connaissance avec les personnes qui s’investissent au sein de l’association.

Un fait marquant de ton année de naissance, une musique ? Je suis née en 1985… L’année de la sortie du film out of africa

Dans quel coin de France, peut-on te rencontrer ? J’habite en Alsace à Mulhouse et prochainement du côté de Strasbourg

Est-ce que tu es une femme ou un homme ? Une femme

Toi et l’infertilité quels maux ? Moi : Infertilité secondaire d’origine hypophysaire. Lui : Mauvais spermogramme avec beaucoup de formes atypiques et peu de survie

Toi et la parentalité quelles solutions ? Nous avons la chance d’être les heureux parents de deux enfants issus de FIV ICSI (une à Paris et une à Mulhouse) avec nos propres gamètes

Toi et ton parcours d’AMP, si tu peux le qualifier avec les mots d’un autre, c’est/c’était :

  • « En essayant continuellement on finit par réussir »

Si tu pouvais, le recommencer, tu changerais quoi ? Rien, même s’il a été éprouvant pour nous, pour moi, pour lui… Il nous a permis de devenir les parents que nous sommes aujourd’hui. Et nous avons la chance qu’il se termine bien

Le truc le plus étrange fait pendant ton parcours d’AMP ? Se balader dans le métro par 40°C avec le recueil de sperme de mon chéri

Le truc le plus cool ? Rigoler le jour de la ponction en blaguant sur les photos des bébés et en demandant s’ils sont toujours livrés par deux

Enfin, la chose la plus drôle que tu as vécu dans ton parcours d’AMP ? Parler de l’insémination des Léopards avec son gynécologue

Ton secret et/ou ton « grigri » pour conjurer le mauvais sort ou pour te soutenir pendant le parcours  ? Les jeux à gratter.

Toi tu es plutôt : Sophro ? Hypno ? Acupu ? Osteo ? Sophro et Osteo. J’ai tenté l’acupu pour la FIV de mon deuxième enfant

As-tu détesté ton médecin d’AMP ?

As-tu adoré ton médecin d’AMP ?

Le lieu improbable où tu t’est injecté ton traitement ?

Tu es plutôt infertile mode « huitre » ou infertile mode « haut-parleur » ? Entre les deux… Plus nous avons avancé dans notre parcours et plus j’ai ciblé les personnes avec qui j’avais envie d’en parler. Pour notre deuxième enfant, nous n’avons absolument pas parlé à notre entourage familial par exemple.

Est-ce que ton conjoint sait que tu es bénévole chez BAMP ? Il le sait même si, lui même ne s’implique pas dans l’association

Comment as-tu connu BAMP ? Internet

Pseudo ou pas pseudo ? Pas de pseudo

Si pseudo, pourquoi et son histoire ?

Mais pourquoi as-tu eu besoin de t’investir dans une association de patients infertiles ? Sans BAMP, je n’aurais pas eu la force de continuer. Je suis sûre que BAMP n’aide pas que moi.

D’ailleurs qu’est-ce que tu fais chez BAMP ? Je m’occupais de la boutique des idées fertiles. Mais la boutique n’existe plus.

Ton badge BAMP tu le mets tous les jours ? De temps en temps ? Lors des grandes occasions ? Pas du tout ? Tu ne sais plus où il est ? Pas du tout je ne pense pas que j’ai de badge BAMP d’ailleurs.

Est-ce que tu parles de ton engagement chez BAMP sur tous les toits et dans toutes les situations ? J’en parle peu. Quand l’opportunité se présente, je parle de l’association. Le dernier exemple en date, le kiné pour la kiné respiratoire de ma fille, qui n’arrive pas à avoir d’enfant.

Quel est le thème BAMP, qui te ferait te relever la nuit ?

Quelle est ta « spécialité » chez BAMP ? Je n’ai pas vraiment de spécialité….

Dans le manifeste BAMP tu insisterais plutôt sur :

  • « Les personnes infertiles, les patients au cœur du dispositif »

Est-ce qu’il y a un avant BAMP et un après BAMP ? Est-ce que tu peux l’expliquer ?

Un truc que tu as fait ou que tu vas faire, chez BAMP qui te rend fière ?

Le truc dingue et/ou improbable que tu as fait pour BAMP ?

Le truc dingue que tu aimerais faire pour BAMP ?

Un message important à faire passer aux générations futures, par rapport à l’infertilité ?

Si tu avais trois mots pour résumer BAMP ?

Ta couleur préférée dans le logo BAMP ?

Mais au fait BAMP, pour toi c’est quoi ? Une aide entre patient, un serrage de coude dans les bons comme les mauvais moments

Merci Morgane

La santé des enfants de l’ICSI

Avant-propos ces résultats sont relatifs aux «bébés ICSI» dans le cadre d’un protocole avec du sperme éjaculé, en cas de stérilité sévère masculine. De plus, si vous avez des questions médicales, vous pouvez discuter de cela avec les médecins qui vous suivent.

Présentation très intéressante de Monsieur Andre VAN STEIRTEGHEM d’une étude (constituée de plusieurs études) sur les enfants nés grâce à la technique de l’ICSI, réalisée pour les 1ères naissancs dans les années 1992-1996

Ce qui est remarquable dans cette étude c’est qu’elle a commencé il y a 25, lors de la naissance des premiers «bébés ICSI», cette équipe Belge étant les pionniers à l’époque pour l’utilisation de cette technique de micro injection d’un spermatozoïdes dans l’ovocyte, pour pallier des infertilités masculines, sévères (azoospermie), pour lesquelles avant l’utilisation de l’ICSI, il n’y avait pas de solution thérapeutique.

Ils ont donc «inventés» l’ICSI et décidé dans le même temps d’évaluer sur la durée, l’impact potentiel de cette technique sur la santé des enfants. Ce qui est unique au monde.

Différentes périodes sont donc étudiées :

– la période néonatale

– la petite enfance

– la puberté

– 18-22 ans, l’âge actuel des premiers bébés ICSI

Ce monsieur rappel qu’à l’époque cette technique était utilisée pour les cas d’infertilité masculine grave. Il déplore qu’actuellement l’ICSI se «démocratise» trop, pour des cas où, elle ne serait pas nécessaire. L’ICSI étant utilisée même quand, il n’y a pas de soucis du côté du sperme. Ce qui est pour lui, une dérive.

Il rappel aussi que les travaux qui ont permis d’aboutir à la 1ère naissance en Belgique, avaient commencé en 1982, sois 10 ans avant.

La question centrale était, donc à l’époque : est-ce que la stérilité du père allait se transmettre à la génération suivante ? Est-ce que les risques métaboliques, d’infertilité, sont plus élevés pour les enfants ICSI par apport aux enfants issus d’une Fiv classique ? Allions-nous avoir des générations stériles ? C’est pour ces raisons qu’ils avaient débuté cette étude à la naissance des premiers bébés.

Pour la période néonatale : Pas de différence entre grossesses spontanées et ICSI en terme de taux de mortalité périnatale, de poids de naissance et de prématurité.

Anomalies chromosomiques = Ils avaient trouvé 3x plus d’anomalies chromosomiques qui n’étaient pas présentes chez les parents. Et 3xfois d’anomalies transmises par le père.

Malformations congénitales = 30 à 40% de risques d’avoir plus de malformations congénitales qu’en cas de grossesses spontanées, mais globalement ce nombre est peu significatif. Pas plus de malformations cardiaques, urogénitales. En 2013, une étude a montré plus de cas de testicules non descendues.

Période de la petite enfance : Rien a signaler sur la croissance des enfants. Entre 5 et 14 ans une tendance à un poids plus élevé que ceux des Fiv classique

Période de la puberté : Pour les filles, rien de particulier à signaler. Début des règles vers 14 ans, comme en cas de grossesses spontanées. Pour les garçons = cellules de Sertoli et inhibineB = taux normaux. Idem pour la testostérone. Pas de corrélation avec les paramètres du sperme du père utilisé 15 ans plus tôt.

Pour la période 18-22 ans (actuellement), ils ont étudié les aspects cardiaques, métaboliques et la fertilité. Chez les garçons analyse de la qualité et quantité du sperme + des hormones de la Reproduction + examen clinique. Chez les filles hormones de la Reproduction + examen clinique.

Les résultats pour les garçons montrent un taux diminué de moitié de la qualité du sperme (concentration, mobilité,etc). L’«ICSI MAN» a 3 à 4 fois plus de chance de voir ses résultats spermatiques en dessous des références de l’OMS. Mais sans que ses résultats soient, toute fois corrélés à ceux de son père 20 ans plus tôt

Pour les filles, pas de différence entre le groupe ICSI et le groupe contrôle sur le nombre de follicules antraux, ni sur les hormones de la Reproduction (fsh, lh, etc).

Il faut continuer les investigations sur ces cohortes «bébés ICSI» Belge dans les années à venir, pourje évaluer sur d’autres paramètres et a très long terme.

Pour rappel ce qui est indiqué, ici ce n’est pas l’impact du geste ICSI elle-même, mais bien son utilisation avec un sperme très altéré (azoospermie). Un spermatozoïdes très altéré au niveau de son ADN transmet en partie cela à la génération suivante

Si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, voici quelques liens, vers les publications des chercheurs qui travaillent avec Monsieur Van Steirteghem

https://www.researchgate.net/publication/311859925_Reproductive_hormones_of_ICSI-conceived_young_adult_men_The_first_results

https://www.researchgate.net/publication/308909127_Semen_quality_of_young_adult_ICSI_offspring_The_first_results?ev=prf_high