Drilling ovarien: le bilan 1 an après

Au mois de Juin 2013 je vous proposais un article pour découvrir ce qu’est le drilling, technique chirurgicale effectuée par cœlioscopie, s’adressant aux femmes atteintes du Syndrome des Ovaires PolyKystiques (SOPK).

Je souhaite aujourd’hui vous dresser le bilan de mon année post-opération.

Tout d’abord, je voudrais rappeler les « indications médicales » qui ont poussé ma gynéco PMA à me proposer cette intervention : des ovaires augmentés de volumes avec une couronne de follicules à leur surface, de l’acné depuis l’adolescence qui ne passait pas, des cycles très irréguliers (anovulation), pas d’obésité pour ma part mais un « surpoids » difficile à éliminer et un résultat de mes précédentes tentatives d’induction de l’ovulation plus que décevant. J’avais bien effectué un bilan hormonal sanguin mais ce n’est pas forcément cela qui l’a décidé, cela a juste confirmé le problème.

Un mois après l’opération, le contrôle que la gynéco a effectué n’a pas montré de signe d’ovulation, mais tout du moins un endomètre « parfait » signe que mes hormones faisaient au moins ce boulot-là. Mes cycles sont, malgré tout, devenus bien plus réguliers: de 28 à 30 jours avec 2 périodes de cycles à rallonge sans trop avoir d’explication. A part des cycles réguliers, j’ai également eu fréquemment des tests d’ovulation positifs, parfois un peu tardivement dans le cycle mais pas de grossesse. Mon acné s’est nettement améliorée et j’ai recommencé à perdre du poids. Je devais retourner en PMA 6 mois après le drilling si nous n’avions pas obtenu de grossesse spontanée mais suite à un épisode de dépression, la pause PMA aura duré près d’un an.

Finalement, j’ai repris rendez-vous en Avril dernier avec ma gynéco. Un contrôle échographique a montré un endomètre toujours bien, des ovaires de taille parfaitement normale et même un follicule dominant presque à point pour libérer un ovocyte! Donc le drilling a un effet assez durable dans le temps, ce qui est une bonne chose au final car d’après ce que j’ai compris l’intervention ne peut pas se faire 2 fois (du moins ma gynéco ne le fait pas). Nous avons donc eu une série d’examens à réaliser pour démarrer rapidement un protocole FIV mais confiants car le drilling permet une meilleure réponse à l’induction de l’ovulation.

Sauf que.

Sauf que le drilling permet d’obtenir une grossesse spontanée dans environ 60% des cas. Et que nous avons eu cette immense et merveilleuse chance d’être du bon côté des statistiques cette fois. Le follicule dominant vu à l’échographie est devenu un embryon puis un fœtus et, si tout se passe bien, il deviendra un enfant à naître en Janvier 2015. Cette grossesse, bien que très angoissante pour moi, est prise en charge comme n’importe quelle grossesse. Aucun suivi particulier, tout est devenu normal.

Alors un an au final, quand on espère son petit miracle depuis des années, ça parait très long. En effet, mais comme j’en ai discuté avec une blogueuse récemment je n’ai pas eu l’impression de perdre du temps. Rétrospectivement, je me dis que ce sont tous ces protocoles subis pour rien dans mon ancien centre qui ont été une perte de temps. Et cette période nous l’avons mis à profit pour, d’une part me remettre de ma dépression et d’autre part, pour chasser le médical de nos vies et retrouver une vie de couple et non continuer à être deux patients vivant l’un à côté de l’autre. Egalement, je me suis fait la réflexion que le drilling a permis une prise en charge de ma « maladie » dans sa globalité et m’a « guérit » au quotidien, au contraire d’un traitement d’induction qui contourne simplement le problème des OPK le temps d’un cycle pour obtenir une grossesse.

Si vous êtes dans une situation d’échec de stimulation ou de mauvaise réponse au traitement, n’hésitez pas à discuter de cette opération avec votre gynéco. Il s’agit certes d’un traitement de seconde intension mais quand on est dans une impasse, qu’on ne cesse d’augmenter les doses de médicaments etc… explorer une autre piste n’est pas inutile à mon avis.

Sur le précédent article quelques femmes avaient fait part de leur propre expérience, (re)venez nous dire où vous en êtes!

Pour un autre regard sur l’infertilité : Le journal La Montagne parle de BAMP!

 

BAMP la montagne officiel mars 2014

 Source: La Montagne Groupe Centrefrance

N’hésitez pas à vous inscrire aux autres rencontres régionales de demain, samedi 29 mars ! c’est ICI

 

Le 10 décembre 2013, ce même journal avait accordé une pleine page au don d’ovocyte.

La voici, si vous l’aviez raté à l’époque! Merci au journal La Montagne Groupe Centrefrance et à sa journaliste engagée Michèle Gardette!

DON d ovocytes la montagne decembre 2013

 Source: La Montagne Groupe Centrefrance

 

Clermond-Ferrand : Rencontre Amicale BAMP le 29 mars

Rencontre conviviale BAMP! à Clermont-Ferrand
le 29 Mars 2014

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Le Collectif BAMP! vous propose pour la première fois au cœur des volcans d’Auvergne, une rencontre amicale.

Vous êtes concerné(e) par l’infertilité, vous vous sentez seul(e), parfois mal compris(e) par votre entourage, vous souhaitez partager votre expérience ou encore parler de vos craintes alors n’hésitez pas à nous rejoindre le 29 Mars 2014 à Clermont-Ferrand.

Faisons de cette rencontre un moment convivial qui sera l’occasion d’échanger, de rompre avec l’isolement et de se soutenir.

 Pour tous renseignements et inscription, contactez l’adresse mail suivante :

collectifbamp63@gmail.com

  A très bientôt,

Dolminwen, votre référente BAMP! locale

Grossesses spontanées chez les couples ayant eu recours à l’Assistance Médicale à la Procréation

Suite à l’article accrocheur mais très orienté, et incomplet…, du magazine Parents, dont nous avions parlé ici , Dolminwen nous avait proposé une lecture critique et éclairante de l’étude australienne dont le magazine Parents s’était inspiré. Elle récidive et on la remercie, car cette fois elle est partie à la source, et nous présente une étude française dont les conclusions sont bien moins tranchées et dont, étrangement, le Magazine Parents n’a pas parlé…

Spontaneous pregnancies among couples previously treated by in vitro fertilization. P.TROUDE et al; Fertility and Sterility Vol. 98, No. 1, July 2012 0015-0282

Il s’agit d’une étude française, publiée en 2012, réalisée par P. Troude et ses collaborateurs dans le cadre du groupe de travail DAIFI (Devenir Après Interruption de la FIV http://u569.kb.inserm.fr/DAIFI/index.htm ) qui inclus l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques), l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), l’Université Paris Sud XI ainsi que différents centres médicaux de Paris et province : le CHU Estaing à Clermont-Ferrand, le CHU Clémenceau à Caen, le CHR St-Jacques à Besançon, la Clinique Mathilde à Rouen, le Centre Hospitalier des 4 Villes à Sèvres, l’Institut de Médecine de la Reproduction à Marseille, l’Hôpital Cochin et l’Institut mutualiste Montsouris à Paris.

Entre les années 2000 et 2002, 4029 couples ont été contactés dans les centres partenaires. Un questionnaire (informations sociodémographiques, causes de l’infertilité et traitements médicaux, survenue de grossesse spontanée, recours à l’adoption) leur a été envoyé 7 à 9 ans après leur inclusion. 2321 couples ont répondus et les résultats de 2134 couples ont été analysés (187 se sont séparés et ont donc été exclus). Cette cohorte de 2134 couples a ensuite été divisée en deux sous-groupes dont les données seront analysées séparément :

–      les couples pour lesquels les traitements AMP ont été un succès (1320 couples)

–      les couples pour lesquels les traitements ont échoués (814 couples).

Les naissances après grossesse spontanée ont été rapportées par les couples via le questionnaire. Les dates de naissances ont été enregistrées et mises en relation avec les dates de premier et dernier essais d’AMP collectées dans les centres d’inclusion. Pour le groupe « succès de l’AMP », la date de naissance de l’enfant a également été collectée.

RESULTATS :

  • Pour le groupe « succès de l’AMP » (n = 1320)

L’âge médian des femmes lors de l’inclusion est de 32 ans. Pour 32% des couples les causes d’infertilité sont féminines, dans 37% des cas masculines, féminines et masculines dans 18% des cas et inexpliquées chez les 13% restant.

Sur une durée médiane de 6 ans, 218 couples ont obtenu une grossesse spontanée suite à la naissance de leur précédent enfant grâce à la PMA (toutes techniques confondues), soit 17% d’entre eux. Ces grossesses spontanées sont survenues majoritairement sur une période de 3 à 4 ans après une naissance suite aux traitements médicaux (médiane : 33 mois).

  • Pour le groupes « échec de l’AMP » (n = 814)

L’âge médian des femmes au moment de l’inclusion dans la cohorte est de 34 ans. Pour 43% des couples les causes d’infertilité sont féminines, dans 28% des cas masculines, féminines et masculines dans 17% des cas et inexpliquées pour les 12% restant.

Cette fois, pour une durée médiane de 7 ans, ce sont 193 grossesses spontanées qui ont été rapportées, soit chez 24% des couples. Ces grossesses spontanées sont survenues dans les 2 ans suivant le dernier essai d’AMP pour 60% d’entre eux, ce qui pourrait suggérer que c’est du fait de la grossesse spontanée que ces couples n’ont pas repris le chemin de l’AMP, et donc en sont sortis en « échec médical » (puisque les auteurs estiment à 18 mois en moyenne la durée entre deux tentatives).

Pour les deux groupes, les auteurs ont remarqué que ces grossesses spontanées sont plus fréquentes notamment quand le couple est jeune (moins de 30 ans pour les femmes, moins de 35 ans pour les hommes), quand la durée d’infertilité est courte (inférieure à 3 ans), quand l’infertilité est inexpliquée et quand le nombre d’essais de FIV est faible.

Les auteurs soulignent quand même que, bien que les grossesses spontanées soient possibles dans 24% des cas, les chances de conception par mois dans le groupe « échec de l’AMP » ne sont que de 0.44% quand elles sont de l’ordre de 25% dans la population générale puisque ces grossesses sont survenues sur une période qui s’étire sur au moins 6 ans !

Par rapport à l’étude australienne j’ai trouvé que cette étude était mieux rédigée, avec dès le départ une distinction entre les couples « succès de l’AMP » et « échec de l’AMP », ce qui donne une lecture plus claire des résultats. Les conclusions sont optimistes mais quand même nuancées avec le temps qu’il a fallu à ces couples pour obtenir une grossesse spontanée. La cohorte compte un nombre très important de participants (moins de 450 participantes dans l’étude australienne, toutes catégories confondues) et la période d’étude est aussi bien plus longue (9 ans au total contre 24 mois maximum en Australie). En revanche, je n’ai pas vu clairement indiqué les périodes de contraception mais peut-être ont-elles été déduites mais non rapportées pour ne pas alourdir le texte ?

La question qui reste maintenant est pourquoi le magazine Parents s’est basé sur une étude australienne (qui cite justement l’étude française !!!) et non sur cette étude pour rédiger son article, est-ce que c’est parce que les conclusions allaient plus dans leurs sens ? (pour rappel, la question était : « les FIV sont-elles prescrites un peu trop vites ? » avec ce titre très accrocheur : « Enceinte naturellement, c’est fréquent après une FIV »).

Suite à l’article du magazine Parents, les VRAIES conclusions de l’étude australienne sur les chances de grossesse spontanée post 1ere grossesse AMP

Il y a 3 semaines, ClairAnne nous faisait partager sa découverte ici

En bas de l’article, on pouvait lire une référence à une étude australienne (référence d’ailleurs mal recopiée par le magazine) que l’on trouve ici.

Irouwen m’a proposé de vous faire un résumé de cette étude.

K. WYNTER et ses collègues se sont intéressés aux chances de conception spontanée chez les couples ayant eu un premier enfant grace aux techniques d’AMP .

Pour cela, ils ont recruté

  • Une cohorte de patientes suivies en AMP (et qui ont donc obtenu une première grossesse/naissance) (= ARTC).
  • ainsi que des femmes ayant eu un premier enfant sans soucis particulier de conception (= SC).

Ces femmes ont été suivies par l’équipe sur une période de 18 à 24 mois après la naissance de leur premier enfant via un questionnaire. Au total 198 femmes SC et 236 femmes ARTC ont participé à l’étude. 40% des SC ont eu une seconde grossesse spontanée, contre 33% chez les ARTC.

Pour 24% des SC et 61% (!) des ARTC cette grossesse était inattendue. Pour la plupart, les femmes du groupe ARTC enceintes spontanément étaient dans un cas d’infertilité inexpliquée et en couple depuis moins longtemps que les autres femmes ARTC.

Après ce court résumé, je vous propose de détailler un peu plus. Tout d’abord en quoi consistait le fameux questionnaire? En réalité il y en a eu 3: un à 30 semaines de grossesse, un aux 4 mois de l’enfant et enfin un aux 18-24 mois de l’enfant. Les informations collectées ont été de types âge / lieu de naissance (les connaissances en anglais également) / durée de la relation de couple / les causes d’infertilité / la durée des essais). Dans le dernier questionnaire il y a eu des questions sur le couple lui-même (changement de partenaire, qui était bien évidemment un critère d’exclusion dans le cas d’une seconde grossesse spontanée), si le couple est de nouveau en essai depuis les 4 mois du premier enfant et si grossesse : était-elle attendue? Au bout de combien de temps sans contraception? Si fausse couche? Si la grossesse est spontanée ou obtenue à nouveau par AMP?

Ensuite la cohorte. Il y a eu quelques « perdues de vue » en cours de route, les ARTC ont mieux suivi l’étude (au départ 297 ARTC et 295 SC avaient été recrutées), les femmes « jeunes » ont globalement plus fréquemment abandonnées et ce sont plutôt des femmes ayant une mutuelle et nées en Australie qui ont poursuivies l’étude. Il n’y a pas de cas d’infertilité secondaire (avérée en tout cas car après tout l’étude n’est pas spécialement longue). En terme de durée d’essais, les SC ont une moyenne de 6 mois d’essais avant leur premier enfant, quand le groupe ARTC a une moyenne 35 mois d’essais (des FIV prescrites trop vite hein?)

Maintenant les résultats. Quand on lit un peu vite, comme je le disais plus haut, une deuxième grossesse spontanée à été obtenue chez 40% des SC et chez 33% des ARTC. Les auteurs soulignent que statistiquement parlant 40% et 33% c’est pas si différent (!).

Sauf que.

Sauf qu’il y a un petit tableau qui en dit long, le groupe ARTC a été divisé en 2 sous-groupes :

  • les couples qui ont eu recours de nouveau à l’AMP.
  • et ceux qui n’ont pas souhaité reprendre les traitements pendant la période d’étude (pour rappel: 24 mois maximum). Et en réalité le fameux 33% s’applique au sous-groupe « sans traitement », et là j’ai envie de vous dire: vous pensez pas que « être enceinte spontanément » est une bonne raison de ne pas reprendre les traitements? et que donc cela « gonfle » artificiellement ce taux de grossesses spontanées? J’ai calculé le taux de grossesse spontanée ramené au groupe de départ et je trouve un taux de 19.5%. Il faut donc lire ces résultats avec beaucoup de précautions.

Ensuite, il est vrai que l’infertilité inexpliquée est la cause d’infertilité la plus fréquente dans le groupe ARTC avec une seconde grossesse spontanée. Les auteurs précisent quand même que pour tout ce qui est endométriose par exemple, les investigations cliniques ne se font plus en Australie.

Mais voilà cela véhicule quand même la fausse idée que « inexpliquée » est synonyme de « t’as pas attendu assez longtemps, t’es trop impatiente, etc« . Alors qu’il serait bon de préciser que « inexpliquée » ne veut pas dire « inexistante » mais non trouvée (ou cherchée) en l’état actuelle des connaissances et techniques. Alors en effet comme ce sont des causes moins « évidentes » qu’une insuffisance ovarienne, un syndrôme OPK ou qu’une tératozoospermie elles sont peut-être moins « bloquantes » sur le long terme (= pas d’ovule du tout contre un de temps en temps pas trop mal fichu par exemple, cela change un peu le contexte).

La conclusion de l’article australien vient poser la question : faut-il proposer une contraception aux femmes ayant eu recours à l’AMP mais qui ne souhaitent plus avoir un enfant ou pas tout de suite ? Au vu des résultats et surtout de la proportion de grossesse vécues comme inattendues. Sujet qui n’est pas du tout évoqué dans l’article du magazine « Parents » qui, il faut bien le reconnaitre tombe dans le piège facile des phrases vites faites et un brin racoleuses.

La lecture de cet article australien m’a permis de découvrir une étude française récente (2012) dont je vous ferais part à l’occasion d’un autre article, qui me parait bien documentée (temps d’observation plus long, cohorte plus importante) et assez intéressante (ici: http://www.fertstert.org/article/S0015-0282(12)00396-2/abstract).

Dolminwen

Parce que nous le valons bien ?

Lu dans le magazine Cosmo de Décembre, en vente ce mois ci:

un article sur la bourse L’Oréal attribuée à de jeunes femmes doctorantes en sciences.

Voir l’article en ligne ici

Et la video, sur le site d’un magazine concurrent ici!

Cette année il se trouve que la jeune Sandra TOUATI (UMR 7622 du CNRS), travaillant sur l’infertilité féminine, fait partie des « l’oréates » (héhé!). Elle s’intéresse plus particulièrement à la division cellulaire de l’ovocyte, à la génération d’ovocytes sains, et aux bugs de division pouvant conduite aux fausses couches ou trisomies.

Serait-elle BAMP! ?

Eh bien, nous allons lui demander !

Le drilling ovarien

Le drilling ovarien est une technique chirurgicale pratiquée par coelioscopie et sous anesthésie générale destinée aux femmes souffrant du Syndrôme des Ovaires PolyKystiques pour qui les traitements hormonaux de première intention (= citrate de clomifène (CC) et / ou gonadotrophines) n’ont pas permis d’obtenir de grossesse. Son but est de rétablir une ovulation spontanée ou tout du moins de favoriser une meilleure réponse aux traitements hormonaux. Son bénéfice est durable (sur plusieurs années !) mais non permanent.
La gynécologue de mon nouveau centre AMP me l’a recommandé après avoir vu que mon ovaire droit était augmenté de volume, que le diagnostic OPK ne faisait aucun doute et suite aux échecs dans mon premier centre AMP. Elle m’a indiqué une possible ovulation / grossesse spontanée dans environ 80% des cas, mais dans la littérature on tourne plutôt autour des 50% (58% si on donne en complément un traitement inducteur de l’ovulation) comme l’indique le Pr Hervé Fernandez dans la revue « La lettre du Gynécologue » datant de mai 2008. Dans cet article il indique également un possible effet bénéfique sur la survenue de fausses couches spontanées (environ 11-15% contre 30% dans la population OPK : amélioration de la qualité ovocytaire ? de la maturité ?) et cet acte chirurgical permettrait bien évidemment d’éviter les risques de grossesse multiple et d’hyperstimulation. En comparaison on estime le taux de grossesse à 35-40% dans le cadre d’un traitement au CC et il est de 20% dans le cas d’une stimulation par des gonadotrophines.

Concrètement l’opération consiste à perforer à de multiples reprises la surface des ovaires (apparemment il est recommandé de pratiquer 4 à 8 perforations). En effet dans le cas des OPK, les follicules en surnombre s’accumulent à la surface de l’ovaire sans qu’un seul d’entre eux ne vienne à maturité et soit expulsé (comme c’est le cas normalement). Cette « coquille » de follicules empêche le bon fonctionnement de l’ovaire, limite sa sensibilité aux hormones endogènes voire même favorise la production de testostérone.
Ainsi « soulagé » l’ovaire retrouve sa fonction, les rétro-contrôles hormonaux sont rétablis et l’ovulation spontanée est envisageable.
C’est ainsi que ma gynécologue m’a expliqué les choses, pour elle aucun follicule n’aurait jamais pu franchir cette « barrière » lors des divers stimulations que j’ai eu dans mon premier centre.

Suite à l’intervention, ma gynécologue (qui est le chirurgien qui m’a opéré) a tout de suite constaté un bénéfice au niveau hormonal : pour elle l’aspect de mon endomètre un mois post-drilling ne laissait aucun doute quant à la présence d’œstrogènes et j’ai moi-même constaté une diminution de l’acné que j’avais au visage ainsi que le retour à des cycles nettement plus réguliers. Cependant ce ne sont que des constatations, je n’ai pour l’instant eu aucun dosage hormonal et comme à l’heure actuelle je n’ai plus aucun suivi je n’ai pas de confirmation d’un retour de l’ovulation.

Pour finir je vous propose un lien vers une vidéo de l’émission « Allo Docteur » diffusée sur France 5 qui me semble claire et assez bien faite.