Appel à témoignage Conférence étudiants en Médecine

 

Dans le cadre de la SSI 2019, BAMP co-organise avec l’association POEMES[1] une conférence :

AMP : la prise en compte du patient dans toute son humanité

Cette conférence durera deux heures et comportera les différents thèmes :

  • L’annonce du diagnostic
  • Le travail du deuil de la fertilité, les différentes étapes par lesquelles passent les parents
  • Les incontournables : bienveillance, politesse, bientraitance
  • Les possibilités d’alléger le quotidien des patients (one day)
  • Changer de regard sur le patient

Afin qu’elle soit la plus complète et la plus intéressante possible, nous aimerions pouvoir faire témoigner un maximum de patients. Donc si l’un des thèmes évoqué vous parle et que vous êtes prêt à l’illustrer de votre parcours personnel en témoignant, n’hésitez pas à prendre contact avec Stéphanie : collectifbamp95@gmail.com

Donc Mesdames et Messieurs, vos témoignages sont nécessaires, pour ces jeunes médecins en formation et pour nos prises en charge futures. Alors n’hésitez pas.

Si jamais vous n’êtes pas disponible au créneau proposé, si vous habitez très loin ou encore si vous n’êtes pas à l’aise pour parler en public, beaucoup de choses sont possibles. Vous pouvez m’envoyer un témoignage écrit pour que je le lise moi-même à l’assemblée, vous pouvez vous filmer, vous enregistrer sur un dictaphone pour que l’on diffuse votre témoignage, etc…

[1] Association d’étudiants en médecine qui met des actions en place afin de voir le patient sous un jour différent, sans approche diagnostique ou thérapeutique et toujours avec sensibilité et respect.

 

#SSI2019 #SemaineSensibilisationInfertilité #1couple5 #visibilité #AméliorerLaPriseEnCharge

Dernière publication de l’INED sur les maternités tardives

L’iNED vient de publier une étude sur les maternités tardives. 

« Le retard des maternités est un mouvement de fond touchant tous les pays développés. Une de ses conséquences est la part croissante des naissances issues de mères de 40 ans ou plus. Éva Beaujouan et Tomáš Sobotka comparent la situation actuelle dans les différents pays, la replacent dans le cadre des évolutions historiques, et discutent des avantages et inconvénients d’avoir des enfants à un âge tardif. « 

Pendant longtemps les femmes avaient des enfants jusqu’à 40 ans et plus, mais souvent pour leur 5ème ou 6ème enfant (époque des familles nombreuses). Dans les années 80, la part des femmes ayant des enfants après 40 ans a fortement chuté. Aujourd’hui, elle remonte un peu, mais pour des premiers ou deuxième enfant, grâce notamment aux progrès de l’AMP et aux recours aux dons d’ovocytes.

Le lien vers le pdf de l’étude

Je ne suis plus celle que je suis – Paysages de l’infertile

Aujourd’hui nous allons vous parler d’un projet artistique qui nous tient à cœur. En effet, chez BAMP nous pensons que la création artistique, sous toutes ses formes, est un moyen important et nécessaire pour communiquer sur l’infertilité, pour permettre aussi aux personnes qui vivent ces parcours difficiles de s’exprimer. C’est pour ces raisons que depuis la création de l’association, nous avons créés l’exposition participative TRACES : l’infertilité laisse des traces. Et que certaines de nos référentes organisent des ateliers créatifs.

C’est donc avec une grande joie et beaucoup d’enthousiasme, que nous avons accueillis le projet d’Anne-Laure et de Xavier, lorsqu’ils nous l’ont présenté. C’est toujours un moment important, l’engagement créatif, la mise à nu d’une histoire d’infertilité et d’AMP, sujets encore tabous dans notre société.

A départ, il y a le texte d’Anne-Laure, puis les photographies de Xavier suite à leur rencontre, viennent compléter, élargir la possibilité de montrer, de dire l’invisible, indicible histoire, qu’Anne-Laure vit dans son corps et sa tête : l’enfant qui ne vient pas, le vide du corps malgré l’AMP. Le texte d’Anne-Laure, nous le trouvions déjà puissant lorsqu’elle nous avait confié le premier jet, il y a maintenant quelques années. Les photos de Xavier sont épurées mais pourtant pleines de sens, de sensations, elles parlent autant que le texte, elles disent au delà des mots, car elles montrent le corps qui d’ordinaire se cache, le corps à corps, le corps à nu, rien plus rien que les mots pour tenir encore debout ? Non le corps est là, il se dérobe, il se refuse mais il est là, au centre, au cœur pour le bien et le mal.

De la rencontre entre Anne-Laure et Xavier va naître le projet « Je ne suis plus celle que je suis – paysage de l’infertile« . Anne-Laure et Xavier ont pour projet une exposition programmée du 3 au 19 décembre 2018 à Paris, galerie l’Anachronique dans le 18ème. Exposition des photos de Xavier GAVAUD avec une mise en scène sonore du texte d’Anne-Laure. Un livre regroupant le texte et les photos, ainsi que des tirages photographiques d’art sont prévus. Une conférence est également en cours de préparation pour parler d’art et d’infertilité, d’art thérapie où de thérapie par l’art. « Différentes personnalités ont déjà donné leur accord de principe pour intervenir à ce moment (Mylène  Botbol, professeur de philosophie et de bioéthique ; Maïa Bramy, Ecrivain ; Monique Bydlowski, psychiatre, psychanalyste, directrice de recherche à l’INSERM ; Carla Canullo, philosophe italienne, professeur à l’université ; Sylvie Epelboin, gynécologue, coordinatrice du centre d’assistance médicale à la procréation, hôpital Bichât ; Edith Vallée, docteur en psychologie clinique ; Silke Schauder, professeur de psychologie clinique et psychopathologie, métapsychologie de la création…). »

De notre point de vue, c’est un projet fort et inédit en France que nous proposent Anne-Laure et Xavier, sur ce sujet de l’infertilité et de l’AMP. Ce type de travail créatif et artistique, peut, il nous semble permettre de briser le mur de l’indifférence, de la méconnaissance, faire prendre conscience. Dire et montrer l’intime et l’universel désir de porter la vie, frustré, brisé par son impossible réalisation. Comment sortir de cela, comment être et vivre ? Ce sont toutes ces questions et ces propositions que nous offrent, aujourd’hui Anne-Laure et Xavier. Nous avons hâte de découvrir l’ensemble de ce projet. Rendez-vous au mois de décembre !

Mais pour cela ils ont besoin d’un coup de pouce de chacun d’entre nous. « Dans cette démarche, nous vous proposons de devenir partenaires de ce projet en participant à cette campagne de financement participatif. »

Avant nous vous laissons découvrir une partie du texte et des photos et si vous souhaitez leur apporter votre soutien et votre participation financière, tous les liens sont dans le texte qui suit les extraits du livre.

 

 

Ce coup de pouce peut prendre différentes formes  :

  • un soutien financier à ce projet via un financement participatif, même 5 euros peuvent faire la différence. C’est par ici que cela se passe 
  • un soutien financier via la pré-commande du livre, d’un tirage photo numéroté et signé, ou des deux. Voir ci-dessous, tous les détails des différentes propositions et des tarifs correspondants :

Si vous souhaitez réserver le livre ou des tirages de l’exposition, merci de compléter et de renvoyer à Xavier GAVAUD le « BON de PARTICIPATION » (voir à la fin de ce message), avec votre paiement par chèque ou via le compte paypal précédemment indiqué.  Vous pouvez ensuite envoyer le bon de participation accompagné du règlement, soit par voie postale, soit par mail. Toutes les coordonnées de Xavier GAVAUD sont indiquées ci-dessous.

« Les participations seront disponibles en fin d’année et délivrées aux alentours de décembre 2018, selon l’avancée de notre production. Celles-ci vous seront délivrées soit par voix postale, soit « en main propre » lors de l’exposition ou lors d’une rencontre sur Paris ou aux alentours de Brest à définir avec nous.Bien sûr, nous demeurons à votre disposition pour tous compléments d’informations. Nous serions ravis de vous compter parmi nos soutiens, et, dans cette idée, n’hésitez surtout pas à diffuser cette campagne de participation.

Anne-Laure

et Xavier Gavaud »

 

Thèse Constance Schuller

Vous souvenez de Constance Schuller, étudiante en sociologie, qui avait pris contact avec l’association, il y a quelques années pour son travail de thèse. Elle nous a informé de la soutenance de sa thèse. Si vous êtes disponible, vous pouvez y assister.

 

J’ai le grand plaisir de vous annoncer la soutenance de ma thèse de sociologie intitulée

« La décision médicale dans le champ de l’Assistance Médicale à la Procréation. Une étude sociologique sur les pratiques et les représentations des spécialistes de la reproduction »
sous la direction de Bertrand Pulman.

Le jury est composé de :
Philippe Bataille, Directeur d’Études, EHESS, rapporteur
Séverine Mathieu, Directrice d’Études, EPHE, rapporteur
Bertrand Pulman, Professeur de sociologie, Université Paris 13, directeur
Laurence Tain, Professeure émérite de sociologie, Université Lyon 2
Carine Vassy, Maitresse de conférences, Université Paris 13

La soutenance se déroulera le mardi 9 janvier 2018, à 14h, à l’Université Paris 13, 74 rue Marcel Cachin, à Bobigny, dans le bâtiment de l’illustration, en salle M47. Voici un lien qui indique les principaux moyens d’accès au campus: http://www.iut-bobigny.univ-paris13.fr/venir-sur-le-campus.html. L’entrée dans le campus se fait actuellement, soit par la rue de Chablis, soit par l’avenue de la Convention (l’entrée par la rue Marcel Cachin est condamnée). Pour des raisons de sécurité, une pièce d’identité pourra vous être demandée à l’entrée.

La soutenance sera suivie d’un pot, auquel vous êtes chaleureusement conviés, qui aura lieu en salle 1.141, aux environs de 18h. Afin d’organiser au mieux ce moment, merci de m’indiquer votre venue par mail.

Au plaisir de vous y retrouver.

Résumé
Si la fécondation in vitro est une innovation biomédicale récente, datant seulement de 1978, le recours à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est rapidement entré dans les mœurs, au point que ces procédés participent aujourd’hui à plus de 3 % des naissances françaises.
Les cliniciens et les biologistes de la reproduction jouent un rôle incontournable dans ce champ. Chefs d’orchestre de la rencontre des gamètes, ils sont également les principaux acteurs décisionnaires de l’accès et de la poursuite des traitements de l’infertilité. Pourtant, leur pouvoir décisionnel a moins été étudié que les conséquences de leur intervention en termes de vécu de l’infertilité, de parenté, de filiation et de genre. C’est précisément ce manque que cette recherche vise à pallier.

Au croisement des sociologies de la santé, des professions, des organisations et de l’action, cette étude vise à éclairer la multiplicité des pratiques et des représentations des spécialistes de l’infertilité à travers le prisme des décisions médicales. Elle repose sur deux enquêtes, menées pendant plus de deux ans au sein de plusieurs centres d’AMP de la région parisienne, comprenant des observations de consultations et de réunions pluridisciplinaires, et des entretiens avec des patients et des spécialistes de l’infertilité.
S’appuyant sur ce corpus de données, et guidée par un souci constant d’articuler les dimensions micro et macro sociologiques, cette investigation s’attache d’abord à resituer les contextes globaux et locaux dans lesquels s’inscrivent les choix des professionnels, puis à analyser les décisions relatives à l’accès à l’AMP et aux techniques médicales.
In fine, cette recherche montre que la sélection des patients et les stratégies médicales, structurées dans des cultures propres à chaque centre, apparaissent comme des compromis trouvés par les acteurs qui composent avec un ensemble de contraintes pour adopter des pratiques en adéquation avec leurs valeurs et leurs représentations.

Mots-clés: Assistance Médicale à la Procréation (AMP) ; Décision médicale ; Infertilité ; Cultures de centre ; Politiques de recrutement ; Politiques médicales

RDV à la médiathèque d’Angers

La procréation médicalement assistée, une Angevine témoigne

« Faire un enfant n’est pas si simple, c’est même pour certains couples un vrai parcours du combattant. Les progrès de la science permettent aujourd’hui d’accéder à ce bonheur mais connaît-on vraiment le quotidien de ces patients ? », site de la médiathéque d’Angers.
Venez échanger jeudi 06 octobre 2016 à 19h, à la médiathèque Toussaint d’Angers, en présence de Mathilde Grimault et BAMP autour de l’infertilité et de l’AMP.
Mathilde Grimault est l’auteur d’un livre sur son parcours en AMP : « Tu concevras dans la douleur » (Edilivre), elle témoignera ce jour-là à ce propos.

Un stand BAMP foisonnant d’informations vous accueillera aussi.

Jeudi 6 octobre à 19h – Médiathèque Toussaint

C’est l’occasion de donner plus de visibilité aux questions relatives aux parcours de vie, marqués par l’infertilité, la stérilité et le recours à l’assistance médicale à la procréation. Venez nombreux !
#1couple6 #JeSuisInfertile #visibilité

 

Contact Caroline pour BAMP : collectifbamp49@gmail.com
Pour vous rendre à la médiathèque d’Angers voir sur le site de la médiathèque d’Angers

 

Syndrome des Ovaires Polykystiques – Recherche INSERM –

Les chercheurs cherchent et trouvent des réponses, une étude des équipes universitaires de Lille et de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) apporte une nouvelle explication aux mécanismes hormonaux en jeux dans le syndrome des ovaires polykystiques.  Une découverte scientifique et de nouvelles pistes thérapeutiques à la clé.

Voici l’article publié le 20 janvier sur le site de l’INSERM

Infertilité : un mécanisme cérébral totalement inédit

20 janvier 2016

Le plus fréquent des troubles de la fertilité féminine – le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) –  impliquerait la surexcitation de neurones cérébraux situés dans l’hypothalamus. La coupable serait une hormone bien connue, produite par les ovaires : l’hormone anti-Müllerienne (AMH). A la clef de cette découverte, de nouvelles pistes thérapeutiques.

Une femme sur dix en âge de procréer souffre du SOPK, le syndrome des ovaires polykystiques. Cette pathologie se traduit par une forte surproduction d’hormones mâles par les ovaires, qui perturbe la production d’ovules (dont certains se transforment en kystes). Jusqu’ici considéré comme une pathologie n’altérant que les ovaires, le SOPK modifierait  aussi l’activité de neurones logés au cœur du cerveau ! Réalisée par une équipe Inserm de Lille* et des chercheurs néo-zélandais, cette découverte offre un nouvel éclairage sur cette maladie aux mécanismes encore bien mystérieux. Mieux encore, elle ouvre la voie au développement d’un traitement spécifique, les traitements actuellement disponibles  ne s’attaquant qu’aux symptômes.

Trois acteurs de mèche

Coupe d’hypothalamus humain (adulte) immunomarqué pour la GnRH (vert) et l’AMHR2 (rouge). L’AMHR2 est exprimé dans les neurones à GnRH. © Cimino et coll. Nature Communication (2016)

Coupe d’hypothalamus humain (adulte) immunomarqué pour la GnRH (vert) et l’AMHR2 (rouge). L’AMHR2 est exprimé dans les neurones à GnRH.

Au départ, l’équipe est partie d’une constatation : la surproduction d’hormones mâles caractéristique du SOPK semble liée à des perturbations de la concentration de deux autres hormones aux noms un peu barbares : l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone anti-Müllerienne (AMH). Impliquée dans le mécanisme d’ovulation, la LH est sécrétée dans une glande reliée au cerveau (l’anté-hypophyse) sous le contrôle de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH), une petite protéine produite dans le cerveau par des neurones de l’hypothalamus. Chez les femmes souffrant de SOPK, la concentration sanguine de LH est anormalement élevée, et son rythme de production – les chercheurs parlent de « pulsatilité » – est également accru. Impliquée dans le fonctionnement des ovaires qui la produisent, l’AMH présente quant à elle une concentration sanguine deux à trois fois plus élevée chez les patientes, directement liée à la sévérité de la maladie.

LH hypophysaire, AMH ovarienne, GnRH hypothalamique… et si ces trois protagonistes étaient de mèche ? C’est précisément ce que ces chercheurs ont découvert… en plusieurs étapes. Ils ont d’abord observé que près de 50% des neurones à GnRH (murins et humains adultes) sont dotés de récepteurs à l’AMH. Dans le cerveau de souris femelles en âge de procréer, l’équipe a ensuite découvert que l’AMH augmentait fortement l’activité de près de la moitié des neurones sécréteurs de GnRH. L’équipe a alors administré des doses croissantes d’AMH dans le cerveau de ces souris : à chaque fois, la LH a vu ses taux sanguins et sa pulsatilité augmenter par rapport aux souris témoins non traitées. En outre, en inhibant les récepteurs de l’AMH,  la sécrétion de LH rebaissait. Enfin, chez des souris traitées aux hormones mâles pour mimer le SOPK, les taux d’AMH et de LH étaient clairement corrélés.

Un brevet à l’étude

Représentation schématique du mécanisme d’action proposé de l’AMH sur les neurones à GnRH des femmes à ovaire normal et des femmes avec un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). E2, oestrogènes ; T, Testostérone. © Cimino et coll. Nature Communication (2016)

Représentation schématique du mécanisme d’action proposé de l’AMH sur les neurones à GnRH des femmes à ovaire normal et des femmes avec un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). E2, oestrogènes ; T, Testostérone.

« Ensemble, tous nos résultats suggèrent  donc un rôle central de l’AMH dans le SOPK« , résume Paolo Giacobini qui a coordonné l’étude. En effet, la hausse de sa concentration provoquerait une véritable réaction en chaîne : les neurones hypothalamiques se mettraient à sécréter davantage de GnRH, ce qui accroîtrait alors la production et la pulsatilité de LH par la glande anté-hypophyse… Au final, il en résulte la hausse caractéristique d’androgènes dans les ovaires à l’origine des troubles d’ovulation observés dans la maladie.

Cette découverte importante ouvre des pistes thérapeutiques inédites : « L’une d’elles passe par le développement de molécules capables d’empêcher la liaison entre l’AMH et ses récepteurs sur les neurones à GnRH« , conclut Paolo Giacobini qui compte déposer un brevet pour protéger cette nouvelle approche.

Note

* unité 1172 Inserm/université de Lille 2, Centre de Recherche Jean Pierre Aubert, Laboratoire du développement et plasticité du cerveau neuroendocrine, Lille.

Source

I. Cimino et coll., Novel role for anti-Müllerian hormone in the regulation of GnRH neuron excitability and hormone secretion. Nature Communications, DOI: 10.1038/ncomms10055, 2015.

 

http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/infertilite-un-mecanisme-cerebral-totalement-inedit

Transfert d’embryon sous hypnose

Voici le témoignage de Lovebirds66, adhérente BAMP qui souhaite apporter son témoignage sur l’hypnose et l’AMP.

Donc pour ma fiv 1 en juin dernier (dont vous trouverez le témoignage de ma ponction sous hypnose ici Ponction sous hypnose – Témoignage), j’ai eu un transfert très difficile, le cathéter ne passait pas.
Celui-ci a duré plus d’une heure et quart. Ça a été un moment très stressant, tant pour nous que pour l’équipe médicale. Le médecin, n’y parvenant pas, a voulu annuler et reporter le transfert. J’ai toujours eu ce problème durant mes 6 tentatives d’inséminations mais ça finissait toujours par passer au bout d’une vingtaine ou trentaine de minutes.
Bref, ça a été très long, angoissant et douloureux (pose de pozzi, …). Mais quand mon gynéco a dit « tant pis on congèle l’embryon et on vous le mettra le mois prochain », pour moi il n’en était pas question. J’ai eu peur qu’il perde en qualité. J’ai insisté, il a réessayé et le cathéter est finalement passé. Mais dans des conditions pas vraiment idéales, beaucoup de stress pour moi et mon utérus qui a été trituré et donc qui contractait.
Le résultat de cette fiv a été positif, mais aussitôt dissipé par la chute du taux à la seconde prise de sang.
Nous avons donc revu le gynécologue. Il ne voulait pas faire de nouvelle tentative sans faire une dilatation du col pour faciliter le passage du cathéter. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une courte intervention chirurgicale sous AG qui dilate le col (comme son nom l’indique), c’est une intervention qui n’est pas perpétuelle, selon les individus, les bienfaits durent plus ou moins longtemps. Elle est pratiquée en première partie de cycle Il n’est pas conseillé de faire une tentative sur le même cycle que la dilatation pour laisser cicatriser tranquillement.
Je subis donc cette intervention en août.
Septembre, démarrage des stimulations en vue d’un TEC, nous avions la chance d’avoir deux embryons congelés.
Transfert assez compliqué encore, je dirai une vingtaine de minutes malgré l’hystéroscopie faites sur le mois précédent. Résultat négatif.
Retour à la case départ pour FIV2. Mon gynécologue envisage de refaire une dilatation du col, je ne suis pas pour car c’est sous AG. Et puis si l’effet ne dure qu’un mois sans être si efficace que ça, est-ce vraiment nécessaire…? On en discute, je lui propose de refaire un test à blanc, et il accepte. Passage réussi du cathéter au bout de 5-10min.
Ilestok pour tenter FIV2 sans dilatation. Si ça ne passe pas le jour J,ilsm’enverront au bloc et je ferai letransfertsousAG (non non je n’avais pas du tout la pression!). Donc interdiction de manger le matin du transfert. C’est parti pour le protocole de traitements.

Comme ma première ponction sous anesthésie locale avec hypnose s’était bien passée, je reprends RDv avec le même anesthésiste.
On discute, il est très à l’écoute, il fait encore peu de FIV sur le centre mais s’est documenté pendant l’été et souhaite s’intéresser de plus près à l’infertilité. Il s’est renseigné, il a lu cette étude israélienne sur l’hypnose (https://bamp.fr/2013/05/20/il-etait-une-fois-une-fiv-et-lhypnose/).
Il me propose de me faire le transfert sous hypnose. Je suis ravie. Je  me dis que c’est peut-être la solution pour moi. J’avoue que j’avais pensé à lui demander sans jamais oser…
On n’aime pas entendre que c’est dans notre tête, nous les infertiles, ni que nous sommes stressées. Mais tout le processus de la PMA est si prenant est stressant qu’un peu de détente ne peut me faire que du bien. Je le prends vraiment comme une belle opportunité.
Je fais donc mes trois séances de préparation à l’hypnose.
Arrive le jour de la ponction. Une fois installée sur la table d’opération on commence la séance.
J’avoue que cette ponction a été plus douloureuse que la première, mais loin d’être insupportable. J’ai eu froid, cela m’empêchait de me détendre et me maintenait « consciente ».
Mais il suffisait que je crispe mon visage pour que l’anesthésiste m’injecte une dose d’anesthésiant supplémentaire, et qu’il augmente le son de sa voix pour me recanaliser.
Je remonte en chambre immédiatement toute fraîche, et rentre chez moi 1h30 après l’intervention, ça c’est vraiment très appréciable. Juste quelques tiraillements dans le ventre.
Cinq jours après, nous avons la chance d’avoir obtenus 2 blastocytes. Transfert prévu a 14h.
Comme ce transfert sous hypnose est une première pour le centre, l’organisation a été chamboulée, le centre a ouvert 30min plus tôt pour moi, et je leur dis un grand MERCI. L’anesthésiste est venu exprès alors qu’il ne travaillait pas ce jour-la, MERCI aussi. Je dois dire que tout le monde a été super, a joué le jeu. Le transfert a duré 5 ou 10min, mais quoi qu’il en soit ce fut le plus court et le plus simple de tous les transferts.

Une fois le transfert fini, pendant les quelques minutes de repos, nous avons debriefé sur cette première. J’ai bien senti que mon gynécologue était septique sur la démarche, que ce soit pour les ponctions ou les transferts. Certainement son côté pragmatique et scientifique qui parle. Mais il considère aussi, et là je ne parle que pour la ponction bien sûr, que c’est dommage de souffrir, et que c’est difficile de faire un bon travail quand on voit la patiente bouger de douleur pendant l’opération. Je comprends bien ce qu’il veut dire et c’est tout a son honneur. Mais malgré son avis sur la question, il a été ok pour tentes l’expérience et c’est déjà beaucoup.

Pour ce qui est du résultat, nous avons eu une prise de sang positive, mais malheureusement un embryon qui a arrêté son développement autour de la 5 semaines de grossesse.
Nous n’étions jamais arrivés jusqu’à ce stade. Même si c’était une dure épreuve, cela nous amène aussi beaucoup d’espoir.
J’ai donc subit un curetage début janvier et j’attends désormais de pouvoir démarrer FIV3.
Je ne sais pas si je pourrai recommencer l’expérience du transfert sous hypnose car cela chamboule un peu le centre, mais j’espère vivement que oui. J’en discuterai lors de mes prochains rendez-vous avec l’anesthésiste et le gynécologue.
Je pense que c’est aussi ça l’esprit BAMP, aider les équipes de PMA à intégrer de nouvelles techniques scientifiques ou de relaxation, des accompagnements à nos processus de pma pour optimiser nos chances, permettent à chacune de trouver son propre protocole en fonction de ses besoins et à vivre au mieux ce parcours semé d’embûches !