Un médecin du XXéme siècle, la vie de Georges DAVID inventeur des CECOS

L’espace de réflexion éthique de Normandie a organisé une conférence, hier soir jeudi 26 octobre, sur le thème « le don de gamètes quelles questions pour le 21ème siècle ? »

En introduction de cette conférence, un film sur la vie et l’expérience du Professeur Georges DAVID (95 ans), qui a pensé et créé les CECOS en France au début des années 70.

Avant la mise en place des Centres d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (Cecos), l’infertilité masculine était « prise en charge » de façon cachée dans les cabinets des gynécologues de ville.

Ce films raconte donc l’histoire de ce monsieur, qui était également présent dans la salle pour débattre ensuite avec les spectateurs.

Une petit quarantaine de personnes étaient présentes.

Les intervenants au débat étaient : Monsieur Georges DAVID (je suis un peu fière de lui avoir serré la main), Pierre JOUANNET ancien président de la Fédération des CECOS, Nathalie RIVES nouvelle présidente de la fédération des CECOS qui travaille à Rouen, Anne-Catherine LE ROUX représentante de l‘ADEDD pour l’ouest (Association des Enfants du Don), Annie BENHAIM responsable du service AMP du CHU de Caen, Claire De vienne responsable du don d’ovocyte à Caen et Virginie RIO co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP

Dans le public était présent aussi des représentants de l’association PMAnonyme (enfants nés d’un don de sperme)

Ce film que nous vous laissons découvrir, montre vraiment bien, que parfois il faut aller plus loin que ce que le contexte social, politique, culturel impose comme norme.

Si ce monsieur soutenu par Simone Veil (ministre de la santé) ne l’avait pas fait, l’infertilité masculine serait restée un tabou, sans prise en charge possible en dehors des inséminations plus ou moins sauvages qui existaient depuis la nuit des temps.

Ce que j’ai retenu de ce film hier soir c’est la vie incroyable du docteur Georges DAVID, l’ouverture du premier CECOS en janvier 1973 et la naissance du premier bébé au mois de décembre 1973, qu’à l’époque les médecins étaient confrontés à des situations médicales très difficiles, qu’ils travaillaient dans un espace de liberté important « une vie d’imprévus, qui se construisaient, qui étaient des paris ». L’ensemble du film est vraiment très intéressant, car il décrit une époque différente de la notre actuellement.

50 000 enfants sont nés en France, depuis 1973, grâce aux CECOS et aux donneurs et donneuses.

Ce film montre avec la mise en perspective qu’il propose entre hier et aujourd’hui, qu’il est possible d’envisager une évolution de la loi de bioéthique en 2018, sur les sujets qui nous occupent aujourd’hui (préservation de la fertilité, ouverture de l’amp à toutes les femmes, screening des embryons avant transfert, levée de l’anonymat, etc…). Car il faut parfois « oser transgresser les normes » pour aboutir à quelque chose de mieux.

Le débat qui a suivi ensuite a été trop court, car ces sujets nécessitent de longues et riches discussions. Car différents points de vue se croisent, comme par exemple sur l’anonymat des donneurs et donneuses. Le point de vue de l’institution CECOS, n’est pas le même que celui des enfants nés d’un don de sperme, ni même le même entre les deux associations (PMAnonyme et ADEDD) qui les représentent dans leur diversité du vécue de cette notion d’anonymat.

Les débats sur la révision de la loi de bioéthique s’annoncent passionnants, s’ils sont organisés dans cette écoute et cette transparence intellectuelle, comme nous l’avons eu hier soir. Votre association COLLECTIF BAMP est déjà invitée à participer à certains de ces débats, sur l’année 2018.

#ParlonsDudonGamètes #DesFamillesGrâceAuxDonsGamètes

 

 

Une réflexion au sujet de « Un médecin du XXéme siècle, la vie de Georges DAVID inventeur des CECOS »

  1. Je trouve qu’il est un peu dommage que les organisateurs de cette conférence aient invité un représentant de l’association ADEDD en oubliant l’association PMAnonyme. Le début aurait pu être enrichi en ayant une plus grande diversité de points de vue.

    A ma connaissance, l’association ADEDD refuse de prendre position sur la question de l’anonymat. J’en déduis que si Catherine LE ROUX a parlé du problème de l’anonymat, elle a uniquement exprimé son opinion et non pas celle de l’ADEDD.

    En tant qu’ancien donneur, j’espère que la loi évoluera afin de permettre aux adultes IAD qui le désirent de pouvoir bénéficier d’un droit d’accès aux origines.

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