Ce qu’il faut pour fabriquer un bébé… en FIV !

Ou tout du moins essayer d’en fabriquer, se rapprocher du graal, ou tout simplement prolonger l’espoir et avoir juste une chance d’atteindre ce rêve.

En temps normal, dans mon entourage, en moins de 6 mois d’essais et en quelques étreintes plus ou moins bien placées sur un cycle pourtant souvent mal connu dans son fonctionnement, c’est emballé, l’affaire, ou plutôt le rejeton, étant dans le sac. Pas non plus de fausse couche à l’horizon. A croire que l’hyper fertile n’a souvent pas ce souci là non plus.

Matériellement, 1 bébé au naturel en moins de 6 mois c’est quelques boites d’acide folique, et un test de grossesse. Simple, facile, pas cher, amusant et sans bavure.

Quand, nous, les infertiles, au bout d’1 an de galère, on aborde le sujet de ce bébé qui n’arrive pas, souvent, par méconnaissance, l’entourage énonce ce qu’il croit être une vérité et est en fait une double contre-vérité : La FIV ça marche ( malheureusement non, pas pour la moitié des couples, mais ce n’est pas le sujet de cet article…) et pouf-pouf-magie de la science la FIV c’est une promenade de santé, quelques médocs, une écho ou 2, et le bébé kangourou est dans la poche.

Parce qu’une illustration est souvent plus forte que des mots, j’ai décidé que pour cette 2eme FIV j’allais conserver l’ensemble des boites de médicaments sur ordonnance utilisées et de faire une photo de groupe de l’ensemble des participants à la fin et de vous  lister l’ensemble des actes et consultations de MA FIV.

Afin qu’on n’entende plus que la FIV c’est facile, et surtout que ceux qui ne connaissent pas se rendent compte de ce qu’on ingurgite ou s’injecte,  de la vie (perso, amicale, boulot) qui s’arrête pendant ces presque-2-mois de protocole.

 

Alors, du début à la fin une FIV ça donne CA:

 

  • En nombre d’injections:

o    Décapept*l en déclenchement d’ovulation et en soutien post-transfert (3 injections)

o    Orgalutr*n, pour contrôler l’ovulation et éviter qu’elle n’intervienne avant la ponction (3 injections)

o    Menop*r : 9 jours de stimulation (piqures quotidiennes) soit 33 ampoules à casser de mes petits doigts malhabiles et mélanger au solvant. Soit 7 boites injectées dans la panse, à heure quasi fixe, et donc parfois dans des lieux improbables et non prévus pour cela

o    Perfusion d’intr*lipides anti-inflammatoires à l’hôpital, 1 poche, 3 heures de patience, 1 arrêt de travail d’1 journée et 2 veines explosées (junkie style !)

 

Soit 16 injections, 2 veines éclatées, un look de droguée !

 

  • Médicaments:

o    1 boite de pilule contraceptive (pour le blocage, je suis chanceuse d’échapper aux injections pour créer une ménopause artificielle), pendant 12 jours

o    Asp*rine : 1 cp /jour, sur tout le cycle

o    Antibi*tiques dès le jour de la ponction et pour 5 jours (2 cp/jours) : 10 cp = 1 boite

o    Cortis*ne (pour contrer les cellules tueuses et le système immunitaire capricieux) : 1 cp par jour dès le 1er jour de stimulation et jusqu’à la prise de sang au pire (au mieux, c’est plusieurs mois quand il y a grossesse) : 2 boites

o    Vit*mine E : 2 cp/jour, sur l’ensemble du cycle

o    Pentox*filine 1 cp/jour, du 1er jour de cycle à la ponction

o    Acide f*lique : 2 cp/tous les 2 jours

o    Progester*ne : débutée à 3 DPO à la dose de 6 ovules/jours soit 66 ovules. Un délice ! Pour celles qui ne connaissent pas (les bienheureuses !!!!), cela permet à terme de renouveler l’ensemble de son stock de culottes tellement ça flingue tout sur son passage. En plus, certaines Lucky Girls ne sont pas à l’abri de démangeaisons fort agréables…je vous passe les détails, âmes sensibles s’abstenir.

o    Oestr*gènes : 2 cp/jour dès 3 DPO et jusqu’à la prise de sang (soit 25 comprimés, et eux aussi par voie basse, manquait plus qu’eux au sous-sol pour que la fête soit complète !)

  • Compléments alimentaires: Procré*lia Femme, 2 cp/jour, non remboursés

 

Soit 320 comprimés/ovules/cachets ! Oui, 320, pas d’erreur!

 

  • Le suivi médical à proprement parler:

o    Une échographie de lancement (Top départ !) . A noter que chaque échographie est endovaginale (j’ai failli oublier de le préciser tellement toute PMette est habituée et aurait presque le réflexe d’enlever ses dessous même pour une échographie de la cheville 😉 )

o    3 échographies de suivi et consultations, calées tant bien que mal dans mon emploi de vilaine-working-girl-ayant-attendu-l’age-canonique-de-31-ans-pour-essayer-de-procréer (tuons les idées reçues !), c’est toujours un bonheur de commencer la journée à l’aube, dans le rush et pattes en l’air et d’arriver à la bourre en catimini au bureau, pour 2 jours après prendre une pause déjeuner de 3 heures pour la 2eme écho et partir à 16h (tu prends ton après midi ? ) pour la dernière.

o    Prise de sang pour les dosages hormonaux à 3 reprises, l’occasion de massacrer les 2 bras (massacre débuté à l’hôpital grâce à la perfusion d’intralipides). Là aussi, le matin, tôt, très tôt, mais sans rendez-vous dans un labo privé, ou 1er arrivé/1er piqué. Ce qui est drôle (challenge, challenge…) c’est de caser en même temps écho ET prise de sang, dans 2 endroits différents et bien éloignés l’un de l’autre et du bureau aussi. Oserais-je annoncer l’heure d’arrivée au bureau ce jour là…. ?

o    Une belle ponction des familles. Avec anesthésie générale (junkie style, le retour), précédée d’une agréable douche à la Bétadine (de M***de). Avec en récompense pour votre courage, une collation constituée de 2 délicieuses biscottes en milieu d’après-midi.

o    Pour la chanceuse que je suis : des embryons et finalement 3 survivants à J5 et donc un transfert de 2 potentielles merveilles. Alors le transfert, pour les novices, c’est échographie… endovaginale (c’est bien, vous suivez), vessie mi-pleine (celles qui ont trouvé le nombre de millilitres adéquats à avaler pour se conformer aux consignes ont toutes mon admiration!)

o    Une prise de sang officielle, après 10 jours d’angoisse

Soit 4 échographies et 4 prises de sang

fiv 2 medoc

TOUT CA.

Pour ça.

 

o    Et pour la looseuse que je suis finalement, 4 prises de sang supplémentaires de dosage d’un BHCG balbutiant et 1 échographie couperet. Car il y eu miracle. De courte durée.

 

Et mon truc en plu(me)s, pour information : 2 séances d’acupunctures (à J8 et le jour du transfert) et le fameux cachet d’ibuprofène 400 mg environ 1 h avant le transfert.

 

La prochaine fois que vous entendez « t’as qu’à faire une FIV, c’est trooooop facile », après avoir réfréné votre pulsion de leur casser les dents, renvoyez les ici, ça les instruira!

39 réflexions au sujet de « Ce qu’il faut pour fabriquer un bébé… en FIV ! »

  1. Oh purée merci… T’as écrit tout ce que je peine tant à expliquer…
    Question idiote (et ridicule quand on voit toute la liste) : pourquoi l’aspirine ?
    1000 mercis pour ton article. Et courage pour la suite…

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    1. @Miliette: Aspirine: Tentative de fluidifier le sang pour améliorer la vascularisation et donc favoriser la pousse de l’endomètre !

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  2. J’aime !! A faire suivre aux familles et à l’entourage en général, car comme tu dis Lailalailo, tout paraît si simple pour ces « autres » qui n’ont pas a en passer par là, et ne s’imaginent pas le parcours du combattant qu’est la PMA… Ah mon beau-père je me souviens avoir tenté d’expliquer récemment que j’avais du mal à me projeter, à organiser les choses dans ma vie à court, moyen et long termes, tout simplement parce que je ne savais pas où j’en serai dans 3 ou 4 mois. Ayant en tête le méli-mélo de « enceinte », « en-plein-traitement-donc-pas-possible-de-m’éloigner-de-mon-frigo-où-est-stocké-le-pur*gon », « au-36000-dessous-après-une-énième-fausse-couche » (et j’en passe), que chacune ici connaît bien je suppose… Et lui qui me répond d’un air de poisson rouge : « mais moi non plus tu sais, je ne sais pas où j’en serai demain, je peux très bien me faire renverser par une voiture demain »…
    Misère ! Il reste du boulot pour que l’entourage se rende compte de notre dure réalité.

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    1. J’ai fait du brut, des chiffres. Il y aurait des kilomètres de lignes à écrire sur la suppression de la vie sociale pendant cette période aussi. Non seulement on ne prévoit plus rien, ni WE, ni sorties, mais en plus on se voit obligées souvent d’annuler ce qui était prévu.
      Et encore j’ai la chance de pouvoir faire mes injections moi même et non pas via une infirmière, car sinon je devrais être dans ma ville de résidence (à 1h15 de trajet du boulot!) à 18h pour espérer rentrer dans le créneau « piqures au cabinet d’infirmieres ». Ingérable!

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  3. On ne le dira jamais assez… Nous sommes incontestablement des warriorettes de la reproduction (et plus tard, il aura pas intérêt à nous dire qu’il était pas voulu…) Merci pour la photo des produits qui blindent mes placards (tu l’aurais pas prise dans ma salle de bain par hasard?). La bise,

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  4. Très bon artcile !

    J’ai fait comme toi pour le premier traitement. J’ai pris en photo tous ce que j’avais ramené de la pharmacie et franchement ça m’a un peu fait flipper !

    Ah les endroits incongrus pour se piquer ! Une fois j’ai été surprise par une mère et son jeune garçon dans les toilettes du restaurant (pas possible de faire ma préparation dans les toilettes vraiment mais au niveau des lavabos). Elle a été compréhensive car sa nièce devait se piquer aussi. Je crois qu’elle m’a pris pour une diabétique !

    Pour le prochain protocole, je sais déjà que je vais devoir trouver le moyen de me piquer alors que je serai sur un site pro et là je sens que je vais galérer…

    Vie pro et PMA ça ne fait clairement pas bon menage !

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    1. Arriver à une soirée et offrir une bouteille de champagne à la maitresse de maison « à mettre au frigo », « et tiens d’ailleurs tu pourrais y mettre ma boite d’orgalutr*an aussi ? » La claaaasse! 😉

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  5. Pour pas mal de proches, hélas, c’est surtout qu’ils ne veulent pas comprendre et encore moins quand ça dure plusieurs années. Le même problème ressassé pendant 4 ans (pour moi) c’est relou à entendre à force alors on fait l’autruche. Solidarité, solidarité …

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  6. Je confirme !
    Je rajouterai une hyperstim qui m’a valu 6 jours d’hospitalisation dont 3 aux soins intensifs, 3 perfusions, des prises de sang toutes les 6 heures puis toutes les 12 heures, un cathéter artériel et une sonde vésicale.
    Des bras de junkie comme me surnomme chéri.
    10 kg d’ascite, d’oedeme et un épanchement pleural bilatéral.
    Des bas de contention 24h/24 associés aux injections quotidiennes de lovenox pendant 5 semaines.
    Un arrêt de travail de 3 semaines.
    Des vacances programmées difficilement annulées.
    Un anniversaire au fond du lit d’hopital.
    Du paracetamol toutes les 6 h pendant une semaine qui ne calmait pas les douleurs mais impossibilité de prendre un antalgique plus fort une fois le transfert fait (jusqu’à l’hospitalisation).
    Des vomissements qui résistent au primperan et même au zophren.
    Des douleurs de rgo qu’on calme que par du gaviscon ! Beurk.
    Poser 55 heures de récupération pour pouvoir faire sereinement les monitorages et la ponction et éviter le casse tête : prise de sang + écho + journée de travail.
    C’est aussi ça la FIV !
    Et oui, contrairement aux idées reçues cela ne fonctionne pas à tous les coups même si on sacrifie notre santé pour avoir un bébé.

    Et après ça, il faut retrouver la motivation pour recommencer en espérant ne pas avoir à repasser par la case hyperstim …

    Se faire l’injection d’ovitrelle dans les toilettes du travail à 0h30 précises, je connais aussi.

    Pour l’ibuprofene j’en avais pour les douleurs d’hyperstim ainsi que de l’ixprim mais quand j’ai posé la question à la gyneco si je pouvais en prendre après le transfert, elle m’a répondu que non.

    Et ça paraît con, mais en cas de grossesse on pourra même pas profiter avec chéri d’une période rien qu’à nous où nous seuls sommes au courant, car dans ces conditions tout notre entourage est au courant. Oui chez nous c’est pas tabou et au bout de 4 ans d’essais, la PMA fait tellement partie intégrante de notre vie que tous nos amis proches, famille sont au courant. Sinon impossible de justifier pourquoi on participe pas à un week end, pourquoi on annule nos vacances …

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  7. Très bonne idée cet article! On a justement fait le tri dans les boites vides qu’on entassait depuis un peu plus d’un an… On a emmené pas mal de choses au tri sélectif et le pot jaune en plastique spécial pour les seringues usagées est presque plein! On aurait dû faire une photo aussi, 4 cycles de stim ça faisait un sacré paquet de boites!
    Pour les anecdotes, on a déjà mis les produits au frigo/mini-bar de l’hôtel à nos dernières vacances (en prévenant les proprio pour ne pas qu’ils ns prennent pour des junkies) et, une fois, on s’est même éclipsés au beau milieu d’une AG de copropriétaires pour faire la piqure de g*nal, puisque c’était l’heure!
    On pourrait écrire un bouquin 😉

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  8. ben voila moi j rajouterais juste pour certaine la torture d’après ponction et l angoisse du seront-ils bon ? juste 1 svp juste 1….
    quand tu entends des femmes dirent : rooo j ai eu du mal a tomber enceinte il m a fallu 4mois pour l 5eme -_- ….
    perso j en demande que 1 ça sera déjà super …
    courage a nous les filles =)

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  9. Et encore t’as pas mis les photos de a quoi ressemble une echo, une ponction, un transfert… Y’avait une fille qui voulait faire un reportage photo day by day, ce serait bien ajouté à ta compta. Mais bon… à avoir expliquer les 98 pikouzes à des potes C1, la reponse a ete « mais pourquoi vous faire tant de mal et de souffrances si ca risque de pas marcher? »… Alors que dire : le nombre d’injections et ne savoir que dire à cette reflexion, ne rien dire et prendre d’autres questions cons… Si l’une d’entre vous à la solution, je prends. En tout cas belle initiative. Merci. Bises

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    1. T’as pas eu la réponse: » bah pourquoi vous adoptez pas? C’est plus simple! » ……..
      Ce qui me tue, c’est que si t’explique par une gastro pourquoi t’as une sale tête, tout le monde va te plaindre genre: »ma pauuuuuuuvre tu dois pas être bien??! » Par contre si tu dis bah c’est mon traitement de stimulation ovarienne qui me rend malade, on va te répondre: » aller c’est pour la bonne cause!! » Ou autre..

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      1. T’es trop forte. Et bien si… pile poil cela, c’était la suite de la phrase « pourquoi souffrir autant, vous avez qu’à adopter ». Bien vu. ca sent le vécu aussi chez toi…et pour le reste, exactement cela. Bises

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  10. Article partagé sur mon face de bouc.
    Réponse reçue : « c’est le jeu ma pauv’ Lucette ! » (avec le petit smiley bien sûr !)
    Moi : « c’est vrai, de quoi on se plaint »
    Réponse 2 : chacun son point de vue .. Pour moi le fait de voir la médecine évoluer et de pouvoir en profiter est déjà une chance ( que ça marche ou pas , et j’en sais quelque chose ) . Après le fait de se plaindre …. chacun son truc (re petit smiley parce qu’avec un smiley on peut traiter les autres de cons ça passe mieux)
    Voilà voilà !
    Alors la prochaine fois qu’un cancéreux se plaint de sa chimio, qu’un diabétique se plaint de ses piqûres, qu’un amputé se plaint de sa prothèse ou qu’un sourd se plaint de son appareil auditif n’oubliez pas de lui dire qu’il peut arrêter de se plaindre et qu’il a déjà de la chance que la médecine ait évolué !

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    1. Hallucinant !
      Perso j’ai partagé tout ce que représente l’hyperstim pour que les gens se rendent compte mais en plus en temps normal je ne me plains même pas de toutes ces piqures. La seule chose dont on peut se plaindre ou regretter c’est la connerie des gens.

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    2. Hallucinant !!! Il est vrai que pour la majorité des gens.. On fait tout cela car on le veut bien aussi… Alors pourquoi se plaindre ?
      On ne sa plaint pas … On informe … Nous informons que cela n’est pas aussi simple que l’on peut le croire..
      Le protocole médical, et ses contraintes, concilier travail et PMA, subir les attaques sans cesses et critique sur notre désir de parentalité…
      L’isolement des couples infertile..  » tu comprends sont bien sympa, mais ils nous saoule avec leur PMA ! En plus , ils ne peuvent plus boire un ptit coup ! On se de mande bien pourquoi d’ailleurs….?? Bref ils ne sont plus comme nous ! « …
      Et voilà comment aux fils des mois, des années… Notre entourage, nous ont complètement oublié….

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  11. Je vous fais la suite avec le risque de la ponction: j’ai eu droit à une péritonite septicémie d’une gravité extrême (opération d’urgence, 17 jours d’hospitalisation, 37 jours d’arrêt en tout, 6 kilos perdus en 1 semaine).
    Je peux aussi rajouter l’endométriose qui me vaut une partie du colon en moins car oui les hormones accélèrent son développement mais oui nous voulons ce bébé.
    Alors oui ce bébé vaut tous les maux!
    Après tant d’années à entendre toutes ces inepties, enfin j’entends  » tu as du courage de vivre tout ça » et ça fait plaisir.

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  12. Que de vérité ! et encore, ça a l’air plus facile à écrire que ce qu’on ne vit réellement. Ponction super douloureuses, angoisses des nombreuses attentes etc, le stress des injestions à se faire soi-même, le stress qd c’est ton mari qui te la fait, le stress qd tu dois trouver une infirmière pour te les faire … qui jalonnent nos chemins FIV. Courage à toi, et espoir encore et encore.

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  13. Suis de tout cœur avec toi … Moi j’avais conservé toutes mes seringues quand au bout de cinq ans j’ai tout rapporté à la pharmacie la nana a tiré une de ces tronches… Et ça faisait lourd ! Il n’y a que nous qui pouvons savoir !

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  14. Bonjour à toutes et tous, après un début de traitement trop dosé qu’il a fallu arrêter en cours de route, la première fiv a heureusement réussi, j’ai donné naissance à une petite fille pleine de santé (« ah, le magnifique blastocyste »!). Pour fuir l’overdose du tout médical que nous avions vécu, nous avons choisi une petite maternité et un accouchement « comme à la maison ». Notre deuxième fille s’est invitée tout naturellement, contre toute attente. Avec le recul, l’aventure FIV me laisse un souvenir à la fois dur, mais aussi très fort et très émouvant. Alors courage à toutes, ne perdez pas espoir et ne perdez pas de vue non plus toutes les sources de joie qui aident à mieux vivre cette épreuve!

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  15. Bonjour, cet article m’a touchée, a la fois tellement vrai et avec une dose d’humour qui désacralise la situation ! Pour ma part, 4 Fiv toutes magnifiquement loupées, malgré de magnifiques blastos, une infertilité inexpliquée et un age certain : 40 balais depuis peu. Moral au plus bas, 2 biopsies matrice lab qui révèlent que la cortisone n’a aucune effet sur moi pour éliminer mes quelques cellules tueuses. Me voila en demande de dérogation avec un traitement sous intra lipides. Ce qui me fait peur. Tu las donc deja expérimenté, comment l’as tu vécue ? Est ce fatiguant et dangereux, je n’ai rien lu de bon a ce sujet. Merci pour ton aide. Je dois faire une lettre de motivation et pour le coup avec cette précision je le serai peut être plus. Bises

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    1. Rien de fatiguant ou de dangereux rassure toi , ce n’est que du « gras » (lipides) donc hormis si tu as une allergie au soja ou aux oeufs tu ne crains absolument rien! Pour ce qui est de son efficacité, d’après mon médecin elle est réelle et personnellement j’ai pu voir la différence sur l’inflammation chronique de mon utérus.J’ai fait une biopsie sous cortisone et une biopsie sous intralipides, et sous intralipides les paramètres étaient presque revenus à la normale! Pour autant, les FIV n’ont pas marché (mais peut etre que l’endométriose à l’origine de cette inflammation chronique a bien pourri mes ovocytes aussi…).
      Envoie moi un mail à lailalailo@laposte.net pour qu’on parle des arguments de ta dérogation. Bon courage à toi!

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  16. ma derniere f i v date de 18 ans j en ai eu plusieurs pour moi pas d anesthesie a cette epoque oui faut perseverer et en vouloir moj j ai pas eu la chance mais j ai adopte 2 enfants courage a toutes

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  17. Bonjour,

    je trouve très intéressant de récapituler tous les médicaments que nous devons prendre dans le cadre d’une FIV. C’est instructif pour celles et ceux qui ne se représentent ce que nous endurons mais aussi pour des personnes comme moi qui en ont déjà réalisé plusieurs FIV.
    Je suis suivie depuis 3 ans à l’hôpital Américain depuis mes 32 ans : endométriose, taux AMH à 0,8% et mon chéri à un spermogramme à 0 donc opération et donc paillettes. J’ai reconnu dans ton traitement des médicaments que je prends mais je suis surprise de voir que ton traitemente était aussi complet et de voir la multiplicité de médicaments. Tout cela ne m’a jamais été prescrit ni même évoqués. Je veux bien croire que chaque cas d’infertilité est différent mais il y a des basiques qui me semblent indispensables pour mettre toutes les chance de notre côté.
    Il y a certains détails comme la vessie semi pleine pour le transfert ou la prise de vitamine sur une durée assez longue, et la prise aspirines…qui m’ont surpris car je n’en ai pas bénéficié.
    C’est grâce à ces échanges que l’on peut se rendre compte que d’un centre de PMA à un autre les méthodologies de travail sont différentes au point de se poser des questions sur leur compétence des centre voire sur leur réel souhait que leurs actes aboutissent à une grossesse.
    Merci pour ce blog !

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