La recherche progresse face à l’infertilité masculine, 1ère mondiale

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Tubes séminifères dans lesquels sont produits les spermatozoïdes

Comme vous le savez sans doute déjà, l’annonce avait déjà été faite au mois de mai par la société KALLISTEM. Suite à une conférence de presse réalisée cette semaine, l’information est reprise par beaucoup de médias.

La start-up Lyonnaise annonce avoir reproduit des spermatozoïdes in vitro. Une première Mondiale par une équipe de chercheurs français !

Nous parlions justement (suite à la publication des travaux de l’INSERM sur l’adn libre mesuré chez la femme), de la recherche et des travaux des équipes qui se concentrent sur un sujet en particulier.En voici un nouvel exemple, qui cette fois concerne donc l’homme.

Ce n’est pas pour demain, que cela pourra être appliqué à l’homme, car pour l’instant tout cela se réalise sur des lignée de petits mammifères, mais la recherche avance ! Enfin si elle trouve les financements pour réaliser ces études. Vous vous souvenez du slogan : « Soutenons la recherche » ?

Dans tous les articles que nous avons lu sur ce sujet, celui du Journal du CNRS écrit par Kheira BETTAYEB, nous semble le plus complet et le plus intéressant à lire :

Depuis quinze ans, plusieurs équipes dans le monde tentent d’obtenir des spermatozoïdes à partir de tissus prélevés sur le corps d’hommes infertiles souhaitant avoir un enfant biologique. Ce jeudi 17 septembre, des chercheurs de la start-up Kallistem (link is external)1 ont annoncé officiellement y être parvenus ! « Pour la première fois, nous avons réussi à obtenir en cultures cellulaires des spermatozoïdes humains complètement formés, à partir de biopsies testiculaires d’hommes stériles », se réjouit Marie-Hélène Perrard, chercheuse à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon et cofondatrice de Kallistem.

Des spermatozoïdes in vitro

Obtenir des spermatozoïdes humains complets in vitro à partir de prélèvements effectués chez des hommes infertiles : c’est la première mondiale réalisée par Kallistem. Cette start-up issue de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (CNRS/Inra/Ecole normale supérieure de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) a développé une technologie de thérapie cellulaire permettant la différenciation des cellules souches germinales1 afin de produire, hors du corps, des spermatozoïdes morphologiquement normaux. Leur technologie a fait l’objet d’un dépôt de brevet publié en juin 2015.

« Nous avons accompli cette avancée grâce à un dispositif né d’une longue réflexion et de la combinaison de deux expertises, en culture cellulaire et en biomatériaux : le système Artistem. Ce dispositif permet de réaliser l’intégralité du processus naturel produisant les spermatozoïdes, aussi appelé spermatogenèse », précise la biologiste. Un brevet a été déposé par Kallistem et ses partenaires, le CNRS, l’ENS de Lyon, l’université Claude-Bernard Lyon-I et l’Inra, le 25 juin 2015.

Un processus physiologique compliqué à reproduire

La spermatogenèse humaine se réalise en 72 jours et constitue l’un des processus physiologiques les plus complexes de la nature. Elle débute avec les cellules germinales immatures, les spermatogonies, nichées dans les tubes séminifères des testicules. Lors de trois grandes étapes successives (mitose, étape méiotique et spermiogenèse), ces cellules rondes riches de 46 chromosomes subissent une série de multiplications et de transformations pour aboutir aux spermatozoïdes, des cellules allongées à 23 chromosomes2.

C’est au début des années 1990 que l’équipe Inserm (U418) et Inra (Nouzilly) dirigée par Philippe Durand (actuellement directeur scientifique de Kallistem), et comprenant Marie-Hélène Perrard, se lance dans le grand projet de reproduire la spermatogenèse in vitro. À la fin des années 1990, ils parviennent à un premier système de culture. Lequel leur permet, en 2000, de réaliser toute l’étape méiotique de la spermatogenèse in vitro chez le rat. Ce système a été ensuite validé d’un point de vue physiologique par une vingtaine de publications.

 

Pour lire la suite, c’est par ici

Si vous n’avez pas le temps de lire l’article, regardez au moins la vidéo, qui explique très bien la spermatogenèse et la découverte des chercheurs Lyonnais.

 

 

3 réflexions au sujet de « La recherche progresse face à l’infertilité masculine, 1ère mondiale »

  1. Là on va pas nous louper avec nos bébés synthétiques !
    Je suis ravie que la recherche avance. Pourvu que ça continue, encore et encore…
    Après perso je crois que j’aurais très peur d’utiliser ce type de dispositif s’il était déjà dispo !

    Aimé par 1 personne

    1. D’un côté la recherche avance, il faudrait aussi de l’autre côté que collectivement, mondialement nous prenions plus soin de notre environnement.
      Pour que les causes de l’augmentation de l’infertilité liées à la dégradation de l’eau, de l’air, des aliments, soient réduites.

      Il faut travailler sur les causes et les effets de l’augmentation de l’infertilité. Un mouvement globale de lutte et de réduction de toutes les polutions. Car traiter juste les effets me semble loin d’être la SOLUTION.

      En ce qui concerne la maturation in vitro de gamètes, il existe la MIV pour Maturation In Vivo des ovocytes immature. Certes le temps de maturation est beaucoup moins long, mais les chercheurs peuvent évaluer les effets sur la santé des enfants nés grâce à cette technique.

      Dans le cas des spermatozoïdes et de la découverte Kallistem, nous sommes encore très loin (à mon avis) d’une possible utilisation chez l’humain. Accords éthique sociaux, et médicaux qu’ils faudra obtenir pour l’utilisation.
      Mais leurs travaux ont le mérite d’essayer de trouver des solutions, d’essayer de comprendre comment ça marche.

      D’ici là agissons au quotidien pour réduire mondialement les pollutions qui empoisonnent nos gamètes, nos vies et nos enfants.

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