INVITATION : Je ne suis plus celle que je suis -paysage de l’infertile-

Ami-es Bretons, Bretonnes, Finistériens et Finistériennes.

Madame, Monsieur,

Je vous invite à découvrir à la NON-GALERIE à Brest l’exposition : je ne suis plus celle que je suis -paysages de l’infertile-

Ce projet photographique constitue le témoignage du parcours d’une femme confrontée à l’infertilité. C’est raconter tout le cheminement d’un traumatisme, tant sur le plan physique que psychique, dans les paysages du corps et des pensées, de l’intime. L’acte photographique permet là d’entrer dans une dimension cathartique pour elle qui a perdu une part de sa nature, de son identité, elle qui se définit elle-même par ces mots : je ne suis plus celle que je suis

Les 15, 16 et 17 novembre 2018, trois jours pour présenter ce projet dans sa globalité, série photographique, livre, bande son, avant un cycle d’exposition/conférences en décembre à la galerie L’achronique, Paris 18, sur ce sujet de société auxquels de nombreuses personnes participeront (médecins, psychologues, philosophes, journalistes et artistes).

Rendez-vous du jeudi 15 au samedi 17 novembre 2018 de 11h à 18h, vernissage le jeudi 15 à partir de 18h, à la NON-Galerie, studio Photo/Infographic, 45 rue du château, Brest.

Sincèrement,

Xavier Gavaud

Auteur/Photographe

www.xaviergavaud.fr

Nous vous avions déjà parlé du projet de Xavier et d’Anne-Laure ici

Je ne suis plus celle que je suis – Paysages de l’infertile

Aujourd’hui nous allons vous parler d’un projet artistique qui nous tient à cœur. En effet, chez BAMP nous pensons que la création artistique, sous toutes ses formes, est un moyen important et nécessaire pour communiquer sur l’infertilité, pour permettre aussi aux personnes qui vivent ces parcours difficiles de s’exprimer. C’est pour ces raisons que depuis la création de l’association, nous avons créés l’exposition participative TRACES : l’infertilité laisse des traces. Et que certaines de nos référentes organisent des ateliers créatifs.

C’est donc avec une grande joie et beaucoup d’enthousiasme, que nous avons accueillis le projet d’Anne-Laure et de Xavier, lorsqu’ils nous l’ont présenté. C’est toujours un moment important, l’engagement créatif, la mise à nu d’une histoire d’infertilité et d’AMP, sujets encore tabous dans notre société.

A départ, il y a le texte d’Anne-Laure, puis les photographies de Xavier suite à leur rencontre, viennent compléter, élargir la possibilité de montrer, de dire l’invisible, indicible histoire, qu’Anne-Laure vit dans son corps et sa tête : l’enfant qui ne vient pas, le vide du corps malgré l’AMP. Le texte d’Anne-Laure, nous le trouvions déjà puissant lorsqu’elle nous avait confié le premier jet, il y a maintenant quelques années. Les photos de Xavier sont épurées mais pourtant pleines de sens, de sensations, elles parlent autant que le texte, elles disent au delà des mots, car elles montrent le corps qui d’ordinaire se cache, le corps à corps, le corps à nu, rien plus rien que les mots pour tenir encore debout ? Non le corps est là, il se dérobe, il se refuse mais il est là, au centre, au cœur pour le bien et le mal.

De la rencontre entre Anne-Laure et Xavier va naître le projet « Je ne suis plus celle que je suis – paysage de l’infertile« . Anne-Laure et Xavier ont pour projet une exposition programmée du 3 au 19 décembre 2018 à Paris, galerie l’Anachronique dans le 18ème. Exposition des photos de Xavier GAVAUD avec une mise en scène sonore du texte d’Anne-Laure. Un livre regroupant le texte et les photos, ainsi que des tirages photographiques d’art sont prévus. Une conférence est également en cours de préparation pour parler d’art et d’infertilité, d’art thérapie où de thérapie par l’art. « Différentes personnalités ont déjà donné leur accord de principe pour intervenir à ce moment (Mylène  Botbol, professeur de philosophie et de bioéthique ; Maïa Bramy, Ecrivain ; Monique Bydlowski, psychiatre, psychanalyste, directrice de recherche à l’INSERM ; Carla Canullo, philosophe italienne, professeur à l’université ; Sylvie Epelboin, gynécologue, coordinatrice du centre d’assistance médicale à la procréation, hôpital Bichât ; Edith Vallée, docteur en psychologie clinique ; Silke Schauder, professeur de psychologie clinique et psychopathologie, métapsychologie de la création…). »

De notre point de vue, c’est un projet fort et inédit en France que nous proposent Anne-Laure et Xavier, sur ce sujet de l’infertilité et de l’AMP. Ce type de travail créatif et artistique, peut, il nous semble permettre de briser le mur de l’indifférence, de la méconnaissance, faire prendre conscience. Dire et montrer l’intime et l’universel désir de porter la vie, frustré, brisé par son impossible réalisation. Comment sortir de cela, comment être et vivre ? Ce sont toutes ces questions et ces propositions que nous offrent, aujourd’hui Anne-Laure et Xavier. Nous avons hâte de découvrir l’ensemble de ce projet. Rendez-vous au mois de décembre !

Mais pour cela ils ont besoin d’un coup de pouce de chacun d’entre nous. « Dans cette démarche, nous vous proposons de devenir partenaires de ce projet en participant à cette campagne de financement participatif. »

Avant nous vous laissons découvrir une partie du texte et des photos et si vous souhaitez leur apporter votre soutien et votre participation financière, tous les liens sont dans le texte qui suit les extraits du livre.

 

 

Ce coup de pouce peut prendre différentes formes  :

  • un soutien financier à ce projet via un financement participatif, même 5 euros peuvent faire la différence. C’est par ici que cela se passe 
  • un soutien financier via la pré-commande du livre, d’un tirage photo numéroté et signé, ou des deux. Voir ci-dessous, tous les détails des différentes propositions et des tarifs correspondants :

Si vous souhaitez réserver le livre ou des tirages de l’exposition, merci de compléter et de renvoyer à Xavier GAVAUD le « BON de PARTICIPATION » (voir à la fin de ce message), avec votre paiement par chèque ou via le compte paypal précédemment indiqué.  Vous pouvez ensuite envoyer le bon de participation accompagné du règlement, soit par voie postale, soit par mail. Toutes les coordonnées de Xavier GAVAUD sont indiquées ci-dessous.

« Les participations seront disponibles en fin d’année et délivrées aux alentours de décembre 2018, selon l’avancée de notre production. Celles-ci vous seront délivrées soit par voix postale, soit « en main propre » lors de l’exposition ou lors d’une rencontre sur Paris ou aux alentours de Brest à définir avec nous.Bien sûr, nous demeurons à votre disposition pour tous compléments d’informations. Nous serions ravis de vous compter parmi nos soutiens, et, dans cette idée, n’hésitez surtout pas à diffuser cette campagne de participation.

Anne-Laure

et Xavier Gavaud »

 

Vos points de vues sur « Tout va bien se passer »

« Tout va bien se passer » est une pièce de théâtre sur la résilience d’une patiente qui a énormément souffert en parcours de PMA, et aussi une pièce qui parle de la difficile relation entre la patiente et le milieu médical. Le thème est d’actualité au moment où la Loi de Bioéthique est en pleine révision et provoque des débats animés dans notre société.

Maia Brami a connu une fin heureuse à son parcours. Les sourires et les rires d’un enfant illuminent tout et permettent de puiser une nouvelle forme d’énergie pour mener un autre combat : partager et informer.

Elle a exorcisé la douleur en écrivant une pièce incroyablement dure qui relate une partie de son histoire en tant qu’ancienne patiente. Elle raconte comment, avant, face à l’échec :
– Rester debout.
– Tenir bon.
– Continuer.
– Faire confiance au médecin ? Le doute ?? « Prendre ses jambes à son cou » ???

Quelle force d’avoir écrit une histoire aussi difficile avec des mots aussi simples. Et quel courage de se replonger dans la douleur une fois sortie de parcours quand la plupart des patients ne cherchent qu’à oublier l’inoubliable…

Au mieux, quand on l’a vécu on peut l’enfouir quelque part avec d’autres vilains souvenirs et passer à autre chose.

A plusieurs reprises ma gorge s’est nouée. Certaines scènes, ces douloureux moments de vie, font écho à des situations vécues par tous ceux et celles qui auront croisés la PMA sur leur route.

La mise en scène est ponctuée de symboles : la douche froide du diagnostic, la course en bus pour gérer les allers et retours, la gymnastique et les acrobaties logistiques, l’impact des examens médicaux et traitements chronophages sur la vie professionnelle, les palpitations du cœur en musique, la pudeur et l’intimité d’une femme fracassée par une chaise et des étriers, la douche à la bétadine avant la FIV, la douche de fin qui prend un tout autre sens….

Puis un jour « Fini l’équitation! ». Est venue la délivrance avec une fin heureuse au parcours.

La musique douce et la voix envoûtante du chanteur viennent contraster avec la dure réalité des problèmes rencontrés pendant le parcours, elles viennent dénoncer la froideur et le manque d’empathie du corps médical ; qui se transforme parfois en maltraitance médicale.
Le musicien nous embarque dans son « Men’s world », ce même monde d’hommes qui n’existerait pas sans les femmes. Le choix musical est juste pour illustrer les scènes.
La comédienne, Coralie Emilion-Languille, interprète le rôle avec énergie et justesse.

Le 13 juin, à la fin de la représentation, vous pourrez échanger avec Maia Brami et la comédienne Coralie Emilion-Languille des affinités artistiques.
Le 22 juin, à la fin de la représentation, vous pourrez débattre avec Maia Brami et la comédienne Coralie Emilion-Languille et une professeure de sciences politiques, Camille FROIDEVAUX-METTERIE (que nous avions rencontré au forum Européen de Bioéthique à Strasbourg en février dernier), sur les mutations de la condition féminine.

Pour finir ne manquez pas l’exposition temporaire dans les salons du 1er étage.

Une autre spectatrice ; « Le texte est fort, poignant et vrai. La guitare accompagne bien la mise en scène. J’ai parfois occulté certains passages, je pense à cause de l’effet miroir que cela provoque, lorsque l’on vit ces horreurs. Des blancs. Je crains que cette pièce n’est pas le succès  qu’elle mérite. Comment faire pour faire entendre ce texte ?  »

 

Vous pouvez aussi lire ici le point de vue de Super Souris qui a vu la pièce le soir de la première.

 

Une pièce à montrer aux personnes qui ne connaissent pas l’amp et ses affres, pour qu’elles puissent mieux connaître, comprendre ce que beaucoup de personnes vivent.

Il reste 7 représentations, jusqu’au 23 juin ! Pour réserver votre place, c‘est par ici

Si vous êtes adhérents de l’association COLLECTIF BAMP, vous pouvez bénéficier d’un tarif préférentiel. Il suffit de demander le code spécifique au bureau de l’association via collectif@bamp.fr

Et si vous voulez des exemplaires du livre « l’Inhabitée », de Maia BRAMI, nous en avons en stock, chez BAMP !