Mobilisation du CHU de Rennes pour le don d’ovocytes

Le CHU de Rennes vient de lancer une campagne de sensibilisation sur le don d’ovocytes, c’est assez rare pour être signalé.

« Dernière étape d’un long parcours, chaque année en France près de 3 500 nouveaux couples s’inscrivent pour bénéficier d’un don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes). En 2015 en Bretagne, 106 femmes ont fait un don d’ovocytes permettant à 153 couples de bénéficier d’une assistance médicale à la procréation (AMP). 43 enfants sont nés grâce à un don d’ovocytes, malheureusement 393 couples étaient encore en attente d’un don au 31 décembre. En Bretagne et au plan national, si ces dons sont en progression, ils demeurent malheureusement encore très loin de satisfaire les besoins et réduire des délais d’attente souvent très longs. A Rennes comme ailleurs, le manque de donneuses est en partie lié à la méconnaissance de l’existence du don d’ovocytes et de ses modalités.  » vous pouvez lire la suite sur le site internet du CHU

 

Ce sont des affiches qui ont été disposées dans des endroits stratégiques, des flyers vont aussi être distribués dans les pharmacies. Nous ne doutons pas que cette initiative, puisse sensibiliser les jeunes femmes de la région Rennaise. Vous pouvez suivre, tout ça sur le compte twitter du CHU de Rennes @churennes.

A partager évidemment pour relayer le plus largement possible cette initiative locale.

 

#Parlonsdudondegamètes
#desfamillesgraceauxdonsdegamètes

Investir pour mieux agir ? L’embryoscope

L’embryoscope est un incubateur de pointe qui permet d’observer l’embryon minute par minute à partir du moment où la FIV a lieu jusqu’au moment où il est transféré dans l’utérus. Il s’agit donc d’une surveillance accru de l’embryon et de son développement durant ses premières heures afin de sélectionner le meilleur pour une implantation qui aurait donc un taux de réussite plus élevé.

Cette technique a été développée pendant 7 ans à la clinique IVI en Espagne. Elle est déjà mise en oeuvre en Inde (depuis 2012), en République Tchèque (depuis 2011 dans certaines cliniques).

Cet incubateur vaut cher, même très cher (ne soyons pas radin avec le progrès). Raison pour laquelle (encore une fois) nous ne le trouverons pas partout. Le CHU de Nantes a visiblement été le premier à l’acquérir en 2011 puis Bordeaux à l’été 2012. Au jour d’aujourd’hui, seuls 3 hôpitaux possèdent ce dispositif en France (selon Nantes) mais malgré mes recherches je n’en ai trouvé que 2 (si quelqu’un connaît le 3ème centre ??).

Donc oui, il s’agit d’un sérieux investissement (et c’est la crise et tout et tout) mais ne serait-il pas temps de mettre en œuvre une réelle politique sociale en PMA ? Est-ce qu’un investissement technologique qui permettrait (selon certaines études) un taux de réussite presque 20% supérieur à celui d’aujourd’hui ne serait pas opportun ?

Alors oui, le mot « investissement » se trouve le plus souvent dans les journaux économiques et nous nous défendons régulièrement et nous battons pour que le système de santé français (et la PMA) ne soit pas un sujet économique mais humain. Nous savons hélas qu’aujourd’hui plus que jamais, il s’agit d’une histoire d’argent.

Je reviens donc à cet investissement un peu comme la vitrification me direz-vous.

Ces nouvelles technologies combinées ont fait leur preuve. Plus de réussite = moins de FIV = économie pour la sécurité sociale.

Ne serait-il pas plus réfléchi d’investir maintenant afin d’économiser sur le long terme ?

Voici l’article

Un article  de Ouest-France en date du 4 février, présente l’incubateur cinématographique nouvellement utilisé au chu de Rennes, comme : « une prodigieuse avancée technologique« , certes, mais qui commence juste à ce mettre en place en France dans les services amp et autres cecos.

Cette technique permettant l’implantation des embryons ayant le meilleur développement cinétique, elle augment ainsi les chances d’une implantation positive, en ne choisissant que les embryons qui auraient le développement le plus harmonieux.

Cela évite, aussi de sortir régulièrement les boites de pétri, contenant nos potentiels petits, des incubateurs qui les tiennent au chaud. Les embryons sont ainsi moins « stressés » par les multiples manipulations et peuvent ainsi développer au mieux leurs potentialités.

C’est une demande importante du collectif BAMP, que de doter les équipes françaises d’outils qui permettent d’optimiser les tentatives de FIV, proposition numéro 2 du manifeste.. En permettant aux équipes de pouvoir choisir de façon plus pertinente et pointue un ou deux embryons au regard de leur développement,  visionnées via les images prisent par l’embryoscope, les taux de grossesse sont donc augmentées.

Nous vous invitons à regarder la vidéo, contenue dans cet article.

La vidéo, c’est ici