Une enquête marseillaise à mener ?

Un article que je viens de lire sur le CECOS de la Conception à Marseille.

Ils parlent de 6 mois d’attente et d’un taux de réussite équivalent à l’étranger (60 %) alors qu’en moyenne en France l’attente est de 2 ou 3 ans et le taux de réussite au maximum de 25 %.

A-t-on des BAMPETTES marseillaises parmi nous ?

Si j’habitais là bas j’irais bien faire ma petite enquête pour leur demander leur secret pour le communiquer aux autres CECOS parce que j’avoue que ça me rend perplexe.

Peut-être qu’il s’agit juste d’un filtrage rigoureux à l’entrée (receveuse jeune ?).

Voici l’article :

Ici sur le site du journal / La Provence

Pourquoi payer cher et partir loin quand vous pouvez bénéficier de la gratuité à domicile ? Ainsi résumé, on pourrait naïvement penser que les couples en mal de bébés comme on dit vulgairement, ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir avoir une enfant naturellement doit-on rectifier, manquent sérieusement de jugeote lorsqu’ils décident de se rendre à l’étranger (principalement en Espagne, mais également en Belgique, Grèce, Roumanie, République tchèque…) pour bénéficier d’un don d’ovocytes. « Nous n’avions pas assez de structures impliquées mais les pouvoirs publics ont décidé de plus s’engager, ce qui nous a permis de débuter notre activité à l’automne 2012. Nous avons démarré sans moyens et avec la bonne volonté de toute l’équipe en place, mais nous allons sans doute bénéficier d’un demi-poste de praticien dès cette année« , renseigne le professeur Jean-Marie Grillo, responsable du laboratoire de biologie de la reproduction à l’hôpital de la Conception à Marseille, lequel abrite l’un des 24 Centres nationaux de conservation des oeufs et du sperme humain (Cecos). « Depuis les premières tentatives, 6 bébés sont nés et deux grossesses sont en cours. Notre centre obtient des taux de succès aussi significatifs qu’à l’étranger« , mentionne encore le chef de service qui se félicite même de la recrudescence des donneuses sans qui rien n’est possible.

Pour les receveuses, la joie est immense. Presque indescriptible. Et c’est le plus souvent avec des trémolos dans la voix qu’elles relatent l’aventure d’une vie rendue possible sur leur territoire. Comme Vanessa (*), 28 ans, maman d’une petite fille depuis peu : « Je suis devenue maman d’une petite fille le 5 juin grâce à un don d’ovocytes. Cette solution est intervenue en raison de mes antécédents médicaux liés à une leucémie que j’ai eue dans mon enfance. Lorsque nous avons envisagé d’avoir un enfant avec mon conjoint, on m’a parlé du don d’ovocytes mais ça ne se faisait pas sur Marseille. C’est ainsi que nous sommes allés à Montpellier où l’acte était remboursable mais les délais très longs, de l’ordre de 4 à 6 ans », raconte-t-elle.

« C’était un peu plus court si nous pouvions fournir une donneuse mais de toute façon c’était difficile à avaler. Nous étions anéantis. En 2011, mon gynécologue nous a parlé du fait que les dons allaient être mis en place à la Conception et nous a envoyés là-bas. De fait, nous avons été parmi les premiers couples à profiter du projet dès juin 2012. Ça a été la course contre la montre mais au bout du compte il y a eu cette petite merveille. On m’a transféré deux embryons en septembre et je suis tombée enceinte… Après avoir écarté le risque de fausse couche, on a mis nos parents au courant et ils ont très bien réagi. Je tiens à souligner que notre prise en charge à la Conception a été remarquable du début à la fin, et même jusqu’à maintenant. Une vraie relation humaine a été créée. S’il y a une possibilité, nous donnerons un petit frère ou une petite soeur à notre enfant. On verra bien. Notre cadeau est là, c’est le plus important ».

Sandrine, 30 ans, n’a pas encore eu la chance de vivre ce bonheur. Mais elle s’y prépare sérieusement puisqu’elle est enceinte d’un petit garçon :« Après avoir été suivie à l’hôpital pour une leucémie en 2003-2004, je devais observer une période de 5 ans avant d’envisager de devenir maman. Mais mes seules solutions étaient l’adoption ou le don d’ovocytes. Nous étions prêts pour partir à l’étranger et nous nous étions déjà renseignés sur l’Espagne, même si c’est onéreux. On m’a finalement conseillé l’été dernier d’aller à la Conception, et c’est là que les premières démarches ont commencé, avec les papiers à remplir et les renseignements sur des critères comme le groupe sanguin, la couleur des yeux, des cheveux… Le principe était d’essayer de trouver une donneuse en échange d’un don que l’on recevrait, mais nous n’en avons pas trouvé une. Cela n’a rien changé. Après une attente de 6 mois, on nous a appelés car un transfert était possible », livre-t-elle le sourire aux lèvres.

« Tout ce que nous savons, c’est que notre donneuse qui sera toujours dans notre coeur est âgée de 36 ans. Aujourd’hui, je suis enceinte d’un petit garçon. On lui parlera de tout ça à partir de 2 ou 3 ans comme on nous l’a conseillé. Concernant les proches, nous les avons mis au courant et tous trouvent cela fantastique que je puisse porter mon enfant. »

14 réflexions au sujet de « Une enquête marseillaise à mener ? »

  1. J’avoue que ce n’est pas tant le délai (qui en effet peut être court à certains endroits) que le fait qu’ils se vantent d’avoir un taux de réussite équivalent à l’étranger (60%) qui m’interpelle … info ou intox ?

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  2. Bonsoir à tous,
    je suis une « Bampette » suivie à Marseille depuis plus d’une année et en train de cheminer peu à peu vers le don d’ovocyte en raison de ma pathologie. J’ai bien sûr lu l’article paru dans la Provence que tu cites car je suis directement concernée. Difficile de répondre précisément à tes interrogations notamment sur le taux de réussite et son mode de calcul mais il est important de dire que ce centre est ouvert depuis peu (jusqu’à récemment les patientes étaient adressées à Montpellier ou à Nice). Un centre ouvert depuis peu a souvent un délai plus court car cela draine de nouvelles donneuses plus facilement; en tous les cas au début !! c’est peut-être aussi ce qui explique le taux qui -me semble-t-il – est à relativiser au regard de l’activité qui démarre.
    Pour ma part, je pense que c’est vraiment très positif de trouver ce type d’article-dans un média généraliste- d’autant plus quand le sujet est abordé en première page (c’est assez rare pour le souligner!!) d’un journal qui est beaucoup lu en Provence.
    Pivoine.

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    1. Merci PIVOINE pour ce retour, oui la mise en route de l’activité doit permettre des délais moins long, pas de liste d’attente engagée depuis des années. En ce qui concerne les donneuses, vous avez peut-être des explications données par le centre. Est-ce des dons spontanés ? Des dons relationnels ? Un mixte des deux ?

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  3. Bonjour à tous!

    Il y a un bout de temps que je souhaitais écrire un petit quelque chose sur le BAMP, sans oser le faire! Cet article sur le CECOS de Marseille m’en donne aujourd’hui l’occasion.
    Nous vivons donc à Marseille et après presque 4 ans d’un long et douloureux cheminement entre IAC et FIV (comme beaucoup d’entre nous), mon gynéco (un homme tant adoré!!) m’a dirigé vers la Conception pour un don d’ovocyte.
    A mon âge (presque 39 ans) nous redoutions que notre dossier ne soit pas reçu. Il a été accepté. Et les différents membres du service nous ont effectivement expliqués que le délai d’attente était généralement de un an. L’explication : le service vient d’ouvrir et ils ont pour le moment presque autant de demandes que de donneuses. Elles ne savent pas réellement pourquoi les donneuses sont là alors qu’ailleurs il est si difficile d’en trouver. Est-ce que chaque receveuse trouve et amène avec elle une donneuse ? On nous invite en tous cas à en trouver une (et donc à en parler autour de nous).
    C’est notre cas : lors d’une discussion entre amies sur le sujet, une copine s’est proposé très naturellement comme donneuse, comme ça, simplement! J’étais sceptique mais une semaine après elle avait pris rendez-vous!
    Avec une donneuse, le délai d’attente se raccourcit alors à 6 mois d’attente. Pour nous, si tout va bien, notre FIV -DO devrait donc avoir lieu en fin d’année ou début d’année prochaine. Entre temps, rendez-vous avec la psy, avec la sage-femme, papier pour le tribunal, stimulation pour juger de la réaction de l’endomètre…

    Pour ce qui est du taux de réussite, la gynéco nous a parlé de 75% !!! c’est énorme ! Personnellement, un tel chiffre me fait presque peur, car après tant d’échecs, de douleurs et de larmes, je me dis qu’avec ma chance je ne serai même pas dans ces 75%, et serai celle qui fait chuter le taux :-). mais là n’est pas le propos!
    Je ne peux pas (pour le moment!) expliquer cette réussite. Le suivi est-il meilleur pour les receveuses, les donneuses « filtrer plus rigoureusement » ou bien s’agit-il de la « chance du débutant », j’entends par là que le service de don d’ovocyte est jeune et n’a peut-être pas encore eu de cas problématiques. Je ne sais pas, je suis loin d’être une spécialiste en la matière, je ne peux que m’interroger. Cependant étant à présent patiente-en-attente-d’ovocytes de la Conception, peut-être puis-je mener l’enquête de l’intérieur 😉 et vous tenir au courant.

    Voilà, mon mail était un peu long sans doute mais il était temps pour moi d’oser « parler ».
    Je souhaite à toute le meilleur, « Oh les cœurs!! » et à bientôt peut-être!

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    1. Merci L’ANGECOCTEAU pour ce témoignage et oui, ok pour l’enquête.
      Si nous pouvions mettre en avant ce qui permet à ce service de faire aussi bien, pour que les autres services DON d’OVOCYTES sur le territoire français puissent prendre exemple, cela serait super.

      Ce qui est positif aussi, c’est qu’ils aient acceptés de vous prendre en charge, malgré tes 39 ans.
      A Caen, j’avais 40 ans et ils nous avait dis que nous étions hors-jeux pour eux. Trop vieux pour bénéficier d’un don en France.

      Maintenant que tu es lancé, est-ce que tu ne souhaiterais pas devenir membre du collectif ?
      Dis-nous si nous t’inscrivons sur la liste des membres.

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      1. Ce serait un grand plaisir que de devenir membre du collectif !! Vous pouvez m’inscrire tout de suite 🙂
        Et dès que je peux je pars à la chasse aux informations concernant le CECOS ; je vous tiens au courant !!
        A bientôt!

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  4. Une information en direct d’une adhérente BAMP, qui attendait son rendez-vous au cecos (pour faire une demande de don d’ovocytes) depuis un mois et demi. Ce jour, ils y sont allés pour rien car : les critères du CECOS de la conception à Marseille sont stricts : la femme doit être âgée de moins de 39 ans au moment où la commission statue sur la recevabilité du dossier du couple.
    Un mois et demi plutôt, l’adhérente BAMP avait déjà 40 ans. Ni la gynécologue, ni la secrétaire du Cecos, n’a tenu compte de cette information pour lui dire que ce n’était pas la peine de prendre le rendez-vous……. et que le couple ne pourrait donc pas recevoir d’ovocyte d’une donneuse Française.

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