Positive Day ? Positive Year ?

TROMPEE de stylo3

 

Pour les vœux 2015 nous vous avions proposé ça……………....malheureusement beaucoup se trouvent un an plus tard, au même point. L’accumulation des échecs en plus, qui nécessite des ressources importantes pour garder un peu d’énergie, de volonté, de moral, de désir, d’estime de soi et de son couple.

D’autres ont eu la chance de voir arriver un petit, une petite, des enfants nés, des grossesses en cours. C’est sans doute ce qui nous porte à continuer le chemin. Oui l’AMP fonctionne pour certaines personnes, pas assez nombreuses (il faudrait améliorer les taux de réussite des FIV, faire des progrès dans la recherche), mais ça fonctionne.

Certains ont même la JOIE PURE, d’un positif à Noël avec un taux qui grimpe comme il faut. Oui ça aussi ça existe. C’est à la fois insupportable (pourquoi chez eux et pas chez nous ?) et encourageant, car du jour au lendemain on peut passer d’un état à l’autre (Je suis vide-Je suis enceinte).

D’autres attendent toujours l’arrivé d’un enfant du bout du monde, une attente sans action, sans perspectives qu’un horizon morne (en dehors des moments de réalisation des dossiers).

D’autres encore sont restés définitivement sur le bord de la rive face à celle de la parentalité. Pas d’enfant dans le ventre, pas d’enfant à l’horizon. Mais quoi alors ? La vie qu’il faut poursuivre, qu’il faut construire autrement, patiemment, ardemment.

Le jour de l’an est peut-être pire que Noël, car pour certains les neveux, les enfants des copains, les petits des voisins viennent enguirlander, agrémenter « ce jour des enfants ».

Le jour de l’an, c’est LE JOUR, où il faut souhaiter le meilleur, à tous et à sois même. Le jour où il faut être heureux, content, positif ! Faire des vœux que l’on a déjà fait mille fois, cela devient très douloureux, insupportable. Recevoir les vœux des autres, en gardant le sourire : « Oui la santé, merci, oui le bonheur aussi, et les enfants surtout ! Bah, là mon gars c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué. Mais comment te dire ? ». Relisez cet article sur le droit d’être triste.

Dites le, dites que Ok vous prenez les vœux de bonne santé, pour l’amour aussi, mais dites que pour les enfants, c’est vraiment compliqué, que vous êtes triste, inquiet. Que vous avez besoin de soutien, de compréhension, de reconnaissance de cette situation invivable. Dites que cela fait trois ans que vous vous souhaitez : « un enfant cette année ! ». Dites que l’année dernière à la même époque vous étiez en train de vivre une fausse couche. Dites que cette nouvelle année vous aimeriez qu’elle soit simple, lumineuse, pleine d’espoirs et de résultats positifs. Mais qu’entre la réalité et les vœux, il y a un océan de peurs et de souffrances.

Cette période des bons vœux, qui connait son apogée dans cette nuit du passage de l’ancienne à la nouvelle année, peut aussi être une ressource importante, un nouvel élan, un jour positif pour une année positive. Profitez de ce rite de passage « festif » pour renouer avec votre moi d’avant, celui qui avait envie, celui qui était léger et insouciant, celui qui était joyeux, heureux, confiant. Soyez généreux avec vous même ne vous proposez pas la lune, mais juste peut-être l’échelle pour chercher à y grimper.

Amour, Paix, Espoirs, Douceur,

Allez encore une fois, on y croit ou on fait semblant d’y croire pour le meilleur : vous-même.

 

 

 

 

 

 

 

Nouveaux visuels : Don d’ovocytes et Don de spermatozoides

Photo 903
Désolée, je n’ai pas eu le temps de repasser les affiches !

 

La semaine prochaine la nouvelle campagne sur le don de gamètes en France, va être lancée dans la presse notamment. Espérons que cela soit suffisant pour informer largement, motiver de potentiels donneurs et donneuses et permettre ainsi une augmentation des dons.

Voici les visuels (affiches et petites brochures) que vous allez pouvoir trouver dans les centres AMP et un peu partout ailleurs aussi, nous l’espérons.

Visuels que vous pouvez aussi distribuer pour participer à cette campagne de communication et d’information qui va durer sur plusieurs années.

Photo 908

 

Photo 910
Les brochures

 

Les textes à l’intérieur des brochures sont identiques  à ceux de la précédentes campagne. C’est juste l’extérieur qui change.   En haut les documents de la précédente campagne en bas les nouveaux. Couleurs plus pastels pour la nouvelle campagne.

Photo 916Photo 918Photo 917

 

 

Affiches de la nouvelle campagne sur le don de gamètes en France. En espérant que le message soit vu, entendu et compris.

Photo 901Photo 902

Photo 904Photo 905

 

Photo 907 Photo 906

Qu’en pensez-vous ? Nous attendons vos avis sur ces nouveaux visuels.

 

Nos proches et l’infertilité

Parce qu’il y a un sujet qu’on a toutes et tous en commun quel que soit notre parcours, quel que soit notre « degré » d’infertilité.

La réaction et l’attitude au quotidien de nos proches.

Je suis tombée sur cet article paru dans le blog d’une femme sans enfant, Catherine-Emmanuelle DELISLE.

On peut tout trouver au sein du Collectif BAMP! : certains ont des proches présents et compréhensifs, d’autres se tapent des réflexions à n’en plus finir, d’autres sont ignorés. Il y a les réactions immédiates et les réactions sur le long terme (au début tout le monde est derrière vous puis à 3 ou 4 ou + de FIV, on ne voit plus personne même avec de bonnes jumelles).

Il y a une phrase assez étonnante qui dit  » d’après les interviews qu’elle (Brené Brown) a menées à travers les années, c’est pour les personnes ayant des problèmes de fertilité que la population en général aurait le moins d’empathie. »

Là on se dit « Mince (parce que je suis polie) décidément on est des supers chanceux! »

L’analyse est intéressante même si un peu choquante en notre qualité de 1er concerné : ce serait en grande partie notre faute.

Avec un peu de recul et de connaissance en AMP on se dit (à contre coeur parce qu’on n’aime pas que ce soit notre faute) que peut être, il est vrai que beaucoup d’entre nous en parlent peu ou n’ont pas fait leur « coming-out ». Dans cette optique, comment être comprise et soutenue ?

D’un autre côté, en ma qualité de Tittounett infertile et avec mon vécu de grande communicatrice de l’infertilité je peux dire que ce n’est pas tout à fait vrai.

J’en parle volontiers à tous les coins de rue, dès que l’occasion se présente. Je me balade avec mon sac BAMP! que personne ne peut ignorer (oui vous avez toutes bavées devant le 7, souvenez-vous ! 😉 ). Et pourtant, en plein dans ma FIV DO n°3, je me sens un peu seule et peu de personnes se demandent où j’en suis (du moins me le demande directement). Ce n’est pas faute d’avoir dit depuis quelques mois que ma prochaine tentative se ferait avant la fin de l’année (on est le 10 décembre, plus fin de l’année que ça tu meurs quand même!).

Mais du coup, je dirais qu’à notre tour, mettons nous à leur place (c’est le chat qui se mort la queue, soyons tous empathiques avec les empathiques!).

Car ce n’est pas évident d’être un proche d’infertile. On a peur de dire des choses blessantes ou mal interprétées. Parce qu’une réflexion le lundi peut être bien prise alors que la même 3 jours après ne le sera pas (oui parce que notre humeur joue un peu aux montagnes russes il faut bien le dire).

Moi même j’ai dû répondre agressivement à 1 ou 2 personnes parce qu’elles m’en auront parlé à un moment où je n’avais pas envie d’en parler et un mois après j’ai envie d’en parler mais il n’y a plus personne. La faute à qui ?

Mais je pense malgré tout que pas mal de personnes s’arrêtent à la sympathie et ne vont pas jusqu’à l’empathie. La différence est très bien expliquée dans l’article d’ailleurs.

Bref, je trouve cet article intéressant même si au final, si nos proches le lisent, ils penseront peut être « ah bah tu vois c’est à elle de nous appeler ». Et ça, soyons franc, ça n’arrange pas nos affaires.

*************EDIT**************** témoignage proposé en fin d’année 2013. Merci Titounnett et bonne route sur le chemin de la maternité. Reste à savoir si les proches plutôt absents lors des moments difficiles réapparaissent comme par miracle (La PMA fait bien des miracles, de tous ordres!) ensuite ….

Santé mentale et Infertilité

Marie-Eve, membre du collectif BAMP vivant au Québec, a rédigé (juin 2013) un mémoire pour son Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées  en santé mentale. Le sujet de ce mémoire porte sur l’impact de l’infertilité et de ses traitements sur la santé mentale des individus. Marie-Eve tient par ailleurs un blog que certains connaissent déjà : L’amour est patient.

Vous trouverez dans les liens suivants des passages de son travail, que Marie-Eve avait posté sur son blog pour parler de l’évolution de son travail de rédaction du mémoire. A la fin de cet article, vous trouverez un lien pour télécharger son mémoire au format PDF. Nous vous invitons à le lire et à le faire lire.

Voici les liens de ces billets :

Première impression quant à mes lectures : http://amourpatient.blogspot.ca/2013/01/dess-1-quelques-lectures.html

Pour mon essai, je n’ai aucun problème à ce qu’il soit rendu public.  Voici un petit texte de présentation pour expliquer le contexte de cet essai qui, de fil en aiguille, est devenu un mémoire.  J’espère qu’il n’est pas trop long…  Je trouve important qu’on comprenne mon parcours.

Le 14 février 2007 est un jour qui restera gravé dans ma mémoire pour toujours.  Ce jour-là, mon mari m’offrit une petite boite qu’il avait fabriqué lui-même (le genre de boite que les enfants font, en papier, à l’école).  Que ça, c’était déjà beaucoup puisqu’il n’est ni créatif, ni manuel.  Rassurez-vous, il a bien d’autres qualités. Bref, il m’offrit une petite boite en papier dans laquelle il avait glissé un petit petit mot.  Ce mot m’indiquait qu’il était près!  Il voulait un enfant de moi!

Cette histoire, on l’a tous vécu.  Le scénario, les acteurs et le décor sont différents, j’en conviens.  Mais le fond est le même.  Enfin presque…

Là où l’histoire change, c’est que nous avions tous les deux des craintes quant à notre fertilité.  L’un comme l’autre, nous avions été mis en garde : nous pouvions être infertile. Par contre, c‘est avec confiance que nous avons suivi les recommandations de mon médecin généraliste : 2 ans d’essais avant de s’inquiéter… Passé ce délai, nous sommes entrés dans un monde parallèle. Nous avons passez les tests et vu plusieurs médecins. Puis, les diagnostics d’infertilité nous sont tombés dessus.

Nous avons enchaîné les cycles avec hormones (6)…  

Puis les inséminations avec sperme du conjoint (5).  

Enfin les fécondations in vitro (2)

Et les transfert d’embryon (2).  

J’ai été mise en arrêt de travail pour trouble de l’adaptation. 

J’ai quitté mon emploi pour une meilleure conciliation travail-traitement.

Nous avons acheté une maison en pensant à nos futurs enfants…
Nous avons changé notre voiture en pensant à nos futurs enfants…

Je me suis disputée avec ma famille.  

Il a caché nos essais à sa famille.

J’ai perdu des amis.

Des paroles blessantes ont été entendu.

J’ai beaucoup pleurer…  en cachette!

Nous avons adopté un chien.

Nous sommes partis en voyage.

Nous avons essayé de ne plus y penser.

Nous nous sommes mis au sport et fait attention à notre alimentation.

Nous nous sommes inscrits sur des listes d’intérêts pour une adoption internationale.

J’ai changé.

Mon couple a changé.

J’ai décidé de ne pas me laisser abattre! J’ai lu…  beaucoup!  Et j’ai compris…  J’ai compris que j’étais normale!

J’ai donc décidé de continuer mes recherches afin de comprendre l’infertilité et son impact psychologique.

J’ai décidé de m’appliquer à faire tomber les tabous autour de moi et, ultimement, à sensibiliser la planète entière via mon blog (http://amourpatient.blogspot.ca/).

6 ans plus tard, enceinte grâce à la 2e FIV, j’étais en voie de terminer mon DESS en santé mentale. Je devais choisir un sujet pour la rédaction de mon essai.  Je n’ai pas chercher longtemps. Mon travail de fin de programme allait porter sur l’impact de l’infertilité sur la santé mentale.  Cet essai était en rédaction lorsqu’au Québec le ministre de la santé annonça une consultation publique sur le programme québécois de gratuité de la procréation assistée mis en place 2 ans plus tôt.  Nous pouvions envoyer un témoignage ou un mémoire.  Mon essai terminé s’est transformé en mémoire!

C’est sous cette forme que je vous le rends disponible!

J’espère ainsi vous aidez à comprendre que vous êtes normaux!  Et, si nécessaire, vous incitez à aller chercher l’aide appropriée.

J’espère amener vos proches à mieux vous comprendre et, ainsi, mieux vous supporter!

Bonne lecture!

Marie-Ève Ratté

Le mémoire de Marie-Eve en format PDF, bonnes lectures à tous.

Couples recherchés, lancement d’une étude européenne – A.M.P. et parentalité

Quand la psychologie du développement et la sociologie se mettent à étudier « les relations parents – enfants, dans des familles hétéro et homo-parentales ayant recours à la procréation médicalement assistée« , c’est plus qu’intéressant, enfin un travail de fond, sur la parentalité suite à un parcours d’assistance médicale à la procréation.

Être parents, être enfants, devenir parents, devenir enfants grâce à l’A.M.P., mais après que devenons-nous ? Des parents, des enfants comme tout le monde ? Pourquoi, comment…

Nous qui souhaitions au niveau du collectif BAMP que des universitaires, des chercheurs, se penchent sur les questions relatives à l’infertilité, à l’A.M.P., pour ne pas laisser l’espace aux seules idées préconçues, nous voilà servies.

C’est juste formidable. Nous allons attendre les résultats de cette étude avec impatience.

L’université de Paris-Ouest, le CNRS, l’université de Cambridge, l’université d’Amsterdam engagent cette étude sur une grande échelle, au niveau européen : « Étude Familles – PMA »

Vous pouvez participer à cette étude si vos enfants ne sont pas encore nés ou viennent juste de naitre car : La première rencontre avec la famille se faisant aux alentours des 4 mois du (des) bébé(s), nous recherchons des parents qui ont eu un bébé (des bébés) après le 30 juin 2013 ou qui sont en attente de la naissance du bébé (des bébés).

L’étude a déjà commencé et elle va se poursuivre jusqu’en 2015. Les résultats de cette recherche arriveront donc après 2015.

Patience, patience….

Après un contact téléphonique avec Bérengère Rubio, nous vous apportons quelques précisions :

  • Il faut que cela soit votre premier enfant, que vous attendez ou déjà né et qu’il soit âgé de moins de 4 mois.
  • Une première rencontre avec les chercheurs, a lieu aux 4 mois de votre enfant, puis une deuxième pour ses 1 an.
  • Naissances en 2013, 2014, 2015
  • Les chercheurs se déplacent partout en France.

Si vous rentrez dans ces critères, il ne faut pas hésiter à téléphoner pour échanger plus précisément sur votre situation et votre éventuelle participation.

Nous vous invitons donc à aller sur le site « Etude familles-pma » pour vous permettre d’avoir de plus amples informations. Vous pouvez contacter les personnes qui s’occupent de cette étude pour la France, Olivier Vecho, Martine Gross et Bérengère Rubio.

Vraiment, un beau projet d’étude croisant deux champs des sciences humaines et sociales, la sociologie et la psychologie du développement.

Si vous décidez de participer à cette étude venez nous faire part de ce que cela vous apporte.

5 phrases que les parents doivent arrêter de dire aux personnes sans enfant

Ce matin comme d’habitude je (tittounett) regarde les infos sur le net et que vois-je ? Un petit article qui m’a fait penser à ce qu’on a pu dire ici sur les préjugés, les mots qui nous blessent et l’attitude de nos proches.

Je le trouve très bien fait. Léger mais vrai et surtout écrit par un papa !

Le voici :

« SAVOIR-VIVRE – Tout d’abord, je dois dire que j’ai fait tout ce que je déconseille de faire ci-dessous. Je sais bien que cela a l’air d’une liste de recommandations mais ce sont surtout des recommandations que je me fais à moi-même. Ces conseils sont pour moi, à moins qu’ils ne s’appliquent aussi à vous et dans ce cas, ils sont pour vous.

Je me suis lancé la tête la première dans mon rôle de parent et c’est avec plaisir que je l’ai laissé me redéfinir en tant que personne. Un des effets secondaires inattendus: je vois tout avec mes yeux de parent maintenant. Parfois, c’est une bonne chose. Par exemple, je ne laisse plus traîner les couteaux autant qu’avant. Parfois -et c’est ce que je viens de comprendre- cela peut fatiguer mes amis sans enfants. Voilà donc ce qu’il vaut mieux s’abstenir de dire:

1. « Les chiens ne sont pas des enfants »

Ça donne ça en général: « Aah, tu sais ce qui m’énerve? Quand une telle compare son chien à mon gosse. Ou quand un tel parle de son chien comme de son enfant. Les chiens ne sont pas des enfants! Ils ne se rendent pas compte! »

Vous savez quoi? À moins que ces personnes n’aient besoin d’aller voir un professionnel, je vous garantis qu’ils savent que leur chien n’est pas un enfant humain. Ils savent aussi que cela est incomparable. Ce qu’ils veulent dire au fond c’est: « Oh, mais oui, moi aussi il y a quelque chose dans ma vie qui fait caca ET qui m’apporte beaucoup de bonheur ».

Ils essaient seulement de se rapprocher de vous qui parlez constamment de vos enfants. Je sais qu’il est difficile de se sentir proche de vos amis quand ils n’ont pas d’enfants: avant vous étiez inséparables et maintenant vous vous voyez de temps en temps pour tenter de vous tenir au courant mais vous n’avez plus grand-chose en commun. Bien sûr, vous étiez meilleurs amis à la fac mais vos vies sont maintenant très différentes. Donc quand « un tel » ou « une telle » parle de nettoyer son tapis pour en enlever les crottes de son chien quand vous venez de raconter que vous aviez dû vous laver les cheveux pour faire disparaître du caca qui s’y était logé, soyez compréhensif. Ils essaient simplement d’être gentils. Et vous leur manquez.

2. « Tu crois que [insérez ce que vous voulez]? Essaie donc d’avoir des gosses! »

Fatigué, stressé, à bout, couvert d’urine, peu importe. Nous, les parents, nous utilisons trop souvent nos problèmes pour minimiser ceux des non parents. « Oh, tu as bossé 50 heures la semaine dernière? Essaie donc d’avoir des gosses! », « Oh, tu penses que tu as mal aux pieds parce que tu as bossé dehors toute la journée? Moi j’ai couru après mon bébé pendant… Vas-y, mets-moi une claque, je sens que ça te démange ».

Ce n’est pas une compétition. Si, sur une échelle de 1 (tout va bien) à 10 (vous faîtes un malaise dans la douche et vous ne reprenez vos esprits qu’une fois toute l’eau chaude épuisée), votre ami est à 7 et que vous étiez à 9 les semaines qui ont suivi l’accouchement: peu importe, votre ami est toujours aussi crevé.

Ce n’est pas que votre expérience n’apporte rien à la conversation mais au lieu d’insinuer « ma douleur est plus grande que la tienne », essayez plutôt de compatir. Pourquoi ne pas utiliser votre expérience pour aider au lieu de minimiser. Essayez quelque chose comme: « Wow, je comprends que tu sois claqué. Quand je n’en pouvais plus au moment où ma fille est née j’ai découvert que me verser du café directement sur les yeux était très efficace. »

3. « T’en fais pas. Tu verras, quand t’auras des enfants… »

… les crottes de nez ne te dégoûteront plus, tu sauras qui est Dora l’exploratrice, tu seras heureux… Stop! Il faut qu’on arrête de croire que tout le monde va avoir des enfants. Certains n’en veulent pas et font le choix de ne pas en faire. Certains en veulent vraiment et essaient de toutes leurs forces.

Dire à ces personnes qu’avoir des enfants est le seul moyen de s’élever vers un niveau d’existence supérieur est à la fois extrêmement impoli et désobligeant. Je n’ai pas d’alternative à proposer, supprimez tout simplement les phrases qui commencent par « Quand t’auras des enfants… ». Et puis ça donne l’impression que l’on veut jouer aux grands de toute façon.

4. « Est-ce que je peux amener les enfants? »

À moins que vous n’ayez déjà eu une conversation à ce sujet avec vos amis comme quoi vos bouts de chou étaient toujours les bienvenus, partez du principe que non, les enfants ne sont pas invités.

Ne posez même pas la question. Si on en voulait on les aurait invités et il aurait été question des super activités qui leur seraient réservées. En demandant cela, vous mettez mal à l’aise vos amis qui doivent décider s’ils acceptent les enfants ou non. Si ce n’est pas le cas, ils savent ensuite qu’ils vont devoir fournir une bonne explication pour justifier leur refus. Ne leur faîtes pas ça, ce n’est pas sympa.

5. « Ma vie n’avait pas de sens avant que je n’aie des enfants ! »

Autant dire: « Ma vie n’avait aucun sens avant que je n’ai des enfants » ou même « Sans enfants, la vie n’a aucun sens ».

Je connais ce sentiment. Parfois, j’ai l’impression que toutes les inquiétudes que je pouvais ressentir avant d’avoir mes enfants étaient insignifiantes. Je comprends cette envie de le crier sur tous les toits. Mais ne le faîtes pas. Votre vie n’est peut-être plus la même maintenant mais votre vie avant vos enfants était importante et vos amis sans enfants en font partie. Ne sautez pas ce passage comme certains sautent l’avant-propos d’un livre qu’ils veulent vraiment lire. Ne pas prendre en compte « l’avant enfant » c’est dire à vos amis que leur vie n’a pas commencé.

Enfin, si vous avez fait ou dit l’une des choses ci-dessus, pas besoin de vous excuser. Mettez-y seulement un terme. Vous excuser ne ferait qu’aggraver la situation. J’ai bien essayé mais le résultat n’a pas été très convaincant, c’était un peu du genre: « Oh, mon pauvre petit chéri qui n’a pas d’enfants. Je suis désolé de m’être laissé emporter par la joie et le bonheur d’être parent au prix de notre amitié. S’il te plaît, pardonne-moi ».

Le pardon n’était pas nécessaire. Je n’avais blessé personne. Je les avais seulement fatigués. Pardonner aurait été comme pardonner à une mouche de se poser sur vous. Je promets donc de faire plus attention à ce que je dis et comment je le dis. Je vais essayer d’être un ami plus qu’une mouche. Quand je dis plus qu’une mouche, je veux dire que je me poserai pas sur mes amis, je ne leur vomirai pas dessus avant d’essayer de les manger. La fac c’est fini, je ne joue plus à ça. »

Voici le lien ici

Source : huffingtonpost.fr

Article de John Kinnear.

Campagne nationale CNGOF en 2009

FLHOPE nous fait part d’une trouvaille qu’elle a fait sur le net. Cela date d’il y a 4 ans, mais c’est intéressant d’entendre ce que pensent le quidam lorsqu’il est interrogé sur l’infertilité. Complétement dans notre sujet : « Parler de l’infertilité ». Je ne sais plus qui avait parlé, parmi les membres BAMP de faire des vidéos sur le sujet de l’infertilité. Un projet BAMP en perspective !

bmichelon a mis en ligne une vidéo il y a 4 ans

un bébé quand je veux, ou un bébé quand je peux ?