Fausses couches – une étude alarmante ?

« Une nouvelle étude menée à l’université de Lund (Suède) par Emma Råsmark Röpke, gynécologue-obstétricienne (Fédération Nordique des sociétés d’obstétrique et de gynécologie) et doctorante montre que la part des femmes qui font 3 fausses couches ou plus d’affilée a augmenté de 58 % en 10 ans. (2002-2013). Le facteur explicatif le plus probable est l’environnement au sens large du terme« .

Merci à Barbara, qui vit en Suède pour cette information. Qui nous permet de vous rappeler que notre association remet depuis plus de quatre ans, maintenant, les questions liées à l’infertilité et la stérilité dans un contexte environnemental. La hausse des situations d’infertilités étant liées à un croisement de deux tendances, l’une « sociale » (familles recomposées, âge de la première maternité qui augmente) et l’autre « environnementale » (baisse de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes, impacts délétère pour nos gamètes, celles de nos enfants des perturbateurs endocriniens).

S’il est assez simple d’évaluer le volume et la qualité des gamètes masculine, les gamètes féminines sont beaucoup moins accessibles. Mais pourquoi serions-nous à l’abri de l’effet délétère du bain chimique dans lequel nous baignons quotidiennement ?

Cette étude semble vouloir s’intéresser à mettre en évidence le lien entre les fausses couches à répétition et la dégradation de l’environnement. Pour l’instant, toutes les preuves ne sont pas scientifiquement faites. Travail sur le long terme, qui doit trouver aussi un biais pour isoler, certains indicateurs, car tellement d’éléments constituent « l’environnement ».  « D’ailleurs, la récolte de ces types de données par le passé est déterminante sur les résultats de l’étude. Est-ce qu’on mesurait le nombre de FC dans les années 80, 70, 60, etc. ? Les femmes, partageaient-elles ces informations ? Consultaient systématiquement ? Sous-entendu, le corps médical avait-il même la possibilité de récupérer des données ? »

Les questions environnementales sont un des éléments dont il faut tenir compte. Et dont l’impact négatif sur nos capacités de reproduction, nous semble une évidence, mais ce point de vue ne semble pas partagé par tous.

C’est pour cette raison que les premiers articles de notre manifeste, portent sur ces aspects. Egalement pour cette raison que nous avons adhéré au Réseau Environnement Santé, car pour nous la protection de notre santé reproductive et celle de nos enfants passent par une prise de conscience des populations, la mise en place de politiques et de comportements protecteurs vis à vis de nos capacités de reproduction.

C’est pour cette raison que nous nous mobilisons au côté du R.E.S pour une grande loi de Santé Environnementale pour 2018 ou 2019.

 

SOURCE =  NCBI, National Center for Biotechnologie Information article en date du 18 août 2017.

INTRODUCTION:
The aim of this study was to estimate the incidence of recurrent pregnancy loss (RPL). The prevalence of RPL defined as three or more consecutive miscarriages before gestation week 22, is often stated to be 1%. To our knowledge no study has estimated the incidence of RPL, which might be more informative and clinically relevant than the prevalence.
MATERIAL AND METHODS:
This retrospective register-based study was conducted from 2003 until 2012 in Sweden with data provided by the Swedish National Board of Health and Welfare. In all, 6852 women were registered with the diagnoses of RPL in the National Patient Register. The incidence of RPL is the number of new women receiving the RPL diagnosis per year in the numerator and population at risk in the denominator.
RESULTS:
For each year, from 2003 to 2012, the incidence was calculated in two different risk populations: [1] all women aged 18-42 years, and [2] all women registered as being pregnant (deliveries or miscarriages). The average incidence in the study period was 53 per 100 000 (0.05%) in women aged 18-42 years and 650 per 100 000 (0.65%) in women who had achieved pregnancy in the period. The incidence of RPL in the two risk populations increased by 74 and 58%, respectively, during the study period.
CONCLUSION:
This study suggests that the incidence of RPL increased during the 10-year period studied. Causes can only be speculated upon in this study design, but might be associated with environmental changes, as the increase was fairly rapid.
© 2017 Nordic Federation of Societies of Obstetrics and Gynecology.
KEYWORDS:
Recurrent pregnancy loss; abortion (habitual); epidemiology; incidenc

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