Parler du don de gamètes aux enfants

Avec la révision de la loi de bioéthique, on a beaucoup entendu parler des secrets dans les familles ayant recours à un don de gamètes. Nous avons entendu dans les médias beaucoup d’adultes issus de don de gamètes qui témoignaient que leurs parents leur avaient caché leur mode de conception durant plusieurs années.

Afin de permettre aux personnes issues de don de gamètes d’être informés de leur mode de conception, le projet de loi prévoit des démarches concrètes à mettre en oeuvre pour les futurs adultes qui auraient un doute. Elles pourront dorénavant contacter l’agence de la biomédecine qui tiendra un registre des enfants nés d’un don de gamète et pourront répondre à leurs interrogations. Il est vrai qu’au début de la mise en place du don de gamètes, beaucoup de médecins des CECOS conseillaient aux parents de ne surtout rien dévoiler à l’enfant à naître sur son mode de conception. Aujourd’hui les choses ont changé, les médecins ont appris des précédentes générations, des témoignages d’adultes nés de don de gamètes. Les spécialistes conseillent d’informer les enfants sur leur mode de conception. Tout ça touche des questions très complexes. Pour essayer d’éclaircir un peu ce sujet je vous propose un témoignage de notre parcours en PMA avec tiers donneur et des outils pour en parler aux enfants.

Il y a quelques années, quand s’est posée pour nous la question d’avoir recours à un don de spermatozoïdes, une des premières questions qui s’est imposée était : si nous avons recours à un don, allions nous en parler à nos futurs enfants?

Au début, cette notion de don de gamètes nous a fait un peu peur. Est ce que nous serons tous les deux des parents à part entière, est ce que mon mari ne se sentirait pas un peu moins parent que moi si on a recours à un don de spermatozoïdes? Est ce que nous ne serions pas une famille trop différente des autres? Tout plein de questions qui nous assaillent chacun différemment mais qui, j’imagine, peuvent prendre la tête à beaucoup de personnes en parcours de don.

Avec toutes ces questions, la tentation est forte de se dire : « et si on ne dit rien à notre enfant, peut-être que les choses seront plus faciles pour lui? quelque chose dont il ne sait rien ne peut pas le faire souffrir…« 

Et puis je me suis renseignée sur cette question, et j’ai découvert la notion des secrets de famille, des fantômes familiaux développée par Serge Tisseron. il nous explique dans son livre que tous les secrets de familles qui préoccupent les parents sont forcément délétères pour l’enfant.

Si l’enfant ne connait certes pas l’information qui est tue, il sent malgré tout que les adultes lui cachent quelque chose. Et cela à travers des réactions non verbales, des petits signes du quotidien. Une maman qui se tend quand certains sujets son abordés, un papa qui change systématiquement de sujet à l’évocation de certains choses, etc…

Les enfants sont très sensibles à cela et lorsqu’ils ont l’impression qu’on leur cache quelque chose ils imaginent toujours le pire. Et dans leur tête ce pire les concerne forcément et ils vont avoir tendance à se sentir responsable de cette chose qu’ils imaginent abominable. Je découvrais qu’alors que je pensais protéger mon enfant en lui cachant son mode de conception, en réalité, c’est en lui expliquant d’ou il vient que je le protégerai. Lui offrir la vérité c’est le protéger, l’empêcher de s’imaginer des choses horribles, bien pires que la PMA.

Ok, alors une fois que l’on a décidé d’en parler à nos futurs éventuels enfants, comment pourrait-on s’y prendre parce que ce n’est pas simple ce genre de choses. ça peut paraître bizarre, mais j’avais besoin de préparer la réponse à cette question bien avant que mon enfant ne vienne au monde, bien avant qu’il soit conçu, j’avais besoin de répondre à cette question pour prendre ma décision. Devions nous avoir recours au don de gamète pour pouvoir fonder notre famille?

Alors j’ai cherché des supports qui pourraient nous aider dans cette tache. Et j’ai trouvé qu’il existait beaucoup de livres pour enfants sur ce sujet. Avoir cette information m’a beaucoup rassurée et nous a permis de nous lancer plus sereinement dans l’aventure du don de spermatozoïdes.

Après plusieurs années de parcours ma fille est venue a monde. Lorsque j’étais enceinte j’ai acheté plusieurs de ces livres don celui de serge Tisseron : Le mystère des graines à bébé. Virginie nous en avait parlé ici il y a quelques années. Je pensais qu’étant donné qu’il m’avait aidé moi à ce sujet, il allait forcément pouvoir aider mon enfant. Mais actuellement ma fille a 2 ans et demi. Elle est en réalité trop petite pour se saisir de cette histoire qui, bien que très intéressante, s’adresse surtout aux plus grands enfants. Mais c’est un très bon outil pour aider les parents à trouver des mots.

41fupSrLCWL._SY371_BO1,204,203,200_.jpg

 

Il y a à peu près un an, Virginie vous parlait également de la sortie de l’album Am Stram Graine ici. J’ai trouvé ce livre vraiment très doux. Les illustrations sont magnifiques. Les textes ne sont pas trop long. Il est adapté aux petits. Un autre avantage par rapport à certains livres, il aborde le don des deux côtés : masculin et féminin. Les illustrations sont aussi très concrètes, on y voit le couple à l’hôpital je jour de l’insémination, on y voit la cuve où sont conservées les paillettes.

Je trouve qu’il aide aussi les adultes à se mettre au niveau des enfants. Par exemple la maîtresse annonce à sa classe qu’elle a un bébé dans son ventre. C’est souvent de cette manière que les adultes expliquent qu’une femme est enceinte. Dans ce livre j’ai découvert que cette phrase qui nous parait simple est en réalité très compliquée à comprendre pour les petits. Ils n’osent pas poser de question à ma maîtresse mais étant donné qu’ils n’ont pas compris, ils en discutent entre eux à la récréation. Ils ne comprennent pas comment le bébé a pu arriver dans ce ventre. Est ce que la maîtresse l’aurait mangé? 

Le dernier petit plus, l’héroïne,  la petite fille qui est née grâce à un don de spermatozoïdes est très fière de son histoire qui la rend un peu unique et je trouve ça très joli.

74651788

PROCREO dans des nouveaux locaux

Mardi soir, les bénévoles BAMP Lyonnaises étaient invitées à l’inauguration des nouveaux locaux du centre d’AMP PROCREO La Soie  à Villeurbanne

Estelle et Audrey, nos deux dynamiques bénévoles Lyonnaises, ont pu présenter l’association et ses actions aux professionnels (médecins, sage-femmes) qui étaient présents.

Elles ont pu aussi rappeler le soutien que notre association apporte aux centres privés d’AMP qui dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique sont diabolisés de façon outrancière, par la ministre de la santé et par les députés qui ont voté la semaine passée des amendements pour exclure les centres d’amp privés de la pratique de l’autoconservation et du don de gamètes. Ce qui est incompréhensible, car les centres d’AMP privés sont soumis aux mêmes règles de déontologies, aux mêmes réglementations françaises au sujet de l’activité d’AMP. Car sans les centres privés, les délais de prises en charge seraient encore plus important et la répartition géographique moins importante.  Sans les centres privés, la prise en charge de l’AMP pour toutes, va être compliquée, car les CECOS ont déjà des délais très importants. Notre association a proposé des amendements pour permettre justement que les centres d’AMP privés puissent mettre en oeuvre l’autoconservation et le don de gamètes. Et nous continuerons à soutenir cela tant que la loi de bioéthique ne sera pas promulguée.  N’oubliez pas que vous pouvez continuer à soutenir nos deux campagnes citoyennes factio à ce sujet.  Vous pouvez aussi aller rencontrer vos députés et sénateurs, pour leur expliquer que les centres d’AMP privés ne vont pas vendre et acheter des gamètes, car la loi française l’interdit et que nos médecins qu’ils soient dans le privé ou le public respectent cette réglementation et ont une éthique et une déontologie professionnelle !

Une représentante de notre partenaire associatif sur Lyon, La cause des parents était aussi présente. Association de parents qui nous permet d’organiser dans leur locaux nos rencontres BAMP et qui donne de la visibilité aux questions d’infertilité et d’AMP, dans le grand public des parents, qui heureusement n’ont pas tous l’obligation de passer par l’amp pour avoir des enfants.

Sur le site du centre PROCREO vous pouvez prendre rendez-vous en ligne et vous trouverez aussi de nombreuses informations, sur l’infertilité (vidéos explicatives) masculine et féminine, sur les prises en charges complémentaires (psychologue, acupuncture, naturopathe, etc). Leur site est très complet.

« Le centre de consultations d’aide médicale à la Procréation PROCREO la Soie vous accueille au 35 rue de la Soie, Villeurbanne (69100) – 04 78 93 89 68.

Le centre travaille en collaboration étroite avec le Médipôle situé au 158 rue Léon Blum, Villeurbanne (69100) et le laboratoire PROCREO EUROFINS situé au sein même du Médipôle. »

 

Centre AMP Urbain V – Avignon

La qualité de la prise en charge du patient, dans toutes ces dimensions (médicale, physique, émotionnelle) au cœur du projet du centre AMP Urbain V à Avignon.

C’est en résumé ce qui est ressorti de notre entretien avec le Docteur Scalici Elodie, médecin biologiste spécialiste en Biologie de la Reproduction et responsable du centre AMP Urbain V d’Avignon.

Et cette qualité passe aussi par des aspects d’aménagements des locaux, avec par exemple deux nouvelles salles de recueil du sperme. Salles qui ont été aménagées grâce aux remarques des patients qui demandaient plus d’intimité. Voilà ce que vous pouvez trouver sur le compte instagram (@pmaavignon) de la clinique au sujet de ces deux nouvelles salle : « Nous avons imaginé des pièces de recueil insonorisées et équipées de casques anti-bruit multimédia Bluetooth. Vous pourrez observer les étoiles dans une ambiance calfeutrée et intimiste. Une grande nouveauté en France spécialement conçues pour nos patients, pour améliorer leurs conditions de recueil et leur permettre de se sentir plus détendu« .

Cela passe aussi par du matériel de pointe pour la culture des embryons : « Nous offrons la possibilité aux couples de bénéficier d’une incubation optimale pour vos embryons grâce au système ESCO Miri time-lapse. Cet incubateur dit de dernière génération permet un enregistrement (=vidéo) en continu du développement embryonnaire à l’aide d’une caméra intégrée ». Mais aussi l’utilisation d’outil de diagnostic complémentaire comme Matricelab ou bientôt un nouveau test de réceptivité utérine, permettant de mieux synchroniser l’embryon et l’endomètre. C’est aussi un laboratoire de spermiologie tout neuf. Pour mettre à la disposition des couples, ce qui se fait de mieux et de plus efficace en terme de culture embryonnaire ou de diagnostic de l’infertilité.

Les délais de prise en charge sont courts. Les équipes sont joignables pendant la durée du protocole. En cas d’échec à l’issu de votre tentative vous êtes recontacté rapidement et un nouveau rendez-vous vous est proposé pour pouvoir faire le point avec l’équipe. Encore une nouveauté pour faciliter la communication : « Pour les consultations de suivi, nous allons également proposer de la téléconsultation pour faciliter les entretiens avec les couples qui habitent loin du centre et ceux qui veulent rediscuter rapidement de leur dossier en cas d’échec« .

Les patients pris en charge au centre AMP Urbain V pourront dès lundi profiter de ces nouveaux aménagements, qui seront ensuite officiellement inaugurés à la fin du mois de mai.

Tout est fait pour que chaque étapes du parcours d’AMP soit le plus sérieusement et le plus agréablement réalisées.

Merci à l’équipe  du centre d’AMP Urbain V pour cette engagement dans une haute qualité de prise en charge des couples infertiles.

Vous pourrez retrouver tous les renseignements utiles sur le site du centre AMP

Les photos sont de Pauline GILLES

Centre AMP Avignon Urbain V
95, chemin du pont des deux eaux
84000 Avignon
tel: 04 13 32 02 73
Mail: pma@bioaxiome.fr
site internet: pma-avignon.fr

Journée mondiale contre la pré-éclampsie

En ce 22 mai, c’est la journée mondiale contre la pré-éclampsie

Dernièrement, nous vous avions parlé d’une nouvelle association sur le sujet, c’est par ici

Cette association propose un Facebook live ce soir à 17h30, vous pourrez poser des questions aux médecins présents en direct de la maternité de Port-Royal.

42849571_330172294402360_5276067250950897664_n

Page Facebook qui a crée l’événement :

Lien de l’événement 

N’hésitez pas à aller poser vos questions !

Cette journée est faite pour en parler et surtout pour essayer de la prévenir en informant !

HyFoSy – Késako ?

HyFoSY pour Hystérosalpingo Foam Sonography qui remplit les mêmes fonction que l’hystérosalpingographie : visualiser la perméabilité des trompes, la forme de l’utérus. L’hystérosalpingographie examen redouté par beaucoup de femmes, fait pourtant partis du parcours d’AMP. Cet examen est souvent très douloureux pour beaucoup de femmes, réalisé dans des centres de radiologie avec l’utilisation d’un produit de contraste diffusé dans l’utérus et des rayons X pour prendre des clichés.

Par opposition l’examen HyFoSy, se pratique via une échographie directement dans le cabinet de votre gynécologue (qui se sera formé à son utilisation avant), le produit injecté dans l’utérus est un gel a reconstituer juste avant l’examen (ExEm Foam Kit). A l’automne 2018, BAMP a rédigé une note pour la H.A.S. (haute autorité de santé) pour argumenter son utilité pour les femmes en parcours d’AMP. Les conclusions de la H.A.S. sont positives concernant l’utilisation de ExEm FoamKit dans le cadre d’une HyFoSy, pour évaluer la perméabilité des trompes. Nous attendons maintenant que le produit soit pris en charge par la sécurité sociale (les démarches sont en cours).

Pour y voir plus clair dans les termes utilisés : 

  • Fertiliscan = nom du bilan de fertilité mis au point par les docteurs Levaillant et Massin au CHIC de Créteil, qui utilisent donc le ExEmFoam Kit pour réaliser des HyFoSy
  • HyFoSY = nom de l’examen : Hystérosalpingo Foam Sonography
  • ExEmFoam Kit = nom du produit utilisé pour réaliser l’examen : « mousse d’hydroxyéthylcellulose, de glycérol et d’H2O et ne présente aucun risque d’allergie
    contrairement au liquide de contraste utilisé lors d’une HSG classique« .  Ce produit ne doit pas vous coûter plus de 70 euros maximum.

La H.A.S. indique que ce dispositif apporte une amélioration mineur par rapport à l’hystérosalpingographie. A nous, patientes de montrer que ce gain de confort (moins de douleur, plus simple et plus rapide à mettre en oeuvre) n’est pas un gain mineur, mais bien majeur ! Il faut oser dire que nous préférons vivre une HyFoSy qu’une hystérosalpingographie, en la réclamant à nos médecins, qui devront se former (voir la vidéo à la fin de l’article) plus nombreux pour savoir réaliser l »exploration de la perméabilité des trompes utérines par hystéro-salpingo-sonographie mousse » : HyFoSy

Le Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil (CHIC) utilise l’HyFoSy dans le cadre de ses bilans de fertilité : Fertiliscan. Nous vous en reparlerons dans un prochain article. 

 

 

Nous vous laissons maintenant avec Diane qui a souhaité témoigner de son expérience de l’HyFoSy dans la prise en charge de sa pathologie SOMPK.

 

 

« Je voudrais témoigner ici de l’importance que les patientes s’informent bien quant à leurs possibilités diagnostiques et thérapeutiques dans leur parcours de PMA qui est déjà, je trouve, bien compliqué.

Il se trouve que j’ai de la chance car je suis pharmacienne hospitalière et ma meilleure amie est interne en gynécologie-obstétrique en région parisienne. Je suis donc tout particulièrement bien informée en ce qui concerne « ma » pathologie qui est le SOMPK (syndrome des ovaires micro-polykystiques), dont le diagnostic a été réalisé en juillet 2018 (compte folliculaire par échographie + dosages hormonaux).

Donc j’aimerais par cet article vous faire bénéficier des informations que j’ai pu collecter.

Je savais déjà qu’il faudrait que l’on vérifie l’état de mes trompes. Je prends donc mes renseignements et mon amie m’explique que le mieux est de réaliser une HyFoSy (hysterosalpingo foam sonography) : pas de rayons X (c’est une échographie intra-vaginale 3D), pas d’antibiotiques (et oui y’a 7 jours d’antibios pour l’hystéro-salpingographie ! sachant que je ne les supporte pas), plus de confort et moins de douleurs/crampes, pas de produit de contraste iodé, examen fait en consultation donc plus simple. Il faut la réaliser entre J5 et J10 comme pour une hystéro.

HyFoSy étant un terme compliqué même pour moi, j’oublie… et ne me rappelle plus que du principe d’une « échographie 3D ».

Je revois la gynécologue du service de PMA du CHU de Toulouse fin août, elle me fait l’annonce du diagnostic (que je savais déjà puisque j’avais fait tous les examens un mois avant) et me donne l’ordonnance pour l’hystéro-salpingographie et là je lui explique que mon amie gynécologue m’a suggéré l’alternative de « l’échographie 3D ». La gynéco me répond alors : « ça n’a pas été validé pour vérifier la perméabilité des trompes donc nous ne le proposons pas. » (réponse de la gynéco peut-être biaisée car j’ai pas utilisé le bon terme ?)

J’ai donc attendu de voir si je ne tombais pas enceinte pendant plusieurs cycles (car je me doutais que mes trompes étaient perméables et j’ai fait bcp d’acupuncture, homéopathie, …). Pendant ce temps, je me suis renseignée pour savoir où je pouvais réaliser une HyFoSy… et je me suis rendue compte de la difficulté du truc !

J’ai rencontré des obstacles car certaines secrétaires m’ont répondu que ça se faisait alors qu’il n’en était rien, juste pour se débarrasser du coup de téléphone plus rapidement je pense. J’habite le Sud-Ouest, donc j’ai appelé les centres d’échographies de tous les CHU (c’est très compliqué car ils se renvoient la balle avec le centre d’imagerie et le vendredi après-midi plus personne ne répond au téléphone !) :

Au final voici le résultat de mes recherches :

CHU Bordeaux => Ils font l’HyCoSy mais ça n’est pas du tout la même chose, ils ne savent même pas ce qu’est l’HyFoSy et ils m’ont renvoyé vers un centre privé d’imagerie qui ne connaissait pas non plus (où j’ai été rabrouée au téléphone par la radiologue en personne)

CHU Toulouse => ne font pas

CHU Limoges => ne font pas

CHU Montpellier => ne font pas + très difficile de joindre le centre d’échographie !

CHU Clermont-Ferrand => ne font pas

Puis j’ai trouvé sur google :

  • Un centre d’imagerie sur Marseille => Attention la radiologue de ce centre fait son propre protocole, elle demande un prélèvement vaginal négatif (recherche de mycoplasmes, chlamydiae, etc.) + un test de grossesse négatif (c’est assez ridicule puisque vous venez d’avoir vos règles) et elle le fait sous couverture antibiotique préventive de 3 à 5 jours. Mais ils font cet examen a priori tous les jours et il faut apporter le produit soi-même sachant qu’il est très difficile de le commander en pharmacie (voir avec eux pour qu’ils conseillent une pharmacie ?) => voir ci-dessous pour des détails concernant ce produit

http://www.imrmarseille.com/details-hyfosy+marseille-491.html

  • Le centre d’échographie de l’hôpital de Bicêtre (région parisienne) => c’est que le mardi !
  • Le centre du CHIC (centre hospitalier intercommunal de Créteil – région parisienne) propose le Fertility Scann mais je n’ai pas compris si on pouvait ne faire que l’HyFoSy. Le gynéco qui s’occupe de ça au CHIC est le Dr Levaillant (gynéco très connu et réputé à Paris).

Je suis donc allée sur le site du Dr Levaillant (https://www.docteurlevaillant.com/) et là j’ai vu qu’il y a le numéro de son assistante Edwige. J’ai tout de même appelé le CHIC mais ils m’ont renvoyé sur elle sans chercher à savoir. En appelant, j’ai pu avoir un RDV dans le privé à l’hôpital de Nogent sur Marne (Armand Brillard) : sachez que ça n’est que le jeudi ! (le Dr Levaillant n’y est que ce jour-là)

Mais Edwige accepte de vous réserver un créneau même si vous ne savez pas exactement quand seront vos prochaines règles (cela ne m’a par ex pas été proposé au CHU pour le comptage folliculaire ! alors que c’est galère +++ pour les SOPK, perso je ne sais jamais quand je vais les avoir). Ensuite, elle vous envoie les ordonnances par email et vous explique à quelle pharmacie vous adresser pour acheter le produit spécifique nécessaire. (OUF là je commence à me dire qu’il est possible de réaliser cet examen… c’est sérieux, carré et bienveillant) Quand vous avez vos règles, vous lui faîtes juste un email de confirmation pour la date ; et si les règles n’arrivent pas dans le créneau prévu, alors il faut annuler et reprogrammer.

Tarif du Dr Levaillant : J’ai payé 180€ pour cet examen sans le produit mais soyons clair : il faut bien payer l’assistante que vous n’aurez jamais dans le public, et l’assistante ne peut pas être payée avec les tarifs sécu. Tout est fait pour votre confort et le Dr Levaillant, très délicat, m’a même refait un comptage folliculaire (il ne me connaissait pas donc il voulait voir par lui-même) qui a permis d’attester que mes ovaires étaient quasiment guéris. Il prescrit aussi 3 jours d’antibiotiques en préventif après l’examen « au cas où » (personnellement, je ne les ai pas pris car toutes les mesures d’hygiène sont respectées +++ donc je pense qu’il ne faut pas sombrer dans la paranoïa non plus…). J’ai une bonne mutuelle et j’ai été remboursée 90€.

Le produit : à base d’eau et de glycérine, ce produit injecté dans l’utérus et les trompes (si l’eau passe c’est que c’est pas bouché) est à commander en pharmacie, sauf que les pharmacies ne savent pas ce que c’est : donc soit vous le commandez en vous y prenant 2 semaines en avance à la pharmacie à côté de chez vous (67€ non remboursé par la sécu – mais ça le sera bientôt), soit le centre d’HyFoSy vous indique une pharmacie avec laquelle ils travaillent (c’est illégal mais ils y sont obligés en pratique).

Mon ressenti de l’HyFoSy : j’ai trouvé que hormis l’insertion du cathéter dans le col de l’utérus (je n’ai jamais eu d’enfant donc petit col), qui a été difficile pour moi pendant 2 minutes environ (ça n’est pas vraiment qu’une douleur, c’est un ressenti spécial), tout était absolument indolore. A savoir que mon col est très postérieur donc il est difficile pour le gynéco de l’atteindre et donc la pose du cathéter a aussi été un peu douloureuse pour cette raison. Donc je pense que vraiment, à côté d’une hystéro, c’est du gâteau ! Je précise que pendant les 2 minutes où j’étais pas bien, Edwige était là pour m’aider à souffler et me tenir la main. Quand c’est fini, on reprend le métro direct avec une protection hygiénique et c’est réglé !

Conclusion : Il est impossible d’avoir accès à cet examen en dehors de Paris et Marseille, sachant que je n’ai pas fait de recherche du côté de Lyon, Lille, la Bretagne, … (car tout cela m’a pris énormément de temps, et sur mon temps de travail !). Je ne connais pas le tarif à Bicêtre mais c’est certainement moins cher que chez le Dr Levaillant puisque c’est le CHU.

Bref ça a été une vraie galère de le planifier mais ça valait vraiment le coup et maintenant je souhaite que mon expérience profite à toutes. Mon amie gynéco s’est même excusée car elle ne pensait pas que c’était aussi compliqué, mais je tenais absolument à ne pas me traumatiser davantage (en anticipant sur un éventuel parcours en PMA !).

J’en profite également pour dire que j’ai choisi de débuter un traitement par la metformine, que mon CHU ne propose pas alors que ça marche dans pas mal de cas de SOPK mineurs comme moi (c’est publié et 100% « officiel »). C’est un endocrinologue qui me l’a conseillé car il a eu beaucoup d’expériences positives. Ensuite seulement en cas d’échec je verrai pour la PMA… donc je constate qu’il n’y a pas de réel consensus de prise en charge de ce syndrome…

Discussion avec le Dr Levaillant (référent de la formation en France) : cet examen existe depuis 10 ans en Belgique, mais en France les radiologues et gynécos ne se forment pas trop pour l’instant. A peine plus d’une dizaine de personnes sur les 4-5 dernières années.

 

HyFoSy la plaquette d’information

 

 

 

 

Ovulation à 15h30

THÉÂTRE à BAGNEUX (en région parisienne) sur le thème de l’infertilité !


C’est le mardi 14 mai à 20h30


« Faire un enfant, le nourrir et l’élever ! Ne faut-il pas attendre une situation professionnelle stabilisée ? Oui, mais l’homme a de moins en moins de spermatozoïdes !Et cet enfant sera-t-il conforme à nos désirs ? Et… ne pas rater l’heure de l’ovulation !Dans le registre du comique grinçant et déroutant, la Cotillard compagnie est de retour avec un spectacle sur la procréation. Si le style tient de la bande dessinée humoristique, l’atmosphère n’est pas sans rappeler celle des films de Tati et des dessins de Sempé. L’esprit des clowns n’est pas loin non plus. »


Distribution/techniqueConception, mise en scène et écriture de plateau Jean-Claude Cotillard (Le papa de Marion !)

Texte Pierre Notte

Distribution En cours

Complice pour l’univers sonore Franck CombeComplice pour la scénographie Charlotte Smoos

https://www.theatrevictorhugo-bagneux.fr/#!/pages/ovulation-a-15h37

 

Pour acheter un billet c’est par là 

 

Langes de verre « La très véridique histoire de l’enfant qui ne voulait pas naître »

Langes de verre « La très véridique histoire de l’enfant qui ne voulait pas naître »

Emmanuelle et Estelle, ont lu ce livre et elles vous donnent leur point de vue

A l’heure où le gouvernement réfléchit à la manière d’inscrire dans le droit l’origine des enfants nés de la procréation médicalement assistée avec don, ce livre entre en résonance avec  ce projet :  c’est l’expérience d’une femme qui, bien que mariée, a fait un enfant « toute seule » en raison de l’indifférence et du refus de son mari de  s’engager et de l’accompagner dans  un  processus médical long et difficile.

Langes de verre, c’est l’histoire d’une femme bientôt quadra qui essaie de devenir maman depuis plusieurs années. Entre les visites médicales en métropole et les périodes de mobilité professionnelle à l’étranger de son mari qu’elle suit, l’auteure raconte son parcours, les difficultés du couple et celles liées aux différences culturelles et géographiques.

On y découvre plusieurs passages du parcours dont l’insémination avec don gamète (spermatozoïdes).

Par moment, narratrice et auteure se confondent. A d’autres moments, c’est le futur enfant qui interpelle sa mère. Le récit est ponctué de nombreuses interrogations sans réponse. Il est également entrecoupé de citations et d’envolées lyriques, ce qui donne une lecture rythmée.

Le désir d’enfant tourne à l’obsession et masque d’autres aspects importants de nos vies. La souffrance et la solitude de l’auteure sont perceptibles. On imagine combien l’arrivée du fils miracle a dû apporter joie et délivrance.

A la question pourquoi avez-vous écrit ce livre ? L’auteure Anne-Marie Perreau répond :

«C’est la divulgation d’un secret de famille qu’il est très souvent difficile d’exposer de vive-voix. : Les non-dits sont les maîtres silencieux de nos destins. On a souvent peur de parler.  L’écrire et plus facile

La question du débat est posée.

Un thème important est la mésentente du couple, qui ne s’arrange pas avec les difficultés liées à l’infertilité, l’auteure a mené son combat seule …D’entrée de jeu, l’auteure faisant preuve de lucidité, elle s’explique quant à son choix de vie maritale d’alors mais n’excuse pas l’attitude passive de son mari face aux difficultés rencontrées, ni son absence de soutien quant aux démarches médicales.

L’autre thème abordé concerne l’affection reportée sur les animaux domestiques. Dans son récit, un petit chien est adopté après un simple et affectueux échange de regard. Puis le vide de l’enfant qui n’est pas là est comblé par la présence animale.

Enfin, le dernier thème intéressant dans cet ouvrage est cette autre vision et manière de résoudre les problèmes d’infertilité, suggérée par Jospéhine la voisine camerounaise. Les croyances, les solutions sont évidemment différentes selon l’endroit du globe où l’on vit.  Ce récit rappelle qu’on est le fruit d’une culture collective et contextuelle.

Le récit se passe dans les années 80.

Autre temps, autres mœurs….

A l’époque actuelle, l’auteure aurait peut-être franchi le pas vers une maternité en solo ?

Emmanuelle & Estelle

 

Pour plus d’informations sur ce livre c’est par ici sur le site BABELIO