Dernière publication de l’INED sur les maternités tardives

L’iNED vient de publier une étude sur les maternités tardives. 

« Le retard des maternités est un mouvement de fond touchant tous les pays développés. Une de ses conséquences est la part croissante des naissances issues de mères de 40 ans ou plus. Éva Beaujouan et Tomáš Sobotka comparent la situation actuelle dans les différents pays, la replacent dans le cadre des évolutions historiques, et discutent des avantages et inconvénients d’avoir des enfants à un âge tardif. « 

Pendant longtemps les femmes avaient des enfants jusqu’à 40 ans et plus, mais souvent pour leur 5ème ou 6ème enfant (époque des familles nombreuses). Dans les années 80, la part des femmes ayant des enfants après 40 ans a fortement chuté. Aujourd’hui, elle remonte un peu, mais pour des premiers ou deuxième enfant, grâce notamment aux progrès de l’AMP et aux recours aux dons d’ovocytes.

Le lien vers le pdf de l’étude

PMA à l’étranger – INED

Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent article, des chercheuses de l’INED : Virginie ROZEE et Louise ROLLAND-GUILLARD vous proposent de participer EN LIGNE à leur nouvelle enquête sur le recours à l’AMP à l’étranger : CAP AMP.

Questionnaire en ligne pour toutes les personnes (couple, célibataire, hétéro ou homo) ayant fait un parcours d’AMP à l’étranger (en cours ou terminé)

Pour participer à l’enquête c’est par là

Vous voulez participer à cette enquête et ou obtenir plus d’informations ?

Connectez-vous sur : https://ses.enquete.ined.fr/enquetes/capamp avec

–          le login capamp et

–          le mot de passe capamp à partir du 4 juin 2018 (et jusqu’au 30 septembre) pour remplir le questionnaire en ligne.

Ce questionnaire est totalement anonyme et confidentiel. Aucune question ne permet de vous identifier. Aucune réponse n’est obligatoire.

Cela vous prendra environ 15 minutes.

 

Vous pourrez retrouver les chercheuses de l’INED, Virginie Rozée et Louise Rolland-Guillard à Nantes le jeudi 7 juin et à Paris le 4 juin, lors d’un rendez-vous SSI 2018

Semaine Européenne de la Fertilité

Saviez-vous que du 6 au 12 novembre, c’est la Semaine Européenne de la Fertilité ?

C’est l’association FERTILITY EUROPE qui organise cela depuis deux ans maintenant. BAMP n’est pas encore membre de Fertility Europe (car nous avons déjà beaucoup à faire en France et pas beaucoup de bénévoles pour cela), mais nous suivons de loin leurs activités depuis notre propre création. Cet été, nous avons été sollicité par une de ses responsables (depuis la Croatie), pour nous proposer d’intégrer l’association Européenne. Pour rappel, BAMP a été cité dans le dernier audit européen sur la fertilité.

Cette année, la semaine tombe au mois de novembre, mois qui a vu la fécondation et le transfert de l’embryon qui donnera 9 mois plus tard LOUISE BROWN (1er bébé éprouvette née). Souvenons-nous aussi des tous les couples qui ont vu les années et les mois précédents toutes leurs tentatives se terminer par un échec, sans autre solution. C’est pour cela qu’ils communiquent sur les « 40raisons ». Louis Brown va avoir 40 ans en juillet 2018 et la première FIV réussie à donc 40 ans.

Au niveau Européen, les mêmes problématiques se retrouvent chez les couples et les personnes infertiles des différents pays  (difficultés émotionnelles, estime de soi en berne, souffrances face aux échecs, etc).

Il y a surtout des divergences dans les traitements disponibles, dans les considérations bioéthiques et les lois qui en découlent permettant, dans tel pays, la PMA à toutes les femmes et dans un autre pas encore. Des différences aussi dans la protection sociale qui permet ou pas d’avoir accès aux traitements de l’infertilité. Certains de nos concitoyens Européens, comparativement à nous en France, sont bien mal lotis. L’argent est alors un critère déterminant pour empêcher l’accès aux soins d’AMP.

Nous vous invitons à lire cet article (en anglais), publié dans le cadre de cette semaine Européenne de la Fertilité. Il permet plusieurs choses, déjà de montrer que les problématiques sont communes à différentes populations et qu’il est urgent d’agir, au niveau Européen et au niveau national, pour que l’infertilité soit considérée comme un REEL problème de santé publique. C’est ce que nous tentons de le faire depuis 4 ans avec notre association, faire prendre conscience à nos instances politiques et aussi à nos concitoyens, que l’infertilité est un sujet de santé publique et  non simplement « un problème privé, de quelques couples infertiles« .

Chez BAMP, nous envisageons l’infertilité d’un point de vue systémique, qui englobe obligatoirement les aspects médicaux, la recherche, les aspects socio et économiques, la question de l’impact de l’environnement sur nos fertilité et celles de nos enfants, donc les nécessaires politiques qu’il faudrait mettre en œuvre pour que l’infertilité soit un « sujet de santé publique », sans oublier en amont la prévention.

Voir notre manifeste