Le don d’ovocyte à Rennes

Cette année pour cause de révision de la loi de bioéthique, qui vient modifier profondément la question du don de gamètes, il n’y aura pas de campagne de communication faite par l’Agence de la Biomédecine.

Cette période de transition entre la loi encore en vigueur, les modifications votées en première lecture qui seront dans la loi en 2020 (fin de l’anonymat des donneurs et des donneuses pour les adultes nés via un don de gamètes, mise en place d’une commission d’accès aux informations non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, ou du couple donneur) n’est pas propice à une communication claire.

Mais dans le même temps, il faut quand même communiquer, si nous ne voulons pas que le nombre de donneurs et de donneuses chute trop pendant cette période de transition législative. L’impact des campagnes nationales et locales a son importance, car elles permettent de maintenir un minimum de donneurs et donneuses. 

A Rennes, le docteur DOMIN-BERNHARD, gynécologue au CHU, communique sur le don dans une émission de France3 BRETAGNE, à voir à partir de 19minutes30. La Bretagne, une des régions avec l’Ile de France, avec le plus de don qui se répartissent entre les trois centres autorisés à faire du don d’ovocyte notamment : deux publics (CHU de Rennes et de Brest) et un privé clinique de la Sagesse à Rennes. 

D’ailleurs l’année dernière, le CHU de Rennes avait organisé une campagne de communication locale sur le don d’ovocyte, dont nous vous avions parlé ici. Campagne qui avait permis d’avoir plus de 60 femmes qui s’étaient présentées en tant que donneuses.

Vous pouvez vous aussi, participer à la diffusion des plaquettes et des affiches sur le don de gamètes, comme vous l’aviez déjà fait les années précédentes. Plaquettes et affiches que vous pouvez commander directement sur le site de l’agence de la biomédecine.

 

#Parlonsdudondegamètes
#desfamillesgraceauxdonsdegamètes

SSI 2018 – elle commence lundi !

Nous y voilà, la 4ème Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité que votre association COLLECTIF BAMP organise commence lundi 4 juin et va durer jusqu’à dimanche 10 juin.

 

C’est l’occasion, avec nos petits moyens associatifs, mais avec nos bénévoles motivées de donner plus de visibilité aux questions relatives à l’AMP, l’infertilité, le don de gamètes, la préservation de la fertilité, la santé environnementale et la fertilité, la parentalité, la santé de nos enfants, les parcours de vie des personnes confrontées à l’infertilité, etc.

C’est aussi l’occasion de dialoguer avec les professionnels qui ont répondu présents pour cette semaine, hors du cadre souvent stressant de vos protocoles de soins. C’est l’occasion de faire entendre vos voix, car votre association collectif BAMP s’implique auprès de chaque personnes qui fait appel à elle, mais aussi plus collectivement lors de nos interventions auprès des instances publiques, des politiques, lors de nos rencontres avec les professionnels du soin en AMP (colloques, congrès, groupe de travail, etc), dans le seul but de faire entendre les voix des personnes concernées par l’infertilité, la stérilité, le recours à l’AMP et d’apporter des améliorations là où c’est nécessaire. La démocratie sanitaire est notre socle d’intervention en tant qu’association de patients, cela fonde notre légitimité d’intervention auprès des instances citées plus haut. Vos remarques, vos demandes, vos situations individuelles nous les collectons et nous les rassemblons pour ensuite en faire des généralités que nous défendons lors de nos différentes démarches et actions associatives (groupe de travail, manifeste, témoignages, etc).

La Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité est une proposition que nous vous faisons. Définir un temps et des espaces pour donner plus de visibilité aux sujets qui vous concerne, pour vous donner la parole dans un dialogue constructif en vue d’améliorer la prise en charge de l’infertilité et de l’AMP en France, telles que nous les avons défini dans le Manifeste de l’association.  C’est aussi l’occasion de sensibiliser le grand public aux questions d’infertilité, de préservation de la fertilité, de santé environnementale.

Mais pour que cette proposition prenne vie, il faut que vous vous en saisissiez ! C’est pour cette raison que différentes formes de rencontres vous sont proposées du plus ouvert au plus intime : conférence, ciné-débat, rencontres BAMP, pique-nique. N’oubliez pas de vous inscrire auprès des référent en région qui vous attendent.

Nos partenaires représentent aussi cette diversité qui fait la vie et ces multiples parcours de vie en terre d’infertilité : les CHU de Rennes et de Nantes, les médecins d’amp du public et du privé, les associations partenaires comme le Réseau Environnement Santé, EndoFrance. Les chercheurs de l‘INED. Les partenaires privés comme Doctissimo, Eugin, Lagardère-média, Honorine Production pour la pièce de théâtre « Tout va bien se passer », Natural Hair Academy. Les intervenants des différentes conférences et table-ronde qui ont répondu eux aussi présents. Merci à toutes ces personnes de croire que ce projet de Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité est nécessaire, et qu’il est intéressant d’y participer.

Vous nous demandez souvent pourquoi nous ne sommes pas partout en France. Notre réponse est toujours la même, nous sommes une tout petite équipe de membres actifs. Nous n’avons ni les moyens financiers, ni les moyens humains d’être sur toute la France. Toutes les propositions de cette semaine sont portées par les membres actifs de l’association qui sont bénévoles et nous n’avons pas de membres actifs partout en France. Nous aimerions proposer des choses dans toutes les villes où vous vous étonnez qu’il ne se passe rien, mais si personne n’est sur le terrain pour l’organiser, nous ne pouvons le mettre en oeuvre.

Alors voilà nous vous proposons du 4 au 10 juin de participer à votre niveau, soit en étant présent dans l’un ou l’autre des rendez-vous proposés, soit en relayant les informations qui vont être diffusées pendant cette semaine. Pour que les sujets qui nous concernent puissent être mieux compris par les autres, pour que les tabous et l’isolement que provoque l’infertilité diminuent, pour que l’information circule mieux et que le grand public soit mieux informé sur ces sujets.

Nous avons hâte de vous rencontrer. 

Pour les deux conférences de Toulouse et Paris, il est encore possible de vous inscrire en cliquant sur la ville de votre choix.

C’est aussi le cas des différents rendez-vous proposez dans les villes, par les bénévoles de l’association.

Paris

Toulouse

Nantes -Angers

Clermont-Ferrand

Lyon

Rennes

Nouméa

Caen

Marseille

Pour ceux qui n’étaient pas avec nous en 2015, voici un petit souvenir audio de la première Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité qui avait eu lieu à l’époque à Caen et Paris. Merci à Laetitia PEYRE, sonographe qui nous avait proposé ce montage sonore

#ssi2018 #semainesensibilisationinfertilité #1couple6 #jesuisinfertile #parlerautrement #amp #pma

SSI 2018 à Rennes aussi !

Amis Bretons et amies Bretonnnes un rendez-vous à Rennes pendant la Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité, pour vous le jeudi 7 juin !

Venez rencontrer le docteur Mathilde DOMIN-BERNHARD gynécologue au CHU de Rennes, responsable du don d’ovocyte.

Un rendez-vous hors des murs de l’hôpital pour parler d’infertilité, d’amp, de préservation de la fertilité, de don d’ovocytes (venez avec vos amies qui s’interrogent sur cette démarche !).

C’est vraiment l’occasion de discuter de ces sujets : préservation de la fertilité, l’amp, le don de gamètes, etc.

Venez poser vos questions et dialoguer avec elle.

Lors de cette soirée, vous pourrez aussi retrouver Karine DEGUNST, auteure de « Félicitation c’est une FIV » et de son prochain livre « Félicitation c’est encore une FIV« , déjà disponible en Ebook et bientôt en librairie. Venez avec vos livres pour qu’elle puisse vous les dédicacer.

 D’ailleurs Karine DEGUNST parle de son livre, et du rendez-vous du 7 juin dans une émission diffusée sur France 3 Bretagne, vendredi dernier (émission du 25 mai si vous voulez la voir)

Si vous souhaitez vous inscrire pour participer à cette rencontre, merci d’envoyer un mail à collectif@bamp.fr, pour que nous puissions vous communiquer le lieu du rendez-vous

 

#SSI2018 #SemaineSensibilisationInfertilité #JeSuisInfertile #1couple6 #dongametes #autoconservation #ovocytes

Mobilisation du CHU de Rennes pour le don d’ovocytes

Le CHU de Rennes vient de lancer une campagne de sensibilisation sur le don d’ovocytes, c’est assez rare pour être signalé.

« Dernière étape d’un long parcours, chaque année en France près de 3 500 nouveaux couples s’inscrivent pour bénéficier d’un don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes). En 2015 en Bretagne, 106 femmes ont fait un don d’ovocytes permettant à 153 couples de bénéficier d’une assistance médicale à la procréation (AMP). 43 enfants sont nés grâce à un don d’ovocytes, malheureusement 393 couples étaient encore en attente d’un don au 31 décembre. En Bretagne et au plan national, si ces dons sont en progression, ils demeurent malheureusement encore très loin de satisfaire les besoins et réduire des délais d’attente souvent très longs. A Rennes comme ailleurs, le manque de donneuses est en partie lié à la méconnaissance de l’existence du don d’ovocytes et de ses modalités.  » vous pouvez lire la suite sur le site internet du CHU

 

Ce sont des affiches qui ont été disposées dans des endroits stratégiques, des flyers vont aussi être distribués dans les pharmacies. Nous ne doutons pas que cette initiative, puisse sensibiliser les jeunes femmes de la région Rennaise. Vous pouvez suivre, tout ça sur le compte twitter du CHU de Rennes @churennes.

A partager évidemment pour relayer le plus largement possible cette initiative locale.

 

#Parlonsdudondegamètes
#desfamillesgraceauxdonsdegamètes

Investir pour mieux agir ? L’embryoscope

L’embryoscope est un incubateur de pointe qui permet d’observer l’embryon minute par minute à partir du moment où la FIV a lieu jusqu’au moment où il est transféré dans l’utérus. Il s’agit donc d’une surveillance accru de l’embryon et de son développement durant ses premières heures afin de sélectionner le meilleur pour une implantation qui aurait donc un taux de réussite plus élevé.

Cette technique a été développée pendant 7 ans à la clinique IVI en Espagne. Elle est déjà mise en oeuvre en Inde (depuis 2012), en République Tchèque (depuis 2011 dans certaines cliniques).

Cet incubateur vaut cher, même très cher (ne soyons pas radin avec le progrès). Raison pour laquelle (encore une fois) nous ne le trouverons pas partout. Le CHU de Nantes a visiblement été le premier à l’acquérir en 2011 puis Bordeaux à l’été 2012. Au jour d’aujourd’hui, seuls 3 hôpitaux possèdent ce dispositif en France (selon Nantes) mais malgré mes recherches je n’en ai trouvé que 2 (si quelqu’un connaît le 3ème centre ??).

Donc oui, il s’agit d’un sérieux investissement (et c’est la crise et tout et tout) mais ne serait-il pas temps de mettre en œuvre une réelle politique sociale en PMA ? Est-ce qu’un investissement technologique qui permettrait (selon certaines études) un taux de réussite presque 20% supérieur à celui d’aujourd’hui ne serait pas opportun ?

Alors oui, le mot « investissement » se trouve le plus souvent dans les journaux économiques et nous nous défendons régulièrement et nous battons pour que le système de santé français (et la PMA) ne soit pas un sujet économique mais humain. Nous savons hélas qu’aujourd’hui plus que jamais, il s’agit d’une histoire d’argent.

Je reviens donc à cet investissement un peu comme la vitrification me direz-vous.

Ces nouvelles technologies combinées ont fait leur preuve. Plus de réussite = moins de FIV = économie pour la sécurité sociale.

Ne serait-il pas plus réfléchi d’investir maintenant afin d’économiser sur le long terme ?

Voici l’article

Un article  de Ouest-France en date du 4 février, présente l’incubateur cinématographique nouvellement utilisé au chu de Rennes, comme : « une prodigieuse avancée technologique« , certes, mais qui commence juste à ce mettre en place en France dans les services amp et autres cecos.

Cette technique permettant l’implantation des embryons ayant le meilleur développement cinétique, elle augment ainsi les chances d’une implantation positive, en ne choisissant que les embryons qui auraient le développement le plus harmonieux.

Cela évite, aussi de sortir régulièrement les boites de pétri, contenant nos potentiels petits, des incubateurs qui les tiennent au chaud. Les embryons sont ainsi moins « stressés » par les multiples manipulations et peuvent ainsi développer au mieux leurs potentialités.

C’est une demande importante du collectif BAMP, que de doter les équipes françaises d’outils qui permettent d’optimiser les tentatives de FIV, proposition numéro 2 du manifeste.. En permettant aux équipes de pouvoir choisir de façon plus pertinente et pointue un ou deux embryons au regard de leur développement,  visionnées via les images prisent par l’embryoscope, les taux de grossesse sont donc augmentées.

Nous vous invitons à regarder la vidéo, contenue dans cet article.

La vidéo, c’est ici