Impatiente75 – Cryptozoospermie

Après de belles années d’amour, chéri et moi décidons de sauter le pas, et de nous marier en 2010….  Puis, d’avoir un bébé… Il est prêt, je suis prête comme jamais… Cet enfant, j’ai mis longtemps à le désirer vraiment mais c’est à ce moment là un désir profond, viscéral…  J’ai 32 ans…

Je ne prends plus la pilule depuis un bail déjà… Mais étant réglée à la minute prêt, je ne me posais pas de question, puisque nous faisions attention jusque là…(oui, je sais, un peu coconne la fille)

A partir de ce moment là, je surveille mes cycles comme le lait sur le feu… Je commence à planifier nos rapports, en tous cas pendant les périodes d’ovulation…. Rien… Rien de rien de rien…. J’en parle à mon gynéco de ville… Il rigole… Me dit que le temps moyen pour tomber enceinte, c’est environ 12 mois… Que je ne dois pas m’inquiéter. Qu’il y a peu de chance que j’ai un problème (il n’évoque pas une seconde la possibilité d’une cause masculine).

Fin 2011, soit un an et demi après le mariage, je suis triste comme les pierres…. Je m’isole, je me sens mal.. Je fuis les enfants, les parents.. Je ne supporte plus les discussions de mes collègues mamans au boulot. Je me sens exclue. Je me sens incomplète…

C’est une dépression, voilà c’est dit.. Je me sens coupable. Je pleure toutes les larmes de mon corps à chaque cycle…

Je retourne voir mon gynéco et décide de ne pas quitter le cabinet sans avoir des examens de prescrits.  Il me demande alors, si rien en début d’année de contacter un centre PMA qu’il connaît bien, puisqu’il y a travaillé (ah bon??? ben merde alors)

Je n’attends pas, vais en novembre et me déplace au rdv seule… Personne ne m’a dit que mon conjoint devait être présent (rien de noter sur la convoc non plus).. De plus mon gynéco m’avait dit qu’on commencerait par moi (avec le recul pourquoi?). Je suis reçue par une médecin.. froide, désagréable. Je me fais littéralement engueuler car mon mari n’est pas là… Je subis un interrogatoire… Encore mieux une interro puisqu’on me demande si je sais ce qu’est une ovulation, comment ça se passe, quels sont les moments propices pour concevoir… Je ressors de là avec une tonne d’ordonnances, et des explications légères sur le pourquoi… Sans oublier un petit livret informatif… Le premier contact avec la PMA est froid, rude, décevant… Pas une once d’écoute…

Je me sens vexée, humiliée, inquiète….

Nous partons en voyage de noces à l’Ile Maurice en janvier 2012… Nous vivons 10 jours incroyables… Je suis en pleine ovulation pendant mon séjour… Mais toujours rien.

Je commence donc dès mon retour une partie des examens. Prise de sang ok… Echo ok… Hormone ok…. AMH ok… J’attends un peu pour l’hystérosalpingographie,…

Chéri traîne un peu des pieds pour le spemo…  Mais y va quand même… Et là, catastrophe… Un mot tout bizarre.. Cryptozoospermie… Gniééééé?? Voilà ce que je trouve sur le net :

Cryptozoospermie :

    • Crypto = caché ;
    • La cryptozoospermie est définie par l’absence de spermatozoïdes observé à l’examen microscopique direct d’une goutte de sperme mais à l’opposé de l’azoospermie, une recherche approfondie permet d’en retrouver quelques uns (moins de 100 000 spermatozoïdes dans la totalité de l’éjaculât).
    • La cryptozoospermie est sévère quand le nombre de spermatozoïdes est inférieur à 10 000 spermatozoïdes dans l’éjaculât

Je googlise comme une folle… Je contacte le centre d’examen. Ils ne font que me redire la même chose. Pour confirmer le diagnostic, il faudra un nouveau spermogramme…  Impossible pour eux de faire la spermoculture avec aussi peu…

Pas de rdv dans le centre avant 3 mois, et pas d’explications autres possibles, même par tél….

Je recontacte mon gynéco. Je perçois qu’il ne souhaite pas vraiment me répondre, que je dois voir ça avec le centre… Quand j’évoque le délai, il en semble désolé et me donne les coordonnées d’un de ses confrère, un ponte de la PMA. Comme il est dans le privé, les rdv sont plus rapides.

Je le contacte de suite, et un rdv est pris pour un mois et demi après, c’est déjà mieux.

Professeur miracles n’est pas un chaleureux, c’est vrai, mais il va droit au but, pose des questions précises et prescrit des examens complémentaires pour chéri, dont le caryotype, et une écho des testicules.

Si tout est ok, on peut envisager une Fiv avant l’été…  Pas besoin d’IAC, pour lui c’est une perte de temps. Je retiens mes larmes et m’effondre dans les bras de chéri. Je commence à réaliser que nous avons plus de chance de gagner au loto que de concevoir naturellement.

L’écho révèle une varicocèle de grade II / III. Le nouveau spermo confirme le diagnostic de départ, mais le nouveau labo où on le fait réalise quand même la spermoculture… On a une cinquantaine de zozos en tout,  100% atypiques… Et dont la plupart sont morts.

Le sol s’effondre un peu plus sous nos pieds. Chéri encaisse comme il peut, moi aussi. On se serre les coudes…

Professeur miracles veut une embolisation de la varicocèle avant la FIV. Pour lui, ça ne peut pas détériorer la situation, au pire, cela restera pareil, au mieux, on gagnera en qualité et quantité. Comme il considère mon terrain comme très bon,  il veut faire un protocole court, et assez léger pour éviter les risques d’hyperstimulation. La fiv pourrait donc avoir lieu en octobre ou novembre. Ça me paraît loin, mais bon, ça fait déjà un moment qu’on attend….

Je maintiens en parallèle le rdv au centre PMA de l’hôpital. Pour avoir un second avis. Pour me laisser le choix peut être aussi… Là bas, on ne parle pas embolisation… Et on me propose un protocole long, le centre n’étant pas habitué au protocole court, même s’ils conviennent que ça serait pas mal pour moi.  Par contre, la Fiv pourrait se dérouler fin juin / courant juillet.

Avec chéri, on réfléchit donc… Et on choisit professeur miracles. Pour tenter de gagner en quantité et qualité, ne pas faire une tentative dans le vide (sachant que le centre public n’évoque pas la ponction testiculaire si rien au spermo le jour J). Et puis aussi pour le protocole qui est moins lourd pour moi…

L’embolisation a lieu la 20 juillet 2012… Un nouveau spermo est réalisé 70 jours plus tard. Et miracle, on a gagné sur tous les plans… En qualité (97% d’atypies au lieu de 100%), en mobilité, en nombre (chéri est un jeune millionnaire).  Nous nous payons le luxe de faire un test de fragmentation de l’ADN/décondensation de la chromatine. Tout va bien. Professeur miracles vote pour une Fiv Icsi.

Je mets chéri sous Concepti*o, comme moi, bataille pour alléger les soirées et consommation d’alcool ainsi que le tabac, lutte pour enlever le téléphone portable de sa poche…De mon côté, je vois mon osthéo, voit un acupuncteur spécialisé PMA grâce à une copinaute, me prépare au traitement et à la ponction avec le CD d’auto hypnose.

Le traitement commence  le 19 octobre 2012…. Avec une ponction le 05 novembre. 12 ovocytes prélevés. 9 mûrs, tous micro-injectés. Et au final, après un coup de flippe (1 embryon au bout de 24h, même Professeur miracle est « déçu », mais il y croit), 4 embryons dont un qui se montre très beau, et vivace. C’est celui là qui me sera transféré à J3, à notre demande… Et c’est ce même embryon, devenu fœtus, qui fait des bonds dans mon bidon aujourd’hui.

Une Fiv Icisi, un bébé prévu pour début août. Nous sommes conscients de notre chance, et vivons pleinement notre bonheur.

Ce que je retiendrai au final de ce « petit parcours » en PMA, c’est :

*Le manque d’empathie rencontré… Cette impression d’être un chiffre, un cas…

*La non prise au sérieux des couples en attente d’enfants (si je n’avais pas harcelé mon gynéco, on en serait peut être encore au même point).

*Le manque d’information, de suivi, lorsque les couples sont confrontés à des résultats incompréhensibles (et non, on a pas tous fait médecine). On a cru devenir chèvres…

*La difficulté pour les couples à prendre les bonnes décisions…Il s’agit de faire confiance à des inconnus. Personnellement, je ne peux que conseiller de prendre au moins deux avis…

*La différence de traitement public / privé (délai, tarifs, prise en charge….)

La PMA n’est pas mise entre parenthèse, même si nous sommes en pause… Nous savons tous les deux, que si nous voulons un deuxième bébé, il ne faudra pas traîner car je ne suis plus toute jeune (36 ans dans 6 mois… A entendre la science, mais ovaires sont en train de se transformer en pruneaux) et nous n’avons aucune certitude pour les gamètes de chéri (on  a pu faire 3 paillettes au cas où).

J’espère que mon « témoignage » pourra en aider certaines.

Halte aux idées reçues!

Suite à ma proposition, voici mon 1er jet pour la page « halte aux idées reçues ». J’ai essayé de regrouper toutes vos idées, sauf ce qui concernait les fausses-couches, car je pense qu’il faudrait une rubrique à part. J’attends vos critiques et avis. 🙂

L’infertilité est un véritable parcours du combattant, malheureusement très méconnu par ceux qui n’y sont pas confronté. De nombreuses idées reçues circulent sur le sujet, et parfois en voulant être gentil ou rassurer son proche, on tourne le couteau dans la plaie.

Quelques erreurs fréquentes à éviter :

1) Rapporter l’infertilité à l’aspect psychologique.

L’infertilité est avant tout un problème médical, pas psychologique. Pour 80% des couples, il existe une cause médicale connue. Pour ceux dont la cause reste inexpliquée (infertilité «idiopathique»), tout ce que nous savons est que la science médicale n’a pas encore pu établir la cause. Il n’y a pas de preuve que le stress soit une cause d’infertilité. Cependant, il existe beaucoup de preuves pour dire que l’infertilité provoque du stress!

« Détendez-vous, partez en vacances! »

NON, prendre des vacances ne guérit pas de l’infertilité !

Ne pas y penser ou prendre des vacances ne va pas déboucher des trompes ou améliorer la qualité du sperme du conjoint. C’est en effectuant des dosages d’hormones, un spermogramme et d’autres tests que l’on diagnostique une infertilité, que l’on peut éventuellement traiter.

« Après des années de galère, les X ont adopté une petite fille, et BAM, elle est tombée enceinte ! »

NON,  l’adoption ne guérit pas de l’infertilité

Vous avez probablement entendu parler d’un couple qui a vécu un problème d’infertilité pendant des années, qui a ensuite adopté un enfant, et qui a finalement vécu une grossesse. Peut-être avez-vous cru que ce couple a pu procréer parce qu’il a «arrêté d’y penser» Un certain nombre d’études ont examiné ce phénomène, et ont démontré que des couples infertiles qui n’adoptent pas ont les mêmes chances de vivre une grossesse après quelques années que les couples qui ont recours à l’adoption. Cela s’explique par le fait que seul un petit pourcentage des couples infertiles réussissent à concevoir un enfant après un certain nombre d’années. Nous entendons probablement davantage parler des couples qui ont choisi la solution de l’adoption.

« Tu y penses trop, c’est pour ça que ça ne fonctionne pas ! »

D’abord, si vous voulez culpabiliser et enfoncer encore d’avantage votre proche, c’est réussi. Choisir de faire un enfant n’est pas une décision que l’on prend à la légère, et toute personne normalement constituée « y pense ».  Alors imaginez fréquenter régulièrement les couloirs d’hôpitaux, vous piquer tous les jours dans le ventre et subir d’innombrables échographies vaginales. Réussiriez-vous à ne pas y penser ?

« Tu fais un blocage. » ou sa variante « C’est dans la tête ! »

Vous êtes psy ? Non ? Alors abstenez-vous de ce genre de commentaires qui n’ont pour effet que de culpabiliser votre proche.

« Ça viendra quand ce sera le bon moment, tu n’es peut-être pas prête. »

Pas prête ?? Je peux vous assurez qu’après 3 ans, 8 mois et 3 semaines, elle est plus que prête !

2) Donner son avis alors qu’on n’y connaît rien.

«  Ne t’inquiète pas, ça va marcher. »

A moins d’être madame Irma et de lire l’avenir dans les cartes, vous n’en savez rien ! En disant cela, vous minimisez le problème de votre proche, avec en plus la fausse promesse qu’elle va tomber enceinte. La triste vérité est que cette garantie n’existe pas. Votre amie ne tombera peut-être jamais enceinte, elle le sait et en souffre.

«  Il faut y croire. »

Remarque qui sous-entend que si on n’y croit pas suffisamment, ça ne peut pas marcher. Ça implique que votre amie n’y croit pas assez, l’infertilité est donc de sa faute. Or si elle est en cours de PMA, je peux vous assurer que c’est parce qu’elle y croit: les injections d’hormones ça ne fait pas planer.

«  Tu as pensé à l’adoption (il y a tellement d’enfants qui …) ? »

Evidemment qu’elle y a pensé, elle a aussi probablement pensé au don de sperme, au don d’ovocyte, à la mère porteuse, au vol de sperme et au vol d’enfant. Mais là tout de suite, ça n’est pas à l’ordre du jour. Pourquoi est-ce que sous prétexte qu’un couple est infertile, il doit se mettre à essayer de soulager la douleur du monde ? A moins qu’elle n’entame le sujet, ne parlez pas d’adoption.

«  Moi je trouve que la PMA … »

Ne donnez pas votre avis sur la PMA. Elle a lu toutes les études possibles, et elle a pris sa décision. Quelle que soit cette décision, votre avis est irrecevable étant donné que c’est pas vous qui êtes dans cette situation.

« Vous êtes jeunes, vous avez tout le temps ! »

Encore une remarque qui minimise le problème. Sous prétexte qu’on est jeune, on ne souffre pas de cette attente et de cette situation ? Oui, on est jeunes, mais justement parce qu’on avait fait le choix d’être des parents jeunes. Et plus ça va, plus notre rêve s’éloigne…

3) Minimiser leur souffrance et vous plaindre de votre grossesse / vos enfants.

«  Il y a des choses bien pires que d’être infertile. »

Qu’est-ce que vous en savez ? À moins de n’avoir vécu un cancer ET une infertilité, vous ne pouvez pas comparer.

 « Profite de faire la grasse matinée et de voyager tant que tu n’as pas d’enfant. »

Le plus blessant dans cette remarque est la minimisation du problème et de penser que quand on passe par une période aussi difficile, avec des traitements très lourds, on puisse juste ”profiter”.

 «  Tu peux avoir les miens, ils sont insupportables. »

Ne vous plaignez pas de vos enfants à une personne infertile. Ces enfants, vous les avez désiré vous avez eu la chance de les concevoir naturellement. C’est une chance. De manière similaire, ne lui expliquez pas toutes les responsabilités que les enfants engendrent: elle a eu amplement le temps d’y réfléchir (bien plus que vous qui n’avez pas eu de problèmes de fertilité).

«  Oh la grossesse, c’est long, et puis j’ai des nausées, bientôt je vais ressembler à une baleine, etc… » 

Si vous voulez vous plaindre de votre grossesse, appelez une amie qui n’a pas de problème de fertilité. Croyez-moi, on adorerait avoir toutes sortes de douleurs si ça veut dire qu’on aura un enfant.

C’est quand le bonheur???

Avec mon chéri, nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus de 8 ans et nous vivons ensemble depuis 5 ans. Très vite, nous nous sommes aperçus que nous avions beaucoup de choses en commun, la plus évidente est notre date de naissance. Pour la petite anecdote, nous sommes nés le même jour dans le même hôpital à seulement 4 heures d’intervalles. Nos mamans étaient probablement dans des chambres l’une à coté de l’autre, nous nous sommes même surement croisés alors que nous venions juste de naître. Nous étions donc faits pour nous rencontrer et vivre de beaux moments.

En janvier 2010 j’arrête ma pilule, un mois après je suis enceinte. Youpi !!! La vie est belle mais pour peu de temps. J’ai de fortes douleurs, je sens bien que quelque chose ne tourne pas rond. A la première écho faite en urgence, on m’annonce que je fais une GEU. A l’époque, je ne savais même pas que ça pouvait exister. Je me souviens encore des mots du gynéco « C’est foutu ». J’ai le droit à une injection de méthotrexate et je rentre chez moi. Trois jours plus tard je reviens aux urgences vers 21h00. Je fais une hémorragie. On me fait une cœlioscopie pour retirer l’embryon coincé dans ma trompe. Le lendemain, je sors sans explication sur ce qu’on m’a fait et je rentre à la maison. Un peu de soutien m’aurait fait beaucoup de bien à ce moment là.

Il nous a fallu un an pour être prêts à retenter. Nous sommes en avril 2011 lorsque j’arrête  de nouveau ma pilule. Un mois après, je suis à nouveau enceinte.

A la première écho, mon gynéco voit un « petit quelque chose » dans l’utérus. Il me donne une photo de l’écho.  Dès lors mes parents et beaux-parents sont au courant de la bonne nouvelle. Pendant deux jours nous sommes tous sur un petit nuage. Deux jours après, je refais une écho car j’ai de grosses douleurs, je refais une GEU. Je sais ce que c’est cette fois… Mon gynéco m’annonce qu’il est obligé de me retirer les deux trompes. Il ne veut pas prendre le risque que cela se reproduise. Le lendemain matin, je me fais opérer.

En septembre 2011, nous avons notre premier rendez-vous au CECOS. Le bilan est simple : super du côté de mon homme et moi, j’ai un puzzle incomplet, mais sachant que je suis tombée enceinte deux fois naturellement dès l’arrêt de la pilule, ça ne devrait pas être trop compliqué.

Hélas, rien n’est gagné en PMA. Je l’ai vite découvert.

Je fais une première FIV sans transfert en Février 2012. Pas grave, la prochaine sera la bonne. Nous recommençons en Octobre 2012. Deux embryons sont transférés. Je me dis que cette fois est la bonne mais non, la prise de sang est négative. J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre. C’est si dur d’y croire, d’espérer, de se battre et « d’échouer ».

Nous refaisons une FIV en avril 2013.  5 ovocytes fécondés, 1 seul blastocyste à transférer. Le labo me dit qu’il est plutôt de bonne qualité donc on y croit dur comme fer. Je fais ma prise de sang le 27 Avril… Négatif !!!

Et là on se dit que la vie est injuste, on a juste envie de tout claquer, tout arrêter, d’arrêter de se battre.

A chaque fois j’éprouve un sentiment d’échec et de culpabilité.  Je me sens coupable de ne pas pouvoir « donner » un enfant à mon chéri, un petit-enfant à mes parents et beaux-parents, un neveu ou une nièce à mes sœurs. Je veux tellement être maman.

Toutes les personnes qui ont des enfants me disent qu’on peut vivre sans enfant. Facile à dire quand on en a un.

Je n’en peux plus de voir cette petite chambre vide tous les jours.

Je n’en peux plus des maladresses des gens.

Je n’en peux plus de me dire que je ne saurai peut-être jamais ce que c’est d’être maman.

Je n’en peux plus de m’entendre dire : « Arrête d’y penser »

Je n’en peux plus de compter les jours avant le prochain rendez-vous au CECOS

Je me dis que la 3ème FIV sera celle qui va faire de nous des parents.

On va essayer de mettre toutes les chances de notre côté : acupuncture, hypnose, vacances…pour que le cauchemar prenne fin et que le rêve devienne réalité.

Je n’ai pas les talents d’écriture de beaucoup d’entre vous, mais je voulais juste vous faire par de notre histoire…

Merci.