La campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes 2018

Cette campagne va débuter le 3 novembre et va durer jusqu’au 18 novembre, l’agence souhaite mettre l’accent sur la « solidarité exprimée par des donneuses et des donneurs envers les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Elle s’appuie sur la force et l’impact des témoignages de femmes et d’hommes qui ont donné des gamètes et qui partagent, en toutes simplicité, la dimension SOLIDAIRE de leur don. » Cette campagne à pour but de sensibiliser de potentiels donneurs et donneuses.

Les visuels ont changé et les messages aussi. C’est la notion de solidarité qui remplace le « devenez donneur de bonheur« . Exit le rose et le bleu layette des anciens visuels.

Les affiches sont vertes et roses pour le don de spermatozoïdes, bordeaux et jaunes pour le don d’ovocytes.

C’est donc l’occasion pour chacun et chacune d’entres nous de retourner faire un petit tour sur le site de l’agence pour commander ces nouveaux visuels. Puis d’aller les déposer dans les lieux qui vous semblent les plus opportuns. Faites des photos et partagez les, pour donner de la visibilité à cette campagne. Voici les hashtags que nous avons déjà utilisés sur les différents réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram) :

#ParlonsDuDonDeGamètes  #DesFamillesGraceAuxDonsDeGamètes  #DonGamètes #DonOvocytes  #DonSpermatozoides 

 

L’agence de la biomédecine précise, dans son dernier rapport (septembre 2018) les chiffres 2016 concernant le don de gamètes en France. La mobilisation de tous les acteurs a porté ses fruits, puisque le nombre des donneurs et de donneuses a augmenté.  Dans le même temps, ils constatent une baisse des demandes des couples receveurs.

« Entre 2009 et 2013 il y a eu une hausse du nombre de couples s’inscrivant pour bénéficier d’un don d’ovocytes. Depuis 2014 le chiffre se stabilise« . Y-a-t-il moins de couples demandeurs ? Vont-ils ailleurs ? Europe ? Autres recours ?

En ce qui concerne les donneurs et les donneuses :

  • 363 hommes ont été retenus pour faire un don de spermatozoïdes en 2016
  • 746 femmes ont été retenues pour faire un prélèvement d’ovocyte en 2016
  • 21% des donneuses ont plus de 35 ans
  • 4.3% des dons proviennent de couples réalisant une FIV en intraconjugal. Lors de sa ponction le couple donne certains ovocytes pour le don.

En ce qui concerne l’activité d’AMP en générale

  • 147 730 tentatives d’AMP intraconjugal et dons  (IA, IAC, IAD, FIV, FIVDon (ovocyte, spermatozoïdes), TEC, TECDon (ovocytes, spermatozoïdes, embryons) ont été réalisée en France en 2016
  • Ce qui a permis la naissance de 26 355 enfants
  • Sur l’ensemble de l’activité d’amp faites en France, 4% des tentatives se réalisent grâce aux dons de gamètes et donc 96 % en intraconjugal.

En ce qui concerne les enfants nés grâce à un don de gamètes (pour rappel seuls sont comptabilisés dans ces chiffres les enfants nés d’amp réalisées en France. Toutes les naissances suites à une AMP réalisée à l’étranger ne sont pas comptabilisées).

  •  1 263 enfants sont nés en 2016 grâce à un don de gamètes. Ils étaient 1 254 enfants nés grâce à un don de gamètes en 2015
    • 979 enfants nés grâce à un don de spermatozoïdes  (971 en 2015)
    • 259 enfants nés grâce à un don d’ovocytes      (256 en 2015)
    • 25 enfants nés grâce à un don d’embryons     (27 en 2015)

Les médias vont donc être sollicités pour participer à cette campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes. Deux « spots audio vont être diffusés sur une sélection de radios nationales et une campagne sur le web » va être lancée pour orienter les internautes vers les sites d’informations de l’agence de la biomédecine. Des articles vont sans doute  être publiés dans les magazines papiers. 15 jours de campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes, participez, participons, soyons solidaires !

http://www.dondovocytes.fr et http://www.dondespermatozoides.fr

 

Votre association COLLECTIF BAMP avait participé entre septembre 2017 et janvier 2018, à la première phase d’étude des propositions des agences de communication ayant répondu à l’appel d’offre de l’ABM. Nous avions mis en place un groupe de travail interne pour évaluer et donner notre avis, sur les dossiers présentés par les agences de communications  : lire et évaluer les différentes propositions pour chaque agences, les différents messages, images, thèmes des campagnes, objectifs de communication, etc). Nous avions rendu des tableaux avec nos commentaires pour chaque agence et chaque propositions faites. Nous n’avons pas participé à la deuxième phase (choix de l’agence de communication et choix du thème de la campagne, des visuels).

Pour commander les brochures sur le don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) et les affiches, c’est par ici. Vous pourrez ensuite aller en déposer chez vos généralistes, cabinets médicaux, gynécologues, etc. etc.

DON OVOCYTES     DON SPERMATOZOÏDES

Nous vous invitons aussi à vous rendre sur le nouveau site de l’agence de la biomédecine 

 

#ParlonsDuDonDeGamètes  #DesFamillesGraceAuxDonsDeGamètes  #DonGamètes #DonOvocytes  #DonSpermatozoides 

Journées de l’agence de la biomédecine 2017

L’Agence de la biomédecine a le plaisir de vous inviter aux

JOURNÉES DE L’AGENCE DE LA BIOMÉDECINE 2017

#JourneesABM2017

JEUDI 18 et VENDREDI 19 MAI 2017
à l’Université Paris Descartes
Centre des Saints-Pères (Paris 6)

« Accompagner l’innovation pour tous les patients »

Comment garantir à chacun un accès équitable et éclairé aux derniers progrès de la médecine ? Quelles implications, éthiques, institutionnelles et médicales ? Quel impact dans le parcours de soins de chaque patient ? L’édition 2017 de ces journées a l’ambition de croiser les regards de l’ensemble des parties prenantes : patients et leurs représentants, professionnels de santé, acteurs institutionnels, philosophes et sociologues de l’innovation. Cette 5eme édition sera aussi l’occasion, pour l’Agence de la biomédecine, de faire le point sur l’avancement des innovations dans ses grands domaines d’activité médicale et scientifique.

Virginie RIO, co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP, participe à la table-ronde qui suit la plénière d’ouverture avec Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, membre du Conseil National Consultatif d’Ethique, le jeudi 18 mai 2017 de 10h à 11h30.

www.journees-agence-biomedecine.fr

Vous y trouverez le programme et l’ensemble des informations pratiques.

 

Reprise de l’activité d’AMP aux Antilles !

Article très intéressant dans le journal France-Guyane (www.franceguyane.fr) paru le 8 mars. Comme vous le savez pendant l’épidémie de ZIKA, l’activité d’AMP avait été complétement stoppée aux Antilles, créant le plus grand désarroi de nombreux couples infertiles.

Article très complet que nous vous invitons à lire en intégralité sur le site internet du journal :

  • la reprise de l’activité d’AMP en Guadeloupe et Martinique en mars
  • le projet de création d’un centre d’AMP en Guyane
  • l’impact du zika sur la santé des enfants

Crédit photo : @FranceGuyane

 

« Après un an de suspension dû au virus zika, l’espoir renaît pour les couples infertiles en Guyane. Dans des recommandations en date du 26 janvier, l’Agence de la biomédecine annonce que l’activité d’assistance médicale à la procréation (AMP) peut reprendre, sous certaines conditions, dans les centres de Guadeloupe et de Martinique vers lesquels se tournent plusieurs de ces couples.

La reprise de l’AMP aux Antilles autorisée fin janvier par l’Agence nationale de la biomédecine est liée à la fin officielle de l’épidémie du virus zika dans les territoires de Guyane (le 14 octobre 2016), de Guadeloupe (le 10 novembre 2016) et de Martinique (le 11 octobre 2016). Et elle concerne très directement des couples qui tentent d’avoir un enfant en Guyane car, malgré une « forte demande » , le département ne dispose plus de structure prenant en charge des fécondations in vitro (Fiv) et des inséminations artificielles depuis fin 2013 (lire par ailleurs), selon le Dr Herliche Fagla, gynécologue obstétricien qui suit les couples infertiles à l’hôpital de Cayenne.
En Guadeloupe, le Centre caribéen de médecine de la reproduction (CCMR) et le Cecos Caraïbes (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains) du CHU de Pointe-à-Pitre……………… »
Pour lire la suite de l’article c’est par ici, merci

Interview d’une donneuse d’ovocytes ayant deux enfants

Nous avons rencontré, cet automne, M.-L. qui a donné ses ovocytes et qui est maman de deux enfants.
Peut-être que son témoignage vous aidera à sauter le pas ?
Faites un peu connaissance avec elle…

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle M.-L., j’ai 33 ans et je vis en couple.
Mon compagnon et moi avons la chance d’être les parents de deux enfants âgés d’1 et 3 ans. J’ai fait un don d’ovocytes cet automne.

Comment avez-vous eu connaissance de la possibilité de faire un don d’ovocytes ?

Durant ma seconde grossesse, en allant faire ma prise de sang mensuelle dans mon laboratoire d’analyses médicales, mes yeux sont par hasard tombés sur la brochure éditée par l’Agence de Biomédecine avec cette fabuleuse accroche : « Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément les plus gros. »
Je donne mon sang et mes plaquettes, je suis inscrite sur le registre français du don de moelle osseuse… Bref, ces quelques mots ont immédiatement trouvé une résonance en moi.

Qu’est-ce qui a déclenché chez vous l’envie de faire ce type de don ?

Il n’y a pas eu de déclencheur à proprement parler. À l’heure actuelle, on a tous dans notre entourage des couples rencontrant des difficultés (plus ou moins insurmontables) dans leur souhait de fonder une famille, et on est donc tous davantage sensibilisés à ce sujet qu’auparavant.
À titre personnel, je me souviens d’une conversation avec des proches ayant entamé un parcours de PMA, et de la détresse dans laquelle ils étaient. J’avais alors pensé que si je pouvais reprendre à mon compte ne serait-ce qu’une infime partie de leur souffrance morale ou physique pour leur permettre de souffler dans ce quotidien hyper médicalisé et rythmé par les RDV, examens, prises de sang, piqûres et autres réjouissances, je l’aurais fait.
Alors, quand j’ai eu sous les yeux cette brochure de l’Agence de Biomédecine faisant la promotion du don de gamètes, je me suis dit que je détenais là un moyen concret et à ma modeste mesure d’aider un ou deux couples à fonder une famille, ou tout du moins à retrouver un peu d’espoir.

Un ovocyte qu’est-ce que cela représente pour vous ? Envisagez-vous ce que cela peut représenter pour un couple qui attend un don d’ovocyte pour être parent ?

La science et la médecine ont la possibilité de réussir là où la nature a mystérieusement échoué. Pour cela, tout un protocole se met en branle, en s’appuyant sur des techniques éprouvées et des professionnels aguerris. L’ovocyte, c’est le maillon manquant.
Faire un enfant, c’est peindre une œuvre à quatre mains. Moi, j’ai donné la toile vierge.

Envisagez-vous de faire un don pour faire monter sur la liste d’attente un couple que vous connaissez ou simplement pour faire un don ? Quelle situation préfériez-vous ; connaitre et aider un couple en particulier ou ne rien savoir de l’aboutissement de votre démarche ?

Par le biais de groupes sur Facebook, j’aurai eu la possibilité d’être mise en relation avec un couple à la recherche d’une marraine. Mais j’ai décidé de rester totalement indépendante dans ma démarche, car en me renseignant sur le fonctionnement du système de parrainage, j’ai compris que le couple choisi allait avancer sur la liste d’attente au détriment d’autres couples en attente, et cela me semblait profondément injuste et incompatible avec mon état d’esprit.
De manière plus générale, je ne comprends pas trop l’instauration de ce système de parrainage. J’imagine qu’il doit parfois être difficile pour les couples en PMA de parler ouvertement de leurs problèmes d’infertilité, alors de là à devoir rameuter tout son entourage, les collègues, les connaissances, les copines des copines, et j’en passe, pour trouver une donneuse prête à les parrainer… Je trouve que cela rajoute de la cruauté à des situations déjà infiniment tristes.

Que pensez-vous du fait que le don de gamètes (comme le don de sang) soit altruiste (sans rémunération) ?

Je pense qu’une rémunération est à exclure, car ce serait la porte ouverte à tous les abus.
On ne m’a informée que tardivement du fait que je pouvais garder tous les justificatifs pour être remboursée (carburant, frais de parking, etc.). Mais honnêtement, je n’ai pas pris le temps de m’occuper de ça, malgré le fait que j’habite à une cinquantaine de kilomètres du CECOS et donc que les frais engagés n’étaient pas neutres.
Et de toute façon, cela comprend tellement plus que les simples facturettes que j’aurais pu présenter ! Mon compagnon qui chamboule tout son planning en dernière minute pour pouvoir m’emmener au CECOS le jour de la ponction (dont la date n’est connue qu’en dernière minute), la gymnastique pour pouvoir faire garder les enfants, les nombreux appels à la Sécurité Sociale/au labo/à la pharmacie qui pataugent un peu en terme de prise en charge et se renvoient la balle, les désagréments post-ponction plus difficiles à gérer quand vous avez deux enfants en bas âge et pas de possibilité d’obtenir un arrêt maladie (lol), etc.
Autant de paramètres non quantifiables qui, à mon sens, mériteraient peut-être une compensation financière symbolique. Ce n’est pas le don qu’il faut rémunérer, ce sont les désagréments connexes au don qu’il faudrait compenser.

Pensez-vous être bien informé sur l’aspect médical, sur les risques liés à la stimulation et à la ponction ?

J’ai été parfaitement prise en charge et entourée par toute l’équipe médicale qui s’est montrée très ouverte à mes questions et y a répondu en toute franchise (hors domaine confidentiel, bien entendu), et ce dès ma première prise de contact, et jusqu’aux jours qui ont suivi la ponction.
Moi qui suis de nature anxieuse, je n’ai à aucun moment été submergée par le stress ou l’angoisse, tout simplement car je sentais autour de moi toute la maîtrise du corps médical, dans un protocole qui m’a semblé extrêmement bien rôdé.

Avez-vous eu besoin d’échanger avec d’autres femmes en parcours de don d’ovocyte (donneuses et/ou receveuses) pour prendre la décision de donner ?

Non, tout simplement car ma décision était prise dès la lecture de la brochure de l’Agence de Biomédecine ! Il est vrai que j’ai pris contact avec un groupe de donneuses sur Facebook, que j’ai très rapidement arrêté de suivre. Dans le domaine médical, Internet a toujours les mêmes travers : des témoignages sanglants et alarmistes, des réponses données par des personnes mal informées… L’équipe médicale du CECOS a été présente à toutes les étapes de mon don, de la réflexion jusqu’au jour J, en me fournissant toutes les réponses dont j’avais besoin et en faisant montre d’une grande honnêteté. Donc, encore une fois, j’ai préféré rester indépendante dans ma démarche.

Que pensez-vous de la loi actuelle en Franc qui prône l’anonymat des donneurs et donneuses de gamètes ? Du point de vue de la donneuse et du point de vue de l’enfant à naître.

Cela a été un critère essentiel pour moi. J’ai ma famille, mes enfants, et je ne voulais pas qu’un jour notre équilibre familial puisse être chamboulé car un jeune homme ou une jeune femme viendrait sonner à ma porte (peu importent ses intentions).
Ce don d’ovocytes n’a engagé que moi et mon compagnon et, même si je compte en parler à mes enfants le jour où ils seront en âge de comprendre, je n’aurais pas voulu que ma démarche ait un jour des répercussions sur eux et sur leur perception de notre structure familiale.
Du point de vue de l’enfant à naître, je ne pense pas que la volonté de connaitre la donneuse puisse s’apparenter à la volonté d’un enfant adopté de connaître ses parents biologiques, dans le sens où celle-ci est souvent motivée par l’envie de connaître sa vie d’avant, les circonstances de sa naissance, les raisons de son abandon, etc.
Dès lors, je pense qu’il est du devoir des parents d’expliquer à l’enfant à naître que même si une partie de son patrimoine génétique relèvera toujours du mystère, l’essentiel à retenir est que son histoire aura été intégralement écrite par ses deux parents, dès son premier jour de vie utérine.

Si la loi, changeait en introduisant par exemple la possibilité d’un don semi-anonyme, l’enfant pouvant accéder s’il le souhaite à sa majorité à des informations non identifiantes sur la donneuse (année de naissance, couleur des yeux, des cheveux), feriez-vous quand même un don ou pas ? Expliquez votre réponse
Idem, si la loi changeait en permettant aux enfants nés grâce à un don d’ovocyte d’accéder à leur majorité à des informations identifiantes (nom, adresse, profession) sur la donneuse, feriez-vous quand même ce don ? Pouvez-vous expliciter votre réponse ?

Oui, j’aurais tout de même fait mon don si de telles informations non identifiantes pouvaient être divulguées, dans la mesure où ça ne remettrait pas en question mon anonymat et où cela permettrait peut-être à l’enfant à naître d’imaginer plus concrètement les circonstances de sa conception.
Par contre, pour les raisons évoquées précédemment, la divulgation éventuelle d’informations identifiantes aurait été un critère rédhibitoire pour moi et j’aurais renoncé à procéder au don.

Au nom de toute l’équipe de BAMP!, merci M.-L. pour ce témoignage sur le don d’ovocytes

Si vous souhaitez donner vos ovocytes, prenez contact avec le Cecos de votre région.

SOIRÉE FILLES ! avec du BAMP dedans

Vous habitez en Alsace ? Vous êtes une fille ? Vous aimez le cinéma ? Vous aimez les soirées ? Alors venez à la Soirée FILLES organisée à Altkirch dans le Haut-Rhin au sud de Mulhouse.

Rendez-vous au Cinéma Palace Lumière à Altkirch  le samedi 1er octobre à 20h.

Stands et animations avant et après la projection du dernier volet de Bridget Jones…..qui (ironie du sort) se nomme Bridget Jone’s baby 😉

Céline, référente BAMP pour l’Alsace tiendra un stand à caractère informatif. Vous trouverez aussi des informations sur le don de gamètes avec les plaquettes de l’ABM ! Une belle occasion de joindre l’utile à l’agréable et d’agir solidairement pour diffuser les messages de l’association sur l’infertilité, la stérilité, le don de gamètes.

Venez nombreuses !

Nos rendez-vous politiques…du jour

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Comme vous le savez, mardi 20 septembre, BAMP a été reçu à l’Assemblée Nationale, par Madame Chaynesse KHIROUNI députée de Meurthe et Moselle qui soutient notre association et qui grâce à notre travail en commun fin 2015, nous a permis d’obtenir un nouveau droit « autorisations d’absence pour parcours de soins en AMP ».

Ce rendez-vous avait pour but de préparer nos prochaines actions en direction des politiques (député-es, sénateurs-trices et partis politiques) dans la perspective des présidentielles et législatives 2017. L’objectif étant de positionner les questions relatives à l’infertilité et l’AMP dans les débats politiques à venir. Nos prochaines démarches vont donc être de retourner voir nos parlementaires (vous pouvez d’ores et déjà prendre des rendez-vous), ainsi que les candidats  à l’élection présidentielle. Si vous souhaitez de l’aide à la préparation de vos éventuels rendez-vous, vous pouvez prendre contact avec le bureau de l’association. Cette rencontre a aussi été l’occasion de renouveler vos remerciements.

Le bureau de l’association COLLECTIF BAMP, va rencontrer d’autres parlementaires de différents courants politiques. Plus nous serons nombreux à parler les yeux dans les yeux, de ces questions avec nos parlementaires ou candidats à l’élection présidentielle, plus nous aurons de chance que nos demandes soient prises en considérations au plus haut niveau politique.

Madame Khirouni nous a réaffirmé sa détermination à soutenir notre association dans les combats à venir, vous trouverez d’ailleurs  sur sa page facebook des extraits du Manifeste de l’association COLLECTIF BAMP.

La page facebook de Madame Khirouni qui parle de notre rencontre du 20 septembre.

Vous pouvez voir ici la vidéo de la question écrite que Madame Khirouni a posé au printemps au sujet d’un Plan infertilité. Cette question a aussi été posé à la ministre de la Santé, qui n’a pas encore répondu.

 

Lundi 26 septembre, les bénévoles de l’association sont de nouveau à Paris pour deux rendez-vous importants :

  • le matin à l’agence de Biomédecine, pour poursuivre le travail engagé par écrit au mois de mai, pour la réflexion et l’élaboration du plan d’action PEGH (Procréation Embryologie, Génétique Humaine). Mi Juin nous avons envoyé par écrit nos propositions qui se résument en quatre grands axes, qui sont ensuite déclinés en 48 propositions d’amélioration ou d’actions :
    • Agir pour réduire la hausse de l’infertilité
    • Améliorer l’assistance médicale à la procréation
    • Reconnaitre les patients comme acteurs de leurs parcours de soins
    • Repenser l’organisation juridique et le cadre éthique

Ce rendez-vous va rassembler des professionnels de l’AMP, des associations, et les responsables de l’agence de biomédecine. Les professionnels de l’AMP, ont eu aussi rendu leurs contributions écrites

Le document qui sortira de ces réunions de travail sera ensuite adressé au ministère de la santé au plus tard pour le mois de janvier 2017.  Il s’accompagne d’un Contrat d’Objectifs et de Performances pour les 5 prochaines années,. L’agence de Biomédecine étant en lien pour cela avec le directeur général de la santé, les éléments qui sortirons de ce COP pourrons servir de base pour les révisions de la loi de bioéthique qui doit intervenir en 2018. Certaines décisions pourrons être prises par l’agence de biomédecine, mais d’autres doivent faire l’objet de discussions parlementaires et d’un vote. Les travaux issus du PEGH remonterons vers le ministère par d’autres canaux pour alimenter les décisions législatives et le COP. Le Conseil National Consultatif d’Éthique doit organiser des Etats Généraux de l’AMP, pour alimenter aussi la révision de la loi de bioéthique. Ce sont donc différents acteurs qui vont se pencher sur ces questions.

  • l’après-midi, c’est au ministère de la Santé que nous allons pouvoir présenter notre association, ses actions et ses demandes. C’est donc là aussi une étape importante dans les démarches engagées depuis plusieurs mois auprès des responsables politiques de notre pays. Une reconnaissance du sérieux de notre association qui se mobilise fortement depuis trois ans maintenant au service des patients en parcours d’AMP, des personnes infertiles, stériles.

 

 

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    Virginie RIO co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP et Chaynesse KHIROUNI députée, sur la terrasse des bureaux de l’Assemblée Nationale, le 20 septembre dernier.

 

 

 

 

ZIKA : dernières informations

Le virus ZIKA est toujours là, les centres AMP en zones à risques sont toujours fermés, les tentatives sont repoussées à une date indéterminée. Les couples vivant en zones à risques zika (DFA = Départements Français d’Amérique) se sentent donc totalement perdus. Ce qui se comprend, quand l’on sait la pression qui pèse en temps normal sur un couple en désir d’enfant et devant avoir recours à une AMP. Alors dans ce contexte particulier de fermeture totale des centres AMP, on imagine très bien la panique chez les couples infertiles. La situation de l’AMP en zone à risques est bloquée, selon des recommandations mondiales, du fait des risques très élevés de contracter le virus, qui, pour rappel peut provoquer chez les adultes atteints  des troubles neurologiques graves (maladie de Guillain-Barré) et chez les fœtus des malformations graves (microcéphalies).

D’ailleurs certains athlètes des prochains Jeux Olympiques, ont récemment déclarés forfait, par crainte d’être touchés par le virus,  lors des J.O. qui doivent se dérouler au Brésil, pays terriblement touchés par cette épidémie.

Les recommandations mondiales,  sont de deux ordres concernant ZIKA et la reproduction :

  1. Une personne qui a voyagé dans une région où le virus Zika est présent ne devrait pas essayer de concevoir naturellement, faire un don de gamètes ou procéder à un traitement de fertilité pendant 28 jours.
  2. Toute personne qui a eu une infection par le virus Zika ne devrait pas essayer de concevoir naturellement, faire un don de gamètes ou procéder à un traitement de fertilité pendant au moins 6 mois.

Pour savoir pourquoi, l’AMP a été stoppé dans les zones à risques et repoussée de quelques mois pour les couples ayant voyagé en zone à risque lire cet article. Concernant les patients résidents en métropole les recommandations sont bien de 28 jours sans AMP (ce délai est susceptible de changer, pour passer à deux mois), puis réalisation d’une sérologie, si elle est négative, une AMP est possible en métropole.

Suite aux nombreux mails reçu concernant le virus ZIKA et l’AMP, nous avons repris contact début juillet avec les responsables de cette question à l’Agence de Biomédecine, pour pouvoir faire le point sur la situation Française.

  • L’agence de biomédecine reçoit elle aussi de nombreuses demandes, de couples souvent très mal par rapport à la fermeture de leurs centres AMP et donc au report à une date indéterminée de leurs tentatives d’AMP.
  • Cette question du ZIKA et de l’AMP occupe les instances médicales (ministère de la santé, haut conseil de la santé publique et l’agence de la biomédecine) Françaises qui cherchent à trouver des solutions :
    • Réunion entre l’ABM et le Haut Conseil de la Santé Publique début juillet, pour faire le point sur les recommandations sanitaires concernant zika et amp.
    • « Introduction de la sérologie dans les recommandations après vérification des performances du test. »
    • Une analyse supplémentaire, via le « centre national de référence pour ce type de virus situé à Marseille » (seul pour la Métropole et les DOM-TOM donc débordé) qui peut évaluer la séro-neutralisation du virus, pour affiner encore l’évaluation de la présence du virus.
    • Des recherches en cours, sur le suivi d’hommes infectés pour voir sur plusieurs mois, comment le virus reste plus ou  moins présent dans le sperme. Groupes de recherches en métropole et en Guadeloupe s’activent sur ce sujet.

Jusqu’à présents deux vecteurs de transmission du virus étaient connus :

  • via une piqure de moustique
  • via du sperme d’un homme infecté par une piqure de moustique

A la mi-juillet, un cas de transmission d’une femme infectée vers un homme sain a été suivi, aux États-Unis. De plus, les spécialistes au niveau mondiale, pensent que l’épidémie va durer encore deux ou trois ans. Elle va s’arrêter d’elle-même lorsque la majorité de la population d’une zone infectée sera immunisée. Comme en Polynésie qui a subi une épidémie en 2013, touchant près de 70% de la population, et qui n’a pas subi de nouvelle épidémie depuis.

Cette information ne va pas rassurer les patients AMP des DFA. Néanmoins, les autorités sanitaires françaises ont mis en place différentes propositions pour palier, un peu,  cette situation dramatique :

  • Congélation possible des ovocytes dans le seul centre AMP de la région Antillaise qui peut prendre en charge des patients en contexte viral. C’est le centre public Guadeloupéen, pour l’instant il est autorisé à pratiquer des préservations ovocytaire pour des couples dont le dossier médical le nécessite (limite d’âge, IOP). A ce jour, un peu plus de 80 femmes ont pu bénéficier de cette préservation ovocytaire.
  • Possibilité de réaliser ces congélations dans les centres français de métrople prenant en charge des patients à risque viral. Attention fermeture des centres AMP au mois d’aout + risque de liste d’attente pour cause de surcharge d’activité.
  • Possibilité de réaliser une AMP en métropole, si le couple n’est pas infecté et s’il s’engage à vivre la grossesse en métropole aussi. Ce qui fait beaucoup de conditions, mais c’est une solution.  Mais là aussi, les centres en métropole sont déjà très chargés avec les couples métropolitains, ce qui peut générer encore de l’attente et du délai. Mais c’est une possibilité.
  • Recherches en cours pour comprendre le fonctionnement du virus et sa persistance dans le sperme. Afin de proposer si possible de nouvelles propositions de prise en charge des couples infectés.

Le principe de précaution est donc activé dans ce dossier ZIKA/AMP, car les risques sanitaires sont trop important. Des solutions se mettent en place, qui ne sont que des tentatives de solutions pour tenter d’apporter un peu d’espoir aux patients AMP vivant dans les zones infectées. Les autorités sanitaires sont mobilisées sur ce dossier tant pour trouver des solutions médicales (tests du sperme, sérologies) et administratives (préservation ovocytaires, amp et grossesses  en métropole). Elles ont totalement conscience de la souffrance supplémentaire que subissent les couples concernés par cette situation d’AMP bloquée pour cause d’épidémie Zika. Elles mettent tout en œuvre pour gérer au mieux ce délicat contexte sanitaire.

Les recommandations publiées en mars 2016 par l’agence de biomédecine, vont être prochainement actualisées pour y introduire les nouvelles données concernant cette épidémie Zika et son impact sur l’AMP en France et dans les Département Français d’Afrique.

Merci au docteur Françoise MERLET, de l’Agence de biomédecine pour ce complément d’informations concernant ZIKA et l’AMP

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Edit du 27 juillet : L’agence de biomédecine va publié sur son site, demain, de nouvelles recommandations. Voir ici

« Ces recommandations sont conçues pour être modifiées tant que de besoin, en fonction des connaissances acquises et de l’évolution de l’épidémie. […] Un groupe d’experts en AMP, virologie, CNR arbovirose, obstétrique, ainsi que des représentants du Haut Conseil de la Santé Publique, se sont réunis pour travailler, sur les nouvelles données scientifiques, l’évolution des recommandations internationales, et suite à l’avis du HCSP. « 

  • Impossible de faire évoluer les recommandations relatives aux personnes résidents en zone à risque.
    « En l’état actuel des connaissances, il n’a malheureusement pas été possible de faire évoluer les
    recommandations pour les patients résidant dans les départements français d’Amérique (DFA) du fait des inconnues persistantes sur l’immunité acquise post-infection à virus Zika. Seule la conservation des ovocytes reste envisageable dans des conditions précises.
  • Pour les femmes qui ont été infectées par le virus Zika, pour lesquelles le diagnostic d’infection Zika a été confirmé (RT-PCR positive dans le sang ou les urines ou sérologie anti-Zika positive confirmée par un test de séro-neutralisation), il est envisageable de proposer une cryoconservation des ovocytes à distance de cette infection, alors que la recherche de virus dans le sang et les urines s’est négativée. Dans ces situations, il n’est pas nécessaire de recourir à un circuit spécifique en contexte viral pour le traitement des ovocytes recueillis. »  === cryoconservation possible.
  • En métropole
  • La période de quarantaine avant toute AMP passe à deux mois.
  • La sérologie anti IgG et anti IgM est introduite pour évaluer le dossier médicale et déterminer si une AMP est possible ou pas.

Pour retrouver tous ces éléments en détails, c’est ici