FFER 2017, c’est demain !

Comme tous les ans, depuis 22 ans le congrès de la Fédération Française d’Etudes de la Reproduction se déroule pendant trois jours, cette année à Tours. C’est l’occasion pour les praticiens de l’AMP français (médecins, biologistes, chercheurs, étudiants, sage-femme, agence de la biomédecine) d’échanger sur les dernières avancées médicales, sociales, et d’envisager un peu l’avenir.

Pour la quatrième année consécutive, votre association COLLECTIF BAMP ! sera présente pour représenter les patients de l’amp, vous pouvez compter sur nous pour poser des questions, pour faire entendre le point de vue des patients, mais aussi pour dialoguer avec les professionnels de l’AMP française.

Nous présentons aussi les œuvres de notre projet artistique TRACES (exposition des créations réalisées par les personnes infertiles, stériles, en parcours d’AMP). Et cette année Xavier GAVAUD, artiste et marin Breton, présentera quatre photos du projet sur lequel il est en train de travailler : « Je ne suis plus celle que je suis« , en collaboration avec Anne-Laure SEBELLINI.

Restez connecté sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram et twitter pour recevoir des informations en direct.

Si vous souhaitez consulter le programme c’est par ici 

Si vous avez des questions à poser sur tel ou tel sujet, vous pouvez nous les faire parvenir par mail collectif@bamp.fr, nous tenterons d’obtenir les réponses auprès des spécialistes de l’AMP qui seront présents pendant ces trois jours.

Que nous réserve la Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité (SSI) cru 2017 ?

Vous avez dû l’entendre, le lire, voir passer des infos depuis quelques temps,…..
Mais en fait, c’est quoi la SSI ? c’est où ? c’est quand ?

Pour la troisième année consécutive, l’association Collectif BAMP organise sa Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité.
Une série de rencontres, tables-rondes thématiques, conférences, ateliers, lectures théâtralisées,… seront au programme dans plusieurs villes de France ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie !
Agen, Angers, Avignon, Caen, Colmar, Créteil, Lyon, Marseille, Monaco, Nouméa, Paris, Strasbourg sont de la partie !

Cette semaine SSI se tiendra du 29 mai au 4 juin

Pour donner plus de visibilité aux questions relatives à l’infertilité, à l’AMP. Pour faire entendre les voix des personnes infertiles, stériles, en parcours d’AMP

Au programme et par ordre alphabétique :

AGEN
Renseignements/inscriptions auprès de Gwenaëlle : collectifbamp.agen@gmail.com 
SSI régionAgen

ANGERS
Renseignements/inscriptions auprès de Caroline : collectifbamp49@gmail.com
SSI régionAngers

AVIGNON
Renseignements/inscriptions auprès de Stéphanie : collectifbamp84@gmail.com 

SSI régionAvignon

CAEN
Renseignements/inscriptions auprès de Virginie : collectif@bamp.fr

SSI régionCAEN

COLMAR / STRASBOURG
Renseignements/inscriptions auprès de Céline : collectifbampalsace@gmail.com
SSI régionAlsace

CRÉTEIL
Renseignements/inscriptions auprès de Jessica : collectifbamp7794@gmail.com 

LYON
Renseignements/inscriptions auprès d’Estelle : collectifbamp69@gmail.com 
SSI régionLyon

MARSEILLE
Renseignements/inscriptions auprès de Nathalie : collectifbamp13@gmail.com 
SSI régionMarseille

MONACO
Le Collectif BAMP est partenaire pour la soirée « Pas Si Sages Party »
Participer à « Pas Si Sages Party ! » c’est d’abord faire un geste généreux pour les familles du monde dans la souffrance, puisque une partie des bénéfices de la soirée sera reversée aux 7 associations caritatives présentes et oeuvrant pour la santé et les droits des enfants et parents à l’international !
Ces grands coeurs venant de Monaco et de la France entière vous raconteront à vous ainsi qu’à vos tout petits, leur parcours, sans tabou, parce qu’ensemble et aujourd’hui nous souhaitons continuer, avec force et détermination, à nous rencontrer dans nos différences, pour embellir le monde de demain.
Et pour nous faire vibrer et inspirer nos enfants dans leur créativité, « Pas Si Sages! » a convié ses amis danseurs, chanteurs et petits robots, qui mettront toute leur motivation et toutes leurs paillettes au service de votre bonheur !
Infos et réservations : http://www.passisages.org/
https://www.helloasso.com/associations/pas-si-sages/evenements/-pas-si-sages-solidary-show

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NOUMÉA
Renseignements/inscriptions auprès de Déborah : collectifbampnoumea@gmail.com
SSI régionNouméa

PARIS
Renseignements/inscriptions auprès d’Emmanuelle pour la rencontre : collectifbamp75@gmail.com 
Renseignements/inscriptions auprès d’Amélie pour la conférence : bamp.amelie@gmail.com 
SSI régionParis

 

N’hésitez pas à faire passer les informations auprès de vos gynécologues, centres de PMA, sages-femmes, personnels soignants,….et pensez à vous inscrire aux rencontres qui vous intéressent !

Cancer et procréation CECOS février 2015

Voici un article de la dernière lettre des CECOS en date du mois de février 2015, cancer et procréation du point de vue masculin.

Cancer et procréation : recours à la préservation de la fertilité

13 février 2015

Préservation de la fertilité : des efforts restent à faire

Photo de l'actualité

CANCER ET PROCREATION : préservation de la fertilité avant les traitements et effets de ces traitements sur la fonction de reproduction : des progrès restent à faire

Les cancers et leurs traitements (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie) peuvent avoir un effet délétère sur la fertilité et la sexualité avec des répercussions notables à distance du traitement. Dans ce contexte, l’information sur les risques des traitements et les possibilités de préservation de la fertilité peut-être considérée comme une obligation médico-légale. Ainsi la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique précise  dans son article L. 2141-11 : « En vue de la réalisation ultérieure d’une assistance médicale à la procréation, toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou de tissu germinal, … lorsqu’une prise en charge médicale est susceptible d’altérer sa fertilité, ou lorsque sa fertilité risque d’être prématurément altérée ». Actuellement, cette préservation de la fertilité peut-être envisageable chez l’adulte, l’adolescent ou l’enfant et ce quel que soit le sexe. Les modalités et la faisabilité cette préservation devant être discutées au cas par cas.

Même si la congélation des spermatozoïdes dans le contexte de la préservation de la fertilité s’est développée depuis les années 1970, l’accès à cette information ne semble pas optimale en France en 2014 chez l’adulte jeune et l’adolescent. Si la seule étude nationale sur cette question publiée en 2007 (Mancini et al. Fertil. Steril. 2007) montrait un déficit d’information, les résultats de l’enquête publiée en 2014 par l’INCA « La vie deux ans après un diagnostic de cancer »[1] confirme toujours ce déficit d’information. En effet 65.5% des hommes et 68.2% des femmes de moins de quarante-cinq ans déclaraient que la préservation de la fertilité ne leur avait pas été proposée avant l’initiation de leur traitement.

Concernant l’homme, une étude[2] publiée en décembre 2014 fait le point sur la faisabilité de la conservation de spermatozoïdes chez l’adolescent et l’homme jeune et analyse les pratiques au sein de 22 CECOS sur une longue durée (1973-2007). Cette étude amène plusieurs informations : 1) la congélation de spermatozoïdes pour préserver la fertilité est faisable à partir de l’âge de 12 ans chez le garçon, 2) le recours à la préservation de la fertilité a augmenté au cours des années, 3) des différences régionales existent dans la prise en charge notamment des adolescents, 4) le recours à la conservation de spermatozoïdes ne concerne pas la majorité des patients de cette tranche d’âge ayant un cancer théoriquement susceptibles d’en bénéficier.

Les causes de ces insuffisances dans la prise en charge sont probablement plurifactorielles (méconnaissance des possibilités techniques de préservation, réticences à évoquer les questions de sexualité, manque de temps….) et des améliorations doivent être apportées tant chez les spécialistes du cancer que ceux de la médecine de la reproduction ou vis-à-vis des patients.

Dans ce contexte, la formation des soignants et l’information du public sont des leviers permettant l’amélioration de la prise en charge des patients. Comme précisé dans le rapport ABM-INCA[3], la recherche doit être également développée dans le domaine cancer et procréation.

Par exemple, deux études récentes réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS contribuent à l’amélioration des connaissances sur les effets des traitements du cancer.

Ces études ont été réalisées dans le cadre du PHRC GAMATOX qui a suivi, de manière prospective, les patients traités soit pour un cancer du testicule, soit pour un lymphome, cancers affectant l’homme jeune en âge de procréer. Les caractéristiques du sperme et la qualité nucléaire du spermatozoïde ont été analysés avant et 3, 6, 12, 24 mois après la fin du traitement permettant ainsi de décrire la dynamique de la récupération de la spermatogénèse.

Après traitement d’un cancer du testicule, la récupération  des caractéristiques spermatiques pré-thérapeutiques va être fonction du traitement : un an après deux cycles de chimiothérapie mais deux ans si le patient a été traité par plus de deux cycles de chimiothérapie ou par radiothérapie. Par ailleurs en cas de radiothérapie, une augmentation du nombre de patients présentant une fragmentation de l’ADN du spermatozoïde est observée à 6 mois[4].

Les caractéristiques du sperme des hommes présentant un lymphome sont déjà altérées avant traitement, et celles-ci vont drastiquement chuter dans les 3 à 6 mois après la fin du traitement.  La récupération est également dépendante du protocole thérapeutique : 12 mois pour les traitements les moins toxiques, de type ABVD, mais davantage avec les autres protocoles. Il est important de noter que 2 ans après la fin du traitement, 7% des hommes n’ont aucun spermatozoïde dans l’éjaculat alors qu’ils en avaient avant le traitement. Par ailleurs, cette étude met en évidence des altérations du génome du spermatozoïde évoluant favorablement 1 an après la fin du traitement[5].

L’ensemble des résultats des études publiées récemment dont certaines réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS permet de mettre plusieurs points en avant :

  • Les altérations des caractéristiques spermatiques sont réelles et les modalités de récupération éventuelle sont fonction du type de traitement et des caractéristiques spermatiques préalables au traitement.
  • La période d’altération importante dans les suites du traitement souligne l’importance de la mise en place d’une contraception de couple efficace pour éviter toute survenue de grossesse durant cette période critique qui doit être discutée avec le patient, le spécialiste du cancer et le médecin spécialisé en médecine de la reproduction.
  • L’information sur les possibilités de préservation  de la fertilité avant la mise en route du traitement doit être développée.
  • Une amélioration des modalités d’accès à l’information sur la préservation de la fertilité doit être mise en œuvre afin d’assurer un recours équitable aux méthodes de préservation de la fertilité sur le territoire national.

L’ensemble de ces points fait partie intégrante des objectifs du plan Cancer III, des recommandations du rapport ABM-INCA « Conséquences des traitements des cancers et préservation de la fertilité » et des axes de travail de la Fédération Française des CECOS.

Louis Bujan et Nathalie Rives

 


[1] : http://www.e-cancer.fr/publications/99-recherche/773-synthese-la-vie-deux-ans-apres-un-diagnostic-de-cancer-de-lannonce-a-lapres-cancer

L’endomètre dans tous ses états – congrès médical SCGP

La SCGP, Société de Chirurgie Gynécologique et Pelvienne, organise aux mêmes dates que le congrès FFER, du 17 au 19 septembre, des journées de formation sur le thème : « l’endomètre dans tous ses états »

Les interventions des spécialistes vont se répartir autour de différents thèmes comme comprendre et traiter l’endométriose, l’endomètre et la préservation de la fertilité, le cancer de l’endomètre.

Congrès réservé aux soignants, dans le cadre de la formation continue des médecins, chirurgiens, internes, etc.

« L’objectif général est de cerner les différentes pathologies de l’endomètre,
leur approche diagnostique, leur prévention et les thérapeutiques actuelles« .
« ORIENTATIONS NATIONALES :
N°1 : Contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patientes
N°2 :le développement de l’information et de l’autonomie du patient
N°3 :développer une approche sur la pertinence des soins et des actes par des outils adaptés à son amélioration
N°4 : Contribuer à l’élaboration de référentiels communs et de coopérations pluri-professionnelles« 

Nos médecins se forment, pour pouvoir nous prendre en charge le plus efficacement possible et nous soigner du mieux qu’ils le peuvent.

Nous vous invitons à aller voir les détails du programme. C’est par ici

Les tampons périodiques dangereux pour la santé des femmes ?

Voici un article proposé par Celinedeparis, membre du collectif BAMP

C’est régulièrement que sont dénoncés les effets néfastes sur la santé et sur la fertilité des produits que nous utilisons au quotidien : amiante, éther, mercure, phtalates, bisphénol A, l’huile de palme….

C’est aussi régulièrement que sont dénoncées les dérives des grands laboratoires pharmaceutiques : affaire du médiator, la pilule de troisième génération, les prothèses PIP etc…

Dans cet article, c’est le tampon périodique qui est mis en accusation :

Les Tampax représentent un marché colossal et leur secret de fabrication est farouchement conservé par Procter & Gamble, le fabriquant de la marque TAMPAX, leader mondial du marché, (ainsi que des lessives et détergents…..). Or, qui sait que ces cartouches si absorbantes et si pratiques sont imbibées…….. de DIOXINES – cette substance hautement cancérogène ? Le cancer du col de l’utérus est le second cancer féminin, et une femme meurt du cancer de l’utérus toutes les deux minutes dans le monde ! Y aurait-il un rapport ??? La moyenne des femmes ayant cinq jours de menstruation par mois durant 38 ans, utilisera donc statistiquement 11.000 tampons au cours de sa vie.

De la dioxine dans votre tampon

A l’origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à du viscose.

Or, il ya deux problèmes de taille :

  • Le coton conventionnel utilise pour sa culture environ 38 tonnes de pesticides chaque année aux Etats-Unis. Ces produits chimiques comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture et l’Agence pour la Protection de l’Environnement a déclaré 7 de ces produits chimiques parmi les 15 principaux utilisés pour la production de ce coton, comme cancérigènes pour l’être humain.
  • Le viscose utilisé dans les Tampax est fabriqué à partir de pulpe de bois et parmi les nombreux produits chimiques qui sont utilisés pendant le processus de conversion du bois, c’est dans le chlore utilisé pour blanchir la pulpe de bois que réside le plus grand danger. Le procédé crée des hydrocarbones chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux, dont l’un des produits dérivés est la dioxine, l’une des substances les plus toxiques connues.

L’industrie du tampon a récemment changé sa méthode de blanchiment par une nouvelle méthode qui remplace le chlore gazeux par du dioxyde de chlore. Ce nouvel agent de blanchiment devait théoriquement aboutir à un produit exempt de dioxine.
Eh bien non ! Des études ont démontré que les réactions chimiques qui ont lieu pendant le processus de blanchiment libèrent du chlore gazeux… qui engendre encore de la dioxine. Bien sûr, la nouvelle méthode de blanchiment diminue la quantité de dioxines créées, mais ne les élimine pas vraiment. Etant donné que la dioxine est cumulative et lente à se désintégrer, le danger reste par le contact répété (5 jours par mois, 12 mois par an, pendant près de 40 ans!)

Rappelons que la dioxine est considérée comme la substance la plus mortelle connue pour l’humanité (on dit qu’une seule cuillère à soupe serait suffisante pour tuer l’humanité entière. Elle est classée POP (polluant organique persistant) qui s’accumule dans le corps.

– See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/#sthash.BZWgbTDX.dpuf

http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/les-tampax-arme-chimique-mortelle/

Il est certain que l’HAS (la Haute Autorité de Santé) soit au courant de ce que dénonce cet article. Or, la population n’est pas au courant, les tampons périodiques sont toujours vendus sans que personne ne s’inquiète.

POURQUOI ?

Comme pour le problème du bisphénol A et de l’huile de palme : ce sont des géants industriels qui sont attaqués, donc des milliers d’emplois menacés. Donc par soucis économiques, les pouvoirs publics ferment les yeux. Combien d’années de combats pour qu’ENFIN le sel soit reconnus comme néfaste. La première personne qui l’a dénoncé s’est retrouvée en prison pour diffamation sur la seule plainte du plus grand fabricant de sel de l’époque.  Le bisphénol A n’est plus dans les biberons mais encore dans les conserves et ce jusqu’à au moins 2015.

Combien de personnes mortes pour qu’ENFIN le médiator ou les prothèses PIP soient retirés du marché ?

QUE FAIRE ?

Le dénoncer en tout premier, se protéger ensuite… Et puis ?

Porter plainte ? Mais sur quelle preuve ?

Toutes les femmes atteintes d’endométriose le sont-elle à cause des tampons périodiques ?

Tous les cancers de l’utérus aussi ?

Et comment prouver l’utilisation ? Avez-vous conservé vos tickets de caisse depuis 20 ans pour prouver que vous utilisez des tampons ?

C’est le point n°1 du manifeste du collectif BAMP :

CONSTAT

  • Beaucoup d’études scientifiques alertent sur les effets néfastes sur la fertilité humaine des produits chimiques que l’on trouve dans les aliments, les rejets toxiques de l’industrie et les perturbateurs endocriniens.

 

Propositions BAMP

1 – Nous souhaitons que les questions de dégradations environnementales et d’augmentation de l’infertilité, au même titre que les questions générales de santé, soient au centre des préoccupations politiques et sociétales.

C’est pour cela qu’aujourd’hui je partage avec vous cet article, il faut continuer à DENONCER ces produits et leur fabricant, et surtout les BOYCOTTER car c’est notre seul pouvoir d’action immédiat.

Traitements actuels de l’infertilité : une étude rassurante sur les risques de cancer du sein

L’implication des traitements hormonaux de l’infertilité dans la survenue de cancer du sein est controversée. Une étude américaine, basée sur des données récoltées pendant une trentaine d’années, montre une absence de lien avec les traitements actuels.

Cancer du sein et traitements de l’infertilité

Certaines formes d’infertilité féminine peuvent être prises en charge par stimulation de l’ovulation. Le traitement est alors basé sur l’administration d’hormones de synthèse qui vont se substituer aux hormones sexuelles.

Afin d’évaluer l’impact de ces traitements hormonaux sur le risque de survenue de cancer du sein, une équipe américaine a récemment exploité une cohorte dans laquelle près de 10 000 femmes, traitées pour infertilité, ont été suivies pendant une durée médiane de 30 ans. Parmi elles, 749 cas de cancer du sein ont été recensés.

Pas d’augmentation du risque de cancer du sein avec les traitements hormonaux de l’infertilité

Les auteurs ont alors comparé les risques de survenue de cancer du sein selon les traitements que ces femmes avaient suivis.

LA SUITE DE L’ARTICLE EST ICI.

Article publié par le 05/05/2014

 

 

Compte rendu du Colloque sur la VITRIFICATION du 13 novembre 2013

Fortuna membre du collectif BAMP, s’était donc rendu au mois de novembre, au colloque organisé à Montpellier dont le thème était la vitrification. Elle nous propose aujourd’hui le compte rendu partiel de cette journée.

Les membres du collectif qui aimeraient recevoir le compte rendu complet, peuvent nous en faire la demande via la boite mail. Merci beaucoup  Fortuna d’avoir pu te déplacer là bas, et d’avoir pris le temps de faire ce compte rendu.

Une journée entière sur la vitrification à Palavas-les-Flots !

  J’ai connu le collectif BAMP grâce à un forum sur l’insuffisance ovarienne. En parcours PMA depuis plus d’un an et après une tentative de fiv icsi échouée, on m’a classée parmi les « mauvaises répondeuses »… Depuis, je m’intéresse au protocole « New Hope », ce fameux protocole espagnol qui permet, grâce à la vitrification ovocytaire, de cumuler les ovocytes et d’augmenter les chances de grossesse.

Quand le collectif a donné l’information de la journée thématique du SMR (Société de Médecine de la Reproduction) sur la vitrification, je me suis dit « Banco ! Je vais y aller pour me renseigner car c’est ça qu’il me faut ! » Avec une amie, « mauvaise répondeuse » elle aussi, nous voilà donc parties pour cette journée pour le moins originale.

Ce colloque fut très intéressant, bien que très pointu au niveau scientifique, puisque constitué d’interventions de professionnels pour des professionnels (gynécologues, biologistes etc.) : des grands pontes de la PMA français et étrangers, dont de nombreux représentants des cliniques espagnoles qui semblent être à la pointe (elles vitrifient depuis 12 ans). Certaines des interventions étaient même en anglais! Nous avons pris un maximum de notes mais j’avoue que nous n’avons pas tout compris et surtout qu’on ne se sentait pas vraiment à notre place au milieu de ces spécialistes. Je pense que nous étions les seules « patientes » et les seules « non professionnelles » de la journée. Les médecins semblaient en effet tous se connaître entre eux et nous n’avons pas réussi à nous intégrer, ni à discuter avec qui que ce soit, même à table le midi (mais quel restaurant !!! Un régal !). Impossible donc pour nous de parler du collectif de façon directe. Nous avons cependant déposé quelques manifestes qui ont disparu au fur et à mesure. Est-ce qu’il y aura des retours? Je ne sais pas, mais je le souhaite !

 Voici les informations recueillies qui nous semblent les plus importantes.

 Journée thématique SMR

 LE POINT SUR LA VITRIFICATION

 Mercredi 13 novembre 2013, Palavas les Flots

  Comité d’organisation : N. Chevalier & J.F. VELEZ de la CALLE, avec la collaboration de A. REQUENA.

A/ Généralités

 – 9h30 : Vitrification : principe, techniques et utilisation.J. Pfeffer (Paris)

 En France, la vitrification est possible depuis la loi de bioéthique de 2011, elle a donc environ une année d’exercice. C’est la 3ème révolution de la FIV, après la FIV elle-même et l’ICSI.

 La France a beaucoup de retard (10 ans par rapport à l’Espagne).

   Définition : c’est la solidification d’une solution à très basse température, sans formation de cristaux de glace. Elle permet une augmentation de la survie cellulaire, une déshydratation correcte des blastocystes et une diminution de la formation de glace. La congélation dure environ 1h30, alors que la vitrification dure moins de 2 secondes.

 – 10h : How vitrification has changed the ART treatments : a new way of working. A. Cobo (Valence, Espagne)

 La vitrification permet une nouvelle approche de l’AMP pour le don d’ovocytes, pour la préservation de la fertilité (en cas de cancer ou non) et pour la pratique classique de la FIV (intérêt d’accumuler les ovocytes).

 – 10h30 : En pratique en France: quelles utilisations et quels résultats ? P. Barrière (Nantes)

 En France, la vitrification est autorisée depuis l’arrêté du 18 juin 2011 et la première naissance a eu lieu en août 2012. Ses indications sont : l’accumulation pour mauvaise réponse, l’hyperstimulation et la préservation de la fertilité. L’avis du CNGOF est aussi favorable pour la conservation sociétale des ovocytes, car la demande des françaises à l’étranger existe.

Le coût de la vitrification étant important, la question du « reste à charge » pour les patients peut donc se poser dans les centres d’AMP privés.

  B/ Vitrification embryonnaire

   – 11h30 : Vitrification as a useful tool when a deferred embryo transfer is indicated. Xavier Santamaria (IVI Barcelone, Espagne)

 L’endomètre est réceptif à un certain moment du cycle. Or, la stimulation ovarienne contrôlée diminue la réception endométriale et implique des complications plus fréquentes de la grossesse. Il y a moins de complications si le transfert a lieu sur un cycle différé. Il faut donc personnaliser le jour du transfert d’embryons pour améliorer l’implantation (une biopsie de l’endomètre permet de le définir).

 Remarque : la grossesse est possible même avec un endomètre de 5-6 mm.

 – 11h30 : Contribution de la vitrification pour la prise en charge en DPI. C. Rubio (IVIOMICS, Valence, Espagne)

 Pas de prise de notes. Intervention en anglais incompréhensible pour nous.

C/ Vitrification ovocytaire

 – 14h : Defining the optimal number of ovocytes produced to increase the cumulative chances of pregnancy. I. Ortega (Madrid, Espagne)

Le taux de naissance augmente avec le nombre d’ovocytes récupérés. Or, une faible réponse diminue le nombre d’ovocytes ; dans ce cas, la maturation ovocytaire est sous-optimale ; la qualité embryonnaire est sous-optimale.

 La vitrification ovocytaire permet l’accumulation des gamètes : il faut récupérer 8 à 10 ovocytes au total pour augmenter les chances de grossesse. L’âge est un facteur important.

– 14h30 : Préservation de la fertilité par vitrification ovocytaire. G. Porcu (Marseille)

 La préservation de la fertilité par vitrification ovocytaire sert à :

  • enrichir le patrimoine (vieillesse et mauvaise réponse, recueil ovocytaire insuffisant et accumulation d’ovocytes)

  • mettre à l’abri d’un mal (génétique, cancer, endométriose, tumeurs, pathologies autoimmunes ou hématologiques)

  • empêcher la perte (recueil de sperme impossible au moment du protocole, hyperstimulation, recueil ovocytaire > 3 et congélation non acceptée par le couple, recueil ovocytaire important et cession des ovocytes pour le don et grossesses différées)

Les conditions de succès sont : la survie ovocytaire, le transfert de blastocytes et l’âge.

– 15h : Quand et comment ouvrir la conservation ovocytaire à visée sociétale ? A. Delvigne (Liège, Belgique)

On diffère la grossesse si on n’a pas de relation stable (72% après 35 ans) ou en cas de second couple.

La qualité ovocytaire diminue après 32 ans (exacerbation à 37 ans) et l’efficacité de l’AMP est diminuée dès 35 ans. De plus, le recours à l’AMP a augmenté de 9% et il a notamment augmenté de 41% concernant les femmes au-delà de 40 ans.

L’ESHRE ( European Society of Human Reproduction and Embryology) est favorable à la cryoconservation à partir de 30 ans (ou avant en cas de risques).

Des questions se posent encore concernant la gestion des stocks, les limites de l’utilisation (43 ans en France ? 47 ans en Belgique ?), les risques obstétricaux (se limiter à 45 ans, ou à 50 ans si femme sans risque), la prise en charge financière (l’ESHRE propose un paiement partiel par la sécurité sociale), la santé des femmes (risque de la stimulation) et l’âge limite pour procréer (50 ans ?).

– 16h : Perception de la vitrification ovocytaire de convenance parmi les professionnels de la santé en relation avec la conscience reproductive. V. Vernaeve (EUGIN, Barcelone, Espagne)

Les femmes viennent consulter trop tard (moyenne d’âge du 1er enfant : 31,5 ans en Espagne).

La vitrification est bien perçue par les femmes ; par contre, les gynécologues sont plus restrictifs que le reste du personnel médical par rapport à la vitrification ovocytaire (c’est très curieux !).

La loi en Espagne a dit oui à la vitrification ovocytaire de convenance. Mais qui gère ? Qui décide ? Qui paye ?

En conclusion, sachez toutes et tous que c’est possible de participer à de tels colloques, qu’on y apprend énormément de choses intéressantes, pour soi mais aussi à partager avec d’autres « fivettes »… Cerise sur le gâteau : depuis ce 13 novembre 2013, mon amie et moi avons pu échanger sur ces techniques avec nos équipes médicales respectives et allons certainement chacune pouvoir bénéficier prochainement de la vitrification pour un cumul ovocytaire !

Merci BAMP !!!

C’est bon ça les cerises sur le gâteau !! Comme quoi, il est important d’être informé, et de pouvoir échanger avec son médecin amp.