Bioéthique : « La question du don » – Colloque à l’EHESS

Le titre exact de ce colloque organisé à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales est « La révision de la loi de bioéthique un enjeu majeur pour toutes les personnes conçues par don« . Il réunira autour d’Irène THERY (sociologue) et Anne-Marie LEROYER (juriste) plusieurs associations concernées par ces sujets : Les enfants d’arc en ciel (familles LGBT), ADFH (association des familles homoparentale), MAIA (vous soutenir dans votre désir d’être parent), PMAnonyme (adultes nés d’un don), Mamensolo (femmes AMP en solo), CLARA (GPA).

C’est à Paris, le 30 mars prochain (le même jour que l’endomarch).

« Révision de la loi de bioéthique, un enjeu majeur pour toutes les personnes conçues par don »

« L’objet principal de la prochaine révision des lois de bioéthique est présenté par les médias comme « l’ouverture de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) à toutes les femmes ». Et en effet, depuis plusieurs années déjà, le débat public s’est concentré sur la possibilité que les couples de femmes et les femmes célibataires puissent bénéficier de la médecine procréative en recourant notamment au don de gamètes.

Dans ce contexte, les partisans de la réforme ont bâti leur argumentaire sur un axe majeur : l’exigence d’égalité des droits, le refus des discriminations. De leur côté, les opposants ont construit leur critique sur la « question du père », indiquant par là que leur refus est plus largement celui de l’homoparenté et de la monoparenté. Cette situation est parfaitement compréhensible : chaque camp met en valeur ce qu’il voit comme le socle de légitimité de sa position. Mais, pour les sciences sociales, elle est aussi éminemment paradoxale : tout se passe comme si l’enjeu du don, qui sera au coeur de la réforme, restait implicite, méconnu et parfois même occulté dans le débat public.

Pourquoi certains refusent-ils encore d’entendre les personnes conçues par don – qui furent si longtemps les oubliées du système – lorsqu’elles invoquent le droit fondamental que leur histoire et leur identité cessent d’être manipulées et revendiquent l’accès à leurs origines ? Pourquoi n’a-t-on pas davantage pris conscience que l’événement inattendu des États généraux de la bioéthique a été la radicalisation de certains courants qui, non contents de refuser l’ouverture de l’AMP à toutes les femmes, exigent désormais l’interdiction pure et simple du don de gamètes pour tous, y compris les couples de sexe différent qui en bénéficient depuis un demi-siècle ?

L’hypothèse de ce colloque peut être résumée d’une formule : la question, c’est le don. La réforme ouvrant l’AMP à toutes les femmes (à laquelle tous les rapports et avis sollicités se sont déclarés favorables) insuffle un air nouveau qui peut être le départ d’un véritable progrès éthique et juridique pour tous. Dans les choix qu’opèrera le projet de loi, tout se jouera autour du don, de la légitimité des futurs parents à y recourir, de la place au soleil que la société française sera capable d’accorder à leurs familles, si longtemps cachées et effacées de notre paysage familial, de la protection des donneurs, et surtout des droits qui seront accordés aux personnes conçues par don. »

Voilà le programme et les intervenants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous voulez assister à ce colloque, il faut vous inscrire sur le site de l’EHESS, par ici

Plusieurs représentants de l’association, seront dans le public pour tenter de faire entendre, notre point de vue sur ces questions, qui concernent nos familles et nos enfants nés grâce à un don de gamètes. Si vous voulez vous joindre à nous, il faut vous inscrire via le lien de la ligne du dessus. Merci

Parents médicalement assistés, comment advenir aujourd’hui ?

La clinique Santa Maria de Nice, Virginie JACOB ALBY et l’Université du Québec à Montréal, ont le plaisir de vous inviter les 29 et 30 novembre prochains, à NICE.

Pour un colloque qui s’intitule :  « Parents médicalement assistés, comment advenir aujourd’hui ? »

sous la Présidence de René Frydman.

« A l’occasion de la révision de la loi bioéthique prévue pour 2018-2019 en France, ce colloque scientifique franco-québécois se propose d’ouvrir un espace de parole et de pensée pour nourrir et éclairer le débat éthique, se centrant sur les intérêts de l’enfant, ceci face aux demandes sociétales « d’ouvrir la PMA à toutes les femmes en France ».

Nous réfléchirons aux différents modes de faire-famille : homoparentalité, monoparentalité et hétéroparentalité et leur vécu tant en France qu’au Québec. Nous mettrons au travail les questions de l’infertilité biologique et de l’infertilité sociale avec leur lot de solitude, de honte et de culpabilité. Puis face à l’altérité que représente le recours au don de gamètes, nous nous poserons les questions de savoir : qui sont les parents ? À qui appartiennent les enfants ?

Ce colloque accueillera des anthropologues, sociologues, psychanalystes, des juristes et des praticiens de la PMA. »

Vous trouverez également ci-dessous, le programme fort intéressant et riche, de ces deux journées ainsi que la liste des intervenants.

Colloque payant, ouvert à tous, sur inscription.

 

Si vous souhaitez y participer, voici le lien vers le site web sécurisé vous permettant de vous inscrire et de payer votre entrée.

Joséphine, référente de l’association à Montauban, sera présente pendant les deux jours, pour écouter et nous retransmettre les intéressantes présentations.

SSI2018 – Invitation à la première journée du 4 juin

Les membres de l’association collectif bamp, les bénévoles ont le plaisir de vous inviter à participer à la 4ème Semaine de Sensibilisation à l’infertilité : SSI2018.

Cette année encore, nous vous proposons, différents moments de rencontres et d’échanges, pour parler d’infertilité, d’assistance médicale à la procréation, de don de gamètes, de préservation de la fertilité, des familles et des enfants qui adviennent grâce à une technique d’AMP.

Le programme complet de la semaine n’est pas encore totalement validé, vous pourrez retrouver une rencontre, un débat-ciné, une table-ronde dans différentes villes de France et en Nouvelle Calédonie (là où des bénévoles de l’association se sont mobilisé pour d’organiser quelque chose).

Mais, pour la journée d’ouverture de la SSI2018, c’est à dire le lundi 4 juin 2018, tout est déjà validé.

Alors si vous habitez la région Occitanie, autour de Toulouse ou ailleurs, nous vous invitons d’ores et déjà à prendre connaissance du programme de cette 1ère journée, qui va se dérouler à L’UNION (banlieue de Toulouse), sur un sujet qui est essentiel pour nous depuis la création de l’association : la santé environnementale et son impact sur la fertilité et la santé des enfants et des adultes.

Organisé en partenariat avec le Réseau Santé Environnementale, (dont BAMP est membre du conseil d’administration) : « Y aura-t-il encore des petits Occitans en 2040 ?« , s’annonce comme un rendez-vous essentiel dans la perspective d’une prise de conscience collective et un changement de paradigme dans les approches politiques sur ces questions. Associé au Réseau Environnement Santé  (à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les biberons et la mise en place dans certaines villes françaises du projet « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens« ), qui fédère différentes associations de patients et qui œuvre avec succès à l’information sur l’impact des perturbateurs endocriniens dans l’augmentation des maladies chroniques (obésité, autisme, cancer, infertilité, etc) ; notre association se mobilise fortement, en tant que représentante des personnes infertiles, concernées pour la hausse des infertilités, la baisse de la qualité et de la quantité de spermatozoïdes dans l’éjaculat des français, l’augmentation des insuffisance ovariennes précoces, du syndrome des ovaires polykystiques, de l’endométriose.

Nous ne pouvons pas rester sans rien faire, pour nos enfants et les générations suivantes. En tant que personnes concernées, nous avons un rôle d’alerte, à jouer, car comme pour d’autres situations, il est plus facile de prendre conscience des choses quand on est directement concernés.  Nous espérons que ce colloque puisse enclencher un réel mouvement de synergie entre les instances politiques locales, mais aussi nationales autour de la nécessité d’une LOI, pour 2019, de SANTE ENVIRONNEMENTALE, avec un volet sur la prévention de l’infertilité etl’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé reproductive.

Venez participer à cette première journée pour vous informer, pour montrer aux pouvoirs publiques, que la santé environnementale et reproductive est essentielle à vos yeux. Partagez, cette invitation autour de vous. Merci

Evénement gratuit, mais sur inscription ICI

Le programme complet ci-dessous

Vous pourrez retrouver sur place les stands de différentes associations
Nous vous attendons nombreux et nombreuses

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