Portes Ouvertes centre PMAtlantique – Nantes

Pour la troisième année consécutive, le centre d’AMP PMATLANTIQUE situé à Nantes, propose une journée portes ouvertes. C’est l’occasion de prendre ses marques, d’échanger avec les professionnels, de s’informer.

Une journée où vous pourrez visiter le centre (sur inscriptions), assister à des mini-conférences sur des thèmes variés, rencontrer BAMP et FIV.FR, vous pourrez poser des questions aux différents praticiens

Voici le programme !

« Les praticiens du Centre PMAtlantique organisent une journée d’information grand public :

3ème Rencontre autour de la fertilité

Samedi 14 janvier 2017

10 h 30 à 17 heures.

Polyclinique de l’Atlantique entrée porte Océane

 

Elle a pour objectif de vous permettre de mieux appréhender la fertilité et ses troubles tant sur le plan médical que dans le cadre d’approches complémentaires. Les aspects non purement techniques seront donc mis en avant tout au long de la journée.

Vous pourrez au cours de cette journée :

–  Visiter le laboratoire de fécondation in vitro, inscription sur : https://lc.cx/oHv4

–  Discuter avec les praticiens gynécologues-obstétriciens, endocrinologue et biologistes du centre PMAtlantique.

–  Discuter avec d’autres praticiens au sein de petits stands :

o   Acupuncteur (Mme Virgine Sourice, sage-femme, Polyclinique de l’Atlantique),

o   Addictologue (Mme Feronnière, Infirmière, Polyclinique de l’Atlantique),

o   Hypnothérapeute (Mme Guitard, infirmière anesthésie, CHU Nantes),

o   Nutritionniste (Dr Chevalier et Dr Bordure, Nantes),

o   Ostéopathes (Mme Rouillon, Nantes),

o   Psychologues (Mmes Corcuff, Mensier et Saillet, Polyclinique de l’Atlantique),

o   Sexologue,

o   Sophrologue (Mme Perouin, sage-femme, Polyclinique de l’Atlantique).

– Ecouter de courts exposés, renouvelés sur 2 cycles de 2 heures chacun tout au long de la journée, effectués par les praticiens ci-dessus ayant pour sujet les apports potentiels de leur discipline dans le cadre d’une prise en charge pour infertilité. Un praticien du centre sera présent sur chaque intervention en tant que modérateur.

Salle Atlantique (niveau -1 par escalier) Salle Océane (niveau accueil / laboratoire)
       
11 h 00 – 11 h 15 Nutrition 11 h 00 – 11 h 15 Hypnothérapeute
11 h 20 – 11 h 35 Addictologue 11 h 20 – 11 h 35 Sophrologue
11 h 40 – 11 h 55 Témoignage couple 11 h 40 – 11 h 55 Sexologue
12 h 00 – 12 h 15 Acupuncteur 12 h 00 – 12 h 15 Psychologue
12 h 20 – 12 h 35 Ostéopathe 12 h 20 – 12 h 35 Témoignage couple
12 h 40 – 12 h 55 Dialogue 12 h 40 – 12 h 55 Echange
       
13 h 30 – 14 h 10 Docteur Pascale Mirakian (Lyon) Facteurs environnementaux et fertilité
14 h 15 – 14 h 55 Docteur Anne Gabard (La Baule) Histoire personnelle : pourquoi moi ?
       
15 h 00 – 15 h 15 Nutrition 15 h 00 – 15 h 15 Hypnothérapeute
15 h 20 – 15 h 35 Addictologue 15 h 20 – 15 h 35 Sophrologue
15 h 40 – 15 h 55 Témoignage couple 15 h 40 – 15 h 55 Sexologue
16 h 00 – 16 h 15 Acupuncteur 16 h 00 – 16 h 15 Psychologue
16 h 20 – 16 h 35 Ostéopathe 16 h 20 – 16 h 35 Témoignage couple
16 h 40 – 16 h 55 Echange 16 h 40 – 16 h 55 Discussion

–  Ecouter 2 interventions plénières. La 1ère aura pour sujet : « Histoire personnelle et infertilité : pourquoi moi ? » par le Docteur Anne Gabard, gynécologue La Baule. La 2ème portera sur les facteurs environnementaux et la fertilité par le Docteur Pascale Mirakian, gynécologue à Lyon.

–  Prendre contact avec BAMP, collectif qui a pour ambition de regrouper des personnes (patients, familles, professionnels du soin) concernées directement par l’infertilité et qui veulent agir pour améliorer l’Aide Médicale à la Procréation en France et sa perception par la société. – https://bamp.fr

–  Prendre contact avec Dimitri Meunier du site Fiv.fr, site et forum de patients. – http://www.fiv.fr

Vous pourrez donc en une heure ou 2, faire le tour des différents sujets proposés suivant votre intérêt.

Seule la visite du laboratoire nécessite une inscription (https://lc.cx/oHv4), la participation à la journée reste libre et gratuite. Vous pouvez appeler Juliette au 02 40 95 81 16 pour plus de renseignements.

Pour des actualités sur l’infertilité et le centre PMAtlantique, retrouvez nous sur Twitter #PMATLANTIQUE et notre page Facebook « Centre PMAtlantique ». »

 

Pour plus d’informations et pour vous inscrire pour la visite du centre, rendez-vous sur le site du centre PMAtlantique.

 

Virus ZIKA et AMP

Vous avez entendu parler du virus ZIKA qui sévit dans certains pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et dans le Pacifique. C’est un virus qui est connu depuis de nombreuses années, ce qui pose souci actuellement c’est l’augmentation des cas d’enfants nés atteints de microcéphalies. Les complications du virus chez les adultes peuvent avoir des formes graves aussi. De plus le virus est transmissible via les relations sexuelles. L’incertitude persiste sur le lien direct entre l’infection par le virus ZIKA et les cas de microcéphalie, mais dans les pays à forte contamination, comme le Brésil, les cas d’enfants nés atteint de microcéphalie ont « augmenté de façon importante en 2015, passant de 150 naissances à plus de 3800 enfants nés atteints« . Voir ici Le virus ZIKA est fortement soupçonné d’être à l’origine de cela.

« Complications potentielles

Lors des grandes flambées épidémiques en Polynésie française et au Brésil, en 2013 et en 2015 respectivement, les autorités sanitaires nationales ont signalé des complications neurologiques et auto-immunes potentielles. Récemment, au Brésil, les autorités sanitaires locales ont observé une recrudescence de cas atteints du syndrome Guillain-Barré qui coïncident avec des cas d’infections à virus Zika dans le grand public, ainsi qu’une augmentation du nombre des nouveau-nés atteints de microcéphalie dans le nord-est du pays.

De nombreuses nouvelles études ont conforté l’association entre l’infection à virus Zika et la survenue de malformations fœtales et de troubles neurologiques. D’autres investigations seront toutefois nécessaires pour pouvoir mieux comprendre ce lien. Des investigations sont également en cours sur d’autres causes potentielles. » source OMS

Ce tableau assez sombre du risque encouru par les couples désirant mettre en route une grossesse est réel. Et les couples en parcours d’AMP ? Le risque est réel aussi. Le virus ZIKA vient menacer la santé des fœtus et des adultes, mais il vient également mettre en frein à toutes les tentatives d’AMP (FIV, de TEC, de don de gamètes et de préservations) car le ministère de la Santé a activé « un principe de précaution maximum ». Dans les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Guyane, Martinique)  l’activité d’AMP qui est totalement à l’arrêt, un vent de panique souffle sur les couples en attente d’une AMP : quand allons pouvoir faire notre tentative ? Nous arrivons bientôt à la fin de notre possible prise en charge mais le centre est fermé jusqu’à nouvel ordre. On nous impose un délai de six mois pour les examens, c’est insupportable et incompréhensible. En métropole, aussi certains couples sont confrontés au virus ZIKA.

C’est le cas d’un jeune couple que nous avons rencontré pendant la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité. La biopsie testiculaire qui devait se faire dans les prochains jours a été repoussée de six mois, lorsqu’ils ont évoqué leur récent séjour en Martinique. C’est aussi le cas d’Alexia qui devait faire un transfert d’embryon congelé à son retour de Cuba au mois de juin. Mais lorsqu’elle a évoqué au détour d’une conversation ce voyage, la réponse du gynécologue a été radicale : annulation de cette tentative, rien pendant les six mois à venir.
Les patients concernés se mobilisent, donc pour tenter de trouver des réponses face à cette situation bloquée et doublement anxiogène : toutes les tentatives sont soit carrément annulées pour une durée indéterminée, voir repoussées d’au moins six mois (quid des « embouteillages » dans 6 mois, de toutes les prises en charge qui ne se seront pas faites à temps ?) auquel s’ajoute le risque possible de microcéphalie pour le fœtus en cas de grossesse.
Voici le témoignage d’Alexia qui a fait un gros travail de recherche pour comprendre la situation des autorités de santé et d’AMP face au risque ZIKA.
« Suivis en PMA dans une clinique privée parisienne, nous devions entamer une procédure de transfert d’embryon congelé prochainement. Début avril, dans le bureau de notre gynécologue, j’ai évoqué, en toute innocence, nos vacances à Cuba prévues en juin. La réponse de ma gynécologue a été catégorique : soit nous annulons nos vacances, soit notre projet PMA est reporté de 6 mois après notre retour, c’est à dire janvier 2017. La cause : Le phénomène ZIKA, et les recommandations de l’agence de biomédecine.
Pour ceux qui sont contraints de passer par une PMA, il est facile de comprendre qu’un report de 6 mois, c’est comme si on nous supprimait tout espoir de devenir parents. La motivation en PMA c’est justement les projets à courtes échéances.
 
Une fois rentrée chez moi, j’ai commencé à faire des recherches sur internet, lesquelles m’ont amenée à prendre contact directement avec la responsable AMP de l’agence de biomédecine. Elle m’a alors été précisé que seul un délai d’un mois d’attente et la protection des rapports étaient préconisés afin de bénéficier d’une PMA après un séjour en zone à risque ZIKA. J’ai dû batailler avec mon centre PMA afin d’obtenir qu’ils  respectent les préconisations de l’agence de biomédecine. Sans mes recherches et mon acharnement, nous aurions été contraints de nous en tenir aux conditions fermes annoncées par notre gynécologue.
 
Depuis, j’ai pu discuter avec d’autres femmes sur un forum spécialisé, et j’ai découvert que nous étions de plus en plus nombreuses à subir l’excès de zèle pratiqué par les centres PMA qui imposent tous de manière catégorique un délai de 6 mois d’attente en cas de séjour en zone à risque.
 
J’ai pu me procurer les recommandations officielles de l’agence de biomédecine destinées aux professionnels et cette préconisation n’apparaît nulle part.
Pourquoi nous imposer un tel délai d’attente alors qu’il n’est vraisemblablement pas utile ?
Pourquoi ne pas respecter les recommandations de l’agence de biomédecine ?
Pourquoi ne pas nous faire pratiquer les tests existants pour détecter ce virus, d’autant qu’ils ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale ?
Pour les résidentes des DFA (Départements français d’Amérique), les centres PMA ayant purement et simplement stoppé toute activité, qu’en est-il de la limite de prise en charge par la sécurité sociale ? Sera-t-elle différée de manière proportionnelle à la durée de fermeture ?
Nous sommes dépitées, démoralisées et scandalisées de constater que ces mesures excessives n’ont aucun fondement, ni aucune cohérence. Aucun contrôle officiel, aucune prévention ne sont effectués en amont. La mise en quarantaine de 6 mois n’est appliquée que pour les femmes qui ont le malheur de parler de leurs futures vacances. Comment des mesures aussi strictes et catégoriques peuvent-elles être appliquées quand elles ne reposent que sur des dires officieux de patientes ? Il suffit de taire ses projets de vacances pour passer entre les mailles du filet !
 
Nous avons le sentiment d’être pris en otage par les centres PMA, de ne pas avoir le moindre pouvoir de décision sur le déroulement de notre future parentalité. Pour nous, il s’agit clairement d’un abus de pouvoir.
 
Nous demandons uniquement à ce que les préconisations de l’agence de biomédecine soient respectées. Dans le pire des cas, elles impliquent des tests spermatiques et le recours à un circuit AMP en contexte viral en cas de positivité du test.
Est-ce que l’on interdit le recours à l’AMP aux personnes atteintes d’une maladie génétique ou par le virus HIV ? Non, ces maladies sont contournées.
Impose t-on des IMG aux femmes enceintes naturellement et qui vivent dans les DFA ou qui y ont séjourné ? Non, elles sont libres d’assumer leur responsabilité.
Alors pourquoi nous prendre en otage alors qu’il suffirait de respecter les recommandations officielles pour que la sécurité sanitaire soit assurée et que les patients ne se sentent pas pris en otage ? »
Nous avons pu interroger le docteur Françoise MERLET, référente AMP à la direction procréation, embryologie et génétique humaines à l’agence de biomédecine. Nous lui avons fait part des prises de position de certains centres d’AMP face au virus ZIKA, qui imposent aux patients des reports de six mois, sans distinction des situations plus ou moins à risque. Sa réponse est claire : Le risque ZIKA est réel, les cas de microcéphalie sur des enfants nés dans ce contexte sont en augmentation. Le principe de précaution est donc de mise, tant que les informations scientifiques ne peuvent apporter de certitudes sur les réels vecteurs du virus ZIKA. L’agence de biomédecine s’appuie sur les recommandations internationales. Deux situations sont concernées :
  • risque périconceptionnel pour les couples qui bénéficieraient d’une AMP au cours ou au décours d’une infection par le virus ZIKA
  • risque gravidique pour des femmes qui mèneraient une grossesse après AMP dans une zone d’épidémie.
Vous trouverez dans le document de l’agence de biomédecine « Recommandations professionnelles ZIKA et AMP du 8 février 2016, modifiées le 18 mars 2016« , toutes les recommandations détaillées en l’état actuel des connaissances, en fonction des situations :
  • couples souhaitant une AMP
  • patients souhaitant bénéficier d’une préservation de la fertilité
  • personnes souhaitant donner des gamètes
– lorsque les personnes concernées ou leur partenaire résident :
  • dans les départements français d’Amérique
  • en métropole après avoir séjourné récemment en zone épidémique

Les responsables de l’agence de biomédecine suivent se sujet de très près, car ils ont bien conscience de ce que les annulations ou report d’AMP des couples en attente sont difficile à vivre. Les recommandations de l’agence de biomédecine, peuvent donc être, éventuellement actualisées en fonction des évolutions des connaissances scientifiques. Mais le risque est réel pour le fœtus, l’agence de biomédecine est donc dans son rôle lorsqu’elles fait ces recommandations d’annulation de toutes tentatives d’AMP dans les régions d’épidémie. Les délais de report des tentatives sont variables en fonction de la situation géographique et infectieuse des patients. Elles s’échelonnent d’un report indéterminé avec proposition de cryoconservation des ovocytes si possible, à un délai de 28 jours après un retour d’une zone d’épidémie, avant toute tentative d’AMP :

  • Dans les Départements Français d’Amérique : La situation des couples en parcours d’AMP ou ayant besoin d’une AMP est bloquée pour une durée indéterminée.

    • La situation de zone d’épidémie, impose de reporter, d’annuler les tentatives d’AMP (FIV, TEC, I.A.) pour éviter DEUX RISQUES POSSIBLE : le risque, en cas d’infection des membres du couple, de transmission du virus aux embryons (via les gamètes infectées) obtenus dans le cadre d’une AMP. Auquel s’ajoute le risque de transmission au fœtus, par le moustique ou les relations sexuelles en cas de grossesse.
    • La règle pour les centres d’AMP est donc le report systématique. La situation pour les couples en parcours d’AMP est bloquée.
    • « TOUTEFOIS, dans certaines situations où le report de la tentative serait susceptible d’entrainer une véritable perte de chance pour le couple, en raison de l’âge de la femme ou de son statut ovarien, seule la cryoconservation des ovocytes peut-être envisagés. » Dans ces cas là des tests (sanguins et urinaires) doivent être réalisé chez la patiente, s’ils sont positifs au ZIKA même la cryoconservation ne pourra pas se faire, s’ils sont négatifs au zika, la conservation des ovocytes pourra se faire.
    • Mais aucune tentative d’AMP ne sera réalisée, pour éviter tout risque de transmission du virus ZIKA (suite piqure de moustique ou transmis dans le cadre des relations sexuelles)  sur le potentiel fœtus.
    • Pour les patients souhaitant bénéficier d’une préservation de la fertilité
      • cryoconservation des gamètes et des tissus germinaux possible après tests sur le sang, les urines et le sperme.
    • Pour les personnes souhaitant donner leurs gamètes
      • L’activité du don de gamètes est arrêtée pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques.

  • En métropole : la situation est moins bloquée car seul le risque de transmission via les gamètes ou les relations sexuelles existe (suite à un séjour en zone à risque). La contamination du potentiel fœtus est écartée, car nous ne sommes pas dans une zone d’épidémie.

    • Métropole AMP possible si le couple ayant séjourné en zone d’épidémie n’est pas infecté,
    • Si vous avez été infecté par le virus ZIKA le délais avant toute tentative d’AMP, don de gamètes ou préservation des gamètes est de 6 mois. Infecté veut dire que des tests ont été effectués pour constater l’infection.
    • Si vous n’avez pas été infecté et que vous résidez en métropole (à confirmer par des tests sanguin, urinaires, sur le sperme) le délai est de 28 jour avant toute tentative d’AMP, de don de gamètes, de préservation des gamètes.
    • La règle de base qui s’applique est le report systématique de toute prise en charge du couple en AMP au-delà de 28 jours après le retour de la zone d’épidémie.
    • Au delà des 28 jours et pendant une période de 6 mois (par précaution en l’absence de données sur la durée de la persistance du virus dans le sperme), les préconisations sont d’effectuer des tests sur le plasma séminal et sur les spermatozoïdes dans un centre d’AMP spécialisé au contexte viral.
    • Personnes souhaitant préserver leur fertilité
      •  chez l’homme, la règle des 28 jours s’applique. Un report de la préservation au delà des 28 jours et pendant 6 mois avec des tests.
      • Chez la femme idem report systématique au delà de 28 jours. Tests et rapport sexuels protégés jusqu’au prélèvement des ovocytes.
    • Personnes souhaitant donner leurs gamètes = « ces candidats au don seront récusés pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques« 

  • De plus, pour qu’une AMP et/ou une cryoconservation soit proposée dans un contexte d’infection par le virus ZIKA elle doit se faire dans un centre d’AMP spécialisé en contexte viral. 16 centres dans 11 régions de France proposent cette prise en charge en contexte viral. Mais dans les territoires et départements d’outre-mer, seule la Guadeloupe et l’Ile de la Réunion ont un centre AMP spécialisé en contexte viral.

Le docteur Merlet n’avait pas de réponse à nous apporter sur les couples de patients arrivant à la limite de prise en charge (43 ans, ou fin du 100% infertilité) qui ne peuvent pas faire de tentative à cause de l’arrêt de l’activité de leur centre. Nous n’avons pas encore assez de recul. Les couples se trouvant dans cette situation limite doivent voir cela avec leur centre d’AMP en premier lieu, pour qu’une solution soit trouvée, permettant de réaliser ce ou ces dernières tentatives d’AMP dans les meilleurs conditions possibles.

Faites remonter les difficultés que vous rencontrez à ce sujet à l’agence de biomédecine et à BAMP. Les couples sont confrontées à une triple peine : infertilité, activité d’AMP annulée ou repoussée, menace du virus ZIKA. Dans ce contexte particulier, le dialogue entre les équipes d’AMP et les couples directement concernés par le ZIKA, est encore plus nécessaire. L’information doit circuler pour ne pas que les couples infertiles se sentent une nouvelle fois soumis à une situation impossible.

L’objectif des couples en AMP, comme des équipes d’AMP et du ministère de la santé sont que des bébés puissent naître en bonne santé. Le dialogue et la mise en place de solutions adaptée au cas par cas doivent permettre cela.

Merci à Alexia de nous avoir alerté sur cette situation très compliquée. Nous suivons avec vous l’évolution de cette situation.

Voir les détails des recommandation de l’agence de biomédecine en date du 18 mars 2016

Voir article sur le site du centre PMAtlantique avec la liste des pays à risque.

PMAtlantique – retour sur la journée porte ouverte

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Caroline référente BAMP sur Angers s’est rendu à la journée porte ouverte proposée par l’équipe du service AMP de la polyclinique de l’Atlantique à Saint Herblain, en Loire-Atlantique. Elle nous raconte ce que cette journée lui a apporté.

 

« Samedi 12 décembre a eu lieu la 2ème rencontre autour de la fertilité à la polyclinique de l’atlantique à St Herblain.
 Quelle belle idée que d’avoir organisé un évènement qui prend le patient dans sa globalité et non pas que du côté médical.
Écoute, partage, échange étaient à l’honneur ce samedi.
Chacun a pu découvrir les différentes possibilités d’accompagnement en parallèle à un parcours d’AMP, des minis conférences nous ont permis de nous informer sur ces différentes prises en charge : acupuncture, addictologue, ostéopathe, sophrologue, sexologue, nutritionniste, psychologue.
Les couples étaient aussi accueillis par les praticiens sur leur stand.
Des témoignages de couples riches en échanges avec les personnes présentes, étaient aussi au rendez vous.
​Nous avons visités le laboratoire de fécondation in vitro, c’était très intéressant de passer de l’autre côté …
​La rencontre précédente n’avait pas cette teneur, cette édition a permis aussi aux personnels accompagnants les patients de prendre en compte les questions et demandes dans un contexte moins « médical »​ et moins formel.
Les équipes ont aussi pu voir les pistes d’amélioration de l’accueil. Aussi une bonne expérience pour les personnels de mettre leur travail en avant et de fédérer des personnels autour d’une activité valorisante et conviviale.​
 Merci aux personnes de la polyclinique qui ont organisé cette journée, j’ai croisé des gens passionnés, à l’écoute, attentifs.
Multiplions ce genre d’actions dans d’autres centres d’AMP !!!!​ »