L’ouvrage « l’AMP pour les nuls » : un manuel pour naviguer dans l’univers de la médecine procréative

Le 16 novembre dernier à Marseille, nous avions reçu le Dr Philippe Terriou à l’occasion de la sortie de son livre « L’Assistance médicale à la procréation pour les nuls« . Le Dr Terriou est médecin biologiste, spécialiste de la médecine procréative, à l’un des trois centres marseillais qui pratique l’AMP, en l’occurrence l’Institut Médical de la Reproduction (IMR) ; il est aussi responsable du centre clinicobiologique de la clinique Bouchard, où les traitements sont réalisés.

Aujourd’hui, on vous propose un compte rendu de lecture de son ouvrage.

Un manuel aux objectifs simples : compléter les informations délivrées par le corps médical pour aider les patients à être acteur de la réussite de leur projet parental

Qui n’est jamais ressorti d’un rendez-vous à son centre AMP avec des questions encore plein la tête ? Ou qui ne s’est demandé où trouver des renseignements scientifiquement exacts, rédigés dans un langage compréhensible et accessible à tous ? En proposant au lecteur des informations claires et synthétiques, organisées de manière didactique, l’ouvrage du Dr Terriou entend aider les couples à être acteur de leur parcours médical.

En caricaturant un peu, on pourrait dire que « L’AMP pour les nuls » correspond à un manuel : informatif, parfois technique, très détaillé et scientifique par endroits, mais toujours abordable, le livre expose les dimensions essentielles de l’univers AMP, et en cela aide le lecteur à comprendre les causes de l’infertilité, les techniques en AMP comme les manières de maximiser les chances de grossesse. Il donne des chiffres sur les taux de succès, évoque les étapes des traitements, parle des limites de la science par exemple face aux fausses couches spontanées, détaille les techniques de congélation des gamètes et des embryons, discute des diverses prises en charge dont certaines ne sont autorisées en France (comme la GPA) ou dans des conditions bien déterminées (avec par exemple un chapitre sur le DPI, le diagnostic pré-implantatoire)… Bref, c’est une véritable mine d’informations ! Et c’est tant mieux parce qu’une bonne connaissance de l’AMP est précieuse afin de mieux vivre un parcours quelques fois déroutant, angoissant, difficile, mais aussi et heureusement, couronné de succès.

Il s’agit-là d’un manuel susceptible de faciliter à la fois l’engagement dans l’univers de la médecine procréative comme la poursuite des traitements au cours des années, voire il ouvre des portes sur des aspects souvent débattus dans l’espace public (éthique, légalité, moeurs, finances…). C’est pourquoi, sa lecture peut être recommandée à tous les stades du parcours médical – avant, pendant, même après – ou auprès de publics plus ou moins experts.

5 parties pour comprendre comment le corps médical approche l’infertilité et mieux s’outiller 

La structure de l’ouvrage respecte l’ordre des étapes d’un parcours « classique » de médecine procréative. À ce titre, « L’AMP pour les nuls » offre un aperçu des manières dont le corps médical aborde le problème de l’infertilité.

Détaillons :

  • Une première partie, consacrée aux causes de l’infertilité du couple, met en lumière en quoi l’infertilité est l’affaire de deux personnes – liées à des causes du côté de madame, de monsieur, possiblement des deux, ou parfois sous-tendues par des causes inexpliquées. Elle traite alors de comment le diagnostic de l’infertilité est posé. Quel est le B.A.ba de la fécondation ? Quelles sont les chances de concevoir spontanément ? Quels sont les effets de l’environnement, du sport intensif ou de la consommation médicamenteuse ? Quels tests sont réalisés ? Pourquoi faire ?Qu’en est-il des causes psychologiques, anatomiques ou encore génétiques ? Et ainsi de suite.
  • Une seconde partie, à propos des techniques de l’AMP et des prises en charge complémentaires, aide à comprendre la manière dont l’infertilité peut être envisagée pour être traitée. C’est la grande plongée dans le vocable dédié de l’AMP : insémination intra-utérine (IIU, IAC, IAD), fécondation in vitro (FIV) avec ou sans injection intracytoplasmique (FIV ICSI), congélation embryonnaire, don de gamètes (DO), gestation pour autrui (GPA), etc. L’exposé de ces traitements est accompagné des résultats de réussite en termes de statistique : qu’est-ce qui marche ? pour qui ? à quel âge ? Outre les grands classiques, l’auteur traite encore des traitements chirurgicaux et médicamenteux, des façons dont nous pouvons agir sur notre fertilité (vitamines, alimentation, environnement, médecine complémentaires, etc.) comme de l’importance d’une prise en charge psychologique.
  • Une troisième partie, concernant les complications ainsi que les suites de l’aventure AMP avec ou sans enfant, fournit des balises pour penser les limites de la médecine d’une part, et des outils pour réfléchir hors du cadre du ici et maintenant des traitements d’autre part. Quelles complications peuvent être engendrées par les traitements ? Comment vont ces enfants nés de l’AMP ? Qu’en est-il des parcours qui se soldent par un échec ?
  • Enfin, les quatrième et cinquième parties ouvrent le champ  du parcours médical pour proposer d’autres visions de la fertilité (suivant d’autres époques sociohistoriques, cultures, région du monde, etc.), des adresses utiles (dont les associations consacrées à l’AMP), un quid des grandes dates de la médecine procréative, un glossaire des termes…

Une lecture linéaire ou ciblée et sélective ?

En optant pour une publication dans la collection « Pour les nuls », le Dr Terriou offre l’avantage de la pédagogie. On pense ce que l’on veut de cette collection mais elle est assortie d’icônes visuels, parsemés un peu partout dans le cours du texte ; ces icônes signalent des points essentiels, rapportent des bribes de témoignage, font le point sur les clichés en circulation, prolongent des exposés scientifiques dans le texte pour satisfaire la soif de connaissance des plus curieux.

Surtout, le choix de cette collection a le mérite de permettre au lecteur de rentrer dans le texte à n’importe quel stade de l’ouvrage. Sans la contrainte d’une lecture linéaire, où l’on serait astreint de lire page à page pour suivre les propos de l’auteur, l’on peut très bien se diriger directement au chapitre qui nous intéresse, puis reposer le bouquin pour plus tard. Quand on connaît la complexité des parcours individuels, et la multiplicité des situations de couple, il peut être fort utile de se renseigner davantage sur une technique en particulier ou de mieux comprendre ce à quoi un examen spécifique correspond. Ultérieurement, l’évolution des traitements et du parcours pourra nous amener à avoir besoin de d’autres réponses que nous pourrons alors aller chercher facilement grâce à un sommaire extrêmement détaillé.

Cette possibilité d’une lecture sélective et ciblée n’empêche nullement de se saisir du bouquin pour le dévorer d’une seule traite pour celui ou celle qui souhaite appréhender le vaste et complexe champ de la procréation médicalement assistée.

Des pistes face aux questions sans réponses

Au final, ce livre traite du sujet de l’infertilité avec l’attention et le sérieux que cette problématique mérite. C’est à la fois un manuel et une formidable source d’informations qui fait preuve d’un travail minutieux, appliqué et sérieux. Et c’est fort appréciable quand on sait à quel point, en tant que patients, nous avons parfois besoin de davantage de réponses pour mieux vivre notre prise en charge par le corps médical. Dans la quiétude de son chez soi, on peut alors prendre le temps de trouver des réponses aux questions que les médecins n’ont pas toujours le temps d’aborder avec nous. Il rappelle enfin qu’il y a toujours de nouvelles choses à apprendre, même pour les plus avertis d’entre nous.

Un livre qui vous accompagnera tout au long de votre parcours à se faire offrir (ou à offrir :-)) à l’occasion des fêtes de fin d’année ! En achetant vos livres et tous vos autres cadeaux en passant d’abord par le site de l’association, AMAZON reverse une partie des ventes effectuées ainsi. 
9782412023051

Cinéma – MELODY

MELODY

Voici une histoire qui parle de GPA et de grossesse, de désir de maternité. Un film qui parle aussi de naissance sous X. Un film qui parle de rencontres. Une histoire de femmes écrite et réalisée par un homme, Bernard Bellefroid.

Âmes sensibles s’abstenir, moi rien qu’à voir la bande annonce j’ai envie de pleurer. L’intensité et la chaleur émotionnelle de découvrir un test de grossesse positif, le ventre vide et le ventre plein de ces deux femmes.

Un film à voir absolument, un film qui fait du bien sur un sujet pas facile. Nous attendons vos retours.

SORTIE EN SALLE le 6 mai

« Melody, modeste coiffeuse à domicile, est prête à tout pour réaliser son rêve : ouvrir son propre salon de coiffure. Contre une importante somme d’argent, elle accepte de porter le bébé d’une autre et rencontre Emily, riche Anglaise qui cherche désespérément à en avoir un…« 

« Le jury du festival International des Films du Monde de Montréal a décerné le prix d’interprétation féminine ex æquo à Lucie Debay et Rachael Blake. Le film a également reçu la mention du Prix œcuménique« 

« Melody, une jeune femme de vingt-huit ans, décide de devenir mère porteuse contre une grosse somme d’argent qui lui permettra d’acheter le salon de coiffure dont elle rêve. Emily, la mère commanditaire, une riche Anglaise de 48 ans qui ne peut plus avoir d’enfant, fait venir Melody chez elle : elle veut pouvoir contrôler le bon déroulement de la grossesse.

Si tout les sépare au départ, les deux femmes finissent cependant par s’adopter : Melody, née sous X, trouve en Emily la mère qu’elle n’a jamais eue, et Emily reconnaît en Melody la fille qu’elle qu’elle aurait pu avoir.

Mais pourront-elles mener à bien cette aventure qui les unira à jamais ? »

 

Un article de la Nouvelle République.fr, sur le film en date du 5 mai 2015

Deux bandes annonces avec des images différentes.

 

 

 

L'affiche de Melody

GPA : ces familles françaises qui y ont recours

GPA : ces familles françaises qui y ont recours

 

La circulaire de Christiane Taubira va faciliter la reconnaissance de l’identité des enfants nés d’une GPA. 

Leurs parents sont pour la majorité Hétérosexuels et infertiles, même si l’ADFH, Association des familles homoparentales, revendique plus d’une centaine d’enfants d’adhérents nés d’une GPA.

C’est la réalité ! avec ou sans loi, bons nombres d’enfants naissent chaque année, il est important et essentiel de leur donner une identité. 

La noblesse d’être parent n’est pas forcément biologique.

Vous pouvez écouter Ici l’émission de France Info

AMP et GPA chez les couples homosexuels: les interrogations de l’Académie de médecine

 

Dans la « guéguerre » qui oppose Académie de médecine et Comité Consultatif National d’éthique (CCNE), les académiciens ont dégainé les 1ers!

Avec un rapport qui s’interroge sur l’AMP avec don de sperme pour les femmes seules (ils ont semble t il oublié qu’il n’y a pas que les couples de femmes qui sont bannis de l’AMP en France, mais aussi les célibataires), mettant en avant la pénurie de don de sperme qui mettrait de toute façon en déroute tout élargissement des bénéficiaires, et invitant à une large campagne de communication sur le sujet.

Également au programme, la gestation pour autrui. Sous l’angle exclusif de couples homosexuels masculins, oubliant une fois encore que cette technique est aussi parfois utile aux couples hétéro alors même que l’un des arguments principaux souvent évoqué pour maintenir son interdiction c’est le fait que l’infertilité des couples masculins n’est pas « pathologique ». Alors que pour les couples hétéro, cette infertilité pathologique est avérée et l’indication médicale claire. L’argument qui sert à dénier le bénéfice de la GPA aux uns ne permet pas pour autant à ceux qui correspondent aux exigences médicales de l’obtenir, mais dans ce domaine, ce n’est surement pas le dernier « argument » biaisé.

 

Beaucoup de questions, des pistes, des gants, des moufles, des parapluies…Espérons que le débat qui en découlera (ou pas….) ne soit pas exclusivement trusté par les Anti-Tout et tout-le-monde et que l’ensemble des techniques soient étudiées sans préjugés et pour tous les bénéficiaires. Tout cela avant l’écriture d’un projet de Loi de santé désormais encore repoussé à 2015 au mieux pour son vote. IL faudra alors se souvenir que la Loi n’a pas vocation exclusive à interdire, mais bien au contraire à encadrer, c’est tout de même assez différent…

L’article qui mentionne ces rapports de l’Académie de Médecine est ICI, et le communiqué de presse et la synthèse de la position des académiciens est LA.

Un autre article, un peu plus complet, est à lire ICI.

 

 

 

La gestation pour autrui sous le regard des juges

Les fidèles « Bampeurs » et « Bampeuses » le savent bien : leur blog préféré est toujours au cœur de l’actualité. Dans le prolongement de l’interview du mois portant sur la gestation pour autrui, permettez moi, pauvre juriste que je suis, de vous présenter deux arrêts rendus il y a quelques jours à ce sujet par des magistrats (vous savez, ceux que certains appellent « les bâtards » dans des conversations privées, car entre juristes, on aime se taquiner, mais je m’égare…).

 

Tout d’abord, la première chambre civile de la Cour de cassation a rendu un arrêt le 19 mars 2014 qui n’annonce pas vraiment le printemps de la gestation pour autrui.

pour lire cet arrêt, voici le lien :

http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/281_19_28731.html

Dans cette affaire, un enfant était né en Inde à la suite d’une convention de mère porteuse. Le père, de nationalité française et résidant en France, a demandé la transcription de l’acte de naissance de l’enfant, établi à l’étranger, sur les registres français de l’état civil. Le Procureur s’y étant opposé, les juges ont dû se prononcer sur ce sujet. La cour d’appel de Rennes avait ordonné cette transcription puisque la régularité de l’acte de naissance n’était pas contestée (ce n’était pas un acte falsifié, et le père mentionné était bien le père biologique). La Cour de cassation va toutefois casser leur décision en affirmant que : « est justifié le refus de transcription d’un acte de naissance fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays lorsque la naissance est l’aboutissement, en fraude à la loi française, d’un processus d’ensemble comportant une convention de gestation pour le compte d’autrui, convention qui, fût-elle licite à l’étranger, est nulle d’une nullité d’ordre public ».

La solution n’est pas nouvelle, car cette position avait déjà été retenue par la Cour de cassation, notamment dans un arrêt du 13 septembre 2013 que vous trouverez ici :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000027949267&fastReqId=399439500&fastPos=2

Il n’est pas surprenant, en droit, que la Cour de cassation ait retenu cette analyse car le fait de contourner l’interdiction de la gestation pour autrui est perçu comme une fraude à la loi qui paralyse l’application de nos règles de droit. Mais tout de même, on peut plaindre les enfants, qui n’ont rien demandé dans cette histoire et se retrouvent dans une situation assez kafkaïenne. Cela m’évoque un peu le temps jadis où les enfants adultérins payaient le prix de l’adultère commis par leurs parents, en se voyant reconnaître des droits successoraux inférieurs aux enfants légitimes (peut-être le bon vieux temps, diraient certains battant le pavé ?!).

Bref, il ne s’agira pas ici de faire un débat sur l’introduction de la gestation pour autrui en France (débat passablement complexe, qui se prête mal à des avis tranchés, n’en déplaisent aux médias). Mais difficile de trouver un équilibre, dans cette situation, entre l’intérêt de l’enfant et la fameuse protection des « valeurs » fondant l’ordre public, dans notre vieux pays qui n’est pas capable d’aborder la discussion avec la sérénité requise.

D’autres cieux sont plus cléments pour les couples qui ont besoin d’avoir recours à la gestation pour autrui, dont on arriverait presque à oublier, dans le tintamarre ambiant, qu’elle n’est pas que l’affaire des couples homosexuels. Ayons une pensée ici aux femmes privées d’utérus et qui n’ont pas grand chose à voir avec le personnage de Brétécher dans sa « saga génétique » (une actrice qui fait porter son enfant par sa femme de ménage par pure convenance, pour ne pas rater sa carrière…). Lorsque le recours à la gestation pour autrui est admise ou tolérée par un Etat, y a-t-il alors un droit au congé de maternité pour la femme qui n’a pas porté l’enfant mais n’en est pas moins sa mère et s’en occupe dès la naissance ? La question s’est posée devant la Cour de justice de l’union européenne, deux affaires ayant soulevé ce problème auquel une réponse a été donnée le 18 mars dernier.

Pour le communiqué de presse de la Cour sur ce sujet :

http://europa.eu/rapid/press-release_CJE-14-36_fr.htm

Rappelons que la question des congés maternité fait l’objet d’une directive européenne (directive n° 92/85/CEE du 19 octobre 1992 pour ceux qui souhaitent la lire et guérir ainsi leurs insomnies), ce qui explique que cette juridiction ait été compétente sur ce sujet. La Cour considère alors que le droit de l’union n’impose pas qu’une mère « commanditaire », qui n’a, par hypothèse, pas accouché, bénéficie d’un congé. Là encore, ce n’était pas une solution si évidente. Sur ces deux affaires, l’un des avocats généraux, Mme Kokott (non, ce n’est pas un pseudo, je le précise à « poulette veut pondre » et « la poulette aux hormones » dont je salue les blogs au passage) avait ainsi considéré que le congé devait être partagé entre la femme qui a accouché et celle qui s’occupe de l’enfant à sa naissance, puisque ce sont bien ces deux éléments qui justifient le congé octroyé. Elle n’a pourtant pas été entendue.

Inutile de vous dire qu’en France, on est encore loin de régler ce genre de détails. Les traitements de PMA « ordinaires » (si vous me permettez cette expression) sont déjà bien difficiles à concilier avec l’activité professionnelle sans que cela n’émeuve grand monde…

Estelle

SAM, membre du collectif BAMP, nous a également alerté sur le sujet de la gpa et du refus de transcription sur les registres de l’état civil français des actes de naissances des enfants nés à l’étranger. Vous trouverez cette information sur le site DALLOZ – la ligne du droit.

SAM: Les questions que pose la grossesse pour autrui, sont très complexes, douloureuses surtout pour les personnes concernées. Car derrière ces trois lettres GPA, il ne faut pas oublier qu’il y a des pères, des mères, des enfants, des femmes qui portent dans leur corps les enfants d’autrui, des familles, une société qui s’opposent juridiquement, socialement, éthiquement. Il semble important que ces questions liés au contexte gpa, puissent aboutir à un débat dépassionné, mais il parait difficile que cela se produise rapidement.

La Gestation pour Autrui (GPA) sera absente des futures réformes selon la Ministre de la Famille, Mme Bertinotti

Ou l’on apprend incidemment par la Ministre de la Famille que le sujet de la gestation pour autrui ne sera pas abordé dans la future loi sur la famille de Janvier 2014, et même qu’il ne le sera plus du tout pendant le quinquennat en cours du Président Hollande.

Le Figaro, par le biais des journalistes Jean-Baptiste ISAAC et Stéphane KOVACS, publie une interview de la Ministre de la famille Dominique Bertinotti dans laquelle elle a l’occasion de s’exprimer sur la PMA pour tous (car n’oublions pas qu’on ne fait pas de la PMA pour de la PMA mais dans l’objectif de créer une famille!) et la GPA.

Je vous invite à aller lire l’article dans son intégralité en cliquant ici, mais vous résume les points principaux à retenir:

  • Pas de mention de la PMA pour tous ou de la GPA dans le projet de loi relatif à la famille (et donc pas de débat!)
  • Pas de GPA dans la future loi de santé publique, et donc pas de débat citoyen et pas de solution à la détresse des couples hétérosexuels qui n’ont pas d’autre possibilité !!!!!!
  • Une volonté de traitement des enfants nés par GPA légalement à l’étranger au cas par cas. Ou quand le soi disant sacro saint intérêt supérieur de l’enfant conduit à des traitements discriminatoires, inévitables si les choses ne sont pas encadrées par loi. Ainsi, certains enfants auront leur filiation reconnue à Marseille, et d’autres vivant  à Lyon risquent de se la voir refusée.
  • Un Comité National d’éthique qui se réunira sur la PMA au « printemps 2014 », ce qui repousse d’autant l’examen de la Loi de santé publique initialement prévue en début d’année.
  • Et en creux, on remarque qu’on ne parle même plus des Etats Généraux de l’AMP, aussi prévus en début d’année prochaine…

Ou l’on espère que le Comité d’éthique saura affirmer son indépendance quant au programme du quinquennat du Président. Et que les Etats généraux ouvriront ce nécessaire débat sur ce mode de procréation comme pour les autres.

Parce que ce n’est pas parce que le Président n’a pas prévu de retravailler le sujet que le sujet doit être mis aux oubliettes alors même qu’une Loi de santé publique avec un volet AMP doit être votée!

Droit et santé – GPA

Bonjour à l’équipe BAMP,

Je suis régulièrement votre page. Je prends part aux sondages du samedi et fais parfois quelques commentaires.

Aujourd’hui, je vous adresse ce mail surtout pour vous informer d’un évènement qui pourrait intéresser la communauté PMA.

Le 15 octobre 2013, l’institut droit et santé, dans le cadre des entretiens Droits et Santé, traitera du sujet « La gestation pour autrui trans-frontière dans les pays de l’Union européenne » de 18 heures 00 à 19 heures 15.

Il faut s’inscrire sur le lien suivant ici

Un peu plus d’info sur le lieu ici

Bien à vous

Sam, membre du collectif BAMP

Si des membres du collectif, se rendent à cette conférence, n’oubliez pas de nous en faire un retour via un article publié sur le blog du collectif BAMP. Et si vous pensez important d’aller présenter le collectif BAMP à certains interlocuteurs, il faut y aller, qui ne tente rien n’a rien.