La santé des enfants de l’ICSI

Avant-propos ces résultats sont relatifs aux «bébés ICSI» dans le cadre d’un protocole avec du sperme éjaculé, en cas de stérilité sévère masculine. De plus, si vous avez des questions médicales, vous pouvez discuter de cela avec les médecins qui vous suivent.

Présentation très intéressante de Monsieur Andre VAN STEIRTEGHEM d’une étude (constituée de plusieurs études) sur les enfants nés grâce à la technique de l’ICSI, réalisée pour les 1ères naissancs dans les années 1992-1996

Ce qui est remarquable dans cette étude c’est qu’elle a commencé il y a 25, lors de la naissance des premiers «bébés ICSI», cette équipe Belge étant les pionniers à l’époque pour l’utilisation de cette technique de micro injection d’un spermatozoïdes dans l’ovocyte, pour pallier des infertilités masculines, sévères (azoospermie), pour lesquelles avant l’utilisation de l’ICSI, il n’y avait pas de solution thérapeutique.

Ils ont donc «inventés» l’ICSI et décidé dans le même temps d’évaluer sur la durée, l’impact potentiel de cette technique sur la santé des enfants. Ce qui est unique au monde.

Différentes périodes sont donc étudiées :

– la période néonatale

– la petite enfance

– la puberté

– 18-22 ans, l’âge actuel des premiers bébés ICSI

Ce monsieur rappel qu’à l’époque cette technique était utilisée pour les cas d’infertilité masculine grave. Il déplore qu’actuellement l’ICSI se «démocratise» trop, pour des cas où, elle ne serait pas nécessaire. L’ICSI étant utilisée même quand, il n’y a pas de soucis du côté du sperme. Ce qui est pour lui, une dérive.

Il rappel aussi que les travaux qui ont permis d’aboutir à la 1ère naissance en Belgique, avaient commencé en 1982, sois 10 ans avant.

La question centrale était, donc à l’époque : est-ce que la stérilité du père allait se transmettre à la génération suivante ? Est-ce que les risques métaboliques, d’infertilité, sont plus élevés pour les enfants ICSI par apport aux enfants issus d’une Fiv classique ? Allions-nous avoir des générations stériles ? C’est pour ces raisons qu’ils avaient débuté cette étude à la naissance des premiers bébés.

Pour la période néonatale : Pas de différence entre grossesses spontanées et ICSI en terme de taux de mortalité périnatale, de poids de naissance et de prématurité.

Anomalies chromosomiques = Ils avaient trouvé 3x plus d’anomalies chromosomiques qui n’étaient pas présentes chez les parents. Et 3xfois d’anomalies transmises par le père.

Malformations congénitales = 30 à 40% de risques d’avoir plus de malformations congénitales qu’en cas de grossesses spontanées, mais globalement ce nombre est peu significatif. Pas plus de malformations cardiaques, urogénitales. En 2013, une étude a montré plus de cas de testicules non descendues.

Période de la petite enfance : Rien a signaler sur la croissance des enfants. Entre 5 et 14 ans une tendance à un poids plus élevé que ceux des Fiv classique

Période de la puberté : Pour les filles, rien de particulier à signaler. Début des règles vers 14 ans, comme en cas de grossesses spontanées. Pour les garçons = cellules de Sertoli et inhibineB = taux normaux. Idem pour la testostérone. Pas de corrélation avec les paramètres du sperme du père utilisé 15 ans plus tôt.

Pour la période 18-22 ans (actuellement), ils ont étudié les aspects cardiaques, métaboliques et la fertilité. Chez les garçons analyse de la qualité et quantité du sperme + des hormones de la Reproduction + examen clinique. Chez les filles hormones de la Reproduction + examen clinique.

Les résultats pour les garçons montrent un taux diminué de moitié de la qualité du sperme (concentration, mobilité,etc). L’«ICSI MAN» a 3 à 4 fois plus de chance de voir ses résultats spermatiques en dessous des références de l’OMS. Mais sans que ses résultats soient, toute fois corrélés à ceux de son père 20 ans plus tôt

Pour les filles, pas de différence entre le groupe ICSI et le groupe contrôle sur le nombre de follicules antraux, ni sur les hormones de la Reproduction (fsh, lh, etc).

Il faut continuer les investigations sur ces cohortes «bébés ICSI» Belge dans les années à venir, pourje évaluer sur d’autres paramètres et a très long terme.

Pour rappel ce qui est indiqué, ici ce n’est pas l’impact du geste ICSI elle-même, mais bien son utilisation avec un sperme très altéré (azoospermie). Un spermatozoïdes très altéré au niveau de son ADN transmet en partie cela à la génération suivante

Si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, voici quelques liens, vers les publications des chercheurs qui travaillent avec Monsieur Van Steirteghem

https://www.researchgate.net/publication/311859925_Reproductive_hormones_of_ICSI-conceived_young_adult_men_The_first_results

https://www.researchgate.net/publication/308909127_Semen_quality_of_young_adult_ICSI_offspring_The_first_results?ev=prf_high

 

3 réflexions au sujet de « La santé des enfants de l’ICSI »

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