Des familles grâce aux dons de gamètes !

Le don de gamètes parlons-en le plus largement possible pour changer la donne en France.

Pour ne plus  que les couples actuellement en attente soient obligés de patienter plusieurs années avant de pouvoir recevoir un don !

Pour ne plus que les couples soient dans l’injonction de trouver des donneurs ou des donneuses, avec pour « motivation » l’espoir de grappiller quelques mois ou années d’attente !

Pour ne plus que les couples soient contraints de se rendent à l’étranger, alors qu’ils ne le souhaitent pas !

On partage, on diffuse, on parle du don de gamètes pendant quasi un mois du 2 novembre au 26 novembre 2017.

A la radio, à la télévision, au cinéma, dans les journaux !

A nous sur les réseaux sociaux de partager largement aussi cette information, pour tenter de toucher plus de potentiels donneurs et donneuses.

Les messages sont simples :

  • Plus besoin d’être parent pour faire naître une famille !
  • Prenez contact avec le Cecos, le plus proche de chez vous !
  • Informez-vous auprès du GEDO en ce qui concerne la procédure médicale du don d’ovocyte ou sur les sites de l’agence de biomédecine pour le don de sperme et pour le don d’ovocyte

#ParlonsDuDon #DesFamillesGrâceAuxDons

Pour rappel en France en 2015, 5% des tentatives d’AMP se font dans le cadre d’un don (spermatozoïdes, ovocytes, embryons). Cela représente 1 254 enfants nés en 2015 grâce à un don de gamètes. MAIS c’est sans compter tous les enfants nés en France grâce à un don de gamètes réalisé à l’étranger. Et ils sont nombreux !

Sur les 1 254 enfants nés grâce à un don en 2015 : 971 enfants sont nés grâce à un don de sperme, 256 enfants grâce à un don d’ovocyte, et 27 enfants sont nés grâce à un don d’embryon.

 

Voici le communiqué de presse de l’agence de la biomédecine,

 

Chaque année, ils sont près de 3 500 nouveaux couples souffrant d’une infertilité médicale à s’inscrire pour bénéficier d’un don de gamètes. Une démarche à la fois éprouvante et porteuse d’espoir qui, bien souvent, représente la dernière étape d’un long parcours d’assistance médicale à la procréation (AMP).

Mais aujourd’hui on manque toujours de donneurs et de donneuses, notamment parce que le public ne connaît pas encore suffisamment l’existence du don de gamètes et ses modalités. L’Agence de la biomédecine, aux côtés des professionnels de santé et des associations, lance donc une nouvelle campagne nationale d’information et de recrutement du 2 au 26 novembre 2017.

L’objectif : prendre en charge l’intégralité des couples infertiles, dans les meilleurs délais

En 2015, 540 femmes ont donné des ovocytes (+8 % vs 2014) et 255 hommes ont donné des spermatozoïdes (+7 % vs 2014), permettant ainsi la naissance de 1 227 enfants1.
Cependant, il reste difficile de satisfaire tous les besoins et les délais d’attente sont parfois encore trop longs pour bénéficier d’un don. L’Agence de la biomédecine estime que pour atteindre l’équilibre et prendre en charge l’intégralité de ces couples infertiles, il faudrait au total chaque année 1 400 dons d’ovocytes et 300 dons de spermatozoïdes, tout en diversifiant les origines géographiques des donneurs.
La nouvelle campagne sur le don de gamètes, initiée par l’Agence de la biomédecine, a pour but de sensibiliser de potentiels donneurs avec la diffusion de 3 spots sur des radios nationales, une série de 10 chroniques sur des radios régionales, des bannières animées sur internet et la projection de 2 films d’animation en bandes-annonces au cinéma.

L’ensemble de ce dispositif oriente les donneurs potentiels vers les sites http://www.dondovocytes.fr et http://www.dondespermatozoides.fr qui indiquent les coordonnées du centre de don le plus proche et répondent aux principales questions qu’un futur donneur peut se poser.

Devenus parents grâce à un don d’ovocytes ou de spermatozoïdes, ils témoignent
20 couples devenus parents grâce à un don de gamètes se sont exprimés sur leurs parcours lors d’entretiens conduits entre 2015 et 2017 par l’Agence de la biomédecine.
Comment gérer le désir d’enfant, les échecs et l’attente d’un don ? Comment parler du don avec leurs proches, puis avec l’enfant ? Quels liens tisseront ils avec leur(s) enfant(s) ? Autant de questionnements et d’appréhensions pour ces hommes et ces femmes confrontés à l’infertilité qui laissent place à un très grand bonheur lorsque leur projet parental a la chance de se concrétiser.

Leur expérience du recours au don de gamètes est ponctuée par 3 étapes clefs :
Une décision forte, un nouvel élan. Avant d’être une nouvelle étape, le don de gamètes vient clore un chapitre douloureux, celui de l’infertilité et de son acceptation. Il est donc perçu par ces couples comme un acte qui répare, une nouvelle chance. Pour autant, la phase de réflexion sur les implications d’un tel don demeure nécessaire à l’élaboration d’un nouveau projet parental. Celui-ci est vécu comme un moment fondateur de l’histoire du couple.

 Un parcours médical qui éprouve et qui construit. Le temps des traitements est vécu différemment par les femmes, en fonction de la prise en charge médicale mise en œuvre et de leur parcours antérieur. Rétrospectivement, les couples interrogés évoquent une expérience qui renforce et qui fait évoluer en tant que couple et en tant que parent ; chacun trouvant sa place dans ce projet à deux.

Une parole libératrice et porteuse d’espoir. Comment en parler, avec qui, à quel moment l’aborder avec l’enfant… La question de la parole autour du don est centrale dans les témoignages. Si le sujet est sensible et reste intime au début du processus, les couples ressentent ensuite le besoin d’intégrer leurs proches dans leur histoire. En parler avec l’enfant dès que possible devient, à terme, une évidence pour tous les parents interrogés. En parler, c’est aussi pour eux partager leur expérience et leur espoir avec d’autres couples éprouvés comme ils l’ont été.

Qui sont les potentiels donneurs ? Trentenaires et solidaires
Selon une enquête conduite par l’Agence de la biomédecine avec le soutien des centres de dons auprès de 455 candidat(e)s donneurs :
La majorité est trentenaire : 61 % des femmes candidates sont âgées de 32 à 36 ans et 51 % des hommes de 32 à 38 ans.
La solidarité est leur moteur : c’est l’empathie pour un proche touché par un problème d’infertilité qui les a conduit à vouloir donner (2/3 des femmes, 3/4 des hommes).
Un acte de générosité « évident » pour 90 % des femmes et 81 % des hommes.
Une démarche assumée : 79 % des femmes et 61 % des hommes ont informé leurs proches de leur démarche de don.

 

 

 

 

 

 

 

10 réflexions au sujet de « Des familles grâce aux dons de gamètes ! »

  1. Parler du don de gamètes ne doit pas être un tabou en France.
    Il est temps que la parole se libère naturellement a ce sujet en France .
    Et que l’on puisse donner la parole aux patients ou ex-Patient de l’AMP.

    La MPT génère avec leur discours une mauvaise image de l’AMP en général surtout sur le sujet du don de gamètes.
    Il est temps, grand temps qu’ils se taisent sur un sujet qu’ils ne maitrisent absolument pas.

    La France doit également s’ouvrir au double don de gamètes qui reste interdit aujourd’hui alors que le don d’embryon est autorisé. Aucune cohérence..

    Aimé par 1 personne

    1. Ce n’est pas gagné pour le double don, il faudrait qu’il y ait bien plus de donneurs.
      Je pense que ce qui coince avec le double don, c’est de fabriquer un embryon sans aucun lien (génétique !) avec ses parents, d’une part par crainte d’un supposé mal-être de l’enfant, d’autre part par effroi de se substituer totalement à la nature (les gamètes et les embryons issus d’un double don ont pourtant tout à voir avec la nature).
      Lily, maman grâce à un double don.

      Aimé par 1 personne

  2. Le double don est interdit (pour l’instant) en France, car la loi de bioéthique stipule que l’AMP en France doit se réaliser avec AU MOINS les gamètes d’un des membres du couple. Cet article induit donc de fait l’impossible recours à une donneuse et un donneur en même temps, pour réaliser des embryons pour un couple qui aurait besoin de cela.

    C’est pour cela que c’est le terme DON D’EMBRYON qui est utilisé en France, (embryons réalisés dans le cadre d’un AMP couple avec au moins les gamètes d’un des membres du couple). Embryons que le couple en question ne veut plus utiliser (car ils ont déjà les enfants qu’ils souhaitent, ou pour d’autres raisons) et qu’ils donnent pour réaliser un DON d’EMBRYON qui devient juridiquement un ACCUEIL d’EMBRYON pour le couple receveur.

    En 2015, le don d’embryon représente 0.01% de l’activité d’amp, avec seulement 27 enfants nés dans ce cadre. IL y a pourtant des centaines de milliers d’embryons qui sont en attente pour un don d’embryon.

    Mais ce que nous disent beaucoup de personnes qui ont eu recours au double don à l’étranger, c’est qu’ils n’arrivaient pas à se projeter dans le don d’embryon issue d’une histoire et du désir d’un autre couple. Il était plus facile, psychiquement de s’investir dans LEUR PROJET, avec un donneur et une donneuse pour recevoir un double don.

    Cette question du double don / don d’embryon (voir notre partie 4) « repenser l’organisation juridique et le cadre éthique), est incluse dans notre manifeste, nous la porterons dans le cadre des discussions sur la révision de la loi de bioéthique !

    Aimé par 1 personne

    1. Il y a des affiches bleues et roses que tu peux commander sur le site de l’agence de la biomédecine.
      Elles te sont envoyées par la poste et hop affichage.
      Si tu arrives à faire ça tu nous tiens au courant

      J'aime

  3. Bonjour, moi j’en parle et j’essaie de sensibiliser autour de moi. Je n’ai pas de tabou à ce sujet mais j’aime choisir les gens à qui jen parle. J’ai fait un article à ce sujet dernièrement où sur mon lieu de travail le don d’ovocyte a été critiqué par une collègue. Par pudeur (malheureusement) je n’ai rien dit. Je préfère vraiment choisir les personnes à qui en parler. Pas toujours facile d’avoir l’impression de toujours faire son coming out. Mais je suis ravie car notre entourage est sensibilisé et ma belle sœur et une amie ont fait un don au regard de notre parcours ! Hourra !
    Nos filles savent leur histoire et nous en parlons régulièrement, pas de tabou avec elles. Elles n’ont que 8 mois mais elles connaissent bien leur histoire ! Nous allons continuer ainsi à parler à nos filles et à évoquer le sujet avec d’autres que nous sentirons bienveillants !

    Aimé par 1 personne

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