Agenda TV: 4 mars 2014 Un enfant si je peux…quand je veux – Documentaire

Ce documentaire inédit, dont nous vous avions déjà parlé lors de l’interview BAMP de sa réalisatrice, Marie Halopeau.

Ce documentaire va être diffusé  le mardi 4 mars à 20H40 sur Chérie 25 (canal 25 de la TNT).

A vos télévisions, faites circuler l’information aussi, c’est un documentaire à ne pas rater, il est très bien fait, vous pouvez le montrer à vos parents, à vos amis, à vos familles ! On y parle de préservation de la fertilité avant un traitement contre le cancer, on y parle don d’ovocyte, de l’association Maia, les couples désirant fonder une famille y sont présentés avec leurs souffrances, leurs espoirs tout simplement.

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« un enfant si je peux …quand je veux »

un documentaire de Marie Halopeau


L’infertilité grandissante des femmes est devenue un enjeu majeur de nos sociétés occidentales.

Le Dr Cécile Gallo, gynécologue française installée en Espagne, fait partie de ces médecins qui se battent en Europe pour non seulement préserver la fertilité des femmes malades, mais aussi celle des femmes saines qui souhaitent retarder le moment de leur grossesse . Le Dr Gallo et de nombreux spécialistes souhaitent ainsi répondre à un phénomène de société : les femmes font des enfants de plus en plus tard, alors que leur fertilité diminue avec l’âge. Beaucoup sont obligées alors d’avoir recours aux dons d’ovocytes dont la demande a explosé en 10 ans.

Des couples français touchés par l’infertilité, ayant eu recours au don d’ovocytes, et des femmes qui ont décidé de préserver leur fertilité en Espagne, témoignent sans tabou sur cette société en mutation.

Et en suivant les pas du Dr Gallo, des deux côtés de la frontière , le film s’interroge sur cette question de la congélation des ovocytes et du retard pris par la France dans ce domaine.

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A l’heure ou la loi espagnole revient en arrière sur l’IVG,. On peut se demander si les espagnoles vont bientôt venir se faire avorter en France et les françaises recourir à l’AMP en Espagne…Les inégalités entre pays européens en matière de contraception, de droit à l’avortement et de AMP, se creusent…

A voir, évidemment

Le mardi 4 mars à 20H40 sur Chérie 25 (canal 25 de la TNT).

10 réflexions au sujet de « Agenda TV: 4 mars 2014 Un enfant si je peux…quand je veux – Documentaire »

  1. Documentaire vu hier soir, j’ai trouvé ça plutôt pas mal! Deux médecins qui osent s’engager à visage découvert et qui disent que (‘hou! pas bien! interdit!!) qu’ils conseillent le don d’ovocytes à l’étranger pour leurs patientes et proposent même des lieux précis. Une réflexion sur l’intérêt de la préservation préventive des ovocytes. Une remarque très intéressante d’une maman sur un moyen d’inciter les femmes en France à donner sans rémunération (puisque la France a un problème avec la marchandisation, soi-disant, du corps) : on prélève des ovocytes sur des femmes jeunes, et on partage en deux, la moitié pour elle, pour plus tard, si elle en a besoin pour faire un enfant avec ovaires vieillissants (une sorte de roue de secours gratuite), et le reste en don.
    Et vous, qu’en avez-vous pensé?
    Dans ce documentaire, on parle d’une autre docu qui est passé il y a un an « un bébé nommé désir ». Je ne l’ai pas trouvé… quelqu’un l’a?

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  2. J’ai aussi regardé le docu hier soir. Je suis assez mitigée sur l’impression générale laissée aux téléspectateurs…
    On y parle dès le début de la préservation de la fertilité des femmes saines… Ce qui est une réelle solution, mais ça contribue aussi à nourrir l’imaginaire des gens sur les problèmes de fertilité. J’ai tellement entendu d’âneries sur le sujet! Je trouve vraiment limite d’attaquer un documentaire sur l’infertilité par ce résumé un peu hâtif.
    J’aurai préféré une remise au point de ce qu’est réellement l’infertilité aujourd’hui. Qu’un couple sur cinq est concerné, que le vieillissement des ovaires intervient de plus en plus tôt dans la vie des femmes, et que le don d’ovocytes n’est pas une solution de facilité. Mais au contraire une épreuve de plus dans un parcours déjà long, un renoncement de plus. J’ai peur que ce type de reportage qui « ratisse large » nourrisse l’inconscient collectif. Merci toutefois au Dr Gallo de rappeler que ce type de conception n’est pas anodin pour les couples.
    Il y a aussi autre chose qui m’a beaucoup ennuyée. Je respecte tout à fait que certains couples souhaitent rester anonymes vis à vis de leurs employeurs/familles etc… Mais quel dommage de montrer des couples français (en consultation à la clinique IVI) avec le visage masqué… Encore une fois, il est facile de faire un raccourci et de comprendre que l’infertilité est une maladie « honteuse ». Je trouve ça tellement dommage. Je suis pour que nous nous montrions, quitte à choquer certains. C’est tellement important que notre monde souterrain montre son visage et parle!
    Je suis par contre ravie d’avoir vu des couples enfin parents, et ce couple qui a attendu 12 ans avant d’avoir sa fille.. C’est magique. Bénéficiant moi aussi d’un don d’ovocytes chez Ivi, ça m’a redonné beaucoup d’espoir. Et de coeur à l’ouvrage!
    Cette petite puce de 5 ans, issue d’un don d’ovocytes, qui connait son histoire et qui n’a pas l’air d’en souffrir m’a aussi beaucoup touchée et rassurée.

    J’ai peut-être fait une mauvaise lecture du reportage… J’aimerai beaucoup lire plus d’avis!

    Et merci à Chérie 25 de parler de l’infertilité, même si je suis critique quand à votre reportage, au moins, vous parlez de nous!

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    1. Merci pour ce retour commenté sur le documentaire d’hier soir. Et merci aussi sur ta volonté de montrer un visage différent de l’infertilité, c’est un des objectifs principaux du collectif BAMP. Communiquer autrement sur les différents aspects de l’infertilité.

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  3. J’ai trouvé le reportage bien fait, sérieux (mais je ne suis pas une grande connaisseuse), et surtout très touchant. Et si je suis d’accord avec Pauline, j’ai trouvé quand même intéressant la question de la préservation des ovocytes qui me semble une bonne solution et un sujet que je n’avais jamais vu abordé… Maintenant j’ai peu de recul car je l’ai regardé avec beaucoup d’émotion et avec mon mari, on a versé quelques larmes…
    Petit clin d’œil à Irouwen, je nous ai reconnues en arrière-plan chez Maia 😉
    Bravo et merci à chérie 25 pour ce sujet.

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  4. J’ai déjà donné mon point de vue chez Pauline, je le copie-colle ici en l’édulcorant un peu parce qu’hier soir j’étais un peu en colère et que je réalise aujourd’hui que toute maladroite que soit la démarche ou la forme, l’intention est sûrement très bonne.
    On va commencer par les points négatifs car il y a eu pas mal de choses qui m’ont dérangée.

    -D’abord, pardon, je prêche pour ma paroisse, mais où sont les hommes infertiles ?Youhou ! Même pas un petit de derrière les fagots ? Ça m’exaspère qu’on continue de faire croire que les problèmes d’infertilité sont l’affaire des femmes ! C’est comme ça que des femmes tout ce qu’il y a de plus fertiles se coltinent des examens à gogo quand une grossesse n’arrive pas et que seulement après en avoir fait le tour, on se tourne du côté de leur conjoint. Les chiffres sont très clairs et pourtant si mal connus : infertilité masculine et infertilité féminine, c’est 50/50. Mais apparemment ça embête davantage les hommes que les femmes de l’admettre. Alors après avoir regardé le reportage, je me suis dit mais non c’était dans l’énoncé de l’émission que ça allait parler de l’infertilité FÉMININE, c’est moi qui ai loupé un wagon, sauf que non. Pour moi aussi le titre s’applique « un enfant SI JE peux… » même si mon problème d’infertilité à moi, ce sont les spermatozoïdes de mon homme.

    -Il aura fallu attendre 30 minutes de reportage pour qu’on nous explique COMMENT on met de côté ces fameux ovocytes (c’est pas une partie de plaisir et ça n’est pas un détail !)(et encore je trouve que la partie stim est quasi inexistante) et pire, on ne nous dit qu’au bout d’1h25, c’est-à-dire la fin du reportage, que cette « préservation de la fertilité » n’est pas une garantie d’avoir des enfants (ah bah merci il était temps ! )

    -La « préservation de la fertilité » parlons-en. Excusez-moi mais c’est un peu galvaudé comme appellation. Pourquoi ne pas être un peu plus modeste et appeler ça, je ne sais pas, « autoconservation d’ovocytes » tout simplement ? Ça ne préserve en aucun cas la fertilité sinon le Dr Gallo ne prendrait pas la peine d’expliquer que plus l’âge de la ponction et/ou de l’utilisation de ces ovocytes est tardif et moins grandes sont les chances que ça marche. J’en ai marre des jolis mythes (la PMA c’est finger in the nose).

    -La mise en scène avec tous les « bonjour », « ça va ? », « ça fait plaisir de te revoir », « on se fait la bise », « salut, j’espère que tu reviendras bientôt »… PFFF… Était-ce vraiment utile?

    -Toujours dans la mise en scène : l’annonce de grossesse de Magali (témoignage à partir de 48′), j’imagine mal que ce soit eux qui aient décidé de l’annoncer comme ça (à 51′ : « Seul problème pour Magali depuis son retour de Grèce, elle ne peut pas manger à sa guise, et ce pour une excellente raison… » Magali : « Parce que je suis enceinte de 2 mois et demi. »). C’est dommage ça ajoute un côté cheap à un témoignage qui par ailleurs est intéressant. Et ça n’a aucune justification, contrairement au reportage « Quand l’enfant se fait attendre » (pendant lequel j’ai versé toutes les larmes de mon corps) où on ne sait VRAIMENT pas quelle sera l’issue des tentatives parce qu’on les prend en cours de route. Pourquoi ne nous dit-on pas simplement d’entrée « voilà Magali et son mari qui ont réussi à obtenir une grossesse au bout de X années de bataille » ??

    -J’arrive pas à savoir si ça me dérange ou pas, le fait que ce soit une pub géante pour la clinique Ivi, ce que je sais c’est que je suis d’accord avec le Dr Gallo quand elle dit que tout a l’air simple en Espagne et un peu verrouillé en France. Et ça rebondit assez bien avec ce que disait Isabelle de chez Maïa très joliment : en France, on aime les enfants mais dès que ça devient compliqué d’en faire on ne veut pas en entendre parler.

    Bon et le positif ? Parce que là c’est largement à charge…

    -Un gros, gros coup de coeur à : Lara, donneuse désintéressée et joyeuse (et canon ce qui ne gâche rien) ; aux deux autres donneuses, mille fois merci mesdames ! ; Isabelle et Laetitia de Maïa (et Maïa en général) ; Alexandra & Pascal, ça se passe de commentaire.. ; les autres couples du reportage…

    -Je trouve intéressant de se questionner (comme Alexandra l’évoque) sur la possibilité de faire conserver ses propres ovocytes gratuitement et à la condition d’en donner la moitié. (enfin je trouve aussi tout à fait acceptable de rémunérer les femmes qui font un don mais j’ai l’impression que le comité d’éthique en France n’est pas franchement prêt)

    -Je trouve ça très bien d’avoir insisté sur ce fameux courrier qui accusait les professionnels d’orienter les patients à l’étranger pour un don d’ovocyte contre une commission. À croire que ceux qui ont rédigé cette lettre ont mis tout le monde dans le même panier et ne se sont jamais retrouvé face à un couple désespéré pour qui la France ne pouvait plus rien (en tout cas dans des délais acceptables)(DES années n’est pas un délai acceptable). D’ailleurs les délais évoqués me semblent bien lights, j’ai une amie qui a attendu 2 ans un don de SPERME donc je pense que c’est bien plus pour les ovocytes…

    Mon souhait ? Je propose qu’on fasse un docu sur l’infertilité/l’AMP en France et à l’étranger, nous, infertiles de tous bords et patients d’AMP, personne n’est mieux placé que nous. Quand je lis les témoignages et blogs sur le sujet c’est à chaque fois la même remarque qui me vient : c’est criant de vérité, c’est ÇA que je vis et bon sang qu’est ce que ça fait comme bien ! Ce n’est pas un hasard je pense si le docu qui m’a le plus touchée est celui de Blandine Maire, elle-même concernée (« Quand l’enfant se fait attendre »), il n’est pas parfait parce que ce que moi (qui ne suis pas encore « montée dans le train ») j’aimerais voir ce sont aussi des couples qui n’ont pas réussi à avoir d’enfants, qui ont survécu et qui aujourd’hui VONT BIEN. Je n’ai jamais vu de tels témoignages et pourtant cela concernera nombre d’entre nous (peut-être moi).

    Merci BAMP pour le boulot que vous faites, depuis le temps que je me dis qu’il faut que j’adhère je vais finir par le faire ! 😉 (chez Maïa aussi)

    Plein de pensées tendres à vous toutes/tous.

    Audrey Malfione (co-auteur avec Audrey Leblanc du Guide de survie à l’usage des couples infertiles)

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    1. Heureusement, Audrey, tu as ton guide pour survivre.
      Mais effectivement, il faut aussi savoir si certains ont survécu à l’après AMP, sans bébé, et combien vont bien. Le truc, c’est qu’une fois être passés par toutes ces horribles/nombreuses/longues années de PMA, je crois qu’ils n’ont plus du tout envie de parler. Ou alors ils sont très en colère ou très tristes…
      J’ai encore discuté avec une femme ‘ »qui n’a jamais eu d’enfant », elle doit avoir dans les 80 ans, ben, c’est pas beau à voir. Elle en pleure encore.

      Pas encore montée dans le train non plus, filles DES de 41 ans, je crois bien qu’il va falloir envisager d’arrêter le voyage (et changer de moyen de transport comme l’adoption est encore bien trop long et douloureux).
      Alors, parfois, ce genre de documentaire avec un soupçon d’eau de rose (oui, elle a des nausées, parce qu’elle est enceinte, haha, la coquine, elle nous l’avait caché), me fait croire que c’est facile, que le happy end arrive toujours et que je vais me réveiller de cet horrible cauchemar. Petite parenthèse dans ma souffrance. Et puis les témoignages de ces belles espagnoles m’ont fait penser qu’un don d’ovocyte me permettrait d’avoir un sacré beau gamin. Et intelligent, si ça se transmet!

      Merci à vous, les Audrey’s, pour votre petit guide de survie.

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  5. J’ai trouvé ce reportage intéressant, éclairant pour les profanes… Il parait difficile en 1h30 de balayer tout le champ de (des) infertilité(s), le but de ce documentaire est de parler de la préservation de la fertilité et il le fait plutôt bien, notamment en comparant les situations en France et en Espagne. Constat alarmant pour notre cher pays (oui, nous on le sait déjà…).

    Un bémol quand même : il aurait été souhaitable que les auteurs ne se limitent pas à l’exemple d’IVI. Il y a beucoup d’autres cliniques en Espagne ou en Europe, croiser les points de vue / témoignages est quand même la base d’un travail journalistique. Du coup ça fait un peu page publicitaire.

    Quoiqu’il en soit ce docu permet d’informer et de faire avancer le débat. Merci donc.

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