Distilbène : la troisième génération moins exposée aux anomalies

Distilbène : la troisième génération moins exposée aux anomalies © maxPPP

 

Rédaction de France Info mardi 2 décembre 2014

Contrairement à ce qui était redouté avec la prise de ce médicament par des mères, leurs petites filles sont épargnées par des anomalies lourdes. C’est le résultat rassurant d’une enquête nationale.

Le Distilbène, un médicament censé empêcher les fausses couches dans les années 1970, a provoqué des effets sur deux générations. Les filles « DES », du nom de cette hormone de synthèse, ont été éprouvées par les conséquences du médicament prescrit à leur mère, avec des cancers génitaux et des difficultés de reproduction (infertilité, fausses couches). Selon une étude nationale dévoilée lundi, leurs petites-filles, c’est à dire la troisième génération, est plus épargnée. Le professeur Michel Tournaire présente des résultats rassurants, conseiller  médical du réseau DES, présente des résultats rassurants :

« La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas d’augmentation d’anomalies génitales chez les filles à la 3e génération, contrairement à ce qui était redouté. »

Les interrogations apaisées des petites-filles

Julie est concernée puisque sa mère a pris du Distilbène. Maman d’une petite fille de neuf ans, elle attendait les résultats de l’étude, n’en pouvant plus des rendez-vous angoissants chez le médecin.

« Ce médicament est un poison qui continue à nous manger. » (Julie, mère de famille)

Pour écouter le témoignage d’une maman, fille DES.

200.000 femmes auraient pris du Distilbène en France, avant son retrait. L’écrivaine Marie Darrieussecq est la marraine de l’association DES France. Du Distilbène a été prescrit à sa mère. Elle en a subi les conséquences et explique que ses enfants nés prématurés ont besoin de réponses.

« Ma fille va pouvoir avoir des réponses à cette question : est ce que je vais pouvoir avoir des enfants ? » (Marie Darrieussecq, marraine de l’association DES France)

 

Article : ICI

Enquête Distilbène: appel à témoins !

Dans le cadre d’une grande enquête sur les effets du Distilbene, médicament prescrit aux femmes enceintes jusqu’à la fin des années 70 en France et dont les conséquences sur la fertilité de leurs enfants, actuellement en âge de procréer, s’avère majeur, avec également apparition de cancers, il est nécessaire d’obtenir des données après des personnes concernées.

 

Le questionnaire peut être rempli :

 

  • • par une personne pour elle-même
  • • par une personne pour elle-même et/ou pour d’autres membres de sa famille.

 

2/ Toute femme de 36 à 63 ans (née entre 1950 et 77), non exposée in utero au D.E.S., pour constituer un groupe témoin.

 

Deux situations possibles :

 

  • • il n’y a eu aucune exposition au D.E.S. dans votre famille.
  • • il y a eu prise de D.E.S. par votre mère, pour d’autres grossesses, mais pas pour la grossesse dont vous êtes issue.

 

N’hésitez pas à inciter votre entourage à participer.

 

En pratique :

 

5 questionnaires concernant les familles D.E.S.

 

  • • 1ère génération :  « mères D.E.S. »
  • • 2e génération : « filles D.E.S. », « fils D.E.S. »
  • • 3e génération : « petits-enfants D.E.S. » : filles et garçons.

1 questionnaire groupe témoin

 

Merci par avance pour votre participation !

Voici le site, sur lequel vous pouvez répondre à cette enquête.

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