A TOURS une campagne d’information locale sur le don d’ovocytes !

La campagne nationale sur le don de gamètes qui a été lancé le 3 novembre se poursuit jusqu’au 18 novembre !

Alors continuons notre mobilisation.

 

Le CECOS de Tourslance une campagne locale d’information et de sensibilisation au don d’ovocytes, comme l’avait fait le CECOS de RENNES au début de l’année.

Une campagne d’informations et de sensibilisation locale avec des visuels spécifiques que vous pourrez voir sur les flancs des bus,

 

La semaine passée, les médias locaux ont participé à la diffusion de l’information, via des interviews des couples receveurs, lors du journal de France 3 Centre- Pays de la loire, ou via des interviews du docteur Gervereau, responsable du Cecos.

La NOuvelle République du Centre

France 3 TOURS 

Vous pourrez retrouver des professionnels du CECOS, des donneuses, des receveuses samedi 24 novembre devant le CHU pour une journée de sensibilisation et d’information. Caroline, référente BAMP sur Nantes et Angers, sera également présente l’après-midi.

Un stand d’information sera animé par l’équipe du CECOS le samedi 24 novembre, place Jean-Jaurès à Tours de 11h à 17H

 

 

#solidarité #desfamillesgraceauxdons #parlonsdudondegamètes #donovocytes

La campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes 2018

Cette campagne va débuter le 3 novembre et va durer jusqu’au 18 novembre, l’agence souhaite mettre l’accent sur la « solidarité exprimée par des donneuses et des donneurs envers les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Elle s’appuie sur la force et l’impact des témoignages de femmes et d’hommes qui ont donné des gamètes et qui partagent, en toutes simplicité, la dimension SOLIDAIRE de leur don. » Cette campagne à pour but de sensibiliser de potentiels donneurs et donneuses.

Les visuels ont changé et les messages aussi. C’est la notion de solidarité qui remplace le « devenez donneur de bonheur« . Exit le rose et le bleu layette des anciens visuels.

Les affiches sont vertes et roses pour le don de spermatozoïdes, bordeaux et jaunes pour le don d’ovocytes.

C’est donc l’occasion pour chacun et chacune d’entres nous de retourner faire un petit tour sur le site de l’agence pour commander ces nouveaux visuels. Puis d’aller les déposer dans les lieux qui vous semblent les plus opportuns. Faites des photos et partagez les, pour donner de la visibilité à cette campagne. Voici les hashtags que nous avons déjà utilisés sur les différents réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram) :

#ParlonsDuDonDeGamètes  #DesFamillesGraceAuxDonsDeGamètes  #DonGamètes #DonOvocytes  #DonSpermatozoides 

 

L’agence de la biomédecine précise, dans son dernier rapport (septembre 2018) les chiffres 2016 concernant le don de gamètes en France. La mobilisation de tous les acteurs a porté ses fruits, puisque le nombre des donneurs et de donneuses a augmenté.  Dans le même temps, ils constatent une baisse des demandes des couples receveurs.

« Entre 2009 et 2013 il y a eu une hausse du nombre de couples s’inscrivant pour bénéficier d’un don d’ovocytes. Depuis 2014 le chiffre se stabilise« . Y-a-t-il moins de couples demandeurs ? Vont-ils ailleurs ? Europe ? Autres recours ?

En ce qui concerne les donneurs et les donneuses :

  • 363 hommes ont été retenus pour faire un don de spermatozoïdes en 2016
  • 746 femmes ont été retenues pour faire un prélèvement d’ovocyte en 2016
  • 21% des donneuses ont plus de 35 ans
  • 4.3% des dons proviennent de couples réalisant une FIV en intraconjugal. Lors de sa ponction le couple donne certains ovocytes pour le don.

En ce qui concerne l’activité d’AMP en générale

  • 147 730 tentatives d’AMP intraconjugal et dons  (IA, IAC, IAD, FIV, FIVDon (ovocyte, spermatozoïdes), TEC, TECDon (ovocytes, spermatozoïdes, embryons) ont été réalisée en France en 2016
  • Ce qui a permis la naissance de 26 355 enfants
  • Sur l’ensemble de l’activité d’amp faites en France, 4% des tentatives se réalisent grâce aux dons de gamètes et donc 96 % en intraconjugal.

En ce qui concerne les enfants nés grâce à un don de gamètes (pour rappel seuls sont comptabilisés dans ces chiffres les enfants nés d’amp réalisées en France. Toutes les naissances suites à une AMP réalisée à l’étranger ne sont pas comptabilisées).

  •  1 263 enfants sont nés en 2016 grâce à un don de gamètes. Ils étaient 1 254 enfants nés grâce à un don de gamètes en 2015
    • 979 enfants nés grâce à un don de spermatozoïdes  (971 en 2015)
    • 259 enfants nés grâce à un don d’ovocytes      (256 en 2015)
    • 25 enfants nés grâce à un don d’embryons     (27 en 2015)

Les médias vont donc être sollicités pour participer à cette campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes. Deux « spots audio vont être diffusés sur une sélection de radios nationales et une campagne sur le web » va être lancée pour orienter les internautes vers les sites d’informations de l’agence de la biomédecine. Des articles vont sans doute  être publiés dans les magazines papiers. 15 jours de campagne nationale de sensibilisation aux dons de gamètes, participez, participons, soyons solidaires !

http://www.dondovocytes.fr et http://www.dondespermatozoides.fr

 

Votre association COLLECTIF BAMP avait participé entre septembre 2017 et janvier 2018, à la première phase d’étude des propositions des agences de communication ayant répondu à l’appel d’offre de l’ABM. Nous avions mis en place un groupe de travail interne pour évaluer et donner notre avis, sur les dossiers présentés par les agences de communications  : lire et évaluer les différentes propositions pour chaque agences, les différents messages, images, thèmes des campagnes, objectifs de communication, etc). Nous avions rendu des tableaux avec nos commentaires pour chaque agence et chaque propositions faites. Nous n’avons pas participé à la deuxième phase (choix de l’agence de communication et choix du thème de la campagne, des visuels).

Pour commander les brochures sur le don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) et les affiches, c’est par ici. Vous pourrez ensuite aller en déposer chez vos généralistes, cabinets médicaux, gynécologues, etc. etc.

DON OVOCYTES     DON SPERMATOZOÏDES

Nous vous invitons aussi à vous rendre sur le nouveau site de l’agence de la biomédecine 

 

#ParlonsDuDonDeGamètes  #DesFamillesGraceAuxDonsDeGamètes  #DonGamètes #DonOvocytes  #DonSpermatozoides 

Des lectures concernant le don de gamètes

Dans le cadre du mois de sensibilisation sur le don de gamètes, nous vous rappelons quelques lectures pour les grands et les petits :

  • Témoignages d’adultes nés grâce à un don de spermatozoïdes
    • « Né de spermatozoïde inconnu… » 10 février 2010 de Arthur Kermalvezen,‎ Blandine de Dinechin,‎ Serge Tisseron (Préface)
    • « Mes origines : Une affaire d’état » – 7 mai 2014 de Audrey Kermalvezen,‎ Israel Nisand (Préface)

 

POUR LES ENFANTS

    • « Le mystère des graines à bébé, par Serge TISSERON et Aurélie GUILLEREY – février 2008
    • « Mais comment naissent les parents » mars 2014 de Jean Regnaud,‎ Aude Picault éditions
    • « La Quête de Somy », Histoire d’un Choix de Devenir Mère Célibataire – 9 octobre 2014 de Carmen Martinez Jover
    • « Dans notre histoire, il y a … une graine magique »  existe aussi en version don de spermatozoïdes – 2 janvier 2008 de Association MAIA,‎ Laure Camborieux (Sous la direction de),‎ & 1 plus

 

LE PARCOURS DU DON (témoignages en tant que receveur)

    • « L’impossible enfant, don d’ovocytes l’envers du décor », de Géraldine JUMEL-LHOMME – Octobre 2013
    • « Comme deux gouttes d’eau » – 15 novembre 2013 de Isabelle Ortic (Auteur) (recevoir un don de spermatozoïdes et faire don de ses ovocytes)
    • « 3 ans et 9 mois »  – 26 janvier 2017  de Audrey Keysers

 

LE DOUBLE DON 

    • « Baby-baby » de Marianne GROVES,  10 octobre 2014 éditions intervalles

 

  • AMP/CECOS
    • « Procréation, médecine et don » – 10 février 2016 de Pierre Jouannet (Auteur),‎ Collectif (Auteur)

 

SOCIOLOGIE

    • « Des humains comme les autres : Bioéthique, anonymat et genre du don », par Irène THERY – novembre 2010
    • « Enfants du don. Procréation médicalement assistée : parents et enfants témoignent », par Dominique MEHL – octobre 2008
    • « Maternités solo »  4 août 2016 de Dominique Mehl (Auteur)

 

PSYCHOLOGIE

    • « L’aventure de la naissance avec la PMA » Catherine DOLTO e Myriam SZEJER – 2014 Editions Giboulés
    • « Mon père c’est mon père; l’histoire singulière des enfants conçus par insémination artificielle avec donneur », de Jean-Loup CLEMENT – février 2012

 

  • ENQUETE 
    • « Super-géniteurs. Enquête sur le don de sperme sauvage en France » – 1 septembre 2016 de Sarah Dumont

 

  • COLLOQUE / Etudes
    •   « Le don de gamètes » – 24 février 2014 de Aude Mirkovic  (droit/bioéthique/don de gamètes)
    • « Anonymiser la vie ? Le conseil d’Etat, le don de gamètes et la volonté de savoir »  – 1 juin 2017 de Valérie Depadt

Avis d’experts sur le dons de gamètes

Pour vous même ou si vous connaissez des gens qui se posent des questions sur le don de gamètes (vos proches, des potentiels donneurs.euses), posez vos questions à des professionnels de l’AMP et du don de gamètes.

« Le don de gamètes : parlons-en ! », il s’agit de la thématique du mois de novembre de l’opération Avis d’experts, mise en place par le CHU de Rouen.

Le Professeur Nathalie Rives, responsable du centre d’assistance médicale à la procréation – CECOS du CHU de Rouen et présidente des CECOS et le Dr Pierre Di Pizio, référent du don de gamètes au CHU de Rouen répondent aux questions du grand public jusqu’au mardi 21 novembre.

Pour cela c’est très simple :
–          Envoyez vos questions à l’adresse avisdexperts@chu-rouen.com
–          Rendez-vous sur http://www.chu-rouen.fr dès le mardi 28 novembre pour découvrir les réponses des médecins.

Ce rendez-vous, appelé Avis d’experts, est un concept que nous avons mis en place en novembre 2013. Il permet au grand public de s’adresser directement à des spécialistes du CHU, sur un sujet de santé publique.
Il ne s’agit pas d’une consultation en ligne mais d’un moyen simple pour les internautes de s’informer sur une thématique de santé.

Cette opération s’adresse donc à un large public, touché de près ou de loin par ce sujet.

On partage, évidemment !

#Parlonsdudondegamètes #desfamillesgraceauxdonsdegamètes #donovocytes #donspermatozoides #donembryon #vraimentPour #dondegamètes

Parlons du Dons de gamètes – 2ème semaine

Vous avez déjà peut-être vu ces deux films d’animations qui sont diffusés par l’agence de la biomédecine, pendant la campagne de communication ? Si ce n’est pas le cas, les voici. La version dons d’ovocytes et la version dons de spermatozoïdes.

A partager, en dehors du cercle des personnes infertiles, évidemment.

Vous pouvez aussi continuer à partager vos photos, textes, visuels de l’ABM sur les différents réseaux sociaux (twitter, blogs, Facebook, Instagram). Le but étant de montrer que derrière cette campagne, il y a des couples en attente, des familles, des enfants, de l’amour, de la joie. Deux solutions, vous partagez via vos comptes en taguant l’association collectif bamp. Soit vous nous envoyez vos créations sur la boite mail ( collectif@bamp.fr ) de l’association et nous diffusons.

Avec les hashtags qui vont bien et ceux que vous voulez rajouter #parlonsdudondegamètes #desfamillesgraceauxdonsdegamètes #dongamètes #donovocytes #donspermatozoides #donsembryons #vraimentPour

Donnons de la visibilité aux dons de gamètes.

Potentielles donneuses, potentiels donneurs, prenez contact avec le Cecos le plus proche de chez vous ! Pour vous informer et puis ensuite pour éventuellement faire un don.

Il faut être en bonne santé et si vous êtes un homme être âgé entre 18 et 45 ans ou une femme être âgée entre 18 et 37 ans.

 

 

Un médecin du XXéme siècle, la vie de Georges DAVID inventeur des CECOS

L’espace de réflexion éthique de Normandie a organisé une conférence, hier soir jeudi 26 octobre, sur le thème « le don de gamètes quelles questions pour le 21ème siècle ? »

En introduction de cette conférence, un film sur la vie et l’expérience du Professeur Georges DAVID (95 ans), qui a pensé et créé les CECOS en France au début des années 70.

Avant la mise en place des Centres d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (Cecos), l’infertilité masculine était « prise en charge » de façon cachée dans les cabinets des gynécologues de ville.

Ce films raconte donc l’histoire de ce monsieur, qui était également présent dans la salle pour débattre ensuite avec les spectateurs.

Une petit quarantaine de personnes étaient présentes.

Les intervenants au débat étaient : Monsieur Georges DAVID (je suis un peu fière de lui avoir serré la main), Pierre JOUANNET ancien président de la Fédération des CECOS, Nathalie RIVES nouvelle présidente de la fédération des CECOS qui travaille à Rouen, Anne-Catherine LE ROUX représentante de l‘ADEDD pour l’ouest (Association des Enfants du Don), Annie BENHAIM responsable du service AMP du CHU de Caen, Claire De vienne responsable du don d’ovocyte à Caen et Virginie RIO co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP

Dans le public était présent aussi des représentants de l’association PMAnonyme (enfants nés d’un don de sperme)

Ce film que nous vous laissons découvrir, montre vraiment bien, que parfois il faut aller plus loin que ce que le contexte social, politique, culturel impose comme norme.

Si ce monsieur soutenu par Simone Veil (ministre de la santé) ne l’avait pas fait, l’infertilité masculine serait restée un tabou, sans prise en charge possible en dehors des inséminations plus ou moins sauvages qui existaient depuis la nuit des temps.

Ce que j’ai retenu de ce film hier soir c’est la vie incroyable du docteur Georges DAVID, l’ouverture du premier CECOS en janvier 1973 et la naissance du premier bébé au mois de décembre 1973, qu’à l’époque les médecins étaient confrontés à des situations médicales très difficiles, qu’ils travaillaient dans un espace de liberté important « une vie d’imprévus, qui se construisaient, qui étaient des paris ». L’ensemble du film est vraiment très intéressant, car il décrit une époque différente de la notre actuellement.

50 000 enfants sont nés en France, depuis 1973, grâce aux CECOS et aux donneurs et donneuses.

Ce film montre avec la mise en perspective qu’il propose entre hier et aujourd’hui, qu’il est possible d’envisager une évolution de la loi de bioéthique en 2018, sur les sujets qui nous occupent aujourd’hui (préservation de la fertilité, ouverture de l’amp à toutes les femmes, screening des embryons avant transfert, levée de l’anonymat, etc…). Car il faut parfois « oser transgresser les normes » pour aboutir à quelque chose de mieux.

Le débat qui a suivi ensuite a été trop court, car ces sujets nécessitent de longues et riches discussions. Car différents points de vue se croisent, comme par exemple sur l’anonymat des donneurs et donneuses. Le point de vue de l’institution CECOS, n’est pas le même que celui des enfants nés d’un don de sperme, ni même le même entre les deux associations (PMAnonyme et ADEDD) qui les représentent dans leur diversité du vécue de cette notion d’anonymat.

Les débats sur la révision de la loi de bioéthique s’annoncent passionnants, s’ils sont organisés dans cette écoute et cette transparence intellectuelle, comme nous l’avons eu hier soir. Votre association COLLECTIF BAMP est déjà invitée à participer à certains de ces débats, sur l’année 2018.

#ParlonsDudonGamètes #DesFamillesGrâceAuxDonsGamètes

 

 

Interview d’une donneuse d’ovocytes ayant deux enfants

Nous avons rencontré, cet automne, M.-L. qui a donné ses ovocytes et qui est maman de deux enfants.
Peut-être que son témoignage vous aidera à sauter le pas ?
Faites un peu connaissance avec elle…

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle M.-L., j’ai 33 ans et je vis en couple.
Mon compagnon et moi avons la chance d’être les parents de deux enfants âgés d’1 et 3 ans. J’ai fait un don d’ovocytes cet automne.

Comment avez-vous eu connaissance de la possibilité de faire un don d’ovocytes ?

Durant ma seconde grossesse, en allant faire ma prise de sang mensuelle dans mon laboratoire d’analyses médicales, mes yeux sont par hasard tombés sur la brochure éditée par l’Agence de Biomédecine avec cette fabuleuse accroche : « Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément les plus gros. »
Je donne mon sang et mes plaquettes, je suis inscrite sur le registre français du don de moelle osseuse… Bref, ces quelques mots ont immédiatement trouvé une résonance en moi.

Qu’est-ce qui a déclenché chez vous l’envie de faire ce type de don ?

Il n’y a pas eu de déclencheur à proprement parler. À l’heure actuelle, on a tous dans notre entourage des couples rencontrant des difficultés (plus ou moins insurmontables) dans leur souhait de fonder une famille, et on est donc tous davantage sensibilisés à ce sujet qu’auparavant.
À titre personnel, je me souviens d’une conversation avec des proches ayant entamé un parcours de PMA, et de la détresse dans laquelle ils étaient. J’avais alors pensé que si je pouvais reprendre à mon compte ne serait-ce qu’une infime partie de leur souffrance morale ou physique pour leur permettre de souffler dans ce quotidien hyper médicalisé et rythmé par les RDV, examens, prises de sang, piqûres et autres réjouissances, je l’aurais fait.
Alors, quand j’ai eu sous les yeux cette brochure de l’Agence de Biomédecine faisant la promotion du don de gamètes, je me suis dit que je détenais là un moyen concret et à ma modeste mesure d’aider un ou deux couples à fonder une famille, ou tout du moins à retrouver un peu d’espoir.

Un ovocyte qu’est-ce que cela représente pour vous ? Envisagez-vous ce que cela peut représenter pour un couple qui attend un don d’ovocyte pour être parent ?

La science et la médecine ont la possibilité de réussir là où la nature a mystérieusement échoué. Pour cela, tout un protocole se met en branle, en s’appuyant sur des techniques éprouvées et des professionnels aguerris. L’ovocyte, c’est le maillon manquant.
Faire un enfant, c’est peindre une œuvre à quatre mains. Moi, j’ai donné la toile vierge.

Envisagez-vous de faire un don pour faire monter sur la liste d’attente un couple que vous connaissez ou simplement pour faire un don ? Quelle situation préfériez-vous ; connaitre et aider un couple en particulier ou ne rien savoir de l’aboutissement de votre démarche ?

Par le biais de groupes sur Facebook, j’aurai eu la possibilité d’être mise en relation avec un couple à la recherche d’une marraine. Mais j’ai décidé de rester totalement indépendante dans ma démarche, car en me renseignant sur le fonctionnement du système de parrainage, j’ai compris que le couple choisi allait avancer sur la liste d’attente au détriment d’autres couples en attente, et cela me semblait profondément injuste et incompatible avec mon état d’esprit.
De manière plus générale, je ne comprends pas trop l’instauration de ce système de parrainage. J’imagine qu’il doit parfois être difficile pour les couples en PMA de parler ouvertement de leurs problèmes d’infertilité, alors de là à devoir rameuter tout son entourage, les collègues, les connaissances, les copines des copines, et j’en passe, pour trouver une donneuse prête à les parrainer… Je trouve que cela rajoute de la cruauté à des situations déjà infiniment tristes.

Que pensez-vous du fait que le don de gamètes (comme le don de sang) soit altruiste (sans rémunération) ?

Je pense qu’une rémunération est à exclure, car ce serait la porte ouverte à tous les abus.
On ne m’a informée que tardivement du fait que je pouvais garder tous les justificatifs pour être remboursée (carburant, frais de parking, etc.). Mais honnêtement, je n’ai pas pris le temps de m’occuper de ça, malgré le fait que j’habite à une cinquantaine de kilomètres du CECOS et donc que les frais engagés n’étaient pas neutres.
Et de toute façon, cela comprend tellement plus que les simples facturettes que j’aurais pu présenter ! Mon compagnon qui chamboule tout son planning en dernière minute pour pouvoir m’emmener au CECOS le jour de la ponction (dont la date n’est connue qu’en dernière minute), la gymnastique pour pouvoir faire garder les enfants, les nombreux appels à la Sécurité Sociale/au labo/à la pharmacie qui pataugent un peu en terme de prise en charge et se renvoient la balle, les désagréments post-ponction plus difficiles à gérer quand vous avez deux enfants en bas âge et pas de possibilité d’obtenir un arrêt maladie (lol), etc.
Autant de paramètres non quantifiables qui, à mon sens, mériteraient peut-être une compensation financière symbolique. Ce n’est pas le don qu’il faut rémunérer, ce sont les désagréments connexes au don qu’il faudrait compenser.

Pensez-vous être bien informé sur l’aspect médical, sur les risques liés à la stimulation et à la ponction ?

J’ai été parfaitement prise en charge et entourée par toute l’équipe médicale qui s’est montrée très ouverte à mes questions et y a répondu en toute franchise (hors domaine confidentiel, bien entendu), et ce dès ma première prise de contact, et jusqu’aux jours qui ont suivi la ponction.
Moi qui suis de nature anxieuse, je n’ai à aucun moment été submergée par le stress ou l’angoisse, tout simplement car je sentais autour de moi toute la maîtrise du corps médical, dans un protocole qui m’a semblé extrêmement bien rôdé.

Avez-vous eu besoin d’échanger avec d’autres femmes en parcours de don d’ovocyte (donneuses et/ou receveuses) pour prendre la décision de donner ?

Non, tout simplement car ma décision était prise dès la lecture de la brochure de l’Agence de Biomédecine ! Il est vrai que j’ai pris contact avec un groupe de donneuses sur Facebook, que j’ai très rapidement arrêté de suivre. Dans le domaine médical, Internet a toujours les mêmes travers : des témoignages sanglants et alarmistes, des réponses données par des personnes mal informées… L’équipe médicale du CECOS a été présente à toutes les étapes de mon don, de la réflexion jusqu’au jour J, en me fournissant toutes les réponses dont j’avais besoin et en faisant montre d’une grande honnêteté. Donc, encore une fois, j’ai préféré rester indépendante dans ma démarche.

Que pensez-vous de la loi actuelle en Franc qui prône l’anonymat des donneurs et donneuses de gamètes ? Du point de vue de la donneuse et du point de vue de l’enfant à naître.

Cela a été un critère essentiel pour moi. J’ai ma famille, mes enfants, et je ne voulais pas qu’un jour notre équilibre familial puisse être chamboulé car un jeune homme ou une jeune femme viendrait sonner à ma porte (peu importent ses intentions).
Ce don d’ovocytes n’a engagé que moi et mon compagnon et, même si je compte en parler à mes enfants le jour où ils seront en âge de comprendre, je n’aurais pas voulu que ma démarche ait un jour des répercussions sur eux et sur leur perception de notre structure familiale.
Du point de vue de l’enfant à naître, je ne pense pas que la volonté de connaitre la donneuse puisse s’apparenter à la volonté d’un enfant adopté de connaître ses parents biologiques, dans le sens où celle-ci est souvent motivée par l’envie de connaître sa vie d’avant, les circonstances de sa naissance, les raisons de son abandon, etc.
Dès lors, je pense qu’il est du devoir des parents d’expliquer à l’enfant à naître que même si une partie de son patrimoine génétique relèvera toujours du mystère, l’essentiel à retenir est que son histoire aura été intégralement écrite par ses deux parents, dès son premier jour de vie utérine.

Si la loi, changeait en introduisant par exemple la possibilité d’un don semi-anonyme, l’enfant pouvant accéder s’il le souhaite à sa majorité à des informations non identifiantes sur la donneuse (année de naissance, couleur des yeux, des cheveux), feriez-vous quand même un don ou pas ? Expliquez votre réponse
Idem, si la loi changeait en permettant aux enfants nés grâce à un don d’ovocyte d’accéder à leur majorité à des informations identifiantes (nom, adresse, profession) sur la donneuse, feriez-vous quand même ce don ? Pouvez-vous expliciter votre réponse ?

Oui, j’aurais tout de même fait mon don si de telles informations non identifiantes pouvaient être divulguées, dans la mesure où ça ne remettrait pas en question mon anonymat et où cela permettrait peut-être à l’enfant à naître d’imaginer plus concrètement les circonstances de sa conception.
Par contre, pour les raisons évoquées précédemment, la divulgation éventuelle d’informations identifiantes aurait été un critère rédhibitoire pour moi et j’aurais renoncé à procéder au don.

Au nom de toute l’équipe de BAMP!, merci M.-L. pour ce témoignage sur le don d’ovocytes

Si vous souhaitez donner vos ovocytes, prenez contact avec le Cecos de votre région.