HAPPY BIRTHDAY – 40 ans de bébés FIV !

Aujourd’hui, 25 juillet 2018, nous fêtons la naissance, il y a 40 ans du premier bébé FIV : Louise BROWN. Happy Birthday !

Comme vous le savez sans doute, en fin d’année 1977, les parents de Louise BROWN voient leur énième FIV fonctionner, madame Brown est – ENFIN- enceinte et la naissance est prévue pour l’été 1978. Pour rappel, cela fait des années que les équipes médicales Britanniques et sans doute dans d’autres pays aussi, travaillent sur la mise au point d’une nouvelle technique pour résoudre les problèmes de fertilité. Avant la réussite de cette première FIV, seul l’insémination artificielle existait, mais elle ne pouvait répondre qu’à une partie des problèmes de fertilité.

A l’époque de nombreux couples tentent, depuis quelques années, avec l’aide des médecins de voir aboutir leur projet de parentalité, sans succès. En 1977, la FIV en était à ses balbutiements, les techniques que nous connaissons maintenant, n’existaient pas. Il fallait tout inventer, tout tester. Pour rappel à l’époque les ponctions se faisaient par laparoscopie (incisions abdominales, pour aller récolter les ovocytes), les femmes prenaient des doses d’hormones importantes, les injections se faisaient à l’hôpital. L’échographie était aussi à ses débuts. Tout cela était expérimental pour les médecins, porteur d’espoir pour les couples impliqués, mais avec tellement d’incertitudes. Tous étaient des pionniers, qui ont permis qu’aujourd’hui, nous puissions, nous aussi célébrer les naissances de nos bébés « FIV ».

 

Nous profitons donc de cet anniversaire pour souhaiter la bienvenue aux tout nouveaux bébés FIV et FIV avec don de gamètes, mais aussi les naissances obtenues grâce aux inséminations, aux transferts d’embryon (TEC et TEV), au double don, au don d’embryons, de ces derniers mois.  A tous les bébés qui viennent remplir de joies et de bonheurs leurs heureux parents. Et ils sont nombreux !

D’ailleurs l’INED nous rappelle dans une étude récente (juin 2018) que plus de « 1 enfant sur 30  devraient être conçu en 2018 grâce à une techique d’AMP » (FIV, IA, TEC, DON), Et c’est sans compter tous les enfants nés en France grâce à une AMP réalisées à l’étranger (qui ne sont pas comptabilisés dans les chiffres INSERM, INED et ABM).  En France « La FIV domine désormais le paysage de l’assistance médicale, représentant 70% des enfants conçus par AMP« , (Elise de La Rochebrochard, Numéro 556 « Population et Sociétés » Juin  « Un enfant sur trente conçu par assistance médicale à la procréation en France »). Les « bébés AMP » représentent environ 3.4 % des naissances totales en France. Depuis la naissance d’Amandine en 1981, l’INED nous indique qu’en 2019 plus de 400 000 personnes seront né-es grâce à la Fécondation In Vitro.

Au niveau mondial, ce sont plus de 6 millions de personnes qui sont nées grâce à la FIV, donc si vous ajoutez les autres techniques comme l’insémination artificielle, cela fait beaucoup de monde.

Nous profitons de ce jour d’anniversaire pour souhaiter la bienvenue aux bébés de nos adhérents et de nos membres actifs (qui se reconnaîtrons), mais aussi à tous les autres bébés de l’AMP. Merci pour les beaux faire-part de naissances qui illuminent notre boite aux lettres et que nous sommes heureux de recevoir.

Des pensées encore toutes chamboulées, pour Déborah (référente BAMP à Nouméa) et son mari, qui vivent à Nouméa une histoire incroyable, avec l’adoption d’une petite fille de trois mois, tout en étant enceinte de trois mois d’un bébé FIVdon d’ovocyte. C’est juste énorme ce qui vous arrive.

Bienvenue aux bébés filles et FIV don ovocyte de Céline (référente BAMP en Alsace) et Manu.

Nous souhaitons aussi la bienvenue aux enfants venus d’ailleurs, qui ont rejoint – ENFIN – une famille qui les attendait depuis longtemps. Des pensées particulières pour Florence et Germain qui ont créer BAMP avec moi, il y a cinq ans maintenant et qui sont les heureux parents d’un superbe petit garçon – ENFIN –

BIENVENUE à TOUS ces superbes enfants de l’amour et FÉLICITATIONS aux heureux parents.

copyright V.R.

 

Nous adressons aussi plein de courage et de persévérance aux personnes qui sont encore en attente, ainsi qu’à ceux qui n’attendent plus.

 

#19782018 #happybirthdayIVF #40ansDeFIV #HappybirthdayLouiseBROWN #FIV40ans #babyIVF #bebeFIV #happybirthday #LouiseBROWN

Journal d’une FIV – Un docu-témoignage

Samedi 24 février 2018, c’est l’anniversaire de la naissance d’Amandine, le premier bébé français né grâce à une fécondation in vitro.

C’était il y a 36 ans.

Samedi 24 février 2018, c’est aussi la diffusion d’un documentaire-témoignage qui s’annonce comme exceptionnel. En plein débat sur la révision de la loi de bioéthique dont l’amp semble être le sujet le plus polémique, donner la parole, montrer ce que vivent les personnes qui désirent avoir des enfants et qui n’y arrivent pas, va à n’en pas douter faire date.

Montrer, mais pas seulement sous le seul angle strictement médical, raconter comment ce désir et cette impossibilité occupent tous les aspects de la vie d’une personne, d’un couple, d’une famille et donc d’une société de plus en plus impactée par nos difficultés procréatives.

Ce journal d’une FIV, qui mêle des images prises par Monsieur sur le vif avec son téléphone portable, d’autres prises par Madame pour construire le film et avec des images personnelles des années 70, pour mettre en lien les générations et les désirs d’avoir des enfants, nous laisse espérer d’un résultat à la hauteur des besoins exprimés par beaucoup de personne en parcours d’AMP : Donner la parole aux personnes concernées, faire tomber les tabous, les préjugés, remettre cette histoire dans le contexte sociologique et sanitaire actuel, qui n’est plus celui de nos parents. Pour aussi, prévenir les jeunes générations.

Enfin un grand et beau documentaire sur la fécondation in vitro, sur la vie des gens marquée par cette difficulté qu’est l’infertilité, les infertilités.

BRAVO et MERCI à Raphaëlle CATTEAU et à TEVA pour la diffusion.

Enormes émotions rien qu’en regardant les deux bandes annonces.

A ne surtout pas rater, samedi 24 février 2018 à 20h50 sur TEVA

 

 

 

 

 

Témoigner, Informer et agir de la plus belle manière

Des articles dans différents médias :

20 minutes

Interview de Raphaëlle CATTEAU pour GRAZIA

 

 

 

L’ouvrage « l’AMP pour les nuls » : un manuel pour naviguer dans l’univers de la médecine procréative

Le 16 novembre dernier à Marseille, nous avions reçu le Dr Philippe Terriou à l’occasion de la sortie de son livre « L’Assistance médicale à la procréation pour les nuls« . Le Dr Terriou est médecin biologiste, spécialiste de la médecine procréative, à l’un des trois centres marseillais qui pratique l’AMP, en l’occurrence l’Institut Médical de la Reproduction (IMR) ; il est aussi responsable du centre clinicobiologique de la clinique Bouchard, où les traitements sont réalisés.

Aujourd’hui, on vous propose un compte rendu de lecture de son ouvrage.

Un manuel aux objectifs simples : compléter les informations délivrées par le corps médical pour aider les patients à être acteur de la réussite de leur projet parental

Qui n’est jamais ressorti d’un rendez-vous à son centre AMP avec des questions encore plein la tête ? Ou qui ne s’est demandé où trouver des renseignements scientifiquement exacts, rédigés dans un langage compréhensible et accessible à tous ? En proposant au lecteur des informations claires et synthétiques, organisées de manière didactique, l’ouvrage du Dr Terriou entend aider les couples à être acteur de leur parcours médical.

En caricaturant un peu, on pourrait dire que « L’AMP pour les nuls » correspond à un manuel : informatif, parfois technique, très détaillé et scientifique par endroits, mais toujours abordable, le livre expose les dimensions essentielles de l’univers AMP, et en cela aide le lecteur à comprendre les causes de l’infertilité, les techniques en AMP comme les manières de maximiser les chances de grossesse. Il donne des chiffres sur les taux de succès, évoque les étapes des traitements, parle des limites de la science par exemple face aux fausses couches spontanées, détaille les techniques de congélation des gamètes et des embryons, discute des diverses prises en charge dont certaines ne sont autorisées en France (comme la GPA) ou dans des conditions bien déterminées (avec par exemple un chapitre sur le DPI, le diagnostic pré-implantatoire)… Bref, c’est une véritable mine d’informations ! Et c’est tant mieux parce qu’une bonne connaissance de l’AMP est précieuse afin de mieux vivre un parcours quelques fois déroutant, angoissant, difficile, mais aussi et heureusement, couronné de succès.

Il s’agit-là d’un manuel susceptible de faciliter à la fois l’engagement dans l’univers de la médecine procréative comme la poursuite des traitements au cours des années, voire il ouvre des portes sur des aspects souvent débattus dans l’espace public (éthique, légalité, moeurs, finances…). C’est pourquoi, sa lecture peut être recommandée à tous les stades du parcours médical – avant, pendant, même après – ou auprès de publics plus ou moins experts.

5 parties pour comprendre comment le corps médical approche l’infertilité et mieux s’outiller 

La structure de l’ouvrage respecte l’ordre des étapes d’un parcours « classique » de médecine procréative. À ce titre, « L’AMP pour les nuls » offre un aperçu des manières dont le corps médical aborde le problème de l’infertilité.

Détaillons :

  • Une première partie, consacrée aux causes de l’infertilité du couple, met en lumière en quoi l’infertilité est l’affaire de deux personnes – liées à des causes du côté de madame, de monsieur, possiblement des deux, ou parfois sous-tendues par des causes inexpliquées. Elle traite alors de comment le diagnostic de l’infertilité est posé. Quel est le B.A.ba de la fécondation ? Quelles sont les chances de concevoir spontanément ? Quels sont les effets de l’environnement, du sport intensif ou de la consommation médicamenteuse ? Quels tests sont réalisés ? Pourquoi faire ?Qu’en est-il des causes psychologiques, anatomiques ou encore génétiques ? Et ainsi de suite.
  • Une seconde partie, à propos des techniques de l’AMP et des prises en charge complémentaires, aide à comprendre la manière dont l’infertilité peut être envisagée pour être traitée. C’est la grande plongée dans le vocable dédié de l’AMP : insémination intra-utérine (IIU, IAC, IAD), fécondation in vitro (FIV) avec ou sans injection intracytoplasmique (FIV ICSI), congélation embryonnaire, don de gamètes (DO), gestation pour autrui (GPA), etc. L’exposé de ces traitements est accompagné des résultats de réussite en termes de statistique : qu’est-ce qui marche ? pour qui ? à quel âge ? Outre les grands classiques, l’auteur traite encore des traitements chirurgicaux et médicamenteux, des façons dont nous pouvons agir sur notre fertilité (vitamines, alimentation, environnement, médecine complémentaires, etc.) comme de l’importance d’une prise en charge psychologique.
  • Une troisième partie, concernant les complications ainsi que les suites de l’aventure AMP avec ou sans enfant, fournit des balises pour penser les limites de la médecine d’une part, et des outils pour réfléchir hors du cadre du ici et maintenant des traitements d’autre part. Quelles complications peuvent être engendrées par les traitements ? Comment vont ces enfants nés de l’AMP ? Qu’en est-il des parcours qui se soldent par un échec ?
  • Enfin, les quatrième et cinquième parties ouvrent le champ  du parcours médical pour proposer d’autres visions de la fertilité (suivant d’autres époques sociohistoriques, cultures, région du monde, etc.), des adresses utiles (dont les associations consacrées à l’AMP), un quid des grandes dates de la médecine procréative, un glossaire des termes…

Une lecture linéaire ou ciblée et sélective ?

En optant pour une publication dans la collection « Pour les nuls », le Dr Terriou offre l’avantage de la pédagogie. On pense ce que l’on veut de cette collection mais elle est assortie d’icônes visuels, parsemés un peu partout dans le cours du texte ; ces icônes signalent des points essentiels, rapportent des bribes de témoignage, font le point sur les clichés en circulation, prolongent des exposés scientifiques dans le texte pour satisfaire la soif de connaissance des plus curieux.

Surtout, le choix de cette collection a le mérite de permettre au lecteur de rentrer dans le texte à n’importe quel stade de l’ouvrage. Sans la contrainte d’une lecture linéaire, où l’on serait astreint de lire page à page pour suivre les propos de l’auteur, l’on peut très bien se diriger directement au chapitre qui nous intéresse, puis reposer le bouquin pour plus tard. Quand on connaît la complexité des parcours individuels, et la multiplicité des situations de couple, il peut être fort utile de se renseigner davantage sur une technique en particulier ou de mieux comprendre ce à quoi un examen spécifique correspond. Ultérieurement, l’évolution des traitements et du parcours pourra nous amener à avoir besoin de d’autres réponses que nous pourrons alors aller chercher facilement grâce à un sommaire extrêmement détaillé.

Cette possibilité d’une lecture sélective et ciblée n’empêche nullement de se saisir du bouquin pour le dévorer d’une seule traite pour celui ou celle qui souhaite appréhender le vaste et complexe champ de la procréation médicalement assistée.

Des pistes face aux questions sans réponses

Au final, ce livre traite du sujet de l’infertilité avec l’attention et le sérieux que cette problématique mérite. C’est à la fois un manuel et une formidable source d’informations qui fait preuve d’un travail minutieux, appliqué et sérieux. Et c’est fort appréciable quand on sait à quel point, en tant que patients, nous avons parfois besoin de davantage de réponses pour mieux vivre notre prise en charge par le corps médical. Dans la quiétude de son chez soi, on peut alors prendre le temps de trouver des réponses aux questions que les médecins n’ont pas toujours le temps d’aborder avec nous. Il rappelle enfin qu’il y a toujours de nouvelles choses à apprendre, même pour les plus avertis d’entre nous.

Un livre qui vous accompagnera tout au long de votre parcours à se faire offrir (ou à offrir :-)) à l’occasion des fêtes de fin d’année ! En achetant vos livres et tous vos autres cadeaux en passant d’abord par le site de l’association, AMAZON reverse une partie des ventes effectuées ainsi. 
9782412023051

Vous cherchez un centre d’AMP en France ou à l’étranger ?

Ne cherchez plus et allez sur le site FIV.FR

Depuis 2013, (une bonne année, ça, car c’est aussi celle de la création de l’association BAMP),  le site FIV.FR est pensé, construit et animé, au service des personnes en parcours d’AMP ou s’interrogeant sur un parcours d’AMP. Vous avez des questions sur les techniques, sur les centres d’AMP, sur des aspects administratifs du parcours d’AMP (comme le fameux dossier de demande de remboursement des frais pour soins d’AMP à l’étranger), vous pourrez trouver sur le site FIV.FR les réponses.

Depuis le début, nous fonctionnons en parallèle et de façon complémentaires. BAMP sur le versant association (militante) de patients de l’AMP, et de personnes infertiles, stériles (Témoigner, Informer et Agir) qui cherche à faire évoluer la situation en France et accompagner les couples au quotidien ; FIV.FR sur le versant site d’informations factuelles, sur l’AMP en France et à l’étranger. Un large choix pour vous permettre de trouver toute l’information et le soutien nécessaire.

L’objectif de FIV.FR est de regrouper toutes les informations qui étaient jusqu’en 2013 éparpillées un peu partout. Dimitri qui gère ce site, fait, comme BAMP un travail énorme pour proposer des informations de qualités.

Il est régulièrement invité par les centres AMP en France et à l’étranger, pour y effectuer des visites :  « Il dit ce qu’il voit et pas ce qu’on lui demande de dire« . Visites que vous pouvez retrouver sur son site, commentées et agrémentées de photos. Vous pouvez aussi laisser, sur chaque page des centres d’AMP,  vos commentaires et éléments d’appréciation sur le centre en question.

Les atouts du site FIV.FR :

  • L’annuaire des centres d’AMP Français, un vrai plus car, il liste tous les centres d’AMP Français. Avec leur taux de réussite moyens et les protocoles d’AMP proposés.
  • Nouveau : l’annuaire des centres d’AMP en Europe. Idem, ce recensement des centres Européens, permet de voir, ce qui parfois peut inquiéter : l’inconnu, où allons-nous débarquer ? Qui allons-nous rencontrer ? Avec les photos et les informations c’est plus de claire.
  • le FORUM FIV.FR avec une rubrique dédiée à BAMP ! Merci pour cette visibilité offerte pour l’association.
  • Et tout un tas d’autres informations sur l’AMP et la FIV.

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
A Nantes au mois de janvier 2017, lors de la journée portes ouvertes de la polyclinique de l’Atlantique

 

 

ZIKA vers une reprise de l’activité d’AMP en Martinique et Guadeloupe !

Bientôt une annonce de la reprise de l’activité d’AMP, sous conditions, à la Martinique et en Guadeloupe. C’est l’information que nous souhaitions partager avec tous les couples en attente depuis bientôt un an.

En effet, suite à l’épidémie ZIKA, la ministre de la santé, suivant les recommandations internationales avait stoppé les activités d’AMP dans les zones à risques et pour les personnes vivant ou séjournant dans ces zones à risques. Voir nos précédents articles ICI puis ICI pour les dernières recommandations en vigeur. Recommandations qui imposaient u

La déclaration officielle de fin de l’épidémie, en Martinique (18 octobre) Guyane et Guadeloupe (10 novembre) a été entérinée par les experts médicaux et les différentes instances publiques  gérant la santé. Ils se sont récemment réunis pour officialiser la fin de l’épidémie et pour envisager les conditions de la reprise de l’activité d’AMP. Les centres d’AMP de Martinique et de Guadeloupe vont pouvoir ré-ouvrir, lorsque le feu vert ministériel sera définitivement donné.

L’activité d’AMP va donc reprendre, mais sous conditions. Les dernières études avaient mise au jour la persistance du virus dans le sperme, plusieurs mois après l’infection, cela avait obligé l’ABM au mois de juillet dernier à revoir ces recommandations, pour allonger le délai et renforcer les analyses médicales.

Pour que la reprise de l’activité dans ce contexte où l’épidémie n’est plus là, mais le virus, oui ; l’agence de biomédecine doit publier prochainement de nouvelles recommandation. Elles doivent permettre de gérer au mieux, médicalement parlant, les situations où le sperme des hommes est toujours infectés.

Pour rappel les recommandations de prises en charge, s’appliquent, aussi pour les personnes ayant séjourné dans un territoire à risque. Voir les recommandations du mois de juillet 2016 ICI

Attention ! Saint Martin et Saint Barthélémy sont toujours en phase épidémique. D’autres pays continuent de l’être également, la Thaïlande notamment.

Il faut donc que vous restiez attentif aux risques liés à ce virus, qui se transmet par une piqure de moustique et par des relations sexuelles avec une personne infectées et qui peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.

Si vous habitez dans les DFA (départements Français d’Amérique) rapprochez-vous de vos centres d’AMP pour plus d’informations concrètes. Car même si l’activité est de nouveau autorisée, il risque d’y avoir une cohue importante avec tous les couples en attente depuis de très nombreux mois. En pratique, donc, attendez-vous à des délais importants.

Témoignage – protocole amp non adapté ?

Mon expérience : traitement de la stérilité masculine quand la femme a plus de 37 ans.
Je voulais vous faire part de mon expérience de PMA (qui s’est bien terminée).
J’ai 36 ans et un bon bilan hormonal lorsque l’on découvre que mon conjoint est OATS extrême (le spermogramme ne nous a été proposé qu’après de nombreux examens pour moi et un test de Hühner qui nous a alertés).

 
Nous sommes pris en charge dans un centre PMA réputé :
– 1ère FIV (IMSI), des embryons de mauvaise qualité qui ne seront pas transférés (mes ovocytes sont peut-être de mauvaise qualité ou bien le protocole ne me convient pas)
– 2ème FIV (IMSI), 7 embryons à J3, 2 transférés (négatif), 1 congelé à J6, TEV : grossesse biochimique
– 3ème FIV (IMSI), même protocole : 9 embryons à J3, 2 J5 transférés (négatif)
– 4ème FIV (IMSI) (changement de produit : Menopur pour obtenir des ovocytes de meilleure qualité) : 4 embryons de mauvaise qualité qui ne seront pas transférés.
La gynécologue qui me suit me propose de refaire rapidement une FIV en adaptant le traitement. J’ai réagi très vite, les follicules étaient trop matures. Je dois revenir après passage en commission pour chercher mon ordonnance. Lorsque je reviens, c’est un autre médecin qui me reçoit et m’explique, que, d’après mes résultats, il me conseille de passer au don, plutôt don de sperme, mais de ne pas trop m’acharner avec mes gamètes (j’ai presque 39 ans et une AMH à 1,6 ; le reste étant bon).
Je souhaite quand même revoir la gynécologue qui me suit : pour elle, il faut passer au double don, il est trop tard pour une IAD, mes ovocytes sont de mauvaise qualité.
J’ai toujours signalé que nous n’étions pas contre un don de sperme et on m’a toujours répondu que nous avions le temps, que le moment n’était pas venu d’une inscription au CECOS, je ne comprends donc pas ce changement de ton si soudain. J’épluche les blogs de femmes ayant eu recours à un don d’ovocyte et je ne retrouve pas du tout mon profil, j’ai l’impression qu’on m’a rendue stérile en voulant préserver la fertilité de mon conjoint (qui n’a jamais compris qu’on ne nous oriente pas vers un don de sperme).
Grâce aux bons conseils de la fondatrice de BAMP, nous consultons une gynécologue qui prend le temps d’étudier notre dossier à fond. Elle veut retenter une FIV, mais souhaite avoir le taux de fragmentation et de condensation des spermatozoïdes (cet examen n’a jamais pu être réalisé faute de spermatozoïdes en nombre suffisant). Elle propose tout simplement de faire plusieurs recueils. Avec un seul recueil, nous obtenons ces résultats, qui ne sont pas bons du tout. Entre temps, mon AMH a chuté, passant à 0,8 puis à 0,1 malgré une prise de DHEA, mais notre gynécologue magicienne me dit que finalement, c’est comme si je n’avais jamais essayé de tomber enceinte (après 4 FIV, j’en veux un peu à la précédente équipe).

 

 

Mon taux d’AMH ne l’inquiète pas puisque le reste est bon. On n’a plus beaucoup de temps, mais on tente une IAD (ayant eu la bonne surprise de n’avoir que 6 mois d’attente pour un don de sperme au CECOS). Pour ne rien regretter, je fais ma première piqûre de Gonal f en me demandant pourquoi je m’inflige cela. Je réagis bien, et cette tentative sera la bonne malgré mon âge (j’ai presque 40 ans) et une AMH quasi nulle.
Pourquoi ne nous a-t-on pas proposé une IAD plus tôt ? Pourquoi s’être focalisé sur mes ovocytes alors que mon conjoint est très infertile et que je n’avais apparemment pas de problèmes de fertilité ? Pourquoi propose-t-on beaucoup plus facilement un don d’ovocyte qu’un don de sperme ? Tant de questions auxquelles je n’ai toujours pas de réponses… Je voulais vous faire part de mon expérience – qui ne vaut pas diagnostic pour quelqu’un d’autre – pour montrer que l’AMH n’est pas le seul facteur prédictif d’une réussite et qu’il est parfois bon de prendre l’avis d’un autre médecin…

Un biomarqueur pour améliorer les taux de réussite

L’équipe INSERM unité 1203 Inserm/Université de Montpellier, IRB – Hôpital Saint Eloi dirigée par le Professeur Samir Hamamah., cherche depuis des années à améliorer le taux de réussite des FIV en France. Lors d’une conversation que nous avions eu avec lui en 2014, il nous avait dit qu’il ne pouvait pas se contenter d’un taux de réussite de 20% par FIV, qu’il fallait que les couples ne soient plus dans l’accumulation d’échecs dans leur parcours d’AMP.

En septembre 2014, son équipe avait présenté l’embryon en 3D permettant de mieux voir les caractéristiques physiques d’un embryon pour pouvoir mieux choisir celui a réimplanter.

Lors des FFER 2014, Monsieur le professeur HAMAMAH avait présenté aussi son dispositif WIN-TEST qui permettait, via un prélèvement de l’endomètre de déterminer si l’utérus était apte à recevoir un embryon ou pas. Dans la négation, cela permet de vitrifier les ovocytes, pour les réimplanter sur un utérus moins inflammé, lors d’une prochaine tentative. Tout cela dans le but de réduire les échecs et d’augmenter les taux de réussite.

Aujourd’hui, ils proposent un nouvel « outil » de prédiction, via un biomarqueur sanguin ou via le liquide folliculaire. Ils annoncent un pronostic fiable à 88%. Nous pouvons dire que cette équipe travaille depuis des années à l’amélioration des taux de réussite des FIV en France, en proposant des outils censés améliorer les résultats des FIV.

Nous saluons ce nouvel outil en espérant qu’il puisse être réellement efficace. Si c’est le cas, nous souhaitons qu’il soit utilisé partout en France, pour offrir à tous les couples en parcours de FIV des taux de réussite plus élevés.

La semaine prochaine, lors de FFER auxquels Monsieur Samir Hamamah nous a invité, nous allons donc parler plus en détail de ce sujet et des deux autres outils cités plus  haut, pour voir si effectivement les taux de réussite des FIV à Montpellier connaissent une réduction des échecs et si d’autres équipes d’AMP en France sont susceptibles d’utiliser ces nouveaux outils.

Un nouveau biomarqueur pour prédire les chances de succès d’une FIV

14 septembre 2015

Un biomarqueur présent dans le sang et le liquide folliculaire permet de prédire les chances de succès d’une procréation médicalement assistée avec une fiabilité de 88%. Un résultat inédit qui ouvre la voie à un test de routine pour rationaliser les tentatives.

Un biomarqueur pourrait bientôt permettre de connaître les chances réelles de donner naissance à un enfant au moment d’une fécondation in vitro, à en croire les travaux conduit par une équipe Inserm* au CHU de Montpellier. Les chercheurs ont en effet découvert un marqueur biologique identifiable de manière très peu invasive, permettant de savoir si une FIV a de bonnes chances d’aboutir ou non. Le résultat de ce test semble fiable à 88%. Le Pr Samir Hamamah, responsable de ces travaux, l’utilise depuis 2011 : il a ainsi doublé les taux de naissances issus de procréation médicalement assistée dans son service.

A la recherche d’un marqueur biologique

Tout démarre vers 2009, quand le Pr Samir Hamamah ne peut plus se satisfaire des 20% de chances de conception à l’issue de chaque tentative de conception in vitro. « Ce taux est très insatisfaisant. En outre, des milliers d’embryons sont éliminés chaque année sur des critères morphologiques qui ne permettent pas de connaître leur viabilité réelle. Et impossible de rechercher les anomalies chromosomiques chez les embryons en routine, comme cela se fait dans les pays anglosaxons : cette pratique est interdite par la loi française. Il fallait donc partir sur autre chose et trouver un bon marqueur pour réduire le nombre de tentatives se soldant par des échecs et dont le prix est très élevé pour la collectivité », explique-t-il.

POUR LIRE LA suite de l’article c’est par ici sur le site de l’INSERM