LEXIQUE

L’AMP pour les débutants

Tu arrives ici, parce qu’un proche ou toi-même est concerné par un protocole d’Assistance Médicale à la Procréation.

Très vite, on se trouve confronté à des mots, des abréviations que l’on ne comprend pas, nous tenterons ici de t’aider à les comprendre. Mais l’avis de ton médecin reste primordial, il faut absolument consulter si tu te poses des questions quant à une possible infertilité.

Plus loin, tu trouveras des informations de bases sur le monde de l’AMP (médicaments, certaines causes d’infertilité, certains examens).

Abréviations, définitions, voici quelques mots que vous lirez et entendrez régulièrement au cours d’un parcours PMA. Certains savants, d’autres justes courants.

Petits et grands mots, voici notre dico.

A

Aneuploïdies Embryon qui n’a pas le bon nombre de chromosome

AMP               Assistance Médicale à la Procréation (anciennement PMA)

AMH               Hormone Anti-Mullérienne (Anti Mullerian Hormon)

AG                  Anesthésie Générale (parfois préférable pour la ponction)

 

B

Blasto              Blastocyte, embryon de 5 jours après la fécondation in vitro

BryBry             Surnom donné à l’Embryon

 

C

C1, C2, C3     Le C1 correspond au 1er cycle d’essai bébé. Si les règles se présentent en fin de cycle on commence le C2, etc.

CECOS           Centre d’Etudes et de Conservation des Oeufs et du Sperme

Cellule tueuse Nk (natural killer) cellule qui tue les corps étrangers (principe d’immunité)

CMCO            Centre Médico-Chirurgical Obstétrique

 

D

DD                  Double Don (ovocyte + spermatozoïde)

DHEA             Dehydroepiandrosterone – Hormone naturelle  à effet anti-âge et qui augmente la libido

DNLP             Dame Nature La P***

DO                  Don d’Ovocyte

DPA                Date Prévue d’Accouchement

DPO                Date Post Ovulation

DPI                 Diagnostic Pré Implantatoire

DPI-A Diagnostic Pré Implantatoire des Aneuploïdies

 

E

Endo                Endomètre : paroi  qui tapisse l’utérus qui accueille la nidation de l’embryon

Echo                Echographie

 

F

FC                   Fausse Couche

FIV                 Fécondation in vitro

FIV DO           Fécondation In Vitro avec Don d’Ovocytes

FIV ICSI         Fécondation In Vitro par micro-injection (intra cytoplasmic sperm injection)

FIV IMSI        Fécondation In Vitro avec sélection des spermatozoïdes avant micro-injection

FSH                Follicular Stimulating Hormone. Son rôle est d’entraîner la maturation des follicules ovariens.

FOFO             Follicule. Le follicule contient l’ovocyte

 

G

Gamète            Cellule reproductrice (mâle ou femelle)

GEU                Grossesse Extra-Utérine

GIFT               Transfert intra-tubaire de gamète (Gamete IntraFallopian Transfer) : après ponction des follicules, remise en place de gamètes mâle et femelle dans les trompes à l’aide d’un cathéter.

 

H

Hatching          Eclosion assistée qui se pratique parfois avant l’implantation des embryons. La membrane est percée pour permettre une meilleure accroche.

HCG               Hormone Chorionique Gonadotrope. Hormone produite par la femme enceinte. C’est elle que l’on mesure avec une prise de sang, lors du test de grossesse.

Hystéro            Hystéroscopie,Hystérosalpingographie ou encore Hystérographie: 3 examens différents visant à explorer la cavité utérine et les trompes

HyFoSy (Hystérosalpingo-Foam-Sonography) est une nouvelle technique pour vérifier la perméabilité des trompes à l’aide d’une simple échographie pouvant être réalisée au cabinet de consultation du gynécologue

 

I

IAC                 Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint

IAD                 Insémination Artificielle avec sperme d’un Donneur

IMG                Interruption Médicale de Grossesse (cause : malformation du fœtus). A ne pas confondre avec l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse).

IO                   Insuffisance Ovarienne

IOP                 Insuffisance Ovarienne Précoce

IOS                 Insuffisance Ovarienne Sévère

 

J

J1, J2, J3…     Le J1 correspond au 1er jour d’un cycle qui correspond au 1er jour des règles

 

L

LH                   Hormone Lutéinisante, hormone d’ovulation

 

M

MAP               Menace d’Accouchement Prématuré

MIV                Maturation des ovocytes hors du corps de la femme, in vitro. Puis réimplantation

Morula             Embryon avant le stade de blastocyste (J4 post fécondation)

 

O

OATS             OligoAsthenoTeratozooSpermie (infertilité masculine)

OPK               Ovaires PolyKystiques

Ovocyte           (ou ovule) Gamète femelle se trouvant dans un follicule produite par l’ovaire. Les femmes ont 1 million d’ovocytes en réserve à la naissance

 

P

PMA               Procréation Médicalement Assistée = AMP

PDS                Prise De Sang

Pmette             Se dit sur la blogosphère des femmes concernées par la PMA

Préma              Enfant né prématurément

 

S

SA (ex 8SA)            8 semaines d’aménorrhée (à partir du premier jour des dernières règles)

SG (ex 6SG)            6 Semaines de Grossesse

SOPK                       Syndrome des Ovaires PolyKystiques

Spermatozoïde      Gamète mâle produite par les testicules.

Stim                        Stimulation de l’ovulation, par un traitement médicamenteux

 

T

TEC                Transfert d’Embryon Congelé

TEV                Transfert d’Embryon Vitrifié

THS                Traitement Hormonal Substitutif. Hormones que l’on prescrit (œstradiol et progestérone généralement)  lorsque les ovaires n’en produisent plus.

 

Les médicaments utilisés (stimulation simple, insémination ou FIV)

Pour mettre les ovaires au repos : Décapeptyl (dit décap), Suprefact

Pour stimuler : Clomid (citrate de Clomifène), GonalF, Ménopur, Puregon, ovitrelle (faible dose), Luvéris

Pour préparer la muqueuse : Provames, Oromone

Pour aider à la maturation des follicules : Ménopur

Pour bloquer l’ovulation : Cétrodide, Orgalutran

Pour déclencher l’ovulation : hCG, Ovitrelle (forte dose)

Pour favoriser l’implantation de l’embryon : Progesterone/Utrogestan, Aspégic

Pour induire la spermatogenèse : Ménopur + hCG

Pour les douleurs post ponction : Doliprane

Pour les problèmes de thyroïde : Levothyrox et autres médicaments nécessaires pour réguler la thyroïde.

Pour faire le plein de vitamines : Acide Folique (B9), il existe toute une série de compléments vitaminiques dans le commerce sous différentes formes. Ce sont juste des compléments. Parlez-en à votre médecin.

Pour prévenir les risques hématologiques : injections de Lovenox ou Innohep (anticoagulants)

Cette liste, non exhaustive, n’a pas pour but d’être utiliser pour un traitement de la stérilité effectué sans contrôle médical. La prise de tout médicament, doit être envisagée avec un médecin seul compétent en la matière. Chaque situation d’infertilité étant particulière, cette liste ne serait être une recette miracle. Juste un élément d’information générale.

 

Les causes d’infertilité

 Chez vous messieurs

Oligo-asthéno-tératozoospermie : Regroupe l’ensemble des anomalies que l’on peu trouver dans un spermogramme (moins de mobilité, moins de quantité, moins de formes normales.

Oligospermie  : Il y a peu de spermatozoïdes dans le sperme lors d’un spermogramme

Asthenospermie  : Signale un manque de mobilité chez les spermatozoïdes

Tératospermie : Indique une forme atypique chez les spermatozoïdes

Azoospermie : Marque l’absence de spermatozoïdes

Varicolèle : Problème veineux situé dans les bourses pouvant influer sur la qualité des spermatozoïdes

 Chez vous mesdames

Endométriose : Maladie correspondant à la présence de tissu endométrial à l’extérieur de la cavité utérine. « Maladie chronique, l’endométriose touche 6 à 10% des femmes en âge de procréer (1). Dans la population des femmes infertiles, la part de l’endométriose est difficile à évaluer et varie de 20 à 68 % selon les études (2). En cas d’endométriose avérée, les taux de fécondité par cycle sont abaissés et évalués à 2-10%, contre 25-30% au sein des couples fertiles, pour les 3 premiers cycles d’exposition (3). » Source AP-HP https://www.aphp.fr/patient-public/endometriose/referentiels-endometriose/infertilite-et-endometriose

Fibrome: Les fibromes de l’utérus ou myomes utérins, sont des tumeurs bénignes de l’utérus. En général, ces fibromes ne donnent aucun symptôme. Dans certains cas, ils peuvent donner des saignements ou des douleurs et plus rarement une infertilité. « Les fibromes utérins sont présents chez 20 % à 50 % des femmes en âge de procréer. La prise en charge d’une femme présentant un fibrome et un désir de grossesse est controversée. Il est rapporté que 5 % à 10 % des cas d’infertilité avant une prise en charge médicale sont associés à la présence de fibromes utérins. Ceux-ci sont considérés comme l’unique facteur d’infertilité dans 1 % à 3 % des cas. » Source : EMC gynécologie Fibrome et fertilité – 18/02/11[739-A-21]  – Doi : 10.1016/S0246-1064(11)49310-5 

Hydrosalpinx : Présence anormale d’une poche liquide dans une trompe

Insuffisance ovarienne: Cause fréquente d’infertilité, cette ménopause précoce se caractérise par un affaiblissement ou un arrêt de l’activité ovarienne

Kyste ovarien : Grosseur qui se fixe sur les ovaires et qui gêne parfois la fertilité. Certains sont opérés.

Ménopause : Si elle ne survient en générale qu’autour de la cinquantaine, il arrive qu’elle soit précoce. Il n’est plus possible de concevoir un enfant naturellement mais le recourt à la FIV ou FIV DO est possible.

Salpingite : Il s’agit d’une infection des trompes qui peut causer une stérilité.

SOPK : Causé par un déséquilibre hormonal. Les follicules sont trop nombreux sur l’ovaire et bloquent la maturation d’un des ovocytes. Explique les disovulations (mauvaise ovulation) et anovulation (absence d’ovulation). « Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Il peut entraîner des troubles de la fertilité et de la pilosité (hirsutisme), ainsi que des complications métaboliques (diabète). A ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique. Mais les recherches en cours pourraient changer la donne en améliorant la compréhension encore imparfaite des mécanismes à l’origine de cette maladie. » Source INSERM Dossier réalisé en collaboration avec Paolo Giacobini, unité 1172 Inserm/université de Lille 2, Développement et plasticité du cerveau neuroendocrine, Centre de Recherche Jean Pierre Aubert, Lille. 

« Dans sa forme complète, le SOPK entraine une absence d’ovulation et donc une impossibilité de tomber enceinte. 50% les femmes touchées par le SOPK ont une infertilité primaire, et 25% une infertilité secondaire. Le SOPK est ainsi à l’origine plus de 70 % des infertilités par anovulation« 

 

Infertilité inexpliqué

Se dit d’une situation où aucun élément médicaux tangibles ne permettent de comprendre et donc de remédier à l’infertilité. La recherche doit sans doute encore faire des progrès pour permettre que ce « non diagnostic » puisse trouver des solutions médicales. La recherche doit progresser et des dispositifs innovants ou non encore autorisés en France doivent l’être

Les examens et interventions :

Vous êtes passés ou passerez peut-être par là…

Biopsie : Prélèvement d’un peu de tissu pour analyse (ovaire, trompe, muqueuse utérine)

Caryotype : Analyse des chromosomes permettant de déceler malformation ou maladie. Se fait par une prise de sang. Le caryotype est envoyé directement au médecin qui l’a prescrit.

Cœlioscopie (ou laparoscopie) : Intervention chirurgicale sous anesthésie générale permettant de visualiser tous les organes de la cavité abdominale sans « ouvrir le ventre ».

Driling : Intervention chirurgicale visant à percer l’ovaire, pratiquée dans les cas de Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). Cette opération sous anesthésie générale est réalisée par cœlioscopie. Elle permet de favoriser l’ovulation et une meilleure réponse aux traitements.

HyFoSY : Hystérosalpingo Foam Sonography qui remplit les mêmes fonction que l’hystérosalpingographie : visualiser la perméabilité des trompes, la forme de l’utérus. Par opposition l’examen HyFoSy, se pratique via une échographie directement dans le cabinet de votre gynécologue (qui se sera formé à son utilisation avant), le produit injecté dans l’utérus est un gel a reconstituer juste avant l’examen (ExEm Foam Kit

  • Fertiliscan = nom du bilan de fertilité mis au point par les docteurs Levaillant et Massin au CHIC de Créteil, qui utilisent le ExEmFoam Kit pour réaliser des HyFoSy
  • HyFoSY = nom de l’examen : Hystérosalpingo Foam Sonography
  • ExEmFoam Kit = nom du produit utilisé pour réaliser l’examen : « mousse d’hydroxyéthylcellulose, de glycérol et d’H2O et ne présente aucun risque d’allergie
    contrairement au liquide de contraste utilisé lors d’une HSG classique« .  Ce produit ne doit pas vous coûter plus de 70 euros maximum.

Hystérosalpingographie ou hystérographie : Technique d’imagerie radiologique consistant à injecter un liquide radio opaque dans l’utérus. Le but est de visualiser l’utérus et les trompes. On étudie aussi le passage du produit dans la cavité abdominale : cela renseigne sur la perméabilité des trompes, c’est à dire sur leur capacité à conduire les ovocytes fécondés jusque dans l’utérus.

Hystéroscopie diagnostique : Examen réalisé à l’aide d’une caméra passant par le col de l’utérus permettant d’observer l’intérieur de la cavité utérine.

Hystéroscopie opératoire : Permet par le même principe mais plus lourd (donc sous anesthésie générale) d’approfondir un examen et/ou de traiter une anomalie repérée (polype par exemple)

Matricelab : la pertinence des biopsies de l’endomètre qui sont proposées dans le cadre de deux protocoles Français : biopsie de l’endomètre qui permet d’évaluer d’un point de vue immunologique l’inflammation et la réceptivité de l’embryon par la muqueuse utérine MATRICELAB

Myomectomie : Ablation d’un ou plusieurs fibromes utérins

Plastie tubaire : Intervention par cœlioscopie. Reconstruction d’une trompe.

Taux d’œstradiol (E2) : L’œstradiol est une hormone produite par les follicules, abondante au moment de l’ovulation. On mesure donc le taux d’œstradiol pour suivre la progression de la stimulation ovarienne par prise de sang.

Spermocytogramme : Examen de la forme des spermatozoïdes

Spermogramme : Examen du sperme permettant d’étudier le volume de l’éjaculat, le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité, leur forme et de savoir ainsi s’il peut féconder un ovocyte. Un spermogramme normal donne pour 3Ml de sperme : un nombre de spermatozoïdes supérieur à 20 millions, une mobilité supérieure à 50 % et une forme normale supérieure à 40%

Test de Huhner : Permet d’étudier l’aspect de la glaire cervicale et le comportement des spermatozoïdes après un rapport sexuel programmé. La glaire ayant pour fonction de capter les spermatozoïdes, une mauvaise glaire peut faire barrage.

Win test : biopsie de l’endomètre qui permet via un prélèvement de l’endomètre de déterminer si l’utérus était apte à recevoir un embryon d’un point de vue génétique, le niveau d’inflammation de l’endomètre et sa potentielle réceptivité. Dans la négation, cela permet de vitrifier les ovocytes, pour les réimplanter sur un utérus moins inflammé, lors d’une prochaine tentative. Tout cela dans le but de réduire les échecs et d’augmenter les taux de réussite. d’évaluer WIN TEST.

 

* Non exhaustif, et sous réserve.

Établi en juin 2013, Nancy, Ange, Irouwen Actualisé en mars 2022

Non validé par un corps médical

Surtout n’hésitez pas à interroger vos médecins traitants, médecins AMP, pour toutes les questions médicales que vous vous posez. L’avis d’un ou de plusieurs médecins sont nécessaires pour poser un diagnostique et proposer un traitement et/ou une intervention adaptée à chaque situations particulières.

 SI vous souhaitez ajouter, rectifier des mots et des définitions, laissez vos mots dans les commentaires.

Sources :

http://www.procreationmedicale.fr/lexique/

http://sante-medecine.commentcamarche.net