Bienvenue aux bébés nés ces derniers mois

Merci aux personnes, couples, femmes seules, qui nous adressent des messages (mail, sms, faire-part de naissance) pour nous informer de la joie qu’ils ont de voir naître un ou des enfants, après un plus ou moins long parcours d’AMP.

Ces derniers mois, et dernières semaines, plusieurs bébés ont ainsi vu le jour.

Des grossesses sont en cours et nous attendons avec impatience le moment de l’annonce de la naissance.

Bienvenue à tous.

Merci aux heureux parents de partager leur bonheur avec nous.

Les petits nés cette année, apparaîtrons dans le rapport de l’agence de la biomédecine en 2019 !

L’ABM vient de publier les derniers chiffres des enfants nés en 2015 (toujours deux ans de décalage, car il faut attendre les naissances). Pour rappel, également, tous les bébés qui sont en nés en 2015, d’une AMP réalisée à l’étranger ne sont pas comptabilisés dans les 24 839 bébés nés en 2015. Il y a donc en France un peu plus de 3% des naissances qui se font grâce à une AMP.

Un petit focus, sur les mamans qui donnent, pas mal de leur personne au moment de l’accouchement. Depuis 5 ans la répartition par tranches d’âge reste stable.

 76,1 % des femmes ayant fait une AMP en France (en 2015) avaient moins de 37 ans………! ET donc 24 % avaient plus de 37 ans, est-ce parce que « naturellement » nous pensons moins à faire des enfants après 37 ans ? Où parce que nous sommes directement orientées vers l’étranger et nous ne passons pas par la case AMP en France ?

  • 22 % des femmes qui ont fait une AMP en 2015, avaient moins de 30 ans
  • 34,8 % avaient entre 30 et 34 ans
  • 19,3% avaient entre 35 et 37 ans
  • 9,9% avaient entre 38 et 39 ans
  • 12,5% avaient entre 40 et 42 ans
  • 1,6% avaient 43 ans ou plus

 

 

Vers un remboursement du dosage de l’AMH ?

La Haute Autorité de Santé (H.A.S.) a rendu, le 26 juillet, les conclusions d’une évaluation des technologie de santé, dans une publication, que vous pouvez lire sur leur site.

L’objectif de ce travail était d’évaluer la pertinence de l’utilisation du dosage de l’AMH et donc son possible remboursement pas l’assurance maladie. Car comme vous le savez, jusqu’à présent cet acte reste à la charge du patient.

Si le processus va au bout et que l’assurance maladie inscrit cet acte à la nomeclature des actes de biologie médicale, c’est une demande de l’association COLLECTIF BAMP qui aboutira. En effet, nous demandons dans la proposition numéro 13  de la deuxième partie du Manifeste BAMP : « améliorer les résultats de l’AMP ».

Sans reprendre toutes les conclusions de cette étude il est à noter plusieurs points importants :

  • Cette étude recommande de ne plus utiliser les tests manuels et de passer aux test automatisés qui s’avèrent plus performants.
  • Préconise de ne plus utiliser le dosage de l’inhibine B, pour ne doser que l’AMH
  • Indiquent qu’il n’y a pas de valeur seuil pour caractériser les SOPK
  • Détermine une liste des situations où se dosage est pertinent :
    • Prédiction de la réponse ovarienne faible et excessive dans le cadre d’une stimulation ovarienne en complément du CFA et en remplacement de l’inhibine B,
    • la prise en charge de la fertilité féminine des femmes ayant subi ou allant suivre un traitement anticancéreux en complément du CFA quand ce dernier peut être réalisé
    • la prise en charge des femmes atteintes de pathologies gynécologiques pelviennes (endométriose et kystes ovariens) en substitution du CFA et de l’inhibine B,
    • le diagnostic et le suivi de la tumeur de la granulosa en complément de l’inhibine B
    • le diagnostic différentiel des désordres du développement sexuel
  • Une autre où ils indiquent des situations où ce dosage de l’AMH n’est pas indiquée
    • Ce dosage ne peut pas prédire l’implantation, la grossesse et la naissance en AMP
    • Ne peut pas prédire l’âge de la ménopause
    • Ne peut pas prédire la fertilité chez une femme en bonne santé

Ce travail d’évaluation conclu sur la nécessité d’utiliser ces tests d’AMH et leur pertinence, donc leur nécessaire inclusion dans la nomenclature, pour mieux adapter les stratégies de stimulation ovarienne et le dosage de l’AMH pour l’hypofertilité masculine.

L’on peut dire que c’est une bonne nouvelle !

Si vous voulez lire le dossier dans son ensemble, c’est par ici

 

 

PMA : Game over ; il nous reste encore une vie !

BAMP inaugure une série de mini-portraits de personnes impliquées dans l’association COLLECTIF BAMP (soit en tant que référente en région, soit en tant que membre du bureau, ou comme organisateurs occasionnel d’actions BAMP).

C’est pour nous l’occasion de montrer la diversité des parcours de vie, la richesse des différences des uns et des autres. De dire que derrière les écrans, il y a des personnes qui s’engagent pour les autres, pour faire vivre l’association COLLECTIF BAMP !

Voici un peu plus d’un an que nous sommes sortie du parcours PMA par la petite porte, celle des 30% de couples qui n’arriverons pas malgré tous les efforts conjugués à avoir un enfant.

5 ans et demi d’espoir, de combat, et finalement, la porte qui se ferme…
Que reste-t-il alors ? Un très grand vide, un trou au cœur, qu’il faut gérer.

Aujourd’hui je me sens privilégiée. Parce que j’aime ma vie, j’ai finalement trouvé mon équilibre, et très vite. Le processus de deuil est très personnel, comment se fait-il ? Je ne pourrais répondre à cette question. J’ai juste quelles clefs me concernant.
Pour ne pas que ce vide au cœur ne se transforme en chagrin, en douleur, nous avons décidé de le remplir de ce que nous avions envie.

Et j’ai ainsi découvert que sans doute, cette petite vie qui m’avait habitée mais n’avait pu aller à terme, m’avait donné en retour un cadeau précieux : la liberté. Par amour pour ma petite étoile, j’ai donc décidé de chérir cette liberté donnée, et de lui permettre de s’épanouir, comme grandirait un enfant.

Nous avons donc décidé de suivre nos envies : d’entreprendre, de découvrir le monde…
Également, pour moi, de m’engager.

J’ai contacté BAMP, c’est ma façon de rester connectée à notre parcours passé, et j’ai poussé la porte d’une association locale, me voici bénévole dans une petite équipe qui propose d’accompagner des jeunes et moins jeunes, tous ages et tous handicaps confondus, à apprendre à nager. Est-ce à cause de mes ovaires défaillants ? Le poids de la différence,  la culpabilité « de ne pas être capable de … », je connais bien. Alors cela fonctionne vraiment dans le bassin, je suis fière de mes nageurs et de leur progrès !

Il y a aussi cette fameuse chambre à la maison, celle qu’on réserve tous, pour le jour tant attendu, qu’en faire quand on repart les bras vide ?
Très vite, la réponse fut limpide : une chambre d’enfants, celles de mes nièces et neveu. Là encore, la réaction fut immédiate, et fantastique. Alors qu’auparavant aucun n’osait vraiment en franchir le seuil, quand elle fut réarrangée, avec leurs jouets, leurs dessins et leurs photos aux murs, ils l’ont tout de suite adoptée.

Mais le plus important, c’est le statut privilégié qu’ils m’ont donné, du haut de leurs quelques années. Je suis une sorte de doudou géant, un mélange de Casimir (le monstre gentil de « l’Ile aux enfants »), Mary Poppins et Peter Pan, le garçon qui ne voulait pas grandir…
Mon histoire n’est pas celle que j’aurais imaginée, c’est vrai, mais elle est belle, pleine d’amour, dans mon couple, dans ma famille, autour de nous : PMA Game over, certes, mais il nous reste une vie, nous allons tout faire pour qu’elle soit belle et bien remplie.