Bioéthique – Nantes : La recherche sur l’embryon

2018, l’année de la révision de la loi de bioéthique. Des débats publics vont être organisés dans différentes régions de France, par les centres de réflexion éthique.

Caroline, responsable de l’antenne BAMP Pays de la Loire (Angers, Nantes), participera à ce débat.

Dans les pays de la Loire, le premier débat va avoir lieu le samedi 20 janvier 2018  sur le thème :
 » La recherche sur l’embryon : un espoir pour les couples infertiles ? » enjeux biologiques, juridiques et éthiques « 

Maternité du CHU de Nantes
Amphi Paul Lemoine
38, BD Jean Monnet/ NANTES

Ce débat, organisé dans le cadre des Etats Généraux de Bioéthique 2018, est gratuit et ouvert à tous.
Compte tenu du nombre limité de places, l’inscription par mail est obligatoire : cide@chu-nantes.fr

 

N’oubliez pas de remplir le questionnaire de l’espace de réflexion éthique des Pays de la Loire, pour que votre point de vue sur ce sujet, soit enregistré

 

 

LE RDV de l’année 2014, préparons nous dès maintenant pour peser sur la réforme de la santé !

La future loi de santé publique, annoncée par le gouvernement pour début 2014, s’appuiera sur la stratégie nationale de santé dont l’élaboration a été confiée à un comité de sages, qui doit rendre sa copie mi-juillet. C’est bientôt !

Bonne nouvelle : une loi de santé publique s’annonce, une occasion en or de faire parler de l’AMP et de promouvoir une vision respectueuse des couples qui y ont recours !

Mauvaise nouvelle ? L’avenir, la vision, de la santé en France est confiée à un énième petit comité de « sages », qui va délimiter d’emblée les questions qui seront abordées dans le projet de loi !

Mesdames, Messieurs, si l’ AMP est oubliée dans vos propositions, le Collectif BAMP sera là pour remettre le sujet à l’ordre du jour des débats !

Peut-on espérer des réformes de fond et non du saupoudrage de mesurettes ? Cette loi sera-t-elle portée par un vrai courage de réforme, ou sensible au lobbying de quelques réactionnaires qui ne représentent qu’eux même et non l’immense majorité des français ouverts au progrès et à la solidarité ?

Le 1er ministre a annoncé que les patients seraient parties prenantes dans la définition et la mise en œuvre de cette stratégie , par le biais notamment de la Conférence nationale de santé.

Mesdames, Messieurs, si les principaux concernés par l’ AMP sont oubliés à ce moment-là, le Collectif BAMP sera là pour faire entendre leur voix !

Cette future loi de santé publique, dont la trame sera certainement issue des propositions de ce comité, complétée des avancées (soyons optimistes !) issues des États Généraux de l’ AMP de début 2014, est LE rendez-vous de 2014 pour donner une nouvelle impulsion à l’ AMP à la française, insuffler l’espoir de gagner le combat de l’infertilité aux médecins, chercheurs et patients et contribuer, par le débat, à l’acceptation par l’ensemble de la société de ce mode de conception et des enfants qui en sont issus.

C’est maintenant qu’il faut se regrouper, se fédérer, se faire connaitre, pour être légitimes et entendus lors de ce grand rendez vous.

Toi, lecteur de l’ombre, rejoins nous, tu as surement des compétences précieuses pour le collectif, les amis de tes amis seront nos amis et ensemble nous pèserons sur les décisions qui NOUS concernent!

ETATS GENERAUX DE LA P.M.A.

STERIWOMAN nous signale, l’article suivant qui annonce la mise en place d’états généraux de la P.M.A.

Voici l’article qui en parle. Je pense que BAMP et ces membres devront y être présent. A suivre de très, très près.

Bioéthique

PMA : Jean-Claude Ameisen annonce des Etats généraux pour l’automne

   
© Marcel Mochet / AFP
© Marcel Mochet / AFP

Dans quelle mesure peut-on dépasser les indications actuelles de la procréation médicalement assistée (PMA), réservée aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité diagnostiquée? C’est la question qu’entend lancer le CCNE, avec un grand débat citoyen à l’automne prochain.

Ce n’est pas à cause du mariage pour tous, mais de l’annonce par le gouvernement d’une loi sur la famille qui incluerait le remaniement de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA), que le Comité consultatif national d’éthique, en début d’année, s’est auto-saisi du sujet, sur lequel il rendra son avis à l’automne. Entre-temps, il a annoncé l’organisation d’un grand débat citoyen sous la forme d’Etats généraux, comme le prévoit la loi sur un dossier touchant à la bioéthique.

L’angle d’abord est large. C’est ce qu’a expliqué hier le président du CCNE, Jean-Claude Ameisen, devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)  – qui a pour mission d’être l’interloctueur du monde scientifique, afin d’informer et d’éclairer le Parlement. « La question générale touche au rôle de la médecine, et à la mission que souhaite lui confier la communauté ; à savoir si elle est requise seulement pour intervenir face à la maladie, ou si elle peut répondre à des demandes de société ». Il y a déjà des précédents, a-t-il noté, comme celui de la chirurgie esthétique. « La différence avec la PMA, c’est que c’est une médecine qui n’implique pas seulement le demandeur, mais aussi un tiers, l’enfant. La société se doit donc de réfléchir »,

La demande de couples de femmes, voire d’hommes, d’accéder à la PMA, en dehors d’indications à proprement parler « médicales » suppose en réalité de revisiter tout le système de la PMA, comme l’a relevé avec insistance le président du CCNE. Car la demande sociétale n’est pas le monopole des couples homosexuels. S’y ajoute la demande de femmes jeunes de conserver leurs ovocytes alors qu’elles sont célibataires, en vue d’une procréation assistée ultérieure, à un âge où elles auront perdu leur fertilité. La question de l’anonymat du don de gamètes mérite également d’être reposée, dans un contexte où, pour un couple homosexuel, connaître le donneur prendrait une signification en termes de filiation.

La ligne de crête sur laquelle se fonde le système de la PMA est d’épauler le désir d’enfant sans basculer dans le droit à l’enfant. D’après J-C Ameisen actuellement, « l’assistance à la procréation n’instaure pas à un droit à l’enfant mais entend prendre en compte l’intérêt de celui-ci; en témoigne par exemple le fait qu’il est imposé aux parents de faire la preuve de leur vie commune ». Le système n’est pour autant pas complètement cohérent. « Je constate simplement, et je m’interroge, sur le fait que d’un côté une femme célibataire puisse adopter, mais pas recourir à la PMA, et que de l’autre, un couple doive être marié pour adopter, mais pas pour recourir à la PMA. Ainsi il y a déjà aujourd’hui plusieurs façons de définir ce qui fait l’intérêt de l’enfant ! » Et d’ajouter : « Chaque fois qu’il est question d’enfant, il y a des mécanismes implicites de sélection des couples qui se mettent en oeuvre. Ils méritent d’être au moins rendus publics, et discutés. »

Jean-Claude Ameisen n’a pas non plus occulté la question financière. « S’il s’agit non pas de médecine mais de l’extension d’actes médicaux qu’on juge importants, faut-il alors prévoir pour eux une prise en charge solidaire? Sachant que dans le cas inverse, on sait bien qu’il y aura une discrimination par l’argent… », a pointé le médecin.

Les Etats généraux sur l’AMP se tiendraient en octobre et novembre, et réuniraient pendant plusieurs week-end un panel représentatifs de citoyens, et des experts. Des débats dont le CCNE rendra compte par un rapport, sans manquer de publier par ailleurs son propre avis, ces deux documents étant destinés à éclairer le législateur.

Source: La Vie, 22/05/2013