Vous avez fais une PMA à l’étranger ?

Si vous vous trouvez dans ce cas, ou si vous envisagez de le faire, n’oubliez pas de répondre à l’enquête en ligne des chercheuses de l’INED (Institut Nationale d’Etude Démographique)

C’est anonyme et c’est très important, pour mieux comprendre et mieux évaluer l’importance des AMP (PMA) vécues par des français et des françaises dans d’autres pays que la France.

Cela permettrait notamment de mieux évaluer le nombre de tentatives réalisées en dehors de la France et aussi le nombre d’enfants qui naissent en France (souvent) mais qui ne sont pas comptabilisés dans les plus de 25000 naissances (chiffres ABM qui ne comptabilisent que les naissances suite à une AMP réalisée en France).

C’est donc très important de répondre à ce questionnaire ! Alors go !

 

« L’Institut national d’études démographes (Ined) lance une étude scientifique facultative sur les personnes qui recourent à une assistance médicale à la procréation (AMP) à l’étranger.
Cette étude vise à mieux comprendre qui part ? où ? comment ? et pourquoi ?
L’objectif de Cap AMP est donc de mieux connaître les personnes qui recourent, ont eu recours ou envisagent de recourir à une AMP à l’étranger.

Pour participer à l’enquête, c’est facile :
Connectez-vous sur https://ses.enquete.ined.fr/enquetes/capamp (avec le login : capamp ; et le mot de passe : capamp) – enquête ouverte jusqu’au 30 septembre.
Pour plus d’information vous pouvez aller sur le site de l’enquête : https://capamp.site.ined.fr/
Merci pour votre participation et pour la diffusion de l’enquête.
Equipe Cap AMP »

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BAMP était encore à l’ABM aujourd’hui !

Stéphanie référente de l’association à Saint Germain en Laye a participé cette après-midi, à la première réunion de travail, mise en place par l’agence de la biomédecine, sur le don de gamètes.

L’objectif principal de ce groupe technique est d’harmoniser les pratiques du don de gamètes en France et d’actualiser le guide des bonnes pratiques sur ce sujet spécifique.

En présence des professionnels de l’AMP concernés par le don de gamètes, des Cecos, des représentants de l’agence de la biomédecine et de votre association collectif BAMP !

La démocratie sanitaire à l’oeuvre, merci à l’agence de la biomédecine de penser à impliquer les associations de patients dans ses processus de réflexion et d’élaboration des bonnes pratiques.

D’autant que nous avons beaucoup de choses à dire, sur la prise en charge des donneurs et des donneuses de gamètes, ainsi que la prise en charge des couples receveurs.

Prochaine réunion au mois de septembre.

Les adhérents de notre association seront tenus informés de l’avancée des travaux de ce groupe de travail.

 

 

 

#dongametes #desfamillesgraceauxdons #donovocyte #donspermatozoides #donembryon

Faites des grands-mères – Témoignage

Faites des grands-mères, l’amp c’est aussi une histoire de famille. En devenant parent ou en cherchant à le devenir, nous inscrivons notre désir dans une généalogie familiale. Nos propres parents deviennent des grands-parents. Aujourd’hui, nous vous proposons le point de vue d’une grand-mère sur l’amp, le don d’ovocyte.

 

1. Pouvez-vous présenter rapidement, âge, profession, nombre d’enfants, de petits enfants.
J’ai 68 ans, je suis une retraitée, j’ai trois enfants et six petits-enfants.

 

2. A quel âge avez-vous eu vos propres enfants ?
Ma première fille est née j’avais 22 ans et mes jumelles sont nées lorsque j’avais 27 ans.

 

3. Est-ce que vous les avez eus facilement, quand vous le désiriez ?

Oui

4. A l’époque où vous avez eu vos enfants, est-ce que vous connaissiez des personnes qui n’arrivaient pas à en avoir ?
Oui, dans les années 70, je connaissais des gens qui n’arrivaient pas à avoir d’enfant. Mais on n’en parlait pas comme aujourd’hui.

 

5. Saviez-vous quelles réponses la société et la médecine pouvaient leur apporter ?
Je ne savais que très peu de chose. Je voyais juste ma belle-sœur et mon beau-frère courir faire des analyses chaque fois que c’était le moment de l’ovulation mais en fait on ne savait pas grand-chose dans les années 70. Ils ont erré pendant 10 ans, dans leur désir d’enfant. On leur disait que tout allait bien. C’était très perturbant, mais maintenant que j’y pense il n’y a jamais eu de vrai diagnostic. C’était assez confus, mais je n’ai pas entendu parler de traitement qu’ils auraient pris. Et puis dix ans après le début de leurs essais, quand ils avaient perdu tous espoirs, ils ont eu deux enfants, l’un après l’autre…

 

6. Était-ce important pour vous d’avoir des petits-enfants ?
Oui, c’est formidable d’avoir des petits enfants.

 

7. Combien avez-vous de petits enfants, combien sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative ?
J’ai six petits-enfants dont deux qui sont nés grâce à l’aide de la médecine procréative.

 

8. Quels âges ont-ils ?
Ils ont quatre ans.

 

9. Que pensez-vous de la médecine procréative ?
Vaste question, pour moi c’est un progrès, mais en même temps les résultats sont faibles, ce qui fait que de très nombreuses personnes passent un temps interminable en parcours. Ce qui provoque beaucoup de souffrances, chez des couples jeunes qui devraient ne pas avoir à subir autant de difficultés, pour une chose si essentielle.

 

10. Quand, qui et comment les difficultés d’infertilité de votre fille vous ont-elles été annoncée ? Est-ce que vous vous sentiez à l’aise pour en parler avec elle ?
Quand ? Je ne sais plus trop, ça s’est fait petit à petit. Non je ne me sentais pas mal à l’aise, plutôt impuissante à soulager les douleurs morales et physiques de ma fille.

 

11. Quand et qui vous a annoncé le mode de conception (Inséminations intra-conjugale ou avec don de sperme, Fiv intra-conjugale ou avec don, double don, don d’embryons) ?
Comme la question 10, cela s’est fait au fil du temps. On en parlait régulièrement, des protocoles intra-conjugal qui échouaient. Puis lorsque la question du don de gamètes est arrivée, c’est même moi qui a un moment ai évoqué, le don croisé entre mes filles cadettes et ma fille ainée. Bon c’était idée n’a pas été retenue au final. Mais cela a permis que nous puissions en discuter tous ensemble. La question du don, ce que cela implique surtout pour les enfants à naitre.

 

12. Est-ce que ce mode de conception était opposé à vos idées ? Si oui, avez-vous réussi à dépasser certains blocages intellectuels, moraux ?
Non, ce mode de conception n’était pas opposé à mes idées.

 

13. Est-ce que le parcours d’AMP vous a semblé long ?
Oui, il m’a semblé trop long.

 

14. Est-ce que cette attente était douloureuse pour vous ? Pourquoi ?
Oui, c’est douloureux de voir son enfant souffrir et de ne rien pouvoir faire pour le soulager. Je me suis sentie très impuissante pendant toutes les années d’attente et de protocole et pendant la grossesse aussi, qui n’a pas été facile pour des problèmes de santé pour ma fille.

 

15. Que connaissez-vous des traitements médicaux contre l’infertilité ? Est-ce que vos enfants vous ont parlé des examens subis, des piqûres, des effets secondaires, des émotions qu’ils ont éprouvées ?
Je connais peu de chose sur les traitements. Oui, nous avons parlé de tout cela.

 

16. Est-ce que vous avez été gêné lorsque votre enfant vous a parlé de son infertilité ? Expliquez
Non, je n’ai pas été gêné, mais par contre, j’ai éprouvé beaucoup de peine.

 

17. Y aviez-vous pensé avant qu’ils ne vous en parlent ? Pourquoi ?
Non, je n’y avais pas pensé avant.

 

18. Savez-vous quelle technique d’AMP vous a permis d’avoir des petits enfants ?
Oui, ma fille a reçu les ovocytes d’une autre femme.

 

19. Qu’en pensez-vous ?
De la technique : je ne peux que m’en réjouir.
De mes petits-enfants : ils sont merveilleux, normal ce sont mes petits-enfants !

 

20. Est-ce que c’est quelque chose dont vous pouvez parler facilement avec votre entourage ?
Oui, j’en parle facilement.

 

21. Est-ce tabou, pour vous ou pour votre enfant qui ne souhaite pas que cela sorte du cercle familial ?
Non ce n’est pas un tabou.

 

22. Pensez-vous qu’il faut dire aux enfants qu’ils sont nés grâce à une technique d’AMP, grâce à un don de gamètes ?
Oui, il faut leur en parler c’est une question de confiance. Mais il ne faut pas non plus en faire une montagne.

 

23. Êtes-vous prêt à répondre à ses questions s’ils vous en posent ?
Oui

 

24. Est-ce que vous vous êtes renseigné de votre côté sur l’AMP, avez-vous lu des livres sur ce sujet, sur la manière d’en parler aux enfants ?
Oui, je me suis renseignée.

 

25. Que pensez-vous du don de gamètes ?
Je pense que c’est une bonne chose

 

26. Est-ce que c’est votre fille ou votre fils (ou le couple) qui est infertile et qui a eu recours à un don de d’ovocyte ou de sperme, double don ou don d’embryons pour avoir ses enfants. Qu’est-ce que cela provoque chez vous, comme question, doutes, inquiétudes, peurs, émotions ?
C’est ma fille. Des émotions oui, mais pas de peur, ni de doutes ni d’inquiétudes.

 

27. Est-ce que vous vous êtes imaginé à sa place ? Ou à la place de son/sa conjointe ?
Oui, je me suis imaginée, ou du moins j’ai essayé de m’imaginer à la place de ma fille.

 

28. Est-ce que c’est important pour vous que vos petits-enfants vous ressemblent et/ou possèdent les mêmes gènes que vous ?
Non, ce n’est pas important, d’ailleurs aucun de mes six petit-enfants ne me ressemblent. Ce n’est pas ça l’important. Quant aux gènes, je suis sûre que nous avons des gênes en communs, puisque nous sommes tous des humains. Ce qui est important, c’est l’amour, rire avec eux, les gronder, les regarder évoluer, grandir, vivre.

 

29. Trouvez-vous que vos petits-enfants nés grâce à un don de gamètes, ressemblent à leurs parents ?
Oui, mais pourquoi revenir sur cette question de ressemblance, cela ne veut pas dire grand-chose.

 

30. Est-ce que cela change quelque chose pour vous dans votre relation avec vos petits-enfants ?
Non, rien je n’y pense même pas.

 

31. Vous sentez-vous attaqué ou mal à l’aise quand vous entendez des propos dans les médias ou dans votre entourage contre l’AMP, le don de gamètes ?
Oui, je me sens agressée, quand j’entends de tels propos. Mais tant de gens parlent s’en s’être renseignés. Puis il y a les gens malveillants, les méchants, les ignorants.

 

32. Êtes-vous inquiète de l’avenir pour vos petits-enfants ?
Oui, je suis inquiète pour l’avenir de TOUS mes petits-enfants mais ça n’a rien à voir avec la manière dont ils sont venus au monde.

 

33. Est-ce que vous vous investissez dans une association pour vous informer, pour faire changer les choses en France pour vos petits-enfants ?
Oui, un petit peu, dans l’association collectif bamp. J’en parle aux personnes dans mon entourage, pour les informer, leur indiquer qu’une association existe. Je parle du don de gamètes, du besoin en don de gamètes.