7ème rencontre nationale de l’académie des Sciences

Un rendez-vous parisien très intéressant : « Partage des savoirs et perspectives de recherche » est le thème de la 7e rencontre nationale Recherche et Associations de malades que l’Inserm organise en partenariat avec l’Académie des sciences et l’Académie nationale de Médecine. Cette rencontre aura lieu cette année le samedi 9 décembre sous la Coupole de l’Académie des Sciences – Institut de France. »

C’est samedi 9 décembre 2017

Des représentants de votre association seront présent sur place, pour s’informer et mieux vous informer encore.

Voici le programme de cette journée

Si vous souhaitez vous inscrire pour participer à cette journée, c’est par ici

 

Nous allons également, débuter une collaboration avec le dispositif SCIENCESAS‘ de l’INSERM

Pour mieux faire avancer la cause de l’infertilité, de la stérilité, de l’assistance médicale à la procréation en FRANCE, ce qui est un des objectifs du projet associatif de BAMP !

 

Voici ce qu’en dis le site FRANCE ASSO SANTE :

« L’importance de la démarche participative, dans laquelle les patients sont eux-mêmes acteurs de la recherche, occupe une place croissante dans la recherche en santé. Aujourd’hui cette démarche et la réflexion éthique qui l’accompagne peuvent s’entendre dans tous les domaines scientifiques.
 
L’Académie des sciences organise en partenariat avec l’Académie nationale de médecine et l’Inserm, sous la coupole de l’institut de France, le samedi 9 décembre 2017, la 7e rencontre nationale Recherche & Associations de malades sur le thème « Partage des savoirs et perspectives de recherche ». Cette rencontre sur la recherche participative, principalement orientée sur la recherche en santé, mettra également en lumière d’autres domaines, comme l’écologie ainsi que de nouvelles visions sociétales ou éducatives de la recherche.
 
Promouvoir de nouvelles interactions entre les professionnels de la recherche, les patients ou les usagers, premiers bénéficiaires des résultats scientifiques, renforcer leur capacité de participer en tant que citoyens-acteurs de la recherche, seront au cœur des débats.
 
Cette journée réunira autour de trois tables rondes de nombreux témoignages de représentants d’associations de malades et de chercheurs de tous domaines. »

L’Académie Nationale de Médecine envoie un signal fort sur le don d’ovocyte

Mercredi 28 janvier, l’Académie Nationale de Médecine se positionne, (par un acte militant ?) par rapport au don d’ovocyte en décernant le » PRIX JACQUES SALAT-BAROUX – (DANM 27.10.2003) – Biennal – Année paire – 7 500 € – Partage interdit. Destiné à la promotion des travaux cliniques et scientifiques dans le domaine de la reproduction humaine ». Prix attribué au médecin espagnol Antonio Pellicer. Désignant par la même les travaux que ce médecin réalise depuis des années dans le réseau des cliniques privées IVI, dont il est le fondateur.

Un message envoyé aux politiques français ? Une prise de position des médecins français pour alerter sur la situation quant au don d’ovocyte en France, les blocages liés au dogme de la gratuité. Récompenser par un prix de l’Académie Nationale de Médecine, un médecin Espagnole fondateur d’un des plus important réseau de cliniques privées de médecine de la reproduction est à notre avis un acte très signifiant.

En 2014 : 760 femmes françaises se sont rendues pour une 1ère consultation dans les cliniques IVI en Espagne.

·      Sur les 4 dernières années, le nombre de femmes françaises ayant consulté chez IVI a augmenté de 291% (En 2010, 194 consultations ont été enregistrées).

·      95% sont des femmes hétérosexuelles et 5% sont homosexuelles ou célibataires.

Ces chiffres concernent juste le réseau IVI, l’Espagne compte d’autres groupes de cliniques privées (Procreatec, Eugin, Reprofiv, GINEFIV, GINEMED, TAMBRE, etc.).

Pour rappel en 2011, le rapport de l’IGAS sur le don d’ovocyte, évaluait à 85 % les couples qui partaient à l’étranger pour bénéficier d’un don d’ovocyte. Il semble que le chiffres ont encore augmenté depuis cette date.

Le professeur Philippe Bouchard, membre de l’académie de médecine et endocrinologue a dit lors de la conférence de presse suite à la remise du prix : « Si l’on veut augmenter les dons d’ovocytes en France, il est nécessaire d’évoluer vers la rémunération des dons, ainsi que la garantie de l’anonymat des donneuses, comme cela se pratique notamment en Espagne« .

L’académie de médecine a mis en place un groupe de travail sur la question du don de gamètes. Ce qui pourrait permettre peut-être une évolution de la législation française sur les questions de la rémunération des donneuses, mais aussi sur la vitrification des ovocytes pour raisons sociales

L’ANM est une institution Française, dont voici un extrait des statuts : « L’Académie nationale de médecine est une personne morale de droit public à statut particulier, placée sous la protection du Président du République. Elle a pour mission de répondre, à titre non lucratif, aux demandes du Gouvernement sur toute question concernant la santé publique et de s’occuper de tous les objets d’étude et de recherche qui peuvent contribuer aux progrès de l’art de guérir.« 

Si vous voulez aller plus loin dans la connaissance des missions de l’Académie Nationale de Médecine, c’est par ici

 Nous vous proposons la lecture de trois articles complémentaires sur ce sujet :

– Interview du Docteur PELLICER Antonio fondateur d’IVI sur le site du Journal La Parisienne

 Voici un article de Claudine Proust, pour la version numérique de LA PARSIENNE du 29 janvier

Un parcours qui reste bien trop long en France faute de donneuses. Malgré les campagnes, l’agence de biomédecine n’enregistrait en 2012 que 422 dons, alors que 2 110 couples sont en attente. « Cette ironie française, qui autorise les dons mais ne les favorise pas, faute de les rétribuer, laissant les femmes aller trouver la solution ailleurs, mais en connaissance de cause puisque c’est partiellement remboursé, ne peut plus durer ! »

Celui qui s’exclame ainsi, appelant ouvertement à une modification de la loi française, est un membre de l’Académie de médecine, assemblée scientifique dont on n’attend pas forcément des éclats révolutionnaires. Endocrinologue à l’hôpital Foch, Philippe Bouchard, y recevait hier, en compagnie de son confrère René Frydman, papa des premiers bébés éprouvettes français, et avec les honneurs, le médecin espagnol Antonio Pellicer.

– Pour lire la suite c’est par ici La Parisienne Claudine Proust | 29 Janv. 2015, 06h58

 À l’occasion de ce prix, le Pr Antonio Pellicer a vanté le modèle espagnol du don d’ovocyte anonyme et rémunéré, dans certaines limites. « L’Espagne a depuis 1988 une législation très progressiste qui a permis de développer la recherche sur l’embryon, le don d’ovocyte, et leur congélation », a-t-il expliqué. Ainsi, une femme peut donner ses ovocyte deux fois par an maximum, six fois dans une vie, et chaque don est dédommagé entre 900 et 1 000 euros. L’enfant ne peut connaître l’identité de ses géniteurs qu’en cas de grave maladie. Selon le Pr Pellicer, il faut bien coupler l’anonymat avec la compensation financière. « En France, on ne rémunère pas la donneuse. Les femmes qui souffrent d’une insuffisance ovarienne doivent parfois attendre plusieurs années. D’où l’explosion des demandes sur Internet et la venue des femmes en Espagne – où le délai d’attente est de 2 mois. En Angleterre, l’anonymat n’est pas la règle. Malgré la compensation financière, il n’y a pas non plus de donneuses », explique-t-il.

– La suite de l’article du 28 janvier du magazine en ligne Le Quotidien du médecin. Par Coline GARRE