Formation AGAPA Les 19 et 20 mars 2015 à Paris : Le deuil Périnatale

 

Après le succès du colloque autour de la mort périnatale en septembre dernier, l’association AGAPA propose une formation de deux jours intitulée :

 « Accueillir et écouter des personnes touchées par une grossesse interrompue »

Les 19 et 20 mars 2015 à Paris.

Destinée aux professionnels ( tant aux sages-femmes, aux aides-soignantes, aux infirmières, aux médecins…) qu’à tout le personnel confronté à cette réalité, elle permettra à partir de l’expérience de chacun et des apports théoriques de mieux aborder la souffrance des familles rencontrées.

Inscription à la formation des 19 et 20 mars 2015.

 « Accueillir et écouter des personnes touchées par une grossesse interrompue »

Lieu : Espace Parole et Famille – 11 bis, rue Ampère – 75017 Paris. (Métro Wagram – Ligne 3)

Horaires : de 9 heures à 17 heures 30

Tarif : 250 euros, professionnels / 150 euros, autres associations, bénévoles

 

Contact pour l’inscription  :

42, rue Saint Lambert

75015 Paris

Tél : 01 40 45 06 36

e-mail : contact@agapa.fr

www.agapa.fr

Deuil périnatal, fausse-couche

Deuil

En ce jour particulier, n’oublions pas ceux qui sont partis  (bien) trop tôt. Et notamment ceux qui n’ont pour la plupart pas connu la vie mais qui ont pourtant existé dans les nôtres.

Mercredi 15 octobre 2014 était la journée de sensibilisation au deuil périnatal. Un sujet souvent tabou. Mais un sujet encore plus présent parmi les couples en PMA, qui connaissent la fragilité de la nouvelle vie qui s’installe et qui pour certains vont cumuler plusieurs fausses-couches ou perte d’un petit né trop tôt, ou partis trop vite à cause d’une maladie.

Les couples A.M.P.  sont briefés dès leur entrée en AMP par l’équipe qui les prend en charge, des taux de fausse couche et des risques augmentés d’une naissance prématurée. A tous les stades de la grossesse c’est un choc, une blessure. Après tant d’attente, parfois des années, c’est un gouffre, qui pose la question inévitable « vais je encore devoir attendre aussi longtemps pour un nouvel espoir« . Comment se remettre à vivre après cette perte terrible ? Cet enfant tant rêvé que l’on ne pourra jamais bercer et voir grandir, cet enfant que l’on porté au creux de son ventre, celui dont on a dû accoucher mais que l’on entendra pas pleurer dans son berceau.   Comment poursuivre sans lui, sans eux ? Comment se réengager dans un parcours d’AMP, pourquoi et quand ?

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Crédit photo BAMP !

Fausse couche: comment s’en remettre?

 Par , l’Express septembre 2014

Souvent banalisée, une fausse couche bouleverse pourtant les couples qui la vivent. Comment surmonter cette épreuve ? Témoignages de couples et explications de Marie-José Soubieux, pédopsychiatre.
Les conséquences psychologiques d’une fausse couche dépendent du terme de la grossesse, mais pas seulement. « Certaines femmes peuvent s’effondrer après une fausse couche précoce. Tout dépend de la manière dont la grossesse a déjà été investie psychologiquement », explique Marie-José Soubieux, pédopsychiatre, psychanalyste et auteure du « Berceau vide » (éditions Erès).
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Des effets différents en fonction de la situation

La situation du couple, le temps d’attente avant un test positif, la projection plus ou moins élaborée de ce bébé à venir constituent autant de paramètres à prendre en compte dans le désarroi psychologique. Certains couples se reposent sur des arguments rationnels comme « j’ai eu des règles plus abondantes, la nature a repris ses droits, il ne s’agissait que d’un oeuf » qui peuvent suffire à gérer la situation. Autre cas de figure possible évoqué par Marine, qui, avant d’avoir sa fille, a vécu une fausse couche à deux semaines. « Je ne savais même pas que j’étais enceinte. Je ne l’ai pas pris comme une fausse couche, tellement c’était tôt », raconte t-elle.

 Article complet est ici

Nous vous rappelons qu’une association existe pour accompagner et aider les couples en souffrance dans cette épreuve : l’association AGAPA.

AGAPA vous propose, si vous le souhaitez, un accueil, une écoute et un accompagnement, respectueux de ce que vous êtes et de votre histoire, quel que soit ce que vous avez vécu.
AGAPA vous propose également de participer à un groupe de parole et d’entraide, seul(e) ou en couple, si vous souhaitez rencontrer des personnes ayant vécu, comme vous,
une grossesse interrompue (fausse couche, IMG, mort in utero) ou la perte d’un enfant à la naissance.

N’hésitez pas à prendre contact avec AGAPA :
AGAPA Paris
42, rue St Lambert – 75015 Paris
Tél : 01 40 45 06 36
E-mail : contact@agapa.fr

http://www.association-agapa.fr/

 

AGAPA en région parisienne

  • AGAPA Seine et Marne (77)
    tél : 06 33 27 59 83 – e-mail : contact77@agapa.fr
  • AGAPA Yvelines (78)
    tél : 06 32 60 38 91 – e-mail : contact78@agapa.fr
  •  AGAPA Essonne (91)
    tél : 06 87 13 94 27 – e-mail : contact91@agapa.fr
  • AGAPA Hauts de Seine (92)
    tél : 06 37 49 50 51
  • AGAPA Val de Marne (94)
    tél : 06 30 59 02 58 – e-mail : contact94@agapa.fr
  • AGAPA Val d’Oise (95)
    tél : 06 73 00 63 20

AGAPA en province

 

 

 

Association AGAPA : Colloque le 22 Septembre

logo AGAPA

COLLOQUE DE L’ASSOCIATION

AGAPA

http://www.association-agapa.fr/

AFFICHE AGAPACapture

A l’occasion de ses 20 ans d’existence, AGAPA désire, par ce colloque, créer un temps de réflexion et d’échanges entre les différents acteurs concernés, afin que chacun puisse proposer un accompagnement toujours plus adapté aux personnes en souffrance et, que celles-ci puissent trouver en elles les ressources pour aller vers l’apaisement.
INSCRIPTION ET PROGRAMME  :  Ici
Créée en 1994, l’association AGAPA propose accueil, écoute et accompagnement, à toute personne touchée par la mort d’un enfant autour de la naissance ou par une grossesse qui n’a pu être menée à terme.

Vous avez vécu, ou l’un de vos proches a vécu, une interruption de grossesse médicale, ou accidentelle, IMG, fausse-couche, grossesse extra-utérine, réduction embryonnaire, mort in utero).  Cet événement est récent, ou remonte à plusieurs, voire de très nombreuses, années. Aujourd’hui, vous ressentez peut-être  le besoin d’en parler. Peut-être aussi est-ce difficile de le faire avec votre entourage.
C’est pour vous offrir un espace de parole et un soutien que l’association AGAPA a été créée en 1994. Oser dire, vous donner le droit d’exprimer ce que vous ressentez et savoir que cela va être écouté, sans jugement d’aucune sorte, peut être source d’apaisement.

AGAPA vous propose, si vous le souhaitez, un accueil, une écoute et un accompagnement, respectueux de ce que vous êtes et de votre histoire, quel que soit ce que vous avez vécu.
AGAPA vous propose également de participer à un groupe de parole et d’entraide, seul(e) ou en couple, si vous souhaitez rencontrer des personnes ayant vécu, comme vous,
une grossesse interrompue (fausse couche, IMG, mort in utero) ou la perte d’un enfant à la naissance. Ce site vous donne un aperçu de qui nous sommes et de ce que nous proposons.
N’hésitez pas à prendre contact avec AGAPA :
AGAPA Paris
42, rue St Lambert – 75015 Paris
Tél : 01 40 45 06 36
E-mail : contact@agapa.fr

Etude : la pollution de l’air en cause dans les fausses couches

Si les effets de la pollution de l’air sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire sont maintenant bien établis, ceux sur la reproduction sont en revanche moins connus. Mais une étude vient de montrer que la pollution atmosphérique pourrait augmenter le risque de fausse couche.
C’est purement informatif, en espérant ne pas vous faire trop peur… nous sommes bien conscientes chez BAMP que de toute façon nous ne sommes pas maitre de ce que nous respirons au quotidien actuellement, mais peut être un peu de ce que respireront les gens dans quelques années…

Un article sur le sujet est paru le 29 avril dernier, via l’association santé environnement france (ASEF) et vous pouvez le retrouver ICI.

En FIV, le risque de fausse couche serait lié à la quantité d’ovocytes

 

Cette information nous est relayée par Moietdamenature, merci à toi!

Des chercheurs britanniques ont établi un lien entre le nombre et la qualité des ovules produits par une femme et les risques de fausse couche après une fécondation in vitro. Cette nouvelle étude aidera les spécialistes à mieux informer leurs patientes.

Vous pourrez lire la suite en cliquant ICI.

OPK : On Prend des Klakes

Je vais vous raconter mon histoire ici, car je n’ai pas le courage de tenir un blog.

Tout commence à l’adolescence à 14 ans (en 2000) : mes premières règles. Ça a commencé par des cycles « nets » (j’entends par là, normaux, avec des règles pendant 4-5 jours) d’1 mois, puis 2 mois, puis 3 mois, puis très rapidement, je n’avais que du spotting durant 3 semaines (la barbe à l’époque!!) 1 semaine de répit et re-belote.
A 15 ans, je vais voir pour ma première fois une gynéco, car j’en avais ras la casquette de ces spotting. Je me souviens du RDV comme si c’était hier, elle m’a dit « ouh là! Mais vous êtes poilue ! Je vous met sous Diane 35 (si j’avais su…) pour régulariser tout ça ».
En effet, avec Diane 35, des cycles de 28 jours, avec 4 jours de règles. Je me dis « ça y est tu es enfin une femme!! »

En 2002, ma sœur (qui avait 24 ans) et son chéri essayaient d’avoir un enfant (pendant 1 an et ½). Elle avait des cycles de 1 à 3 mois « nets » (en clair pas de spotting comme moi) et elle se faisait des injections (je ne sais plus lesquelles) pour stimuler ses ovaires. Lors du suivi échographique, les médecins se sont aperçus qu’elle avait développé des kystes aux ovaires, elle se fait donc opérer en urgence.

Et ils remarquent qu’elle avait, en plus des kystes, une coque blanchâtre autour de ses ovaires, et lui font dans la foulée un drilling ovarien. Elle « tombe » (j’ai jamais compris pourquoi on disait tomber) enceinte en moins de 3 mois sous la couette (pour la petite histoire, elle en a eu 3 au total avec 2 ans d’intervalle chacun, que des bébés couette en C1 ou C2).

Ma sœur me prévient « J’ai le syndrome de Stein-Levental (quel nom barbare pour dire OPK), c’est héréditaire, fais toi contrôler avant de vouloir des enfants ».

Comme Internet n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui, je fonce chez la gynéco, en panique. Elle me prescrit une échographie pour contrôler tout ça, et le seul verdict qui en tombe « vous avez de gros ovaires, on verra ce qu’on fera quand vous voudrez des enfants ». Mais toujours pas de diagnostique d’OPK…

Puis en 2003 et 2004, pour diverses raisons, j’arrête la pilule. Ça a été pour moi 2 ans d’aménorrhée = 0 règles, c’était le rêve absolu à l’époque.

En 2005, je rencontre mon chéri, j’avais 19 ans, lui 23.
Je reprend la pilule, puis j’en change 1 fois ou 2, et la dernière était micro dosée, je n’avais plus du tout de règles pendant 1 an et demi.
Après nos études et avoir trouvé chacun un travail, j’arrête la pilule en décembre 2010. J’avais 24 ans, mon chéri 27, je me dis « je ferais mieux que ma sœur, je tomberais enceinte dans l’année » (avec le recul, qu’est ce que j’ai pu être c*n*e, le défi qui sert juste à se bloquer psychologiquement).

Comme on venait de déménager, je cherche sur les pages jaunes au hasard un gynécologue le plus près de chez nous. Parfait, j’ai un RDV pour la semaine suivante, je vais pouvoir faire un peu le point, sachant mon passé.
Je suis ravie, le courant passe bien avec gygy, je lui raconte tout, et il me dit « vous tombez très bien, vous êtes dans un centre PMA ici, on peut vous prendre en charge si besoin ». Il me fait une écho, et me dit « vous avez effectivement une dystrophie ovarienne, vous pouvez très bien être enceinte naturellement, on se revoit dans 3 mois ».
Mars 2011 : toujours pas de règles ni enceinte, je retourne le voir, même discours, « revenez dans 3 mois ».
Juin 2011 : idem, « je vous prescrit les examens, pour vous et pour votre conjoint ».
Je fonce tête baissée, j’avais toujours en tête mon défi plus qu’idiot.
Et là, je me prend une énorme claque (que dis-je, un coup de poing en pleine poire) de la part de mon chéri (la 1ère) : « c’est toi le problème, jamais je ne ferais les examens, ils faut que tu ai des règles, il est vraiment nul ton gynéco » et BIM!!
Juillet-Août 2011 : mon été sera rythmé par Duphaston et les examens, dont la radio des trompes l’hystéro-machin-truc, qui m’a valu une nuit blanche à me tordre de douleur alors que je m’occupais de mes neveux et nièces le jour même et lendemain. Heureusement, RAS du côté des trompes, il y avait « seulement » le diagnostique OPK.
Sept. à Nov 2011 : Malgré l’absence des examens de mon chéri, je fais 3 cycles Duphaston + Clomid + Ovitrelle, tous négatifs (3 claques de plus), je n’ai eu droit qu’au bouffées de chaleurs dues au Clomid et aux douleurs pendant les rapports. (En novembre, on se pacs et on achète une maison à rénover, on a démarré les travaux dès qu’on a eu les clés).
Décembre 2011 : on emménage dans la maison, au milieu des travaux…
Janvier 2012, chéri se décide enfin à faire ses examens, il redoutait plus la prise de sang que le spermo, tout est OK.
Mars 2012: drilling ovarien, sous celio, 3 semaines d’arrêt maladie, à me tordre de douleur (je dois être une chochotte, c’est pas possible).
Mai 2012 : 1er cycle naturel depuis plus de 10 ans, avec ovulation !! La grande classe !! Je l’avais bien sentie il y a eu les rapports au bon moment, mais c’était négatif (et une claque de plus, une)…
Juin 2012 : visite post-opération avec gygy PMA :
« 3 options : soit vous êtes enceinte dès le prochain cycle; soit vous continuez à avoir d’autre cycles spontanés, dans ce cas, on attend 6 mois, si au bout de 6 mois, toujours rien, on fait la FIV; soit vous n’avez pas d’autre cycle d’ici 3 mois, et on fait la FIV » Je ne voulais surtout pas de FIV, car pour moi, la FIV était synonyme d’échec (quand on est c*n, on est c*n).
Juillet 2012 : Spotting, comme à 15 ans. Je relâche toute pression côté projet bébé, je me fais à l’idée qu’il ne viendra jamais naturellement (j’aurais du prendre des actions chez le fabricant de mouchoir tellement j’ai pleuré). Je me penche plus sur les travaux de la maison.
Novembre 2012 : RDV gygy pour la FIV, j’y vais la boule au ventre car je n’en voulais toujours pas. Aux alentours de la date du RDV, j’avais sentie l’ovulation, même avec les rapports au bon moment, c’était négatif (encore une claque).
Décembre 2012 : RDV avec le biologiste, le courant n’est pas passé, mais après renseignement sur les forums et les blogs, il est réputé pour être assez inhumain. Il nous prescrit de nouveaux examens, et on a le feu vert (l’ordonnance) pour la FIV.
Avril 2013 : J1 démarrage Cétrotide et Gonal le lendemain, s’en suivent les écho et prises de sang (je ressemblais à une toxico !!). J’ai mal au ventre, les échos révèlent une très légère hyperstim, mais on continue, je déclenche avec Ovitrelle.
Le jour de la ponction, on nous avait prévenu qu’il n’y aurait pas d’anesthésie générale, j’ai eu droit à divers relaxants la veille et le jour même, avec une piqûre dans la fesse de morphine, je planais mais j’avais toujours mal au ventre. On m’emmène dans la salle de ponction, on me prélève 14 follicules. La douleur était horrible, j’ai sentie les 14 prélèvements, ça a du duré 10 minutes au total, mais ça m’a parut une éternité. L’infirmière et la gynéco ne s’attendaient pas à ce que je sois aussi bruyante (j’ai pas pu me retenir, en plus chéri était en dehors de la salle de prélèvement, il stressait beaucoup car les murs n’étaient pas épais). Bref, avant de sortir, j’ai le résultats : 4 ovocytes murs, fécondés dans la journée. Je me suis dis que c’était mort cette fois-ci, car ma cousine avait fait plusieurs tentatives de FIV. A chaque fois, on lui prélevait au minimum 10 ovocytes murs, il y avait 10 embryons, mais aucun n’arrivaient au stade du blasto. Moi, avec mes 4 pauvres ovocytes, je me suis dit, c’est même pas la peine d’y penser.
Peu de temps après, le labo m’annonce 2 embryons de 4 cellules. NIKEL!!
Le jour du transfert, on m’en transfert 1, l’autre sera congelé au stade du blasto.
Le médecin m’arrête 2 semaines, car l’hyperstim est insupportable, avec restriction d’eau et régime sans sel (vous avez déjà mangé du pain sans sel ? franchement, c’est dégueu).
10 longs jours après le transfert, test pipi +++, mais je le garde pour moi, je préfère attendre la prise de sang, qui se révélera positive également.
Je suis aux anges, malgré mes atroces douleurs de l’hyperstim qui n’ont pas diminuées.

Je savoure à fond chaque moment de cette grossesse, surtout la poitrine généreuse bien que douloureuse, et la perte de poids (-3 kilos en 15 jours) dues aux nausées.
7 juin 2013 : Mais la descente aux enfers ne s’est pas fait attendre, après un décollement placentaire, l’embryon s’est arrêté de se développer (méga claque), je subi le curetage et je n’ai plus d’espoir, plus envie de rien, dégoûtée de tout. Gygy est confiant « pour nous ça a été une réussite, l’embryon s’est accroché, mais c’est la faute à pas de chance, il n’était pas viable, RDV en septembre pour le TEC ».

Aujourd’hui, j’ai repris mes 3 kilos, j’ai démarré le traitement Provames + acide folique + kargedic (puis utrogestan dans quelques jours) pour avoir un « retour de couche » avant de démarrer le traitement pour le TEC. Je n’y crois pas du tout, je sens que l’embryon de survivra pas à la décongélation, je fais le traitement par ce que c’est facile et que ça ne fera pas mal, mais sans penser une seule seconde que ça puisse marcher, car je ne veut pas revivre la fausse couche.

Dans toute cette histoire, heureusement que ma famille et belle-famille (surtout belle-maman qui m’appelais tous les jours) sont là pour me soutenir, j’en ai vraiment besoin. Je me suis éloignée ou je n’aborde pas le sujet avec les personnes qui, je suis sure, ne comprendrons rien. Pour chéri, je sens qu’il ne vit pas l’histoire comme moi. Il a très envie d’un bébé, ce projet qui nous unit pour la vie, mais comme ce n’est pas lui le « problème », il s’en détache beaucoup plus facilement que moi.

Notre long parcours en PMA, toujours en attente de son petit miracle.

Attention très long parcours 4 ans ½,8 IAD, 1 FIV sans transfert, 2 TEC, 1 MIV avec transfert de 2 brybrys, 1 TEC négatif et un prochain à venir.

Fonder une famille aussi loin que je m’en souvienne j’en ai toujours eu envie. Assez jeune, je me rends compte que je suis lesbienne  ce qui ne remet pas du tout en question mon désir d’enfant, la seule question ( du moins c’est ce que je crois à l’époque) est comment faire ?

Au début de ma vingtaine , j’ai des problèmes de règles, irrégulières, absentes pendant plusieurs mois, je ne m’inquiète pas plus que ça mais finit par consulter tardivement. Je profite de la vie, fait un doctorat et me crois fertile.

Excepté les frottis, je passe peu de temps chez le gynéco mais vers 28 ans, j’ai droit à ma première écho endovaginale ( la première d’une longue série…) qui m’annonce que je suis OPK, ma première question est «  pourrais-je avoir des enfants ? », réponse « oui , bien sûr ».

C’était il y a 11 ans, je ne m’inquiète donc pas, google n’est pas présent dans les foyers comme aujourd’hui, je continue ma vie.

A cet âge je rencontre ma chérie, elle à 42 ans et pas de désir d’enfants, nous prenons notre temps, nous nous découvrons, je m’assume mieux. Après un épisode difficile pour moi lié au surmenage de mon travail de thèse et aux sollicitations publiques, j’ai un petit passage à vide qui me fait comprendre que dois prendre soin de moi… Pause.

Le temps passe, ma chérie commence à se faire à l’idée de fonder une famille avec moi, nous pensons à une insémination artisanale, à l’époque l’idée que l’enfant ait un père nous parait une bonne idée, mais nous ne souhaitons pas prendre un inconnu sur le net.Mes amis (hétéros) fondent leur famille, leur demander est compliqué. Une proposition spontanée se fait mais le père à beaucoup d’exigence, il exclut ma chérie, souhaite que nous déménagions en Normandie et fait partie de de ce qui monte sur les grues pour  réclamer leurs droits, il a déjà un enfant en coparentalité et ça se passe mal, après réflexions nous refusons;

PMA épisode 1 : Bruxelles

Nous sommes en 2008 , je commence à être active sur les forums comme « homo et parents » et les « enfants d’arc en ciel », je récolte des infos sur les hôpitaux , cliniques, plusieurs couples évoquent que leur médecin a refusé de leur prescrire les médicaments, de les suivre dans leur projet car la PMA n’est pas autorisé aux lesbiennes en France. Je commence à voir les obstacles mais j’y crois plus que tout, je veux ma famille avec ma chérie.

Je téléphone en juin à 2 hôpitaux l’UZ ( Bruxelles) et la Citadelle à liège, le premier me demande d’envoyer une lettre de motivation et ne me donne pas de rendez-vous, l’autre me propose un rendez-vous pour le 7 octobre avec le psy, puis le médecin.

Quelques semaines plus tard l’UZ nous répond et nous fixe  un rendez-vous le 7 octobre également, il faut faire  un choix que je laisse à ma chérie afin qu’elle se sente vraiment prise en compte dans le projet, mais nous ne sommes pas d’accord je l’écoute quand même ce sera Bruxelles. Ce qui a motivé son choix, nous avons des amies qui ont eu leurs 2 enfants  via ce centre. Moi je préférais Liège car j’y ai passé un 3ème cycle d’étude et que c’est une ville très humaine.

Le RDV ne se passe pas très bien, le médecin n’est pas homophile, il ne regarde pas ma chérie, ne s’adresse qu’ à moi et me dit que je suis vieille pour une grossesse (34 ans), que je suis OPK (là je comprends enfin que ce n’est pas anodin), que j’ai surement des adhérences en raison de mon appendicite et je repars avec une batterie d’examens (hystérosalpingographie une horreur), hystéroscopie (la routine maintenant) , écho, sérologie, etc et du Cloclo à prendre pendant 3 mois avant d’espérer une réponse de mes ovaires. Ce rendez-vous m’attriste, notre désir d’enfant ne compte pas, je suis une vieille machine qui veut procréer, ma chérie ne sent pas reconnue dans son rôle. Voici notre entrée dans la PMA.

De retour, il y a la peur que notre gygy refuse de nous prescrire les examens, les médocs. Notre gygy est une dame assez âgée et très respectueuse des lois. Surprise, elle accepte, nous donne des adresses pour les examens car à l’époque je suis convaincue que je ne peux pas faire mes examens n’importe  où, qu’on va me tomber dessus et que je fais quelque choses d’illégale. Du coup, je fais tout dans le privé ça me coûte une fortune et des heures de trajets. Mais à l’époque je suis contente de pouvoir faire les examens.

Ma généraliste entre en scène et me fait une demande de 100%, j’ai peur que ça éveille les soupçons, je suis presque parano. Ça nous aide un peu car l’addition est lourde.

Cloclo agit doucement, écho mensuelle et j’ai le feu vert pour une insémination en avril 2009, résultat positif, nous sommes aux anges, je fais une allergie à l’Utro, ma gygy m’autorise à le diminuer mais mon taux est faible et nous ne savons pas qu’il annonce une fausse couche (13-38-8).

C’est dur mais j’y crois, moi la vieille machine j’ai été enceinte dès la première fois. J’enchaine les 5 autres IAD sans l’ombre d’un positif dans des conditions parfois douteuses, l’hôpital qui oublie de rappeler et finalement me dit de venir après la bataille pour le transfert ! Élève infirmière qui change de cathéter en plein transfert…

Entre temps notre médecin est partie dirigé une clinique en Arabie saoudite , j’ai un nouveau médecin que je n’ai jamais vu !

Je dois passer en FIV, nous prévoyons un RDV téléphonique , ma chérie pose sa journée, le médecin n’appellera jamais !

Entre temps, le cloclo m’a engendré des polypes.

Au revoir l’UZ

PMA épisode 2 : San Sébastien ( Espagne)

Je me renseigne sur cette clinique à travers les forums, les avis sont qu’elle est efficace mais ne s’encombre pas, c’est stim pour tout le monde ce qui donne dans mes connaissance, 2 réductions embryonnaires, et les tarifs sont très élevés. Mais je veux toujours que nous fondions notre famille et à l’époque je pense pouvoir tout endurer.

Échanges compliqués avec le médecin qui ne parle pas français, j’ai des bases d’espagnole. En tous les cas , il n’ y pas de délais , tout est rapide, je suis ravie… On nous demande si nous voulons retenter une IAD (ils en font 2 , le jour J et le lendemain ) ou passer en FIV ? Nous retentons l’IAD, nous souvenant de l’éphémère positif. Je découvre les piqures, joie, la piqure de déclenchement faite dans le train ( bonheur).

Première hyperstim , je vais à l’hôpital en France, et le toubib me dit que c’est bon signe, l’infirmière qui vient me piquer avec l’anti coagulant m’appelle : « la future maman », j’ y crois à fond. C’est négatif et je déguste avec l’hyperstim, ventre gonflé, difficulté à respirer. J’en veux à toux ceux qui m’ont fait croire que j’étais enceinte, sur l’arrêt de travail le médecin avait même mis : « en rapport avec la grossesse » !

Pause…

Aout 2010, nous louons un studio à la frontière espagnole pour nos « vacances » et faisons le trajet tous le jours pour des Pds pas remboursées, je suis en FIV avec des doses élevées par rapport  à mon OPK, les médecins  me font des échos et PDS et se contentent de me dire que je réagis bien. Finalement, ils me diront que je peux tout arrêter car je réagis trop bien et que transférer serait dangereux. J’ai droit à une ponction sous AG, 36 follicules, et une hyperstim niveau 2,5, je ne peux plus marcher, mon ventre est énorme, j’ai mal, je n’avale rien, je dois reprendre le boulot la semaine suivante !

16 embryons au total seulement, 2 TEV c’est tout, pas de positif. Un corps en souffrance et un moral bas.

Adios donostia.

PMA épisode 3 : Libramont ( Belgique)

Petit hôpital charmant, jeune docteur sympa, je repars pour une batterie d’examen, on voit une psy, on nous accepte dans le programme mais elle pense que la FIV est trop risquée, elle propose une Maturation In vitro pour éviter l’hyperstim… Mais le protocole de la MIV n’est pas encore mis en place chez eux , elle me prescrit Metform…

Un an de discussion sympa et elle nous  dirige vers … la Citadelle Liège et me donne un nom. J’ai l’impression de tout recommencer…

PMA épisode 4 : Liège

je fais un forcing au téléphone et j’obtiens  un RDV assez rapide, nous pouvons commencer rapidement. Juste un problème avec le sperme qui est resté à Libramont, ma chérie gère  ça de main de maitre. On repart PDS, écho et mon médecin à un accident où une maladie on nous dit qu’elle est «  out » pour quelques temps. On rebondit sur le médecin en chef, le MIV a lieu en avril 2012, j’y crois c’est négatif, je fais un TEC en octobre : négatif.

Épisode dépressif réactionnel, qu’on ne me parle plus de PMA (pour l’instant).

40 ans qui arrive en décembre et un TEC pour la rentrée. En attendant on se soigne , on s’aime et on part en vacances.

Financièrement ce projet est un gouffre financier, psychologique, physique. Mais mon temps est compté alors je continue en faisant des grandes pauses comme cette année  où mon dernier TEC date de novembre 2012.

Si la PMA était autorisée aux lesbiennes j’aurais peut être eu plus de chances, être suivi par une même équipe, éviter d’y passer par deux fois, casser mon livret A et les économies de ma chérie alors que nous cotisons à la sécurité sociale française.

J’espère qu’elle sera légalisée pour la nouvelle génération

LOCKSIE