Nataliance : un nouveau centre d’AMP dans le Loiret

Ouvert depuis le mois de septembre 2017, ce nouveau centre d’AMP privé, se situe à côté d’Orléans dans le Loiret, région Centre-Val de Loire, à Saran exactement.

Le docteur Cyril PUTIN, biologiste à l’origine de ce projet et co-responsable du laboratoire, nous indique que le centre dispose des dernières innovations en matière de qualité environnementale, « Comme vous pourrez le voir, nous avons pris un grand soin à maîtriser la qualité environnementale de notre laboratoire AMP (construction uniquement avec matériaux low VOC (sol, peinture, placo activ’air impact, etc…. Absolument tout. EC1+ dans la majorité des cas). Notre salle blanche est qualifiée comme un bloc de risque 3 (comme en neurochirurgie par exemple. ISO 7, etc… donc bien mieux que le grade D réglementaire) avec en plus un contrôle de la pollution chimique/moléculaire (VOC) par un système de photocatalyse UV venant des USA + filtre charbon activé/permanganate de potassium. » La qualité de l’air est importante lors de la manipulation des gamètes et de la culture des embryons, permettant de favoriser l’homéostasie la plus neutre pour un développement optimal des cellules. Mais aussi d’un matériel de pointe qui va au delà des normes réglementaires exigées pour qu’un laboratoire d’AMP soit agréé en France actuellement.

  • Le matériel a été fabriqué sur mesure en inox, lavé et dégraissé pour ne pas émettre de VOC. COV en Français = Composés Organiques Volatiles voir ici la définition de l’ADEME, mais pour résumer ce sont toutes les substances volatiles qui vont venir polluer l’air ambiant et avoir un impact négatif sur la santé des organismes vivants (cellules comme humains). Voir ici un article sur la qualité de l’air en FIV.
  • Nous cultivons nos embryons en timelapse dans l’Embryoscope plus pour tous nos couples (sans surcoût). C’est toujours magique de voir la division des cellules après la fécondation.
  • Nous avons une partie de notre matériel dans des hottes gazée-tempérée (sortes de « couveuses » pour ovocytes/embryons. Contrôle de la température, CO2, degré d’hygrométrie) venant d’Australie pour la récolte de complexe cumulo-ovocytaire, le transfert embryonnaire et les micro injections d’ovocytes plus fragiles (âge ovocytaire, etc…) par le tout nouveau Takanome de NarishigeMicroscope ultra perfectionné qui permet une très grande précision dans le geste du manipulateur., ce microscope est installée dans une hotte qui permet de maintenir un niveau de température et de gaz adaptés aux fragiles cellules humaines.
  • Nous avons un autre circuit avec Leica intégralement motorisé et intégra 3 (dont système thermosafe) pour le contrôle thermique. Ce poste est équipé d’un laser, de l’IMSI, d’un polscope. Et peut servir à prendre en charge les patients ayant une pathologie spermatique plus importante.
  • Le poste de spermiologie thérapeutique est équipé d’un système CASA (le système SCA de microptic)
  • Tout notre circuit est sécurisé par le RI Witness pour l’identito-vigilance. Ce système permet d’assurer de façon automatisée l’identification des patients, des gamètes et des embryons. Il se peut que ce dispositif soit payant, car une carte magnétique est remise au couple qu’il doit présenter à chaque fois.
  • Nous vitrifions les embryons (pas de congélation lente)
  • Nous sommes équipés pour le PGS ou équivalent si la loi Française devait évoluer prochainement. (en attendant notre laser nous sert pour le collapsing laser avant vitrification, l’Asssisted hatching, le zona thinning, la vérification de la survie spermatique en cas d’akinetospermie (sorte d’équivalent de test hypo osmotique), etc… Pour rappel, actuellement en France, les biologistes en AMP ont interdiction (sauf cas autorisés par la loi = DPI ) de regarder si les embryons sont aneuploïdes ou pas. Les transferts se font donc sur le seul critère morphologiques et de leur développement cinétique. Ce qui n’est pas suffisant pour de nombreuses personnes (aucune accroche, fausses-couches, plus de 37 ans…) car l’organisation chromosomique n’est pas étudiée. D’où des transferts à « l’aveugle » et des accumulations d’échec pour de nombreux couples. Notre association demande l’autorisation du screening génétique préimplantatoire avant transfert, pour une meilleure sélection entre les embryons viables et les non viables, pour améliorer le diagnostic en AMP et augmenter les taux de réussite.

 

Voilà un aperçu de ce que vous propose ce nouveau centre d’AMP NATALIANCE et les professionnels qui le gère.

Deux biologistes et deux gynécologues sont dédiés au centre Nataliance. Pour prendre rendez-vous c’est par là ou par téléphone 01 87 22 44 57

 

Ce centre offre ainsi aux couples du Centre Val de Loire, situés proches, un équipement de qualité pour voir aboutir leur projet de grossesse. Situé à 1h20 de Paris, 1 heure de Chartres, 1 heure de Tours, 1h30 de Châteauroux, 1h30 d’Auxerre, 1 heure de Nemours, 1h15 de Fontainebleau, 53 minutes d’Etampes, peut permettre à de nombreux couples d’éviter les centres d’AMP et les embouteillages Parisiens.

www.nataliance.fr

 

Informations complémentaires concernant différents points importants :

Le dispositif RI Witness est pour l’instant gratuit pour les patients, mais le centre a prévu de facturer prochainement les tags et les cartes witness. 30€ pour une IIU et 60€ pour une FIV/ICSI.

Les délais d’attente sont actuellement courts pour débuter un traitement, après la première consultation avec un gynécologue. En fonction du dossier médical, et de la nécessité d’examens complémentaires, les protocoles peuvent démarrer généralement deux mois après la première consultation (délai réglementaire d’un mois inclus). Si des examens complémentaires doivent être effectués, le délai se rallonge un peu. Mais vous pouvez discuter de tout cela avec les professionnels du centre.

 

 

 

7ème rencontre nationale de l’académie des Sciences

Un rendez-vous parisien très intéressant : « Partage des savoirs et perspectives de recherche » est le thème de la 7e rencontre nationale Recherche et Associations de malades que l’Inserm organise en partenariat avec l’Académie des sciences et l’Académie nationale de Médecine. Cette rencontre aura lieu cette année le samedi 9 décembre sous la Coupole de l’Académie des Sciences – Institut de France. »

C’est samedi 9 décembre 2017

Des représentants de votre association seront présent sur place, pour s’informer et mieux vous informer encore.

Voici le programme de cette journée

Si vous souhaitez vous inscrire pour participer à cette journée, c’est par ici

 

Nous allons également, débuter une collaboration avec le dispositif SCIENCESAS‘ de l’INSERM

Pour mieux faire avancer la cause de l’infertilité, de la stérilité, de l’assistance médicale à la procréation en FRANCE, ce qui est un des objectifs du projet associatif de BAMP !

 

Voici ce qu’en dis le site FRANCE ASSO SANTE :

« L’importance de la démarche participative, dans laquelle les patients sont eux-mêmes acteurs de la recherche, occupe une place croissante dans la recherche en santé. Aujourd’hui cette démarche et la réflexion éthique qui l’accompagne peuvent s’entendre dans tous les domaines scientifiques.
 
L’Académie des sciences organise en partenariat avec l’Académie nationale de médecine et l’Inserm, sous la coupole de l’institut de France, le samedi 9 décembre 2017, la 7e rencontre nationale Recherche & Associations de malades sur le thème « Partage des savoirs et perspectives de recherche ». Cette rencontre sur la recherche participative, principalement orientée sur la recherche en santé, mettra également en lumière d’autres domaines, comme l’écologie ainsi que de nouvelles visions sociétales ou éducatives de la recherche.
 
Promouvoir de nouvelles interactions entre les professionnels de la recherche, les patients ou les usagers, premiers bénéficiaires des résultats scientifiques, renforcer leur capacité de participer en tant que citoyens-acteurs de la recherche, seront au cœur des débats.
 
Cette journée réunira autour de trois tables rondes de nombreux témoignages de représentants d’associations de malades et de chercheurs de tous domaines. »

L’ouvrage « l’AMP pour les nuls » : un manuel pour naviguer dans l’univers de la médecine procréative

Le 16 novembre dernier à Marseille, nous avions reçu le Dr Philippe Terriou à l’occasion de la sortie de son livre « L’Assistance médicale à la procréation pour les nuls« . Le Dr Terriou est médecin biologiste, spécialiste de la médecine procréative, à l’un des trois centres marseillais qui pratique l’AMP, en l’occurrence l’Institut Médical de la Reproduction (IMR) ; il est aussi responsable du centre clinicobiologique de la clinique Bouchard, où les traitements sont réalisés.

Aujourd’hui, on vous propose un compte rendu de lecture de son ouvrage.

Un manuel aux objectifs simples : compléter les informations délivrées par le corps médical pour aider les patients à être acteur de la réussite de leur projet parental

Qui n’est jamais ressorti d’un rendez-vous à son centre AMP avec des questions encore plein la tête ? Ou qui ne s’est demandé où trouver des renseignements scientifiquement exacts, rédigés dans un langage compréhensible et accessible à tous ? En proposant au lecteur des informations claires et synthétiques, organisées de manière didactique, l’ouvrage du Dr Terriou entend aider les couples à être acteur de leur parcours médical.

En caricaturant un peu, on pourrait dire que « L’AMP pour les nuls » correspond à un manuel : informatif, parfois technique, très détaillé et scientifique par endroits, mais toujours abordable, le livre expose les dimensions essentielles de l’univers AMP, et en cela aide le lecteur à comprendre les causes de l’infertilité, les techniques en AMP comme les manières de maximiser les chances de grossesse. Il donne des chiffres sur les taux de succès, évoque les étapes des traitements, parle des limites de la science par exemple face aux fausses couches spontanées, détaille les techniques de congélation des gamètes et des embryons, discute des diverses prises en charge dont certaines ne sont autorisées en France (comme la GPA) ou dans des conditions bien déterminées (avec par exemple un chapitre sur le DPI, le diagnostic pré-implantatoire)… Bref, c’est une véritable mine d’informations ! Et c’est tant mieux parce qu’une bonne connaissance de l’AMP est précieuse afin de mieux vivre un parcours quelques fois déroutant, angoissant, difficile, mais aussi et heureusement, couronné de succès.

Il s’agit-là d’un manuel susceptible de faciliter à la fois l’engagement dans l’univers de la médecine procréative comme la poursuite des traitements au cours des années, voire il ouvre des portes sur des aspects souvent débattus dans l’espace public (éthique, légalité, moeurs, finances…). C’est pourquoi, sa lecture peut être recommandée à tous les stades du parcours médical – avant, pendant, même après – ou auprès de publics plus ou moins experts.

5 parties pour comprendre comment le corps médical approche l’infertilité et mieux s’outiller 

La structure de l’ouvrage respecte l’ordre des étapes d’un parcours « classique » de médecine procréative. À ce titre, « L’AMP pour les nuls » offre un aperçu des manières dont le corps médical aborde le problème de l’infertilité.

Détaillons :

  • Une première partie, consacrée aux causes de l’infertilité du couple, met en lumière en quoi l’infertilité est l’affaire de deux personnes – liées à des causes du côté de madame, de monsieur, possiblement des deux, ou parfois sous-tendues par des causes inexpliquées. Elle traite alors de comment le diagnostic de l’infertilité est posé. Quel est le B.A.ba de la fécondation ? Quelles sont les chances de concevoir spontanément ? Quels sont les effets de l’environnement, du sport intensif ou de la consommation médicamenteuse ? Quels tests sont réalisés ? Pourquoi faire ?Qu’en est-il des causes psychologiques, anatomiques ou encore génétiques ? Et ainsi de suite.
  • Une seconde partie, à propos des techniques de l’AMP et des prises en charge complémentaires, aide à comprendre la manière dont l’infertilité peut être envisagée pour être traitée. C’est la grande plongée dans le vocable dédié de l’AMP : insémination intra-utérine (IIU, IAC, IAD), fécondation in vitro (FIV) avec ou sans injection intracytoplasmique (FIV ICSI), congélation embryonnaire, don de gamètes (DO), gestation pour autrui (GPA), etc. L’exposé de ces traitements est accompagné des résultats de réussite en termes de statistique : qu’est-ce qui marche ? pour qui ? à quel âge ? Outre les grands classiques, l’auteur traite encore des traitements chirurgicaux et médicamenteux, des façons dont nous pouvons agir sur notre fertilité (vitamines, alimentation, environnement, médecine complémentaires, etc.) comme de l’importance d’une prise en charge psychologique.
  • Une troisième partie, concernant les complications ainsi que les suites de l’aventure AMP avec ou sans enfant, fournit des balises pour penser les limites de la médecine d’une part, et des outils pour réfléchir hors du cadre du ici et maintenant des traitements d’autre part. Quelles complications peuvent être engendrées par les traitements ? Comment vont ces enfants nés de l’AMP ? Qu’en est-il des parcours qui se soldent par un échec ?
  • Enfin, les quatrième et cinquième parties ouvrent le champ  du parcours médical pour proposer d’autres visions de la fertilité (suivant d’autres époques sociohistoriques, cultures, région du monde, etc.), des adresses utiles (dont les associations consacrées à l’AMP), un quid des grandes dates de la médecine procréative, un glossaire des termes…

Une lecture linéaire ou ciblée et sélective ?

En optant pour une publication dans la collection « Pour les nuls », le Dr Terriou offre l’avantage de la pédagogie. On pense ce que l’on veut de cette collection mais elle est assortie d’icônes visuels, parsemés un peu partout dans le cours du texte ; ces icônes signalent des points essentiels, rapportent des bribes de témoignage, font le point sur les clichés en circulation, prolongent des exposés scientifiques dans le texte pour satisfaire la soif de connaissance des plus curieux.

Surtout, le choix de cette collection a le mérite de permettre au lecteur de rentrer dans le texte à n’importe quel stade de l’ouvrage. Sans la contrainte d’une lecture linéaire, où l’on serait astreint de lire page à page pour suivre les propos de l’auteur, l’on peut très bien se diriger directement au chapitre qui nous intéresse, puis reposer le bouquin pour plus tard. Quand on connaît la complexité des parcours individuels, et la multiplicité des situations de couple, il peut être fort utile de se renseigner davantage sur une technique en particulier ou de mieux comprendre ce à quoi un examen spécifique correspond. Ultérieurement, l’évolution des traitements et du parcours pourra nous amener à avoir besoin de d’autres réponses que nous pourrons alors aller chercher facilement grâce à un sommaire extrêmement détaillé.

Cette possibilité d’une lecture sélective et ciblée n’empêche nullement de se saisir du bouquin pour le dévorer d’une seule traite pour celui ou celle qui souhaite appréhender le vaste et complexe champ de la procréation médicalement assistée.

Des pistes face aux questions sans réponses

Au final, ce livre traite du sujet de l’infertilité avec l’attention et le sérieux que cette problématique mérite. C’est à la fois un manuel et une formidable source d’informations qui fait preuve d’un travail minutieux, appliqué et sérieux. Et c’est fort appréciable quand on sait à quel point, en tant que patients, nous avons parfois besoin de davantage de réponses pour mieux vivre notre prise en charge par le corps médical. Dans la quiétude de son chez soi, on peut alors prendre le temps de trouver des réponses aux questions que les médecins n’ont pas toujours le temps d’aborder avec nous. Il rappelle enfin qu’il y a toujours de nouvelles choses à apprendre, même pour les plus avertis d’entre nous.

Un livre qui vous accompagnera tout au long de votre parcours à se faire offrir (ou à offrir :-)) à l’occasion des fêtes de fin d’année ! En achetant vos livres et tous vos autres cadeaux en passant d’abord par le site de l’association, AMAZON reverse une partie des ventes effectuées ainsi. 
9782412023051