Que nous réserve la Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité (SSI) cru 2017 ?

Vous avez dû l’entendre, le lire, voir passer des infos depuis quelques temps,…..
Mais en fait, c’est quoi la SSI ? c’est où ? c’est quand ?

Pour la troisième année consécutive, l’association Collectif BAMP organise sa Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité.
Une série de rencontres, tables-rondes thématiques, conférences, ateliers, lectures théâtralisées,… seront au programme dans plusieurs villes de France ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie !
Agen, Angers, Avignon, Caen, Colmar, Créteil, Lyon, Marseille, Monaco, Nouméa, Paris, Strasbourg sont de la partie !

Cette semaine SSI se tiendra du 29 mai au 4 juin

Pour donner plus de visibilité aux questions relatives à l’infertilité, à l’AMP. Pour faire entendre les voix des personnes infertiles, stériles, en parcours d’AMP

Au programme et par ordre alphabétique :

AGEN
Renseignements/inscriptions auprès de Gwenaëlle : collectifbamp.agen@gmail.com 
SSI régionAgen

ANGERS
Renseignements/inscriptions auprès de Caroline : collectifbamp49@gmail.com
SSI régionAngers

AVIGNON
Renseignements/inscriptions auprès de Stéphanie : collectifbamp84@gmail.com 

SSI régionAvignon

CAEN
Renseignements/inscriptions auprès de Virginie : collectif@bamp.fr

SSI régionCAEN

COLMAR / STRASBOURG
Renseignements/inscriptions auprès de Céline : collectifbampalsace@gmail.com
SSI régionAlsace

CRÉTEIL
Renseignements/inscriptions auprès de Jessica : collectifbamp7794@gmail.com 

LYON
Renseignements/inscriptions auprès d’Estelle : collectifbamp69@gmail.com 
SSI régionLyon

MARSEILLE
Renseignements/inscriptions auprès de Nathalie : collectifbamp13@gmail.com 
SSI régionMarseille

MONACO
Le Collectif BAMP est partenaire pour la soirée « Pas Si Sages Party »
Participer à « Pas Si Sages Party ! » c’est d’abord faire un geste généreux pour les familles du monde dans la souffrance, puisque une partie des bénéfices de la soirée sera reversée aux 7 associations caritatives présentes et oeuvrant pour la santé et les droits des enfants et parents à l’international !
Ces grands coeurs venant de Monaco et de la France entière vous raconteront à vous ainsi qu’à vos tout petits, leur parcours, sans tabou, parce qu’ensemble et aujourd’hui nous souhaitons continuer, avec force et détermination, à nous rencontrer dans nos différences, pour embellir le monde de demain.
Et pour nous faire vibrer et inspirer nos enfants dans leur créativité, « Pas Si Sages! » a convié ses amis danseurs, chanteurs et petits robots, qui mettront toute leur motivation et toutes leurs paillettes au service de votre bonheur !
Infos et réservations : http://www.passisages.org/
https://www.helloasso.com/associations/pas-si-sages/evenements/-pas-si-sages-solidary-show

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NOUMÉA
Renseignements/inscriptions auprès de Déborah : collectifbampnoumea@gmail.com
SSI régionNouméa

PARIS
Renseignements/inscriptions auprès d’Emmanuelle pour la rencontre : collectifbamp75@gmail.com 
Renseignements/inscriptions auprès d’Amélie pour la conférence : bamp.amelie@gmail.com 
SSI régionParis

 

N’hésitez pas à faire passer les informations auprès de vos gynécologues, centres de PMA, sages-femmes, personnels soignants,….et pensez à vous inscrire aux rencontres qui vous intéressent !

Cancer et procréation CECOS février 2015

Voici un article de la dernière lettre des CECOS en date du mois de février 2015, cancer et procréation du point de vue masculin.

Cancer et procréation : recours à la préservation de la fertilité

13 février 2015

Préservation de la fertilité : des efforts restent à faire

Photo de l'actualité

CANCER ET PROCREATION : préservation de la fertilité avant les traitements et effets de ces traitements sur la fonction de reproduction : des progrès restent à faire

Les cancers et leurs traitements (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie) peuvent avoir un effet délétère sur la fertilité et la sexualité avec des répercussions notables à distance du traitement. Dans ce contexte, l’information sur les risques des traitements et les possibilités de préservation de la fertilité peut-être considérée comme une obligation médico-légale. Ainsi la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique précise  dans son article L. 2141-11 : « En vue de la réalisation ultérieure d’une assistance médicale à la procréation, toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou de tissu germinal, … lorsqu’une prise en charge médicale est susceptible d’altérer sa fertilité, ou lorsque sa fertilité risque d’être prématurément altérée ». Actuellement, cette préservation de la fertilité peut-être envisageable chez l’adulte, l’adolescent ou l’enfant et ce quel que soit le sexe. Les modalités et la faisabilité cette préservation devant être discutées au cas par cas.

Même si la congélation des spermatozoïdes dans le contexte de la préservation de la fertilité s’est développée depuis les années 1970, l’accès à cette information ne semble pas optimale en France en 2014 chez l’adulte jeune et l’adolescent. Si la seule étude nationale sur cette question publiée en 2007 (Mancini et al. Fertil. Steril. 2007) montrait un déficit d’information, les résultats de l’enquête publiée en 2014 par l’INCA « La vie deux ans après un diagnostic de cancer »[1] confirme toujours ce déficit d’information. En effet 65.5% des hommes et 68.2% des femmes de moins de quarante-cinq ans déclaraient que la préservation de la fertilité ne leur avait pas été proposée avant l’initiation de leur traitement.

Concernant l’homme, une étude[2] publiée en décembre 2014 fait le point sur la faisabilité de la conservation de spermatozoïdes chez l’adolescent et l’homme jeune et analyse les pratiques au sein de 22 CECOS sur une longue durée (1973-2007). Cette étude amène plusieurs informations : 1) la congélation de spermatozoïdes pour préserver la fertilité est faisable à partir de l’âge de 12 ans chez le garçon, 2) le recours à la préservation de la fertilité a augmenté au cours des années, 3) des différences régionales existent dans la prise en charge notamment des adolescents, 4) le recours à la conservation de spermatozoïdes ne concerne pas la majorité des patients de cette tranche d’âge ayant un cancer théoriquement susceptibles d’en bénéficier.

Les causes de ces insuffisances dans la prise en charge sont probablement plurifactorielles (méconnaissance des possibilités techniques de préservation, réticences à évoquer les questions de sexualité, manque de temps….) et des améliorations doivent être apportées tant chez les spécialistes du cancer que ceux de la médecine de la reproduction ou vis-à-vis des patients.

Dans ce contexte, la formation des soignants et l’information du public sont des leviers permettant l’amélioration de la prise en charge des patients. Comme précisé dans le rapport ABM-INCA[3], la recherche doit être également développée dans le domaine cancer et procréation.

Par exemple, deux études récentes réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS contribuent à l’amélioration des connaissances sur les effets des traitements du cancer.

Ces études ont été réalisées dans le cadre du PHRC GAMATOX qui a suivi, de manière prospective, les patients traités soit pour un cancer du testicule, soit pour un lymphome, cancers affectant l’homme jeune en âge de procréer. Les caractéristiques du sperme et la qualité nucléaire du spermatozoïde ont été analysés avant et 3, 6, 12, 24 mois après la fin du traitement permettant ainsi de décrire la dynamique de la récupération de la spermatogénèse.

Après traitement d’un cancer du testicule, la récupération  des caractéristiques spermatiques pré-thérapeutiques va être fonction du traitement : un an après deux cycles de chimiothérapie mais deux ans si le patient a été traité par plus de deux cycles de chimiothérapie ou par radiothérapie. Par ailleurs en cas de radiothérapie, une augmentation du nombre de patients présentant une fragmentation de l’ADN du spermatozoïde est observée à 6 mois[4].

Les caractéristiques du sperme des hommes présentant un lymphome sont déjà altérées avant traitement, et celles-ci vont drastiquement chuter dans les 3 à 6 mois après la fin du traitement.  La récupération est également dépendante du protocole thérapeutique : 12 mois pour les traitements les moins toxiques, de type ABVD, mais davantage avec les autres protocoles. Il est important de noter que 2 ans après la fin du traitement, 7% des hommes n’ont aucun spermatozoïde dans l’éjaculat alors qu’ils en avaient avant le traitement. Par ailleurs, cette étude met en évidence des altérations du génome du spermatozoïde évoluant favorablement 1 an après la fin du traitement[5].

L’ensemble des résultats des études publiées récemment dont certaines réalisées au sein de la Fédération Française des CECOS permet de mettre plusieurs points en avant :

  • Les altérations des caractéristiques spermatiques sont réelles et les modalités de récupération éventuelle sont fonction du type de traitement et des caractéristiques spermatiques préalables au traitement.
  • La période d’altération importante dans les suites du traitement souligne l’importance de la mise en place d’une contraception de couple efficace pour éviter toute survenue de grossesse durant cette période critique qui doit être discutée avec le patient, le spécialiste du cancer et le médecin spécialisé en médecine de la reproduction.
  • L’information sur les possibilités de préservation  de la fertilité avant la mise en route du traitement doit être développée.
  • Une amélioration des modalités d’accès à l’information sur la préservation de la fertilité doit être mise en œuvre afin d’assurer un recours équitable aux méthodes de préservation de la fertilité sur le territoire national.

L’ensemble de ces points fait partie intégrante des objectifs du plan Cancer III, des recommandations du rapport ABM-INCA « Conséquences des traitements des cancers et préservation de la fertilité » et des axes de travail de la Fédération Française des CECOS.

Louis Bujan et Nathalie Rives

 


[1] : http://www.e-cancer.fr/publications/99-recherche/773-synthese-la-vie-deux-ans-apres-un-diagnostic-de-cancer-de-lannonce-a-lapres-cancer

L’endomètre dans tous ses états – congrès médical SCGP

La SCGP, Société de Chirurgie Gynécologique et Pelvienne, organise aux mêmes dates que le congrès FFER, du 17 au 19 septembre, des journées de formation sur le thème : « l’endomètre dans tous ses états »

Les interventions des spécialistes vont se répartir autour de différents thèmes comme comprendre et traiter l’endométriose, l’endomètre et la préservation de la fertilité, le cancer de l’endomètre.

Congrès réservé aux soignants, dans le cadre de la formation continue des médecins, chirurgiens, internes, etc.

« L’objectif général est de cerner les différentes pathologies de l’endomètre,
leur approche diagnostique, leur prévention et les thérapeutiques actuelles« .
« ORIENTATIONS NATIONALES :
N°1 : Contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patientes
N°2 :le développement de l’information et de l’autonomie du patient
N°3 :développer une approche sur la pertinence des soins et des actes par des outils adaptés à son amélioration
N°4 : Contribuer à l’élaboration de référentiels communs et de coopérations pluri-professionnelles« 

Nos médecins se forment, pour pouvoir nous prendre en charge le plus efficacement possible et nous soigner du mieux qu’ils le peuvent.

Nous vous invitons à aller voir les détails du programme. C’est par ici