L’adoption une réponse à l’infertilité ?

La réponse classique à l’infertilité est très souvent : « Mais vous n’avez qu’à adopter !« .

Tiens mais oui, nous n’y avions pas pensé, c’est tellement simple.

Nous souhaitions rappeler différents éléments très importants à prendre en considération et qui peuvent surtout venir alimenter les réponses que nous devons faire à toutes les personnes plus ou moins bienveillantes (nous conseillons aux âmes sensibles de ne pas lire les commentaires des articles en lignes sur les différents médias internet qui parlent d’infertilité). Dans ces commentaires l’argument, la solution toute trouvée à l’infertilité est donc : l’Adoption.

« Il y a tellement d’enfants à adopter« , « Ne soyez pas égoïstes pensez à tous ces enfants qui existent déjà et qui sont si malheureux« . Bref tout un tas de poncifs que nous souhaitons éclairer par des informations.

 

Adopter c’est facile
Adopter c’est une mise à nu devant des professionnels.
C’est 9 mois d’enquête pour PEUT-ETRE avoir un agrément. L’agrément c’est le droit d’entamer une procédure d’adoption et non le droit à l’enfant ! Donc c’est PEUT-ETRE avoir une attribution d’enfant, un jour !

En national, c’est attendre un nourrisson dans son département pendant 4 à 8 ans, ou un enfant grand (+ de 8 ans) mais difficile car la loi française restreint fortement l’adoptabilité des enfants.

Adoption-carte
http://www.blog.kamisphere.fr/ladoption-internationale-par-la-france/

En internationale, c’est CANDIDATER auprès de différents organismes ou mener le projet seul vers un pays qui n’est pas fermé….La liste des pays ouverts pour l’adoption de leurs enfants aux étrangers est d’ailleurs de plus en plus réduite. Certains pays se ferment parfois brutalement, alors que vous attendez depuis des années un enfant originaire de ce pays. Il faut alors recommencer toutes les démarches auprès des organismes qui gèrent les adoptions à l’étranger.

De nombreux pays ont évolué, ils se sont modernisés (ont aussi accès à la contraception), se sont enrichis et heureusement, il y a donc moins d’abandons. Dans ces mêmes pays il y a de plus en plus de personnes infertiles à cause de nos conditions de vie « modernes » (facteurs environnementaux…etc…).

Les enfants en bonne santé sont donc « réservés » à juste titre aux personnes natives du pays.

Être dans un parcours d’adoption, c’est vivre dans l’attente interminable, sans ne pouvoir rien faire qu’attendre et attendre encore. Parfois pendant des années sans aucun signe d’espérance.

C’est craindre que la situation politique, sanitaire ne dégénère alors que vous attendez sans pouvoir rien maitriser.

C’est posséder un capital ou emprunter de l’argent pour financer tous les frais et les démarches nécessaires pour l’adoption à l’étranger (prévision des déplacements, billets d’avion, hébergement pendant plusieurs semaines sur place, etc.).

En internationale les délais sont parfois aussi longs qu’en adoption nationale. C’est accepter désormais  de grosses particularités parfois chez les enfants (maladies chroniques, handicaps importants, malformations, retards intellectuels) ou du moins des « besoins spécifiques ».

« La procédure d’adoption d’un enfant, français ou étranger, est une procédure longue et difficile. Au-delà de la démarche administrative, les candidats à l’adoption doivent démontrer leur capacité à s’identifier comme parents et préparer le foyer à l’arrivée d’un enfant. Conformément à la loi du 4 juillet 2005, toutes ces personnes doivent être ainsi titulaires d’un agrément, délivré par le service adoption de leur département de résidence. Cet agrément atteste que les conditions d’accueil offertes par les futurs parents correspondent aux besoins et à l’intérêt des enfants adoptés.

La constitution du dossier de demande d’agrément se décompose en plusieurs grandes étapes, nécessaires à la bonne préparation et à une évaluation exhaustive des candidats. Une fois les investigations terminées, une commission consultative, présidée par le directeur général adjoint de la solidarité du département concerné, est chargée d’émettre un avis sur la demande d’agrément. »

Source : Agrément d’adoption

 
Il y a tant d’enfants malheureux, en souffrance dans le monde….
L’adoption n’est pas un acte humanitaire, nous ne sauvons pas un enfant de la misère, nous espérons juste créer une famille.
Avoir un enfant, acte toujours égoïste même dans l’adoption : c’est grâce à lui que nous deviendrons parents.

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Source BLOG KAMISPHERE http://www.blog.kamisphere.fr/ladoption-internationale-par-la-france/

« Avant d’entreprendre des démarches d’adoption à l’étranger, les postulants doivent s’informer de la réalité de la situation dans le pays concerné, réalité parfois bien différente de ce que nous présentent les médias :
– les millions d’enfants qui vivent dans les rues du Brésil ne sont pas plus adoptables que ceux qui hantent les trottoirs de Manille ou les montagnes d’ordures de Mexico : la plupart ont des parents ;
– parmi ceux qui sont adoptables, beaucoup trouveront une famille dans leur propre pays ;
– les enfants adoptés à l’étranger ne sont pas systématiquement plus jeunes que les enfants adoptés en France, tout dépend des pays (la plupart confient prioritairement les bébés aux adoptants locaux) ;
– l’adoption internationale n’est pas toujours plus rapide que l’adoption en France ;
– il faut s’appuyer sur l’expérience des autres adoptants, à condition que leur adoption ne remonte à plusieurs années, car les situations évoluent vite : afflux des demandes provoquant un engorgement des services, arrêt brutal des adoptions, changement de lois… »

Source : EFA

 
Nous sommes déjà tellement sur terre, adoptez ces enfants abandonnés !
Les personnes aux bons sentiments peuvent aussi adopter….

Vous voulez des enfants mais n’y arrivez pas, adopter c’est pareil
Celui qui dit ça n’est pas prêt à adopter.
Non ce n’est pas pareil, adopter c’est envisager la parentalité d’une manière différente.
Adopter, c’est faire famille avec un enfant qui a déjà son vécu, déjà une histoire, des traumatismes plus ou moins importants.
Adopter c’est essayer de créer un lien avec un enfant qui a été abandonné dans des conditions plus ou moins difficiles. Il faut pouvoir être capable de se projeter dans cette démarche, tout le monde n’est pas capable de s’engager dans ce processus long et difficile.

 

Quelques chiffres pour éclairer nos propos :

  • En France 9000 demandes d’agrément/an.
  • Au 31/12/2012 : 25 000 agréments en cours de validité selon l’ONED, c’est à dire des couples qui attendent depuis parfois de longues années.
  • En 2012, seulement 697 enfants pupilles de l’état ont été adoptés.
  • En 2013, ce sont  1343 enfants arrivant de l’étranger qui ont été adoptés ou placé en vue d’une adoption en France (contre 1569 en 2012 et 3504 enfants en 2010)
  • Donc en 2012 : 697 + 1569 = 2266 enfants adoptés, alors que 9000 demandes d’agréments se rajoutent en 2013 au 25 000 déjà valides….certes il y aura sans doute des renouvellements dans ces 9000 mais…il suffit de compter.
  • La part des enfants de plus de 5 ans représente 32,98 % des adoptions (source EFA)

Pour les enfants arrivants de l’étranger, les chiffres ont évolués à la baisse depuis 13 ans : Car de plus en plus de personnes souhaitent adopter dans tous les pays du monde et de moins en moins d’enfants sont adoptables.

  • 2013: 1343 enfants
  • 2012: 1569 enfants
  • 2011: 1995 enfants
  • 2010: 3504 enfants
  • 2009: 3017 enfants
  • 2008: 3271 enfants
  • 2007: 3162 enfants
  • 2006: 3977 enfants
  • 2005: 4136 enfants
  • 2004: 4079 enfants
  • 2003: 3995 enfants
  • 2002: 3551 enfants
  • 2001: 3094 enfants
  • 2000: 2971 enfants

Adopter c’est un projet de parentalité différent d’un projet de parentalité par la grossesse et l’accouchement. C’est une autre manière d’envisager d’être parent. Certaines personnes ne se tournerons d’ailleurs pas vers l’adoption, malgré leur immense désir de parentalité et d’enfant, contrarié par l’infertilité, ils n’engageront jamais les démarches de « demande d’agrément en vue d’une adoption« .

Si ce sujet vous intéresse vous pouvez lire l’étude (2013) de l’ONED sur « Le devenir des enfants adoptés en France et à l’internationale« . ICI

17 réflexions au sujet de « L’adoption une réponse à l’infertilité ? »

  1. Merci pour cet article mais les personnes qui posent juste cette question : « pourquoi vous n’adoptez pas » avant de dire ça ils devraient aller s’informer sur les démarche avant de venir nous faire la morale.

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  2. Très bon article qui met bien les choses en perspective. En tant que fille d’adoptée et infertile, c’est la remarque qui m’énerve le plus et le regard incrédule quand j’explique que je ne souhaite pas adopter, grrr…
    Joyeux noël les filles !

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  3. Merci ce post est particulièrement génial. On l’a (je pense) toute entendue cette petite phrase irréfléchie (spontanément le mot qui me venait était « idiote » mais bon oui c’est un manque d’information le plus souvent) et c’est extra de pouvoir argumenter de façon aussi détaillée.

    Je suis particulièrement attristée par l’écart entre le nombre d’enfants « abandonnés » (parfois il faut dire ce qui est) et le nombre d’enfants adoptables.
    On a là un vrai problème lié à cette suprématie des « liens du sang » qui souvent me semblent être placés avant l’intérêt de l’enfant. Bref, c’est encore un autre débat mais je serais curieuse de connaître le nombre de petits non adoptables en famille d’accueil, foyer ou autre qui ne seront jamais élevés par leurs « parents biologiques » ni par des parents adoptifs du coup…

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    1. Il y a des enfants qui ne seront jamais « adoptés » mais qui resideront toute leur vie dans la meme famille d’accueil qui deviendra de fait leur famille, c’est ce qui est arrivé à ma mère qui appelle ses parents d’accueil papa et maman et ses frères et soeurs d’accueil sont mes oncles et tantes. Il y a aussi des enjeux financiers qui sont souvent « cachés ». L’adoption est vraiment un sujet complexe avec des histoires d’abandon, des histoires de sous et de belles histoires.

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  4. Merci beaucoup pour cet article Irouwen ! On en parle trop peu, j’ai l’impression que c’est un peu tabou, pourtant je ne pense pas être la seule Pmette en « double parcours »: PMA et adoption.
    Après notre 1er échec de fiv et devant le pessimisme des médecins (je suis en insuffisance ovarienne et j’ai une maladie auto-immune, mon mari est OATS et nous ne sommes plus tout jeunes), nous avons beaucoup réfléchi et nous nous sommes aussi lancés dans une démarche d’adoption.
    La « mise à nu » devant les professionnels pendant l’enquête sociale est particulièrement éprouvante: 3 rdv avec une assistante sociale de 2h chacun (en couple) et 3 rdv avec un médecin psychiatre de 3/4h chacun (un en individuel et un en couple). On en sort littéralement vidés. Il faut jouer le jeu pour obtenir cet agrément, leur dire « ce qu’ils veulent entendre » et notamment mentir sur la PMA. Tout le monde nous avait conseillé de le faire et nous l’avons fait et l’assumons totalement: nous avons évoqué la PMA et dit que c’était fini (que les médecins avaient dit stop après l’échec de la 1ère fiv), alors que nous sommes encore en plein dedans. On a préféré mentir car on ne sait pas comment les gens peuvent réagir, la plupart des travailleurs sociaux exigent en effet que le deuil de l’enfant biologique soit fait. Pourtant, pour nous, l’un n’empêche pas l’autre, on s’est toujours dit que si on avait la chance d’avoir un enfant grâce à la PMA, notre projet d’adoption ne s’arrêterait pas pour autant et pourrait permettre à notre aîné d’avoir un frère ou une soeur.
    Nous avons obtenu notre agrément tout récemment et avions commencé les démarches il y a un an et demi déjà. Et ce n’est que le début. A la première réunion d’information, on nous a dit qu’il faudrait 4 à 5 ans d’attente en moyenne. Dans notre département, il y a une dizaine de pupilles de l’état adoptables chaque année, dont la plupart nés sous X, mais nous sommes trop vieux pour eux (les trentenaires sont prioritaires pour ces nourrissons, ce que je comprends tout à fait). Nous nous orientons donc plutôt vers l’adoption internationale et nous nous préparons à un réel parcours du combattant. La ratification de la convention de La Haye en 1993, qui est une très bonne chose pour la protection des enfants, a fait beaucoup diminuer le nombre d’enfants adoptables car elle rappelle notamment que les enfants doivent être en priorité élevés dans leur famille ou adoptés dans leur propre pays.
    Enfin, je confirme que l’adoption n’est pas un acte humanitaire, mais plutôt égoïste. Notre désir est évidemment de fonder une famille et non pas de sauver le monde…

    Merci encore aux DDB pour tout ce que vous faites, je suis très fière d’être Bamp!
    Bon bout d’an à toutes et à tous!

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    1. Fortuna, nous l’avons écris à plusieurs cet article. C’est Flhope qui a fait le plus gros, d’ailleurs.
      D’autres projets d’article sur l’adoption versus AMP sont en préparation chez les unes et les autres.

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    2. Ton message est si vrai. Nous faisons nous aussi les deux parcours en parallèle. Et quelle moment difficile quand tu dois dire a une psychologue que tu as bien assimilé que tu ne porterai jamais d’enfant alors que tu es en fiv, parfois avec un embryon dans le ventre en priant pour qu’il saccroche ou pire lorsqu’on vient d’essuyer un échec. Mais comme tu le dis si bien, c’est mal vu de faire les deux chemins en parallèle. Alors on le fait et on serre les dents. Nous aussi, au fond nous sommes des mamans dans notre cœur, et on est capable de tout faire pour nos petits…

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  5. La proçedure d’adoption est un long fleuve mais pas forcément tranquille. Nous aussi nous attendons un bébé par adoption. Nous avons cette énorme chance d’être en liste d’attente pour un bébé de notre département. Il nous tarde. Je n’ai plus de blessure de mon parcours pma. On profite . Les rendez vous avec les professionnels sont très réguliers, on se sent accompagnés et vraiment on se positionne comme futurs parents.
    Le commun des gens a des paroles blessantes parfois. Il suffit d’expliquer et souvent ils comprennent. Des questions on en aura souvent je crois ça nous prépare pour la suite.
    Nous avons fait le choix de ne pas être dans un parcours du combattant en international, trop de plumes laissées dans la pma, pas envie de recommencer.

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  6. Chères BAMP
    Un grand merci pour cet article. Il y a 1 an tout juste, s’arrêtait pour moi (et mon conjoint) un parcours PMA difficile, sans résultat et de ce fait le début d’un douloureux deuil de la maternité. Comme beaucoup de couple en échec de FIV, l’idée de l’adoption nous a « effleuré », mais j’avais toujours eu une réticence que je dirai « non avouable ». Lorsque j’ai pu enfin mettre des mots sur mon deuil de maternité et en parler (car c’est dur) , « Et l’adoption…? » à souvent été la solution tellement logique que m’annonçaient mes interlocuteurs. Mais comment leur faire comprendre qu’après un parcours FIV ou l’intime n’existe plus, ou votre couple est mis à rude épreuve, ou le désespoir a été bien plus au rendez-vous que la joie, l’idée d’un « parcours » d’adoption est vraiment la dernière chose que l’on souhaite subir (oui : subir).
    Encore une fois BAMP, vous dites tout haut ce que nombre d’entre nous pensons tout bas. Je vous lis de moins en moins (j’avoue) depuis 1 an, mais je me félicite de vous avoir « trouvé » il y a plus de 2 ans. Continuez !

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  7. Très bon article, tout est juste. Les chiffres ont un peu évolué : en 2013 moins de 20 000 agréments en cours et moins de 5 000 nouveaux agréments accordés. Environ 2 000 enfants (1 060 international en 2014 et moins de 1 000 pupilles). Dom, papa d’une petite pupille.

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    1. Merci dom le papa! :).
      Je n’ai pas voulu me plonger dans le dernier rapport…(afin de préserver mon moral!) Dès que j’ai le courage nous ferons sans doute un article.
      Nous manquons de témoignage sur l’adoption, si ça vous dit, n’hésitez pas! 🙂

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  8. bonjour ,
    trés intéressant cet article et les commentaires.
    nous aussi notre désir d’enfant remonte à il y a 9 ans déjà.
    PMA en france , 1 tentative en espagne , démarche d’adoption depuis 2012 et nous sommes toujours en vie,en couple et amoureux. On tient bon avec des hauts et des bas . On nous avait dit aussi de ne pas parler de notre parcours PMA en parallèle de notre démarche d’adoption d’un bébé pupille de l’état mais on est trop honnête et bien sûr notre agrément a été difficile à avoir . Nombreux rdv avec la psy et agrément au bout de 18 mois . A la fin on a finalement dit que la PMA était fini alors qu ‘on avait encore une FIV programmée en espagne. Donc conseils , même si comme nous vous voulez jouer franc jeux avec les professionnels de l’adoption , ne le faite pas. C’est comme ça , il faut mentir.
    C’est notre constat.
    Nous sommes en 2016 , nous avons commencer les démarches adoption en 2012 , agrément en 2014 et nous sommes sur la liste des chanceux « bébé pupille « . on nous annonce bébé en 2016 si bien sur notre dossier n’est pas rejeté et mis de coté par le conseil de famille . C’est encore une possibilité même si on a un agrément favorable et un dossier assistante sociale bon.
    A la fin de nos FIV en 2013, on nous avait proposé de nous mettre sur la liste pour prétendre à un accueil embryonnaire et il y a une semaine on reçoit un courrier qui nous informe que c’est notre tour pour un accueil embryonnaire .
    Nouveau STRESS :
    QUOI FAIRE? quoi dire ? à qui?
    si on fait l’accueil embryonnaire dans un mois et que par miracle je suis enceinte et si dan sle même temps on nous appel pour un apparentement en Mai 2016.
    sachant qu’on est suivi 6 mois après l’apparentement par l’assistante sociale , elle verra surement si je m’arrondi . Quel sont les risques?
    qq a t-il déjà été dans cette situation. Notre agrément est pour 2 enfants donc bien sur on serait ravie d’avoir 2 bébés ( 1 par l’adoption et 1 avec un accueil embryonnaire) même si ça tombe en même temps.
    merci pour vos conseils .
    paquinettus

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  9. Bonjour Paquinettus, je n’ai pas trop compris le lien entre un agrément pour une fratrie et le fait d’accueillir un embryon. C’est à priori soit l’un soit l’autre, mais l’agrément n’est pas demandé pour l’acceuil d’un embryon non? c’est une autre démarche, judiciaire aussi peut etre, mais différente. Il est vrai que quand tout est susceptible de se télescoper c’est encore plus compliqué. Nous avons tous des parcours et des ressentis différents. Personnellement, nous sommes dans un cas assez similaire puisque nous avons encore des embryons congelés. Mais nous sommes « proches » d’aboutir via l’adoption alors il est hors de question pour nous de courir 2 lièvres à la fois, au risque de tout perdre. Je n’imagine même pas l’éventualité d’une fausse couche, par exemple au 2eme trimestre, avec le conseil général forcément informé, qui suspendrait en toute logique le dossier le temps du deuil de cette grossesse, voire le mettrait définitivement de coté. Pour ma part, la temporalité est telle que je suis « enceinte » de mon enfant adopté, donc impossible d’être enceinte par ailleurs naturellement. N’est il pas possible de décaler un peu un acceuil d’embryon? ou de trainer pour les examens et procédure administrative?

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