PROCREO dans des nouveaux locaux

Mardi soir, les bénévoles BAMP Lyonnaises étaient invitées à l’inauguration des nouveaux locaux du centre d’AMP PROCREO La Soie  à Villeurbanne

Estelle et Audrey, nos deux dynamiques bénévoles Lyonnaises, ont pu présenter l’association et ses actions aux professionnels (médecins, sage-femmes) qui étaient présents.

Elles ont pu aussi rappeler le soutien que notre association apporte aux centres privés d’AMP qui dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique sont diabolisés de façon outrancière, par la ministre de la santé et par les députés qui ont voté la semaine passée des amendements pour exclure les centres d’amp privés de la pratique de l’autoconservation et du don de gamètes. Ce qui est incompréhensible, car les centres d’AMP privés sont soumis aux mêmes règles de déontologies, aux mêmes réglementations françaises au sujet de l’activité d’AMP. Car sans les centres privés, les délais de prises en charge seraient encore plus important et la répartition géographique moins importante.  Sans les centres privés, la prise en charge de l’AMP pour toutes, va être compliquée, car les CECOS ont déjà des délais très importants. Notre association a proposé des amendements pour permettre justement que les centres d’AMP privés puissent mettre en oeuvre l’autoconservation et le don de gamètes. Et nous continuerons à soutenir cela tant que la loi de bioéthique ne sera pas promulguée.  N’oubliez pas que vous pouvez continuer à soutenir nos deux campagnes citoyennes factio à ce sujet.  Vous pouvez aussi aller rencontrer vos députés et sénateurs, pour leur expliquer que les centres d’AMP privés ne vont pas vendre et acheter des gamètes, car la loi française l’interdit et que nos médecins qu’ils soient dans le privé ou le public respectent cette réglementation et ont une éthique et une déontologie professionnelle !

Une représentante de notre partenaire associatif sur Lyon, La cause des parents était aussi présente. Association de parents qui nous permet d’organiser dans leur locaux nos rencontres BAMP et qui donne de la visibilité aux questions d’infertilité et d’AMP, dans le grand public des parents, qui heureusement n’ont pas tous l’obligation de passer par l’amp pour avoir des enfants.

Sur le site du centre PROCREO vous pouvez prendre rendez-vous en ligne et vous trouverez aussi de nombreuses informations, sur l’infertilité (vidéos explicatives) masculine et féminine, sur les prises en charges complémentaires (psychologue, acupuncture, naturopathe, etc). Leur site est très complet.

« Le centre de consultations d’aide médicale à la Procréation PROCREO la Soie vous accueille au 35 rue de la Soie, Villeurbanne (69100) – 04 78 93 89 68.

Le centre travaille en collaboration étroite avec le Médipôle situé au 158 rue Léon Blum, Villeurbanne (69100) et le laboratoire PROCREO EUROFINS situé au sein même du Médipôle. »

 

Où va la PMA en 2017 ? RDV le 31 mai pour obtenir les réponses à vos questions

Le 31 mai prochain, de 19h à 21h, BAMP organise à Paris dans le cadre de la SSI 2017 une conférence-débat intitulée « Infertilité et PMA en 2017 : quel état des lieux ? Quelles améliorations pour l’avenir ? ». RDV au 177, rue de Charonne, 75011 PARIS, dans les locaux de l’AGECA.

Posez-nous vos questions en direct ou à l’avance

Afin de permettre à tous les adhérents BAMP qui ne sont pas sur Paris et plus largement à toute personne intéressée de suivre les débats, qui promettent d’être passionnants, grande première : nous allons tenter la retransmission du débat en Facebook Live (en espérant ne pas avoir de problème technique…) !

La vidéo apparaîtra sur la page Facebook de BAMP ; si vous y êtes abonné, elle apparaîtra aussi dans votre fil d’actualité. Vous pourrez également nous retrouver via la Carte des directs Facebook.

L’intérêt, c’est que vous pourrez réagir et poser vos questions EN DIRECT à nos intervenants ! Si vous n’êtes pas disponible, vous pouvez également nous envoyer vos questions à bamp.amelie@gmail.com ou les laisser en commentaire sous ce billet.

Nous rédigerons ensuite un compte-rendu de la conférence avec les réponses qui auront été apportées aux différentes questions.

Oui mais alors, ça parlera de quoi ?

Pour échanger avec vous, nous avons réuni un panel d’intervenants super calés sur leurs sujets. La conférence-débat sera animée par Isabelle DURIEZ, journaliste société chez Elle, spécialiste des droits des femmes et droits reproductifs. Elle rassemblera :

Au programme, on abordera, en vrac et sans prétendre à l’exhaustivité, les sujets suivants :

  • hausse des demandes de prise en charge et ses raisons ;
  • limites législatives actuelles et possibilités d’évolution, par exemple en termes de prévention (autoconservation des ovocytes notamment) ;
  • difficultés autour du don de gamètes en France ;
  • lien entre dégradation de l’environnement / les pollutions et baisse de la fertilité ;
  • explications aux (trop nombreux) échecs de FIV ;
  • stratégie de transfert et innovations pouvant améliorer les taux de réussite des FIV : PGS (screening génétique préimplantatoire), embryoscopes avec timelapse, Matricelab, …

Ca en fait, des problématiques intéressantes !

Alors n’hésitez pas à nous / les interpeller pour obtenir les réponses aux questions que vous vous posez ! On compte sur vous 🙂

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Pour retrouver le programme complet des événements, organisés dans différentes villes, pour cette 3ème Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité, vous pouvez consulter le programme, jour par jour.

#ssi2017 #1couple6 #JeSuisInfertile

Retour sur la journée portes ouvertes de la polyclinique de l’Atlantique

Le samedi 14 janvier est froid et ensoleillé. J’ai fait plus de trois heures de route pour répondre à l’invitation de l’équipe d’AMP de la polyclinique de l’Atlantique, situé à Saint Herblain à côté de Nantes. Les croissants et les petits pains au chocolat sont là pour que je puisse me remettre de la route.

Après une installation rapide du stand BAMP, je fais le tour des personnes qui sont là, pour me présenter et voir quelles sont les spécialités des différentes intervenantes en médecines complémentaires. Dimitri du site FIV.FR nous rejoint bientôt.

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Nous sommes accueillis par le docteur Mensier. Toute l’équipe est là, les biologistes et gynécologues,  disponibles pour répondre aux questions des patients qui commencent à arriver.

L’idée géniale de l’équipe d’AMP est d’avoir réunis dans un même lieu, les patients, les professionnels et différents thérapeutes en médecines complémentaires. Toute la palette des soins « médecines complémentaires » sont représentés :

  • Ostéopathie : Valérie ROUILLON (ostéopathe) à Saint Hilaire de Loulay et à Nantes
  • Hypnose Ericksonienne : Isabelle GUITARD (infirmière) à Nantes
  • Sophrologie : Anne PERROUIN à Saint Herblain
  • Psychologie : Caroline MENSIER (psychologue et conseillère conjugale et familiale) à Nantes et Olivia  SAILLET (psychologue clinicienne) à Saint Herblain
  • Sexologue : Sophie LANIER (psychologue, hypnose) à Bouaye
  • Nutritionniste : Mesdames CHEVALIER et BORDURE Nantes
  • Addictologue : Sophie FERONNIERE, (sage-femme) Nantes
  • Acupuncture : Virginie SOURICE (sage-femme, homéopathe) à Gesté

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Les couples, qui arrivent peu à peu pour assister aux premières présentations, passent aussi beaucoup de temps auprès des thérapeutes,  pour prendre directement un rendez-vous, d’autres pour s’informer de l’intérêt de la pratique, où pour poser quelques questions. Parallèlement, les présentations des différents thérapeutes s’enchainent tout au long de la journée, dans les deux salles réservées, entrecoupées une fois le matin et une fois l’après-midi, par les témoignages de quatre couples.

Les témoignages des couples sont toujours des moments très forts en émotions, autant pour les couples qui reviennent sur leur parcours plus ou moins long et compliqué,  que pour les couples présents dans la salle qui eux sont encore en attente. La présence des enfants et des femmes enceintes, pouvant être vécus plus ou moins facilement par les couples en attente. Pour certains c’est la marque de l’espoir, tandis que pour d’autres c’est le reflet de leur échec, inaccessible grossesse qui se fait tant attendre et surtout qui fait souffrir. Beaucoup de larmes seront discrètement essuyées au cours des différents témoignages.

Au mitan de la journée, deux conférences vont rassembler un peu plus de 100 personnes pour deux présentations : une sur le rapport entre infertilité et pollution et l’autre sur l’impact psychologique dans l’infertilité.

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La visite du laboratoire rencontre un grand succès parmi les couples présents, les visites vont s’enchainer toute la journée. Découvrir l’envers du décor, l’espace où les gamètes « fusionnent »,  où le sperme est lavé, trié, observé, compté, puis mis en contact avec les ovocytes, permet de mettre des images et des mots sur cet espace trop souvent mystérieux et inconnu. Lieu pourtant hautement symbolique dans les parcours des couples infertiles. Espace de la rencontre des gamètes, de l’embryon qui advient. Les questions fusaient montrant tout l’intérêt que les couples portent à ce lieu.

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Ce laboratoire s’est doté d’un système automatique haute performance, de traçabilité et de reconnaissance de l’identité des gamètes. Plusieurs contrôles sont ainsi effectués par la machine et le professionnel tout au long de la procédure. Ils ont aussi  un système automatique de comptage des spermatozoïdes, l’automatisation de cette étape, permet de libérer du temps pour le biologiste. Mais les biologistes gardent toujours la main, sur les différentes étapes.

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On peut dire que cette journée portes ouvertes, a été un succès, les patients comme l’équipe et les thérapeutes présents, avaient l’air ravis. « Transparence, accessibilité, ouverture » sont les trois mots que m’a donné le docteur Mensier, pour résumer cette journée.

De notre point de vue, c’est effectivement une bonne chose, que d’ouvrir l’espace, souvent vécu de façon anxiogène et de proposer une autre forme de relation patients/médecins. Réduire la distance entre les praticiens et les patients permet d’envisager la relation sous d’autres angles, la rencontre se fait dans un contexte où les enjeux sont différents des consultation. La philosophie de cette journée portes-ouvertes, montre que l’équipe AMP a compris quels sont les besoins des patients (être écouté, être regardé, être entendu, être accompagné, être informé, être mis en confiance).  D’ailleurs, j’ai rencontré des couples, pris en charge dans un autre centre d’AMP, qui envisageaient de changer, séduit par les propositions faites lors de cette journée.

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Nous espérons que cela puisse donner des idées à d’autres centres d’AMP en France.

Je n’ai malheureusement, pas pu faire signer la pétition BAMP en directe, car ma tablette n’a jamais voulu fonctionner.

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Le centre d’AMP de la polyclinique de l’Atlantique propose aussi des réunions publiques sur l’infertilité : 27 février 2017, et 29 mai 2017. Les psychologues du centre ont également mis en place des groupes de paroles. Plus de renseignements ici

Trois rendez-vous BAMP, ce samedi !

A Marseille, après demain, samedi 14 janvier, Nathalie vous accueille pour une rencontre BAMP dans un lieu bien sympathique et dynamique : SMACK COWORKING (SMACK, c’est avant tout un état d’esprit décomplexé et ambitieux qui invite les travailleurs nomades de tous les métiers à se retrouver dans un cadre exceptionnel), pas pour travailler, rassurez-vous, mais pour échanger sur vos parcours d’AMP, car ils mettent à disposition des salles.

Prenez contact avec Nathalie : collectifbamp13@gmail.com

A Caen, rendez-vous également ce samedi, pour la première rencontre de l’année en Normandie. Inscrivez-vous auprès de Virginie : collectif@bamp.fr

Rendez-vous aussi à Nantes, pour la journée portes ouvertes du centre AMP PMATLANTIQUE. Vous pourrez retrouver sur place, Caroline et Virginie. Inscription (pour la visite du laboratoire) auprès du centre AMP.

Rencontrons-nous aux quatre coins de France, ce samedi 14 janvier.

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BAMP à Paris en juin !

Deux informations urgentes pour deux très prochains rendez-vous du début du mois de juin.

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– Audrey et Nathalie patientes du centre d’AMP de Saint Cloud, service du docteur Belaisch-Allart proposent une rencontre, réservée aux patientes et patients de l’hôpital.

« Audrey et Nathalie seront très heureuses d’accueillir les patientes de l’hôpital de Saint-Cloud  au sein de leur groupe de parole le mercredi 3 juin à 20h (réunion prévue dans une salle de l’hôpital).
Nous espérons vraiment que nous pourrons vous aider en partageant nos expériences.
Vous pouvez vous inscrire en nous écrivant à l’adresse mail :  collectifbamp75@gmail.com

En espérant vous voir nombreux. A très vite ! »

Mercredi 3 juin 2015 à 20 heures dans les locaux du site de Saint Cloud.

Si vous souhaitez y participer, veuillez vous inscrire auprès d’AUDREY via collectifbamp75@gmail.com Cela me permet de vous indiquer que deux  Référentes BAMP Parisiennes arrivent parmi nous, bienvenue à Audrey et Nathalie.

– De plus, samedi 6 juin, une rencontre BAMP est proposée à partir de 14h30, dans Paris (Lieu à confirmer). Vous voulez rencontrer des représentantes de l’association, discuter entre paires du parcours, des situations de réussites, d’échec, de l’après AMP. Pour vous inscrire une seule adresse : collectif@bamp.fr  Laissez nous un message pour indiquer votre volonté de participer à cette rencontre BAMP.

Pour que plus jamais le corps médical ne prenne de décision à notre place…

Par où commencer ? Peut-être par le début… Mais le début, il commence où ? Dans un petit coin de paradis perdu au milieu de l’océan Indien : l’île de La Réunion. S’il y fait bon vivre, c’est indéniable, nous ne sommes malheureusement pas à l’abri, ici comme ailleurs, des difficultés liées à l’infertilité.  Et pourtant, la moyenne d’âge du 1er enfant, ici, est de 19 ans, contre 29 ans en métropole… C’est vous dire à quelle fréquence une personne infertile comme moi, est amenée à côtoyer des jeunes filles (parfois des enfants !), jeunes mamans. Le paradis, disions-nous ?

Bref, en couple depuis plus de 7 ans, je n’avais pas le désir d’enfant jusqu’au lendemain de mes 30 printemps. L’horloge biologique ? Je l’ignore, mais si ce désir s’est fait attendre, il a fait irruption dans nos vies de manière brutale et intense !! Oui, je voulais avoir un bébé !!

Bon,  vous l’aurez compris : ça ne s’est pas tout à fait passé comme prévu… Ma sœur et une amie ayant eu leurs bébés à FIV 1, je n’ai donc eu aucune appréhension lorsque, au bout d’un an, j’ai décidé de consulter dans l’un des 2 centres AMP de l’île (l’un se trouve au Port, l’autre à Saint-Pierre, dans le Sud). Par chance, le mien se trouve à proximité, petite veinarde que je suis. Je savais que même si je devais subir une FIV, elle serait forcément positive, vu les 2 exemples autour de moi !

J’ai obtenu le 1er rdv après un mois d’attente je crois, donc c’était assez rapide. Dès le début, j’étais en confiance avec le gynécologue, puisqu’une amie me l’avait recommandé. Lors de la 1re consultation, j’ai appris une nouvelle terminologie : ovaires polykystiques, autrement dit, comme m’a dit le gynéco pour résumer : « Vous avez des ovaires paresseux ». Bon, je prends acte. S’en est suivie toute une batterie de tests (prises de sang, spermo…) et un début de stimulation simple.

Très tôt, je nous ai impliqués dans le suivi, en posant des questions, en exprimant ma lassitude de voir les mois défiler. Au bout de 5 mois de stimulations infructueuses, j’ai demandé si nous pouvions envisager une IAC. 1, 2, 3 IAC après, j’en ai eu assez ! 9 mois que je prenais des traitements sans aucun résultat !! Là encore, le gynéco nous a suivis : on passe en FIV.

Dans mon esprit, FIV 1 ne pouvait que marcher !!! Et elle a marché… d’une certaine façon. Avec 14 ui à la 1re pds, nous nous sommes rendu compte, après écho, que je faisais une GEU ! Mais bon, j’avais raison : ça a marché !

6 mois de congé maladie et un TEC plus tard, je suis dans l’attente des résultats de FIV 2.

Cette FIV, elle avait très mal commencé. J’avais 2 follicules en avance sur les autres et le gynéco envisageait de tout stopper. Selon lui, j’avais 16 ovocytes ponctionnés à FIV 1, donc je pouvais espérer un aussi bon résultat. Or, selon lui, je ne pourrais pas espérer plus de 7 ovocytes grand maximum. Je lui ai donc demandé si la quantité prévalait sur la qualité. Non parce que sur 16 ovocytes pour FIV 1, je précise que je n’ai obtenu qu’un transfert de 2 embryons très fragmentés à J2 (alors que la politique ici favorise la culture en blasto) et une cryogénisation de 2 blastos !

Il m’a dit qu’en effet, la quantité ne rimait pas toujours avec qualité mais que, quand même, il serait préférable de partir sur une IAC.

Désemparée, alors que j’avais commencé le traitement pour FIV 2, on se voyait déjà renoncer à l’espoir que suscite systématiquement chaque nouvelle tentative.

On a pris le temps avec chéri de réfléchir puis on a revu notre gynéco en lui disant : « Peu importe le résultat, on veut faire cette FIV !!! » En imposant notre décision, on a eu l’impression de reprendre un minimum le contrôle sur nos vies, sur notre parcours souvent rythmé par les décisions des médecins et autres biologistes.

Pas contrariant, il a dit ok, même s’il trouvait ça dommage.

Bilan : j’ai eu 9 ovocytes ponctionnés (soit plus qu’espérés par le gynéco), 1 transfert de 2 beaux embryons à J 4 et 1 autre au frais. Autant dire que finalement, le résultat est presque meilleur que pour FIV 1.

Pour résumer, je pense que dans nos parcours, nous ne sommes pas toujours acteurs de ce qui nous arrive. Nous vivons les choses passivement, confiant notre corps à des spécialistes qui, aussi sympathiques soient-ils, nous voient bien souvent uniquement comme des dossiers. Or, il est important d’être acteur de son existence et, tout en écoutant les conseils avisés des professionnels, de suivre son intuition ou son désir, parce que oui, après tout, il ne faut pas se nier soi-même.

Par ailleurs, déterminée à voir la prise en charge en PMA évoluer, lors de ma rencontre avec l’anesthésiste, j’ai tenu à partager avec elle les améliorations qu’il faudrait apporter pour que les choses nous soient rendues moins difficiles. Elle a admis qu’il y avait beaucoup à faire et que souvent les médecins n’étaient pas à l’écoute car ils sont débordés et n’ont pas le temps. J’ai évoqué mon souhait, à plus ou moins long terme, d’organiser ponctuellement un groupe de parole, pour que toutes les personnes isolées ne le soient plus. Elle a trouvé que c’était une excellente idée, donc je sais que je pourrai compter sur son soutien lorsque je me lancerai dans ce projet.

Enfin, lors du transfert, qui a eu lieu un jeudi, on nous a dit qu’on nous tiendrait au courant le samedi suivant du devenir des derniers embryons. Nous attendions donc des nouvelles de ces poussières de vie avec impatience. Mais, lorsque mon chéri a appelé, on lui a dit à quel point le centre était débordé par les FIV ce jour-là et qu’il fallait s’attendre à n’avoir des nouvelles que le lundi suivant. Pardon ????????? J’ai vu rouge !! Alors que débutait pour nous une énième attente de 12 jours avant d’avoir les résultats de FIV 2, on nous imposait d’attendre 2 jours pour avoir des nouvelles de nos mini nous !! Je me suis alors posé la question suivante : « A qui appartiennent ces embryons ? » Techniquement, ils ont nos gènes et on en a suffisamment pâti pour en être légalement responsables. Pour eux, ça ne représentait sûrement que des paillettes, mais pour nous, ça représente tant d’espoir !!! Ce ne sont pas que des paillettes, ce sont potentiellement les enfants qu’on accompagnera à l’école quand ils auront 3 ans, la larme à l’œil de les voir commencer à s’émanciper…

Forte de tout ce que j’ai lu ici, je me suis sentie très BAMP ce jour-là ! J’ai pris mon courage à deux mains (sachant que j’ai le conflit en horreur !) et j’ai demandé à connaître les résultats finaux. Même réponse. J’ai donc expliqué à mon interlocutrice que nous passions beaucoup de temps à attendre, dans nos parcours, que c’était une grande source de stress pour nous et qu’il était très important que nous ayons des nouvelles de nos petits bouts de vie. Je suis restée conciliante et souriante, mais absolument déterminée. A 13h, j’ai fini par avoir des nouvelles !

Au jour d’aujourd’hui, je suis dans l’attente des résultats qui auront lieu demain mais, quoi qu’il arrive, chéri et moi avons la certitude que nous n’aurons aucun regret.

J’ignore si pour moi, tout ça sera terminé demain. Ma seule certitude c’est que plus que jamais, j’ai le désir, à ma petite échelle, de faire évoluer les choses. Je compte envoyer le manifeste aux gynécologues et aux biologistes, en utilisant le seul mail à ma disposition : celui du directeur du centre AMP himself. Le manifeste sera accompagné d’un mail sur l’importance de transmettre un tel document à tous les gynécologues et biologistes du centre. Je vérifierai bien entendu que l’information a été transmise auprès des personnes concernées…

Et pour conclure, je pense envoyer le manifeste à une gynécologue libérale suffisamment incompétente pour avoir laissé un couple dans l’attente, l’incompréhension, la souffrance et la culpabilité pendant 2 longues années, sans jamais prescrire ne serait-ce qu’un spermogramme. Son discours se résumait à : « C’est psychologique. » Trouvant ceci psychologiquement inacceptable, j’espère pouvoir obtenir ses coordonnées pour lui transmettre une copie du manifeste.

Reprenons le contrôle de nos vies !

JULYS974