AMP sans frontières : une pré-enquête prometteuse !

Retour sur la présentation des résultats, présentés vendredi 7 décembre, de la pré-enquête CAP AMP, l’AMP sans frontières. Pré-enquête à laquelle vous avez été nombreux à apporter votre contribution. MERCI ! Cette enquête a été lancée lors de la Semaine de Sensibilisation à l’infertilité organisée par BAMP. Virginie Rozée et Louise Rolland-Guillard étaient présentes aux événements organisés par BAMP à Toulouse, Nantes et Paris pour présenter l’enquête et rencontrer directement les personnes potentiellement répondantes. 

 

Vous avez été 419 à remplir le questionnaire qui avait été mis en ligne pendant quatre mois. Les chercheuses, Virginie ROZEE, Louise ROLLAND-GUILLARD, Elise de La Rochebrochard sociologues à l’INED (Institut Nationale d’Etudes Démographiques) s’attendaient à beaucoup moins. Elles ont été surprise de ce nombre important de réponses. Il faut dire que le sujet du recours à l’AMP hors de France, n’est pas documenté, les chiffres sont inconnus ou estimés à la louche. Les associations peuvent dire « beaucoup de monde » quitte la France pour faire une AMP à l’étranger. Mais rien de précis. Cette enquête à l’ambition de mieux comprendre d’un point de vue quantitatif et aussi qualitatif le recours des résidents français à l’AMP à l’étranger. Dans les médias, les déplacements des patients en AMP vers l’étranger sont encore trop souvent qualifié de « tourisme procréatif » terme que nous avons toujours dénoncé.

Les personnes ayant répondu à la pré-enquête « CAP AMP, l’amp sans frontière partent à l’étranger soit pour réaliser :

  • une FIV classique,
  • une FIV DPI,
  • une IAD,
  • une FIV avec don de gamètes (ovocytes, spermatozoïdes),
  • un TEC double don ou  recevoir un don d’embryon,
  • mais aussi pour une auto-conservation de vos ovocytes,
  • ou encore une GPA.

Virginie ROZEE et ELise de La Rochebrochard avaient déjà travaillé sur ce sujet, mais en touchant un tout petit échantillon de personnes, via des questionnaires transmis par les centres d’AMP à l’étranger. Voir ici les résultats. Elles avaient recueillis à l’époque 140 questionnaires. Il est notable de constater que la stratégie qui a consisté à « recruter » les répondants, via internet à très bien fonctionné puisque en 4 mois 419 questionnaires ont été remplis. 

Il est donc très encourageant de procéder comme ça pour l’enquête future. Elle se fera aussi en recoupant ces données avec celles contenues dans les registres AMP de chaque pays et avec les registres des cliniques étrangères qui participerons à l’enquête. Beaucoup de données qui permettrons enfin de quantifier les déplacements et des les qualifier aussi. 

 

 

Il manque des travaux scientifiques de grande ampleurs qui permettent à la fois de donner le nombre de personnes qui se déplacent hors de France et aussi d’illustrer qualitativement les motifs, motivations, raisons qui poussent un nombre important de Français et de Françaises à se rendre à l’étranger pour recourir à une AMP. Est-ce pour des raisons légales (dépassement de l’âge légal autorisé ? Dépassement du nombre de tentatives d’AMP déjà réalisées ? Céliba ? Homosexualité ? ), ou pour des raisons d’accès à des soins d’AMP non réalisables en France ? Pour la raison des délais imposés en France pour certains soins ? Bref, il est important en 2018 de connaitre et d’argumenter les raisons qui poussent un certain nombre, qu’il faut aussi pouvoir évaluer, de Français à se rendre à l’étranger pour bénéficier d’une technique d’AMP.  Dans l’image suivante vous pouvez voir les pays fréquentés, plus le trait est gros, plus le nombre de personnes (qui ont répondu au questionnaire) s’y rendant est important. 

Cette pré-enquête, prometteuse pourra se poursuivre si l’équipe de l’INED AMP sans frontière, obtient le financement nécessaire pour la réaliser, en 2020. Un dossier de demande de financement a été déposé à l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) qui permet de financer de multiples projets de recherche. Si les financements sont obtenus, vous serez de nouveau sollicité pour répondre à l’enquête, mais aussi pour participer à sa diffusion dans vos différents réseaux pour que le plus grands nombre de personnes concernées puissent y répondre.

Mais revenons déjà sur les résultats de cette pré-enquête en résumé : 

  • 90% des personnes qui partent, le font pour recevoir un don de gamètes
  • 93% des répondants sont des femmes
  • Dans les couples hétérosexuelles, seules les femmes ont répondu. Comment toucher les hommes hétérosexuels ?
  • L’Espagne est la 1ère destination pour la FIV, le DPI et l’autoconservation des ovocytes. Elle arrive en deuxième position pour les inséminations artificielles
  • La Belgique est la première destination pour l’insémination artificielle et la deuxième pour la FIV, comme la République Tchéque

Un autre objectif de cette journée, était de travailler dans différents ateliers dans la perspective de la mise en route de la « grande » enquête. 
Cette journée qui a rassemblée des médecins français et espagnoles (Perrine MASSART de Nantes, Françoise SHENFIELD, Fleur POISOT), des représentants d’associations (MamaSolo, BAMP, CLARA), des sociologues (Iréne THERY, Martine GROSS), des psychologues et psychanalystes (Genevière Delaisy de Parseval), des représentants des cliniques étrangères, à permis de faire travailler ensemble ces différents acteurs, ce qui est assez rare pour le souligné. 

Nous avons insisté sur la nécessité de rendre attractif et ergonomique le questionnaire pour permettre au plus grand nombre d’avoir envie d’y répondre. Ainsi que sur la nécessité de structurer la communication et la visibilité de l’enquête pour permettre sa diffusion la plus large possible. Car un des défauts d’internet, c’est que les publications vont vite, et que les lecteurs même s’ils sont concernés ne prennent pas forcément le temps d’y répondre. Ce que nous voyons sur le graphique qui présent les pics de réponses. Nous avons aussi conseillé de mettre en place une page facebook dédiée à cette enquête pour faciliter la visibilité, les partages, les relances. 

Rendez-vous en 2020, si l’équipe CAP AMP : AMP sans frontière obtient le financement, mais avec ces premiers résultats, il serait surprenant qu’elle ne les obtiennent pas !

 

 

 

Congrès CNGOF 2018

Du 4 au 7 décembre ont lieu les 42ème journées nationales du CNGOF (Collége Nationale des Gynécologues et Obstétriciens Français) à Strasbourg. BAMP sera représenté pour la deuxième année, dans ce grand rassemblement des praticiens et des étudiants en gynécologie obstétrique français et étrangers.

Cette année, le CNGOF accueille aussi le 20ème congrès de la Société internationale de Sénologie (affections du sein).

BAMP a le stand C juste à côté du stand d’Endofrance.

Tellement de sujets nous intéressent pendant ces trois jours :

  • La question des endomètres fins
  • L’intérêt des tests d’implantations (win-test et matricelab)
  • Polluants et fertilité
  • Fertiliscan pour les bilans de fertilité, l’année dernière nous avons déjà assisté à la séance de présentation de Nathalie Massin sur ce nouveau procédé. Qu’ils utilisent dans les bilans de fertilité qu’ils viennent de proposer au CHIC de Créteil. Par ailleurs, BAMP a été sollicité avant l’été pour répondre à la demande de la Haute Autorité de Santé pour donner notre avis en tant qu’association de patients sur l’intérêt de ce nouveau dispositif, moins invasif. Nous attendons encore le retour de la HAS.
  • Fibromes et myomectomie
  • Politique et reproduction, il y a temps à dire…..ce que nous faisons depuis un an, dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique.
  • Bioéthique et reproduction

 

 

Pour les personnes qui souhaitent lire le programme dans son intégralité c’est par ici

Am Stram Graine

Parlons du don de gamètes avec nos enfants. Des familles grâce au don de gamètes. Nous conseillons toujours aux personnes qui nous interrogent sur « comment parler aux enfants du don de gamètes ? » d’utiliser des supports, comme les livres pour enfants ou la création de vos propres support à utiliser ensuite avec vos enfants. Les enfants adorent lire et relire ces histoires écrites pour eux. Et cela permet aux parents qui ne trouvent pas les mots, de s’appuyer sur le texte et les dessins proposés par les auteurs. 

Voilà qu’à partir du mois de janvier 2019, nous allons pouvoir disposer d’un nouveau livre à destination des enfants (et aussi des parents). Ce livre intitulé « Am Stram Graine » est écrit par une femme née grâce à un don de spermatozoïdes et c’est un point important. En effet, savoir que ce livre est pensé et écrit par une personne, elle même née grâce à un don, donne une couleur et une approche bien différente des précédents livres écrit sur ce sujet.

Nous avons vraiment hâte de le lire. Voilà ce qu’en dit l’éditeur : 

Un album doux et sensible pour expliquer la PMA aux tout-petits.

Quand la maîtresse annonce qu’elle a un bébé dans le ventre, la classe est abasourdie : d’où vient la graine dont elle parle et qui a permis au bébé de s’installer ?

À la récré, chacun y va de son hypothèse, mais l’histoire de Nina, différente de celle des autres, va épater tout le monde.

Un album qui permettra aux enfants de 3 à 5 ans, nés par don de gamètes, de comprendre leur histoire, mais aussi à leurs parents, avec des mots simples, de leur expliquer leur conception. 

AUTEURS

Née par insémination artificielle avec donneur, Anne-Catherine Le Roux accompagne régulièrement des couples dans leur démarche. Constatant qu’aucun ouvrage n’était consacré à la question pour les tout-petits, alors que, pour elle, plus tôt les enfants  sont informés, mieux ils le vivent, elle s’est lancée dans l’aventure de l’écriture.

Professeur des écoles en maternelle et confrontée aux nombreuses questions des petits, elle a souhaité écrire cet album pour permettre aux parents d’expliquer à leur enfant, avec des mots très simples, la procréation médicalement assistée, et plus spécifiquement le don de gamètes.

Illustrateurs :

  • Jules
  • Dimensions : 24×27.5 cm 
  • Format : Cartonné
  • Impression : Couleurs
  • 40 Pages
    12,00 €
    ISBN : 978-2-7465-1788-2
    Date de parution : 23/01/2019

 

Les éditions Le POMMIER

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