Des spermatozoïdes fabriqués en laboratoire

Des spermatozoïdes fabriqués en laboratoire : c’est important pour les couples infertiles ?

 

Service d’assistance médicale à la procréation (AMP) de l’hôpital Antoine-Béclère (92) (L.SOUCI/BSIP/SIPA)

 

Nous savons que la qualité et la quantité de spermatozoïdes des Français diminues. De nombreuses études vont dans ce sens, et cela ne s’améliore pas.

Les causes ? Les perturbateurs endocriniens, les substances chimiques, les pesticides, les produits utilisés dans les produits dits « courants », le surpoids, …

Arriverons nous dans les années à venir à fabriquer des spermatozoïdes ?

Qu’en pensez vous ?

 

Publié le 13-04-2015 sur leplus.nouvelobs.com/
Par 
Chirurgien et sexologue
Édité par Rozenn Le Carboulec

D’ici quelques années, sexe et reproduction seront-ils totalement déconnectés ? Même si on en est bien loin, deux projets récemment mis en lumière pourraient le laisser penser : le Semenette, un godemiché reproduisant l’éjaculation masculine, et une « fabrique » de spermatozoïdes. La science de reproduction du futur ? Décryptage du sexologue Ronald Virag.

Partout dans le monde, un même constat : raréfaction des spermatozoïdes, surtout dans les grandes métropoles, même si force est de constater que contrairement à nombre d’autres espèces, l’animal humain prospère inexorablement en dépit des massacres et des épidémies. Le désir d’enfant solidement imprégné dans nos gènes en est l’explication la plus plausible ; et l’infertilité de ceux qui ne peuvent concevoir reste un drame quotidien.

L’article complet en date du mois d’avril 2015 Ici :

Cancer et procréation CECOS février 2015

Voici un article de la dernière lettre des CECOS en date du mois de février 2015, cancer et procréation du point de vue masculin.

Cancer et procréation : recours à la préservation de la fertilité

13 février 2015

Préservation de la fertilité : des efforts restent à faire

Photo de l'actualité

CANCER ET PROCREATION : préservation de la fertilité avant les traitements et effets de ces traitements sur la fonction de reproduction : des progrès restent à faire

Les cancers et leurs traitements (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie) peuvent avoir un effet délétère sur la fertilité et la sexualité avec des répercussions notables à distance du traitement. Dans ce contexte, l’information sur les risques des traitements et les possibilités de préservation de la fertilité peut-être considérée comme une obligation médico-légale. Ainsi la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique précise  dans son article L. 2141-11 : « En vue de la réalisation ultérieure d’une assistance médicale à la procréation, toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou de tissu germinal, … lorsqu’une prise en charge médicale est susceptible d’altérer sa fertilité, ou lorsque sa fertilité risque d’être prématurément altérée ». Actuellement, cette préservation de la fertilité peut-être envisageable chez l’adulte, l’adolescent ou l’enfant et ce quel que soit le sexe. Les modalités et la faisabilité cette préservation devant être discutées au cas par cas.

Même si la congélation des spermatozoïdes dans le contexte de la préservation de la fertilité s’est développée depuis les années 1970, l’accès à cette information ne semble pas optimale en France en 2014 chez l’adulte jeune et l’adolescent. Si la seule étude nationale sur cette question publiée en 2007 (Mancini et al. Fertil. Steril. 2007) montrait un déficit d’information, les résultats de l’enquête publiée en 2014 par l’INCA « La vie deux ans après un diagnostic de cancer »[1] confirme toujours ce déficit d’information. En effet 65.5% des hommes et 68.2% des femmes de moins de quarante-cinq ans déclaraient que la préservation de la fertilité ne leur avait pas été proposée avant l’initiation de leur traitement.

Concernant l’homme, une étude[2] publiée en décembre 2014 fait le point sur la faisabilité de la conservation de spermatozoïdes chez l’adolescent et l’homme jeune et analyse les pratiques au sein de 22 CECOS sur une longue durée (1973-2007). Cette étude amène plusieurs informations : 1) la congélation de spermatozoïdes pour préserver la fertilité est faisable à partir de l’âge de 12 ans chez le garçon, 2) le recours à la préservation de la fertilité a augmenté au cours des années, 3) des différences régionales existent dans la prise en charge notamment des adolescents, 4) le recours à la conservation de spermatozoïdes ne concerne pas la majorité des patients de cette tranche d’âge ayant un cancer théoriquement susceptibles d’en bénéficier.

Les causes de ces insuffisances dans la prise en charge sont probablement plurifactorielles (méconnaissance des possibilités techniques de préservation, réticences à évoquer les questions de sexualité, manque de temps….) et des améliorations doivent être apportées tant chez les spécialistes du cancer que ceux de la médecine de la reproduction ou vis-à-vis des patients.

Dans ce contexte, la formation des soignants et l’information du public sont des leviers permettant l’amélioration de la prise en charge des patients. Comme précisé dans le rapport ABM-INCA[3], la recherche doit être également développée dans le domaine cancer et procréation.

Par exemple, deux études récentes réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS contribuent à l’amélioration des connaissances sur les effets des traitements du cancer.

Ces études ont été réalisées dans le cadre du PHRC GAMATOX qui a suivi, de manière prospective, les patients traités soit pour un cancer du testicule, soit pour un lymphome, cancers affectant l’homme jeune en âge de procréer. Les caractéristiques du sperme et la qualité nucléaire du spermatozoïde ont été analysés avant et 3, 6, 12, 24 mois après la fin du traitement permettant ainsi de décrire la dynamique de la récupération de la spermatogénèse.

Après traitement d’un cancer du testicule, la récupération  des caractéristiques spermatiques pré-thérapeutiques va être fonction du traitement : un an après deux cycles de chimiothérapie mais deux ans si le patient a été traité par plus de deux cycles de chimiothérapie ou par radiothérapie. Par ailleurs en cas de radiothérapie, une augmentation du nombre de patients présentant une fragmentation de l’ADN du spermatozoïde est observée à 6 mois[4].

Les caractéristiques du sperme des hommes présentant un lymphome sont déjà altérées avant traitement, et celles-ci vont drastiquement chuter dans les 3 à 6 mois après la fin du traitement.  La récupération est également dépendante du protocole thérapeutique : 12 mois pour les traitements les moins toxiques, de type ABVD, mais davantage avec les autres protocoles. Il est important de noter que 2 ans après la fin du traitement, 7% des hommes n’ont aucun spermatozoïde dans l’éjaculat alors qu’ils en avaient avant le traitement. Par ailleurs, cette étude met en évidence des altérations du génome du spermatozoïde évoluant favorablement 1 an après la fin du traitement[5].

L’ensemble des résultats des études publiées récemment dont certaines réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS permet de mettre plusieurs points en avant :

  • Les altérations des caractéristiques spermatiques sont réelles et les modalités de récupération éventuelle sont fonction du type de traitement et des caractéristiques spermatiques préalables au traitement.
  • La période d’altération importante dans les suites du traitement souligne l’importance de la mise en place d’une contraception de couple efficace pour éviter toute survenue de grossesse durant cette période critique qui doit être discutée avec le patient, le spécialiste du cancer et le médecin spécialisé en médecine de la reproduction.
  • L’information sur les possibilités de préservation  de la fertilité avant la mise en route du traitement doit être développée.
  • Une amélioration des modalités d’accès à l’information sur la préservation de la fertilité doit être mise en œuvre afin d’assurer un recours équitable aux méthodes de préservation de la fertilité sur le territoire national.

L’ensemble de ces points fait partie intégrante des objectifs du plan Cancer III, des recommandations du rapport ABM-INCA « Conséquences des traitements des cancers et préservation de la fertilité » et des axes de travail de la Fédération Française des CECOS.

Louis Bujan et Nathalie Rives

 


[1] : http://www.e-cancer.fr/publications/99-recherche/773-synthese-la-vie-deux-ans-apres-un-diagnostic-de-cancer-de-lannonce-a-lapres-cancer

Être un homme « stérile »

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Photo BAMP

Bonjour à vous, j’ai enfin décidé de partager un peu de notre histoire.
Je suis Yalla, un homme de 38 ans, qui souhaite toujours avancer d’où mon pseudo.

Nous avons découvert mon infertilité complète il y a 4 ans à peu près .Nous nous sommes battu avec un ordinateur pour découvrir certains termes médicaux, eh oui les docs avaient autre chose à faire certainement !!!

Comment accepter cette nouvelle ? J’ai été dirigé vers un premier centre, j’y suis allé à reculons et j’en suis reparti en courant !!!
Vous qui me lisez, il ne faut jamais se rendre seul à un rendez vous médical !!!
J’ai été dirigé vers un deuxième centre, beaucoup plus compréhensif que le premier.
Et ma compagne me direz-vous ? Elle a essayé de me soutenir du mieux qu’elle pouvait, car je ne suis pas quelqu’un de facile tantôt « tout va bien  » et tantôt  » tout vas mal ».
Il m’est arrivé de penser qu’elle aurait pu aimer quelqu’un d’autre, qu’elle me quitte ….
Bah oui je ne pouvais pas lui faire d’enfant.
Nous avons passé cette étape ensemble, et s’est enclenché le protocole des inséminations.
Analyse, calcul des piqûres, prises de sang, entre les coups de blues et les coups de cœur ……
Il y a en eu 6 en tout dont une qui aurait pu aller au bout.
C’était il y a un an, tout allait bien, ma choupette était enceinte depuis octobre de jumeaux, cool !!!
Et puis, tout c’est précipité, hémorragie légère, repos total, la vie de ma choupette devait être tranquille.
Échographies, consultation en urgence, nous tenions à garder ses deux « début de vie « , ses deux espoirs aussi minces soient-ils.
Je gérais la maison, les courses, j’avais deux boulots après ma journée d’ambulancier.
J’espérais, je croisais les doigts, je priais !!!
23 décembre : C’est ma chérie qui m’as annoncé la triste nouvelle, un de nos espoirs ne donnait plus signe de vie. J’étais en train de prendre en charge un patient, tout s’effondrait, mes jambes ne me portaient plus, je ne savais plus ou j’étais ….
De plus, les deux donnaient des signes d’inquiétudes.
La fin de la journée est passée comme si je n’en n’étais plus acteur.
Je ne souhaitais que rentrer à la maison, prendre ma femme dans mes bras, changer l’analyse ….
27 décembre : écho de la dernière chance, le résultat est tombé comme un couperet : le deuxième ne pouvait pas être viable.
Tout s’est envolé, les espoirs, notre petite flamme.
Face aux différents interlocuteurs, aucun de nous deux ne pouvait faire face.
Mais devant le manque de compassion et le questionnement du domaine médical, j’ai du reprendre « mon rôle » d’ambulancier, j’ai dû considérer ma propre moitié comme n’importe quelle patiente de mon boulot !!!
En fait, le gynécologue libéral nous avait envoyé vers celui de l’hôpital. Et celui-ci, devant le courrier, nous a demandé « ce que nous voulions ».
Mais ce que nous voulions, c’était garder les deux espoirs, remonter le temps, je ne sais pas …. Tout sauf être devant lui. Nous étions devant le fait accompli, il devait y avoir un curetage.
En tant qu’homme, j’aurais voulu prendre la place de mon amour, donner mon corps, donner ma vie, je ne voulais pas qu’elle souffre.
Pendant 6 mois, j’ai été son porte parole, son appui, son aide de camp, son épaule ….
Mais pendant ce temps, je ne pensais pas à moi.
J’aurais voulu me foutre en l’air, disparaître, qu’elle puisse trouver quelqu’un de fertile.
Nous sommes à l’aube d’un nouveau processus, avec de nouveaux espoirs ?
En tout cas, vous mesdames qui me lisez, je vous tire mon chapeau.
Vos corps sont maltraités, piquouzés, abîmés, tout cela pour porter la vie, alors merci d’être présente, merci d’être là !!!
Vous avez des corps magnifiques, prenez en soin, et apprenez nous à en prendre soin.
Et vous messieurs, ouvrez vous !!! Ouvrez votre cœur à votre amour !!! Partagez ce que vous ressentez !! Communiquez !!!
Pour nous, nous attendons la suite avec inquiétude, il est important que quelque soit l’étape, vous qui me lisez, soyez forts, soyez à l’écoute, soyez présents dans la vie de votre conjoint(e).

YALLA

 

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Un gadget de plus ? Pour vous Messieurs

pharmacie

Voilà un moment que nous entendons parler du fameux test de fertilité masculine à faire chez soi, il arrive

en France en pharmacie mardi 10/02/2015 :

le produit

Disponible actuellement outre atlantique à un prix de 40$ (35 euros), nous pouvons déjà constater les retours tellement prévisibles d’acheteurs d’amazon (108) : voir ici

Il y a de multiples avis : certains encore plus anxieux, d’autres rassurés…à juste titre ?

Prévisible ? Oui ! Les tests à faire chez soi nous connaissons… Combien parmi vous Mesdames ont usés des tests d’ovulation (sans autre résultat qu’une montée de l’anxiété, du stress du câlin programmé ou raté, des sous dépensés pour tout ça!).

Le résultat est censé être clair une barre ou  deux barres :

…mais une barre légère ça veut dire quoi ?

Et puis était-il vraiment fiable ??? Les faux positifs ça existent, ou les faux négatifs enfin bref…je vais en racheter un dans le doute….

  • L’annonce d’une potentielle infertilité doit-elle l’être chez soi sans soutien ni explications, ni réponses de la part de professionnel ?
  • Ce test évoque-t-il la mobilité des spermatozoïdes ? Les maladies génétiques ? Les atypies ?…non.
  • Il pourrait laisser penser qu’un test positif est synonyme de fertilité ? Alors que non !

Certes ce n’est pas facile pour certains de se rendre en labo mais ce sera de toute façon la prochaine étape si le test est négatif et d’autres au test positif y « échapperont » alors que  SEULE leur concentration de gamètes sera bonne….

Au moins ce qui est sûr c’est que ça va faire du bruit et qu’on va pour une fois parler d’infertilité masculine ce qui est assez rare pour le souligner et l’encourager !

Et vous qu’en pensez-vous ?

D’autres articles sur le sujet :

Dont cet extrait est issu: « «Avec ce type d’autotest, vous n’avez pas avancé d’un iota sur votre infertilité», assène donc Christophe Arnoult, directeur de recherches CNRS/Université Grenoble-Alpes. «Cela ne sert à rien. Si vous n’arrivez pas à concevoir un enfant et que le test est anormal, vous consulterez  ; mais si le test est normal vous consulterez aussi…» ICI

Et N’oubliez pas, un VOTE ET UN PARTAGE par jour pour la vidéo BAMP sur la page facebook du crédit agricole. Il ne reste plus que 6 jours avant la fin, il faut maintenir BAMP à la première place. Un vote et un partage par jour.

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Le sport est bénéfique pour les spermatozoïdes

Par figaro iconAnne Prigent – le 18/10/2013 : Figaro.fr

Certains sports, comme l’haltérophilie, augmenteraient la concentration du sperme en gamètes.

Le nombre moyen de spermatozoïdes par millilitre de sperme est un des facteurs qui peut expliquer la baisse de fertilité masculine. Plusieurs études se sont intéressées aux causes de cette diminution, mettant en cause le tabagisme maternel pendant la grossesse ou encore l’obésité. À l’inverse, l’activité physique augmenterait la concentration en spermatozoïdes. C’est ce que vient de montrer une étude présentée lors du congrès annuel de la société américaine de médecine reproductive à Boston.

«Nous avons constaté que les hommes qui se livrent à une activité modérée ou vigoureuse pendant au moins 1 heure par jour présentent une concentration de spermatozoïdes significativement plus élevée que ceux qui sont sédentaires», explique au Figaro Audrey Gaskins, coauteur de l’étude.

Pour cette expérience, les chercheurs de l’école de santé publique de Harvard ont examiné le sperme de 137 hommes venus consulter pour des problèmes de fertilités au Massachusetts Hospital. Les différences de concentration de spermatozoïdes pouvaient atteindre jusqu’à 48 % entre les hommes les plus sédentaires et les plus actifs. Des résultats qui confirment ceux d’une précédente étude publiée par la même équipe dans le British Journal of Sports Medicine en 2012 selon laquelle les hommes qui pratiquent une activité physique plus de 15 heures par semaine ont une concentration en spermatozoïdes 73 % supérieure à ceux qui bougent moins de 5 heures.

 

La suite de l’article du Figaro.fr : Ici

 

Un autre article sur le même sujet dans Top Santé.com : http://www.topsante.com/maman-et-enfant/conception/infertilite/insolite-lhalterophile-rend-plus-fertile-47475

 

Alors Messieurs, à vos altères !!

 

 

 

 

Mots d’un homme !

Il y a un an, nous avons eu,
De bonnes nouvelles avons vécu,
De pleins d’espoirs nous étions,
Car parents nous serions.
 
Et puis tout s’est arrêté,
Du jour au lendemain,
Nous n’avions plus rien,
La petite flamme s’est transformée en drame.
 
Depuis cette période funeste,
Nous ne sommes pas en reste,
Nous continuons d’avancer,
D’une bande de copains entourés.
 
Mais une part de nous restera sombre,
Car sont passées beaucoup d’ombres,
C’était il y a un an.
 
 
Yalla

L’aspirine, source d’infertilité masculine ?

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Rédigé par : Pierre Psaltis pour le magazine Rolling Stone

 

 

Le paracétamol et l’aspirine, consommés à haute dose de manière régulière, pourraient réduire la production de testostérone, selon une étude française.

  » Une étude de l’Inserm tendrait à prouver qu’une consommation excessive d’antalgiques serait liée aux troubles de la fertilité masculine. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont exposé des échantillons de tissus testiculaires d’hommes à différentes doses de paracétamol ou des anti-inflammatoires (aspirine et indométacine).

Résultat : les scientifiques ont observé une baisse de la production de testostérone, mais aussi de l’insulin-like factor 3, qui influe dans la descente des testicules.

Pas de panique toutefois : ces effets ne sont observés qu’à partir de 4 grammes par jour, soit la dose maximale recommandée pour les antalgiques. Le risque est surtout important chez les sportifs, qui consomment en général des antalgiques à haute dose. »

Article complet : Ici

Autre article paru dans le Figaro Santé : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/06/05/20710-prendre-trop-daspirine-peut-nuire-fertilite-masculine