Et je choisis de vivre !

« Et je choisis de vivre » ce titre ne vous dit rien pour le moment…

Hier, je suis « tombée » par hasard sur une page Internet qui faisait la promotion de ce magnifique projet…oui MAGNIFIQUE car cela a parlé à mon coeur de « mam’ange » et je sais que beaucoup de personnes vivent la perte d’un enfant sans trop savoir comment s’en sortir, comment gérer, comment en parler,…
Très peu de films abordent ce sujet !

« Quand on perd son père ou sa mère, on est orpheline, quand on perd son conjoint on est veuve, mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots. »

Je vais vous assaillir de liens qui expliquent ce projet, mais je préfère laisser parler les instigateurs plutôt que de déformer leurs propos !
Sincèrement, ce projet mérite d’aboutir, pour sensibiliser au deuil périnatal, à la perte d’un enfant,…

Ci-dessous, la vidéo qui présente le projet ainsi que l’équipe de tournage.

Le site du projet :
https://www.etjechoisisdevivre.com/https://www.etjechoisisdevivre.com/

Le site pour le financement participatif s’il vous reste quelques deniers de Noël, si le projet vous parle ou si vous être de nature généreuse !
https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-premiere-partie/collectes/et-je-choisis-de-vivre

« Le film documentaire du voyage d’Amande en quête de sens et de joie de vivre suite à la perte de son enfant »

 

 

Adoption : Chiffres 2016

L’infertilité = Un couple sur deux sort d’un parcours d’AMP sans avoir créée sa famille. Le questionnement de la possibilité de la constituer, grâce aux démarches d’adoption s’impose souvent à ces couples.

Pour certains leur rapport à l’adoption est évident.

Pour d’autres, nous avons souvent constaté que leur opinion était en construction, les membres de BAMP paraissent se situer dans des phases différentes.

En effet, le rapport à l’adoption évolue souvent selon l’avancé et l’histoire de son parcours d’infertilité. Ces paramètres associés à des histoires de vie en font un rapport singulier.

Cependant il est important, une nouvelle fois, de déconstruire les représentations sociales et de faire évoluer les conceptions de chacun en apportant des données réelles.

Vous pouvez aller consulter les chiffres 2016

Globalement, c’est 725 adoptions soit une baisse de 11% par rapport à l’an dernier (2015).

age-adoptes

age-adoptants

pathologies

 

Chacun interprétera sans doute ces chiffres selon ces conceptions actuelles, mais il important de garder en tête que se renseigner c’est déjà se rapprocher de la réalité et ainsi prendre une décision sans doute plus objective.

L’association EFA peut aussi vous aider dans cette démarche.

Cependant, si vous désirez échanger autour de la complexité de ce double parcours AMP/adoption vous pouvez contacter notre référente BAMP Florence  : collectifbamp87@gmail.com

 

L’adoption une réponse à l’infertilité ?

La réponse classique à l’infertilité est très souvent : « Mais vous n’avez qu’à adopter !« .

Tiens mais oui, nous n’y avions pas pensé, c’est tellement simple.

Nous souhaitions rappeler différents éléments très importants à prendre en considération et qui peuvent surtout venir alimenter les réponses que nous devons faire à toutes les personnes plus ou moins bienveillantes (nous conseillons aux âmes sensibles de ne pas lire les commentaires des articles en lignes sur les différents médias internet qui parlent d’infertilité). Dans ces commentaires l’argument, la solution toute trouvée à l’infertilité est donc : l’Adoption.

« Il y a tellement d’enfants à adopter« , « Ne soyez pas égoïstes pensez à tous ces enfants qui existent déjà et qui sont si malheureux« . Bref tout un tas de poncifs que nous souhaitons éclairer par des informations.

 

Adopter c’est facile
Adopter c’est une mise à nu devant des professionnels.
C’est 9 mois d’enquête pour PEUT-ETRE avoir un agrément. L’agrément c’est le droit d’entamer une procédure d’adoption et non le droit à l’enfant ! Donc c’est PEUT-ETRE avoir une attribution d’enfant, un jour !

En national, c’est attendre un nourrisson dans son département pendant 4 à 8 ans, ou un enfant grand (+ de 8 ans) mais difficile car la loi française restreint fortement l’adoptabilité des enfants.

Adoption-carte
http://www.blog.kamisphere.fr/ladoption-internationale-par-la-france/

En internationale, c’est CANDIDATER auprès de différents organismes ou mener le projet seul vers un pays qui n’est pas fermé….La liste des pays ouverts pour l’adoption de leurs enfants aux étrangers est d’ailleurs de plus en plus réduite. Certains pays se ferment parfois brutalement, alors que vous attendez depuis des années un enfant originaire de ce pays. Il faut alors recommencer toutes les démarches auprès des organismes qui gèrent les adoptions à l’étranger.

De nombreux pays ont évolué, ils se sont modernisés (ont aussi accès à la contraception), se sont enrichis et heureusement, il y a donc moins d’abandons. Dans ces mêmes pays il y a de plus en plus de personnes infertiles à cause de nos conditions de vie « modernes » (facteurs environnementaux…etc…).

Les enfants en bonne santé sont donc « réservés » à juste titre aux personnes natives du pays.

Être dans un parcours d’adoption, c’est vivre dans l’attente interminable, sans ne pouvoir rien faire qu’attendre et attendre encore. Parfois pendant des années sans aucun signe d’espérance.

C’est craindre que la situation politique, sanitaire ne dégénère alors que vous attendez sans pouvoir rien maitriser.

C’est posséder un capital ou emprunter de l’argent pour financer tous les frais et les démarches nécessaires pour l’adoption à l’étranger (prévision des déplacements, billets d’avion, hébergement pendant plusieurs semaines sur place, etc.).

En internationale les délais sont parfois aussi longs qu’en adoption nationale. C’est accepter désormais  de grosses particularités parfois chez les enfants (maladies chroniques, handicaps importants, malformations, retards intellectuels) ou du moins des « besoins spécifiques ».

« La procédure d’adoption d’un enfant, français ou étranger, est une procédure longue et difficile. Au-delà de la démarche administrative, les candidats à l’adoption doivent démontrer leur capacité à s’identifier comme parents et préparer le foyer à l’arrivée d’un enfant. Conformément à la loi du 4 juillet 2005, toutes ces personnes doivent être ainsi titulaires d’un agrément, délivré par le service adoption de leur département de résidence. Cet agrément atteste que les conditions d’accueil offertes par les futurs parents correspondent aux besoins et à l’intérêt des enfants adoptés.

La constitution du dossier de demande d’agrément se décompose en plusieurs grandes étapes, nécessaires à la bonne préparation et à une évaluation exhaustive des candidats. Une fois les investigations terminées, une commission consultative, présidée par le directeur général adjoint de la solidarité du département concerné, est chargée d’émettre un avis sur la demande d’agrément. »

Source : Agrément d’adoption

 
Il y a tant d’enfants malheureux, en souffrance dans le monde….
L’adoption n’est pas un acte humanitaire, nous ne sauvons pas un enfant de la misère, nous espérons juste créer une famille.
Avoir un enfant, acte toujours égoïste même dans l’adoption : c’est grâce à lui que nous deviendrons parents.

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Source BLOG KAMISPHERE http://www.blog.kamisphere.fr/ladoption-internationale-par-la-france/

« Avant d’entreprendre des démarches d’adoption à l’étranger, les postulants doivent s’informer de la réalité de la situation dans le pays concerné, réalité parfois bien différente de ce que nous présentent les médias :
– les millions d’enfants qui vivent dans les rues du Brésil ne sont pas plus adoptables que ceux qui hantent les trottoirs de Manille ou les montagnes d’ordures de Mexico : la plupart ont des parents ;
– parmi ceux qui sont adoptables, beaucoup trouveront une famille dans leur propre pays ;
– les enfants adoptés à l’étranger ne sont pas systématiquement plus jeunes que les enfants adoptés en France, tout dépend des pays (la plupart confient prioritairement les bébés aux adoptants locaux) ;
– l’adoption internationale n’est pas toujours plus rapide que l’adoption en France ;
– il faut s’appuyer sur l’expérience des autres adoptants, à condition que leur adoption ne remonte à plusieurs années, car les situations évoluent vite : afflux des demandes provoquant un engorgement des services, arrêt brutal des adoptions, changement de lois… »

Source : EFA

 
Nous sommes déjà tellement sur terre, adoptez ces enfants abandonnés !
Les personnes aux bons sentiments peuvent aussi adopter….

Vous voulez des enfants mais n’y arrivez pas, adopter c’est pareil
Celui qui dit ça n’est pas prêt à adopter.
Non ce n’est pas pareil, adopter c’est envisager la parentalité d’une manière différente.
Adopter, c’est faire famille avec un enfant qui a déjà son vécu, déjà une histoire, des traumatismes plus ou moins importants.
Adopter c’est essayer de créer un lien avec un enfant qui a été abandonné dans des conditions plus ou moins difficiles. Il faut pouvoir être capable de se projeter dans cette démarche, tout le monde n’est pas capable de s’engager dans ce processus long et difficile.

 

Quelques chiffres pour éclairer nos propos :

  • En France 9000 demandes d’agrément/an.
  • Au 31/12/2012 : 25 000 agréments en cours de validité selon l’ONED, c’est à dire des couples qui attendent depuis parfois de longues années.
  • En 2012, seulement 697 enfants pupilles de l’état ont été adoptés.
  • En 2013, ce sont  1343 enfants arrivant de l’étranger qui ont été adoptés ou placé en vue d’une adoption en France (contre 1569 en 2012 et 3504 enfants en 2010)
  • Donc en 2012 : 697 + 1569 = 2266 enfants adoptés, alors que 9000 demandes d’agréments se rajoutent en 2013 au 25 000 déjà valides….certes il y aura sans doute des renouvellements dans ces 9000 mais…il suffit de compter.
  • La part des enfants de plus de 5 ans représente 32,98 % des adoptions (source EFA)

Pour les enfants arrivants de l’étranger, les chiffres ont évolués à la baisse depuis 13 ans : Car de plus en plus de personnes souhaitent adopter dans tous les pays du monde et de moins en moins d’enfants sont adoptables.

  • 2013: 1343 enfants
  • 2012: 1569 enfants
  • 2011: 1995 enfants
  • 2010: 3504 enfants
  • 2009: 3017 enfants
  • 2008: 3271 enfants
  • 2007: 3162 enfants
  • 2006: 3977 enfants
  • 2005: 4136 enfants
  • 2004: 4079 enfants
  • 2003: 3995 enfants
  • 2002: 3551 enfants
  • 2001: 3094 enfants
  • 2000: 2971 enfants

Adopter c’est un projet de parentalité différent d’un projet de parentalité par la grossesse et l’accouchement. C’est une autre manière d’envisager d’être parent. Certaines personnes ne se tournerons d’ailleurs pas vers l’adoption, malgré leur immense désir de parentalité et d’enfant, contrarié par l’infertilité, ils n’engageront jamais les démarches de « demande d’agrément en vue d’une adoption« .

Si ce sujet vous intéresse vous pouvez lire l’étude (2013) de l’ONED sur « Le devenir des enfants adoptés en France et à l’internationale« . ICI