SSI 2019 : Rencontre BAMP à Nouméa

Dans le cadre de notre Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité,
nous vous proposons une rencontre à Nouméa
le lundi 4 novembre à 18h30

Déborah vous propose un temps de parole et d’échanges, en petit groupe
Places limitées

Inscriptions/renseignements : collectifbampnoumea@gmail.com

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Parler du don de gamètes aux enfants

Avec la révision de la loi de bioéthique, on a beaucoup entendu parler des secrets dans les familles ayant recours à un don de gamètes. Nous avons entendu dans les médias beaucoup d’adultes issus de don de gamètes qui témoignaient que leurs parents leur avaient caché leur mode de conception durant plusieurs années.

Afin de permettre aux personnes issues de don de gamètes d’être informés de leur mode de conception, le projet de loi prévoit des démarches concrètes à mettre en oeuvre pour les futurs adultes qui auraient un doute. Elles pourront dorénavant contacter l’agence de la biomédecine qui tiendra un registre des enfants nés d’un don de gamète et pourront répondre à leurs interrogations. Il est vrai qu’au début de la mise en place du don de gamètes, beaucoup de médecins des CECOS conseillaient aux parents de ne surtout rien dévoiler à l’enfant à naître sur son mode de conception. Aujourd’hui les choses ont changé, les médecins ont appris des précédentes générations, des témoignages d’adultes nés de don de gamètes. Les spécialistes conseillent d’informer les enfants sur leur mode de conception. Tout ça touche des questions très complexes. Pour essayer d’éclaircir un peu ce sujet je vous propose un témoignage de notre parcours en PMA avec tiers donneur et des outils pour en parler aux enfants.

Il y a quelques années, quand s’est posée pour nous la question d’avoir recours à un don de spermatozoïdes, une des premières questions qui s’est imposée était : si nous avons recours à un don, allions nous en parler à nos futurs enfants?

Au début, cette notion de don de gamètes nous a fait un peu peur. Est ce que nous serons tous les deux des parents à part entière, est ce que mon mari ne se sentirait pas un peu moins parent que moi si on a recours à un don de spermatozoïdes? Est ce que nous ne serions pas une famille trop différente des autres? Tout plein de questions qui nous assaillent chacun différemment mais qui, j’imagine, peuvent prendre la tête à beaucoup de personnes en parcours de don.

Avec toutes ces questions, la tentation est forte de se dire : « et si on ne dit rien à notre enfant, peut-être que les choses seront plus faciles pour lui? quelque chose dont il ne sait rien ne peut pas le faire souffrir…« 

Et puis je me suis renseignée sur cette question, et j’ai découvert la notion des secrets de famille, des fantômes familiaux développée par Serge Tisseron. il nous explique dans son livre que tous les secrets de familles qui préoccupent les parents sont forcément délétères pour l’enfant.

Si l’enfant ne connait certes pas l’information qui est tue, il sent malgré tout que les adultes lui cachent quelque chose. Et cela à travers des réactions non verbales, des petits signes du quotidien. Une maman qui se tend quand certains sujets son abordés, un papa qui change systématiquement de sujet à l’évocation de certains choses, etc…

Les enfants sont très sensibles à cela et lorsqu’ils ont l’impression qu’on leur cache quelque chose ils imaginent toujours le pire. Et dans leur tête ce pire les concerne forcément et ils vont avoir tendance à se sentir responsable de cette chose qu’ils imaginent abominable. Je découvrais qu’alors que je pensais protéger mon enfant en lui cachant son mode de conception, en réalité, c’est en lui expliquant d’ou il vient que je le protégerai. Lui offrir la vérité c’est le protéger, l’empêcher de s’imaginer des choses horribles, bien pires que la PMA.

Ok, alors une fois que l’on a décidé d’en parler à nos futurs éventuels enfants, comment pourrait-on s’y prendre parce que ce n’est pas simple ce genre de choses. ça peut paraître bizarre, mais j’avais besoin de préparer la réponse à cette question bien avant que mon enfant ne vienne au monde, bien avant qu’il soit conçu, j’avais besoin de répondre à cette question pour prendre ma décision. Devions nous avoir recours au don de gamète pour pouvoir fonder notre famille?

Alors j’ai cherché des supports qui pourraient nous aider dans cette tache. Et j’ai trouvé qu’il existait beaucoup de livres pour enfants sur ce sujet. Avoir cette information m’a beaucoup rassurée et nous a permis de nous lancer plus sereinement dans l’aventure du don de spermatozoïdes.

Après plusieurs années de parcours ma fille est venue a monde. Lorsque j’étais enceinte j’ai acheté plusieurs de ces livres don celui de serge Tisseron : Le mystère des graines à bébé. Virginie nous en avait parlé ici il y a quelques années. Je pensais qu’étant donné qu’il m’avait aidé moi à ce sujet, il allait forcément pouvoir aider mon enfant. Mais actuellement ma fille a 2 ans et demi. Elle est en réalité trop petite pour se saisir de cette histoire qui, bien que très intéressante, s’adresse surtout aux plus grands enfants. Mais c’est un très bon outil pour aider les parents à trouver des mots.

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Il y a à peu près un an, Virginie vous parlait également de la sortie de l’album Am Stram Graine ici. J’ai trouvé ce livre vraiment très doux. Les illustrations sont magnifiques. Les textes ne sont pas trop long. Il est adapté aux petits. Un autre avantage par rapport à certains livres, il aborde le don des deux côtés : masculin et féminin. Les illustrations sont aussi très concrètes, on y voit le couple à l’hôpital je jour de l’insémination, on y voit la cuve où sont conservées les paillettes.

Je trouve qu’il aide aussi les adultes à se mettre au niveau des enfants. Par exemple la maîtresse annonce à sa classe qu’elle a un bébé dans son ventre. C’est souvent de cette manière que les adultes expliquent qu’une femme est enceinte. Dans ce livre j’ai découvert que cette phrase qui nous parait simple est en réalité très compliquée à comprendre pour les petits. Ils n’osent pas poser de question à ma maîtresse mais étant donné qu’ils n’ont pas compris, ils en discutent entre eux à la récréation. Ils ne comprennent pas comment le bébé a pu arriver dans ce ventre. Est ce que la maîtresse l’aurait mangé? 

Le dernier petit plus, l’héroïne,  la petite fille qui est née grâce à un don de spermatozoïdes est très fière de son histoire qui la rend un peu unique et je trouve ça très joli.

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Bioéthique, il reste des choses à obtenir !

Le projet de loi bioéthique amendé doit être voté, lors d’un vote solennel à l’Assemblée Nationale mardi 15 octobre prochain en fin de journée. C’est un vote qui valide le projet de loi, tel qu’il vient d’être amendé, mais ce n’est pas encore le vote définitif, qui lui devait avoir lieu début 2020. Donc mesdames qui voulez faire autoconserver vos ovocytes, ce n’est pas la peine de prendre RDV. La loi n’est pas encore promulguée au Journal Officiel.

Le projet de loi, qui pour nous, n’est pas satisfaisant en l’état, car il manque des éléments très importants pour l’amélioration de la prise en charge en AMP (amp post-mortem, DPI-A, ouverture de l’activité don et autoconservation aux centres d’amp privés, l’informations et le recueil des consentements des anciens donneurs et donneuses pour éviter la destruction des gamètes, l’extension du droit commun de la filiation aux couples de lesbiennes). Nous nous satisfaisons de l’ouverture de l’amp aux couples de femmes et femmes seules, de la possibilité donné aux adultes nés via un don de pouvoir avoir s’ils le souhaitent des informations identifiantes ou non sur la personnes qui a donné. Nous nous vote de l’amendement qui propose de faire de l’infertilité une grande cause nationale. Mais nous ne sommes pas dupes du fait qu’on nous donne ça d’un côté, alors que de l’autres des propos aberrants ont et continuent d’être tenus sur les personnes infertiles. Nous restons vigilantes pour que cela ne soit pas JUSTE un moyen de nous calmer sur les autres points que nous revendiquons.

Le texte voté mardi prochain, va partir au Sénat, et nous allons essayer de faire amender le texte par nos sénateurs.
Hier nous avons récupéré le texte. Maintenant il faut que nous le relisions et que nous propositions des amendements. Et que nous trouvions des parlementaires motivés pour soutenir nos amendements. Nous avons aussi sollicitée une nouvelle fois, cette semaine une audience auprès de la ministre de la santé. Nous avons remercié par mails les députés qui ont soutenus nos amendements et nous avons indiqué notre mécontentement à ceux qui ne les avait pas soutenus.

Le texte reviendra en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, mais sans doute pas avant le début de l’année 2020. Et d’ici là, nous aurons de nouveau sollicité nos députés pour leur expliquer l’intérêt, la nécessité, d’obtenir le DPI-A, l’ouverture de l’activité aux centres privés, etc….


DONC d’ici là, vous avez le temps, en trois clics de dire à vos parlementaires (députés et sénateurs), ce que vous pensez de ce projet de loi. Via notre campagne faction « infertiles OUI, invisibles NON« . N’oubliez pas de partager avec votre conjoint, avec vos parents, vos amis, les membres de votre familles qui vous soutiennent. Vous pouvez aussi demander des audiences auprès de vos parlementaires pour leur dire les yeux dans les yeux ce que vous pensez de ce projet de loi. C’est la démocratie !

Merci, si vous ne l’avez pas fait de partager, de soutenir notre campagne citoyenne

Nous sommes entrain de préparer une autre vidéo pour une nouvelle campagne FACTIO BAMP, une fois que nous aurons tout bien relu le projet de loi que les députés vont voter mardi. Mais d’ici là, une petite piqûre de rappel ne fera de mal à personne !

Et parce que cela fait du bien d’entendre vos paroles, nous repartageons les vidéos que vous avez faites ces derniers mois au sujet de la révision de la loi de bioéthique. MERCI les filles !

P.S. nous attendons avec espérance des vidéos ou des hommes prendraient la parole.

Groupe de travail sur le don d’ovocyte

ABM

Bonjour à tous,

Depuis un an, nous travaillons avec des médecins à l’agence de la biomédecine pour une harmonisation des pratiques concernant le don d’ovocyte.

La semaine prochaine nous avons une nouvelle réunion à ce sujet et l’ordre du jour concerne particulièrement les donneuses. C’est pourquoi nous vous sollicitons, si des donneuses ou futures donneuses d’ovocytes passent par ici, votre avis, votre ressenti et votre expérience nous intéressent. Nous avons besoin d’avoir des retours pour pouvoir transmettre à l’agence de la biomédecine la réalité des donneuses et ainsi influencer les pratiques médicales pour une meilleure prise en charge des patientes.

Le thème précis qui va être abordé est : l’Accueil des donneuses, les aspects psychologiques des donneuses en cas de refus.

On compte sur vous pour pouvoir améliorer cette prise en charge.

Vous pouvez me contacter, Stéphanie : collectifbamp95@gmail.com

ou contacter Virginie : collectif@bamp.fr

 

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Synéchies – Comment reconnaître un chirurgien expert ?

En cas de désir de grossesse chez une femme présentant des synéchies, le traitement des synéchies peut nécessiter une hystéroscopie opératoire. Le hic, c’est que seuls quelques chirurgiens gynécologues sont des experts de cette prise en charge très spécifique et précise. C’est pourtant cette expertise le pilier de la réussite de la levée des synéchies. En consultation pré-opératoire, voici 3 points pour s’assurer de l’expertise de votre chirurgien.

 

  1. Le chirurgien expert conseille une hystéroscopie diagnostique de suivi

Après une hystéroscopie opératoire, éviter les récidives est le principal objectif ET la plus grande difficulté. Pour cela, une hystéroscopie diagnostique doit être réalisée 6 à 8 semaines plus tard.

 

Qu’est-ce que l’hystéroscopie diagnostique ? C’est un examen gynécologique réalisé en consultation qui consiste à visualiser l’intérieur de l’utérus grâce à une petite caméra. Pour la réaliser, habituellement, ni speculum, ni pince pour saisir le col ne sont nécessaires.

Cet examen permet de constater l’état de la cavité utérine et potentiellement de diagnostiquer une atteinte de la muqueuse. En cas de synéchies, l’hystéroscopie diagnostique peut permettre de les traiter directement si elles sont légères, ce qui peut être le cas après une hystéroscopie opératoire.

 

ATTENTION, si le chirurgien que vous consultez déconseille l’hystéroscopie diagnostique de suivi, il est préférable de demander un deuxième avis. Ne pas réaliser ce suivi peut être délétère, ne permettant pas de levée à temps une éventuelle récidive.

 

  1. Le chirurgien expert utilise peu ou PAS d’artifices

Si le gel hyaluronique, peut être utilisé, il est important de savoir que les récidives sont surtout évitées par l’expertise du chirurgien lors du geste opératoire, le matériel utilisé et le suivi par hystéroscopie diagnostique.

 

  1. Le chirurgien expert ne prescrit pas d’antibiothérapie, ni d’antihémorragiques

Seule des médicaments contre la douleur seront prescrits après l’intervention. Un traitement par œstrogènes est parfois utile chez certaines femmes avant l’opération ou après l’hystéroscopie opératoire, si l’endomètre est fin.

 

Si votre chirurgien ne répond pas à ces critères, il est raisonnable de demander un deuxième avis. Le Collectif BAMP peut vous orienter vers un chirurgien expert.

 

En cas de besoin, contactez-nous : synechie@bamp.fr ou collectif@bamp.fr

Pour en savoir plus sur les synéchies

www.hysteroscopie.org

https://collectifbamp.files.wordpress.com/2017/11/brochure-synecc81chies-utecc81rines-5-planches.pdf

Qui peut se satisfaire d’une loi de bioéthique discriminatoire ? Campagne citoyenne pour dire NON

Bonjour à tous, peu de mots aujourd’hui, car nous avons déjà dis beaucoup de choses depuis de nombreux mois au sujet de la loi de bioéthique, de la nécessité de faire entendre vos voix auprès des politiques.

Mais aujourd’hui il y a urgence, car suite à nos rendez-vous à l’Assemblée Nationale de cet été et de cette semaine, ainsi que le travail que nous réalisons en partenariat avec d’autres associations, nous constatons que les politiques n’entendent pas ce que nous leur disons et semblent se satisfaire d’une loi de bioéthique qui va créer une discrimination liée à l’orientation sexuelle, voir une discrimination liée au mode de conception des enfants du don et qui risque aussi de ne pas rendre possible la mise en oeuvre de l’ouverture de l’amp.

Depuis trois mois nous avons mis en ligne une pétition que vous êtes un peu plus de 1240 à avoir signé. Merci de continuer, c’est important.

Mais aujourd’hui, nous vous proposons un nouvel outil, très utile pour l’interpellation direct de vos élus. Grâce à la plateforme FACTIO, vous pouvez dès maintenant aller soutenir notre campagne citoyenne POUR UNE LOI DE BIOÉTHIQUE qui corresponde à nos demandes. Vous entrez votre code postal, vous validez votre soutien à notre campagne et vous pouvez en même temps interpeller vos élus (députés et sénateurs). Ils vont recevoir directement une alerte leur indiquant que sur leur circonscription, XXX citoyens ne veulent pas de la loi de bioéthique qu’ils s’apprêtent à valider, dès la semaine prochaine.

 

CAMPAGNE CITOYENNE BAMP / BIOETHIQUE

 

 

Merci de partager très largement dans vos famille, vos amis cette campagne citoyenne BAMP. Il faut mettre la pression sur nos parlementaires et vous pouvez grandement nous y aider avec cette campagne citoyenne.

Voilà notre appel d’urgence de ce week-end, nos bénévoles se mobilisent depuis des mois, vont aux RDV à Paris, mais aussi en région, nous avons mis la pétition en ligne, maintenant la campagne citoyenne. La semaine prochaine nous avons encore des RDV à l’Assemblée Nationale. Mais ce week-end, beaucoup de choses vont se décider, il faut absolument montrer aux parlementaires que beaucoup monde ne sont pas d’accord avec ce qu’ils s’apprêtent à entériner. 

Nous faisons notre possible, mais vraiment aujourd’hui, nous avons besoin d’un soutien quantitatif important, pour empêcher une mauvaise loi.

MERCI à tous et bon week-end ! Ensemble pour une loi de bioéthique moderne, efficace et non discriminatoire.

 

OUI à l’ÉGALITÉ, NON à la D.A.V. !

Comme vous le savez nous sommes en pleins travaux au sujet de la révision de la loi de bioéthique.

Les couples hétérosexuels ayant recours au don de gamètes, ont finalement gardé les droits actuels acquis depuis 1994.

Nous vous proposons aujourd’hui de mieux comprendre les débats autour de la question du don de gamètes, de la filiation des enfants nés via un don.

Explication en vidéo !

A partager, merci !