Grâce à l’AMP………………..

 

 

Grâce à l’AMP, nous avons eu un beau bébé !

Grâce à l’AMP, j’ai eu un beau bébé !

Grâce à l’AMP nous avons eu de beaux bébés !

Grâce à l’AMP je suis enceinte !

Grâce à l’AMP, j’ai pu conserver mes ovocytes !

Grâce à l’AMP, j’ai pu conserver mes spermatozoïdes !

Grâce à l’AMP, j’ai pu bénéficier des ovocytes d’une autre femme !

Grâce à l’AMP, j’ai pu bénéficier des spermatozoïdes d’un autre homme !

Grâce à l’AMP, nous sommes passés au dessus de notre infertilité !

Grâce à l’AMP, nous sommes passés au dessus de notre stérilité !

Grâce à l’AMP, nous sommes devenus une famille !

Grâce à l’AMP, je suis devenue une Maman !

Grâce à l’AMP, je suis devenu un Papa !

Grâce à l’AMP, nous avons l’espoir de devenir un jour parents !

Grâce à l’AMP, nous avons l’espoir un jour de devenir grands-parents

Grâce à l’AMP, j’ai l’espoir de devenir mère !

Grâce à l’AMP, j’ai l’espoir de devenir père !

Grâce à l’AMP, j’ai pu faire une chasse aux œufs de Pâques dans la joie et le bonheur tendre.

Merci aux équipes d’AMP, merci à l’AMP.

Merci aux heureux parents qui viennent de nous envoyer des annonces et des faire-parts de naissances !

Bienvenue à tout ces enfants, nés grâce à l’AMP !

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#Pâques #Pessah #PasserAuDessus #Merci #AMP #bioéthique2018 #SecondDegré #MessageSubliminal pour ceux qui nous casse la tête en ce moment !

 

Faites des grands-mères – Témoignage

Faites des grands-mères, l’amp c’est aussi une histoire de famille. En devenant parent ou en cherchant à le devenir, nous inscrivons notre désir dans une généalogie familiale. Nos propres parents deviennent des grands-parents. Aujourd’hui, nous vous proposons le point de vue d’une grand-mère sur l’amp, le don d’ovocyte.

 

1. Pouvez-vous présenter rapidement, âge, profession, nombre d’enfants, de petits enfants.
J’ai 68 ans, je suis une retraitée, j’ai trois enfants et six petits-enfants.

 

2. A quel âge avez-vous eu vos propres enfants ?
Ma première fille est née j’avais 22 ans et mes jumelles sont nées lorsque j’avais 27 ans.

 

3. Est-ce que vous les avez eus facilement, quand vous le désiriez ?

Oui

4. A l’époque où vous avez eu vos enfants, est-ce que vous connaissiez des personnes qui n’arrivaient pas à en avoir ?
Oui, dans les années 70, je connaissais des gens qui n’arrivaient pas à avoir d’enfant. Mais on n’en parlait pas comme aujourd’hui.

 

5. Saviez-vous quelles réponses la société et la médecine pouvaient leur apporter ?
Je ne savais que très peu de chose. Je voyais juste ma belle-sœur et mon beau-frère courir faire des analyses chaque fois que c’était le moment de l’ovulation mais en fait on ne savait pas grand-chose dans les années 70. Ils ont erré pendant 10 ans, dans leur désir d’enfant. On leur disait que tout allait bien. C’était très perturbant, mais maintenant que j’y pense il n’y a jamais eu de vrai diagnostic. C’était assez confus, mais je n’ai pas entendu parler de traitement qu’ils auraient pris. Et puis dix ans après le début de leurs essais, quand ils avaient perdu tous espoirs, ils ont eu deux enfants, l’un après l’autre…

 

6. Était-ce important pour vous d’avoir des petits-enfants ?
Oui, c’est formidable d’avoir des petits enfants.

 

7. Combien avez-vous de petits enfants, combien sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative ?
J’ai six petits-enfants dont deux qui sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative.

 

8. Quels âges ont-ils ?
Ils ont quatre ans.

 

9. Que pensez-vous de la médecine procréative ?
Vaste question, pour moi c’est un progrès, mais en même temps les résultats sont faibles, ce qui fait que de très nombreuses personnes passent un temps interminable en parcours. Ce qui provoque beaucoup de souffrances, chez des couples jeunes qui devraient ne pas avoir à subir autant de difficultés, pour une chose si essentielle.

 

10. Quand, qui et comment les difficultés d’infertilité de votre fille vous ont-elles été annoncée ? Est-ce que vous vous sentiez à l’aise pour en parler avec elle ?
Quand ? Je ne sais plus trop, ça s’est fait petit à petit. Non je ne me sentais pas mal à l’aise, plutôt impuissante à soulager les douleurs morales et physiques de ma fille.

 

11. Quand et qui vous a annoncé le mode de conception (Inséminations intra-conjugale ou avec don de sperme, Fiv intra-conjugale ou avec don, double don, don d’embryons) ?
Comme la question 10, cela s’est fait au fil du temps. On en parlait régulièrement, des protocoles intra-conjugal qui échouaient. Puis lorsque la question du don de gamètes est arrivée, c’est même moi qui a un moment ai évoqué, le don croisé entre mes filles cadettes et ma fille ainée. Bon c’était idée n’a pas été retenue au final. Mais cela a permis que nous puissions en discuter tous ensemble. La question du don, ce que cela implique surtout pour les enfants à naitre.

 

12. Est-ce que ce mode de conception était opposé à vos idées ? Si oui, avez-vous réussi à dépasser certains blocages intellectuels, moraux ?
Non, ce mode de conception n’était pas opposé à mes idées.

 

13. Est-ce que le parcours d’AMP vous a semblé long ?
Oui, il m’a semblé trop long.

 

14. Est-ce que cette attente était douloureuse pour vous ? Pourquoi ?
Oui, c’est douloureux de voir son enfant souffrir et de ne rien pouvoir faire pour le soulager. Je me suis sentie très impuissante pendant toutes les années d’attente et de protocole et pendant la grossesse aussi, qui n’a pas été facile pour des problèmes de santé pour ma fille.

 

15. Que connaissez-vous des traitements médicaux contre l’infertilité ? Est-ce que vos enfants vous ont parlé des examens subis, des piqûres, des effets secondaires, des émotions qu’ils ont éprouvées ?
Je connais peu de chose sur les traitements. Oui, nous avons parlé de tout cela.

 

16. Est-ce que vous avez été gêné lorsque votre enfant vous a parlé de son infertilité ? Expliquez
Non, je n’ai pas été gêné, mais par contre, j’ai éprouvé beaucoup de peine.

 

17. Y aviez-vous pensé avant qu’ils ne vous en parlent ? Pourquoi ?
Non, je n’y avais pas pensé avant.

 

18. Savez-vous quelle technique d’AMP vous a permis d’avoir des petits enfants ?
Oui, ma fille a reçu les ovocytes d’une autre femme.

 

19. Qu’en pensez-vous ?
De la technique : je ne peux que m’en réjouir.
De mes petits-enfants : ils sont merveilleux, normal ce sont mes petits-enfants !

 

20. Est-ce que c’est quelque chose dont vous pouvez parler facilement avec votre entourage ?
Oui, j’en parle facilement.

 

21. Est-ce tabou, pour vous ou pour votre enfant qui ne souhaite pas que cela sorte du cercle familial ?
Non ce n’est pas un tabou.

 

22. Pensez-vous qu’il faut dire aux enfants qu’ils sont nés grâce à une technique d’AMP, grâce à un don de gamètes ?
Oui, il faut leur en parler c’est une question de confiance. Mais il ne faut pas non plus en faire une montagne.

 

23. Êtes-vous prêt à répondre à ses questions s’ils vous en posent ?
Oui

 

24. Est-ce que vous vous êtes renseigné de votre côté sur l’AMP, avez-vous lu des livres sur ce sujet, sur la manière d’en parler aux enfants ?
Oui, je me suis renseignée.

 

25. Que pensez-vous du don de gamètes ?
Je pense que c’est une bonne chose

 

26. Est-ce que c’est votre fille ou votre fils (ou le couple) qui est infertile et qui a eu recours à un don de d’ovocyte ou de sperme, double don ou don d’embryons pour avoir ses enfants. Qu’est-ce que cela provoque chez vous, comme question, doutes, inquiétudes, peurs, émotions ?
C’est ma fille. Des émotions oui, mais pas de peur, ni de doutes ni d’inquiétudes.

 

27. Est-ce que vous vous êtes imaginé à sa place ? Ou à la place de son/sa conjointe ?
Oui, je me suis imaginée, ou du moins j’ai essayé de m’imaginer à la place de ma fille.

 

28. Est-ce que c’est important pour vous que vos petits-enfants vous ressemblent et/ou possèdent les mêmes gènes que vous ?
Non, ce n’est pas important, d’ailleurs aucun de mes six petit-enfants ne me ressemblent. Ce n’est pas ça l’important. Quant aux gènes, je suis sûre que nous avons des gênes en communs, puisque nous sommes tous des humains. Ce qui est important, c’est l’amour, rire avec eux, les gronder, les regarder évoluer, grandir, vivre.

 

29. Trouvez-vous que vos petits-enfants nés grâce à un don de gamètes, ressemblent à leurs parents ?
Oui, mais pourquoi revenir sur cette question de ressemblance, cela ne veut pas dire grand-chose.

 

30. Est-ce que cela change quelque chose pour vous dans votre relation avec vos petits-enfants ?
Non, rien je n’y pense même pas.

 

31. Vous sentez-vous attaqué ou mal à l’aise quand vous entendez des propos dans les médias ou dans votre entourage contre l’AMP, le don de gamètes ?
Oui, je me sens agressée, quand j’entends de tels propos. Mais tant de gens parlent s’en s’être renseignés. Puis il y a les gens malveillants, les méchants, les ignorants.

 

32. Êtes-vous inquiète de l’avenir pour vos petits-enfants ?
Oui, je suis inquiète pour l’avenir de TOUS mes petits-enfants mais ça n’a rien à voir avec la manière dont ils sont venus au monde.

 

33. Est-ce que vous vous investissez dans une association pour vous informer, pour faire changer les choses en France pour vos petits-enfants ?
Oui, un petit peu, dans l’association collectif bamp. J’en parle aux personnes dans mon entourage, pour les informer, leur indiquer qu’une association existe. Je parle du don de gamètes, du besoin en don de gamètes.

Journal d’une FIV – Un docu-témoignage

Samedi 24 février 2018, c’est l’anniversaire de la naissance d’Amandine, le premier bébé français né grâce à une fécondation in vitro.

C’était il y a 36 ans.

Samedi 24 février 2018, c’est aussi la diffusion d’un documentaire-témoignage qui s’annonce comme exceptionnel. En plein débat sur la révision de la loi de bioéthique dont l’amp semble être le sujet le plus polémique, donner la parole, montrer ce que vivent les personnes qui désirent avoir des enfants et qui n’y arrivent pas, va à n’en pas douter faire date.

Montrer, mais pas seulement sous le seul angle strictement médical, raconter comment ce désir et cette impossibilité occupent tous les aspects de la vie d’une personne, d’un couple, d’une famille et donc d’une société de plus en plus impactée par nos difficultés procréatives.

Ce journal d’une FIV, qui mêle des images prises par Monsieur sur le vif avec son téléphone portable, d’autres prises par Madame pour construire le film et avec des images personnelles des années 70, pour mettre en lien les générations et les désirs d’avoir des enfants, nous laisse espérer d’un résultat à la hauteur des besoins exprimés par beaucoup de personne en parcours d’AMP : Donner la parole aux personnes concernées, faire tomber les tabous, les préjugés, remettre cette histoire dans le contexte sociologique et sanitaire actuel, qui n’est plus celui de nos parents. Pour aussi, prévenir les jeunes générations.

Enfin un grand et beau documentaire sur la fécondation in vitro, sur la vie des gens marquée par cette difficulté qu’est l’infertilité, les infertilités.

BRAVO et MERCI à Raphaëlle CATTEAU et à TEVA pour la diffusion.

Enormes émotions rien qu’en regardant les deux bandes annonces.

A ne surtout pas rater, samedi 24 février 2018 à 20h50 sur TEVA

 

 

 

 

 

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Des articles dans différents médias :

20 minutes

Interview de Raphaëlle CATTEAU pour GRAZIA