Stérilité : un traitement induit le développement d’ovules, déjà un bébé né au Japon

Sûrement un  espoir pour celles souffrant d’insuffisance ovarienne, et pour lesquelles, malgré des stimulations très fortes aucun ovocyte n’arrive à maturité !

Voici la dépêche parue le 30 septembre, issue d’une source AFP.

Des chercheurs américains ont créé une technique qui permet d’induire la production d’ovules chez certaines femmes stériles et qui a permis à l’une d’elles, au Japon, de donner naissance à un enfant.

Le miracle a eu lieu au Japon. Une femme stérile a pu donner naissance à un enfant grâce à une technique mise au point par des chercheurs américains. Des médecins de l’hôpital universitaire St Marianna à Kawasaki au Japon ont collecté des ovules chez cinq femmes souffrant d’insuffisance ovarienne primaire. Une de ces femmes a eu un enfant et une autre est enceinte, précisent les auteurs de la recherche parue dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Vingt-sept Japonaises ont participé à cette expérience et les chercheurs ont pu collecter des ovules ayant atteint leur maturité pour les fertiliser in vitro chez cinq d’entre elles. Bien que cette approche n’ait pas été expérimentée chez des femmes souffrant d’autres formes de stérilité, les auteurs envisagent de faire des recherches pour déterminer si celles ayant une ménopause précoce provoquée par des traitements anticancéreux comme la radiologique ou la chimiothérapie pourraient aussi en bénéficier.

« Activation in vitro »

Les scientifiques prévoient également de tester cette technique chez ….. La suite de l’article est ici: 

http://lci.tf1.fr/science/sante/sterilite-un-traitement-induit-le-developpement-d-ovules-deja-8279193.html

Deux enfants nés d’un don d’ovocytes vitrifiés au CHU de Montpellier (Le Figaro, 05/09/13)

Un article rédigé par Guillaume Mollaret pour le Figaro nous informe des 1ere naissances cet été de bébés nés d’un don d’ovocyte vitrifié.

Une grande première en France, un vrai progrès par la technique de congélation ultra rapide qui permet à la fois une décongélation avec moins de dégâts et un confort pour la donneuse et la receveuse qui n’ont pas à synchroniser leurs cycles respectifs. De plus, la vraie nouveauté c’est la pratique de la congélation d’ovocyte et non pas d’embryon, et qui permet donc le transfert d’un embryon frais à chaque fois et non d’un embryon congelé/décongelé!

Deux enfants nés d’un don d’ovocytes vitrifiés

Par figaro iconGuillaume Mollaret – le 05/09/2013
Ces naissances, une première, ont eu lieu cet été au CHU de Montpellier

Cet été, le service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier universitaire de Montpellier a réalisé une première en donnant naissance à deux ­enfants issus d’ovocytes vitrifiés après un don.

«L’avantage de cette technique est qu’elle permet une meilleure programmation des tentatives de fécondation in vitro en fonction des besoins des couples receveurs, maximisant leur chance d’obtenir une grossesse», précise le Pr Hamamah, chef du département de biologie de la reproduction au CHU. À la différence des techniques précédentes où l’ovocyte est congelé très lentement, lors de la vitrification, les gamètes sont plongés directement dans l’azote liquide.

«La vitrification d’ovocytes issus d’un don permet une préservation totale de l’anonymat de la donneuse. Le couple receveur d’ovocytes ne risque pas de la croiser dans les couloirs de l’hôpital», résume le Pr Samir Hamamah. Plus efficace que les autres techniques, la vitrification apporte d’après ce dernier une garantie éthique supplémentaire au don d’ovocytes.

Cette pratique demeure largement méconnue et en déficit par rapport à la demande dans l’Hexagone. À tel point que le professeur languedocien n’hésite pas à conseiller aux couples de se rendre en Espagne, où le don d’ovocytes est rémunéré et donc plus répandu.

«Plus de confort à la donneuse»

La nouveauté est bien que l’ovocyte est issu d’un don car cette technique de conservation, très récente en France, avait déjà connu des succès par le passé. Elle existe par exemple au ­Japon depuis 1999 et dans l’Hexagone depuis 2012. Un retard français lié à une interdiction levée en 2011 par la révision des lois bioéthiques.

148 ovocytes matures issus d’un don ont ainsi été recueillis par l’hôpital de Montpellier. «La vitrification permet plus de confort à la donneuse qui peut….LA SUITE est ICI sur le site internet du FIgaro.

Phtalates – les plastifiants peuvent-ils rendre les hommes stériles ?

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Un article du 28 mars 2013 paru sur le site suisse de l’Office fédéral de la santé nous alerte sur les  dangers des phtalates, notamment sur la fertilité masculine.

L’article se trouve ici.

Les phtalates sont présents dans de nombreux produits de la vie quotidienne. On les utilise comme additifs dans les plastiques pour les rendre souples d’où ils s’échappent dans l’environnement.
On les soupçonne d’altérer la fertilité chez l’homme, de provoquer des malformations de la descendance et de dérégler le système endocrinien.
Les phtalates rendrent le plastique souple et flexible et sont utilisés dans de nombreux produits de la vie quotidienne, notamment les jouets, les emballages, les tuyaux, les revêtements de sol ou les articles d’aménagement.
Ils ne sont pas liés chimiquement aux matières plastiques et s’échappent ainsi facilement. Ils se retrouvent alors dans les denrées alimentaires, l’eau potable, l’air et sur la peau. L’Homme absorbe les phtalates principalement par les aliments. Les enfants sont particulièrement exposés parce qu’ils portent leurs jouets à la bouche et qu’ils absorbent ainsi une plus grande quantité de phtalates que les adultes. Les phtalates peuvent nuire à la santé.

Des expérimentations animales ont montré que les phtalates altèrent la fertilité chez le mâle en réduisant le nombre de spermatozoïdes et provoquent des malformations de la descendance.
Récemment, on a découvert que les phtalates agissent comme les hormones sexuelles féminines et perturbent le système endocrinien des animaux de laboratoire. Différentes lois interdisent ou limitent depuis peu l’utilisation de certains phtalates dans les jouets destinés aux enfants en bas âge, les produits chimiques à usage domestique, les produits cosmétiques et les films alimentaires.

Source : Office fédéral de la santé publique Suisse (OFSP)