Maternités solo

C’est le titre du dernier livre de Dominique MEHL, sociologue au CNRS. Elle travaille sur les évolutions de la famille et les transformations de l’enfantement nées de la procréation médicalement assistée. Elle a déjà publié : « Enfants du don » chez Robert Laffont en 2008, et « Les lois de l’enfantement » aux Presses de SciencesPo en 2001 (deux livres que nous vous recommandons aussi, voir là)

Elle nous livre dans ce dernier livre,  les résultats d’une enquête qu’elle a réalisée auprès des femmes qui deviennent mères en l’absence de conjoint, soit après un parcours d’adoption, soit grâce à une Assistance Médicale à la Procréation réalisée à l’étranger, car l’AMP n’est à l’heure actuelle autorisée que pour les couples hétérosexuels.

Elle aurait aimé pouvoir rencontrer et interviewer toutes ces femmes qui font des bébés toutes seules et ce depuis toujours. Celles qui le font par hasard au détour d’une relation sexuelle unique, par « accident » ou volontairement à l’insu de leur partenaire sexuel. Mais aucune n’a accepté. Cela nous aurait donné une image plus complète des maternités solo.

Dominique MEHL s’est donc concentré sur ces femmes qui deviennent mère sans conjoint dans un cadre volontaire et assumé, soit par l’adoption, qui nécessite des démarches administratives importantes.  Soit par AMP qui nécessite une importante réflexion, car il faut aller au delà des règles morales et sociales encore en vigueur dans notre pays.

Mais finalement ce que nous disent tous ces témoignages de femmes c’est que même si elles transgressent la norme dominante dans cette accession à la maternité solo, elles restent très attachées au modèle de la parentalité dans un cadre conjugale. Si elles avaient pu avoir des enfants avec un conjoint, elles auraient choisi cette option de vie.

Comme nous l’a dit Dominique MEHL, lorsque nous lui avons posé quelques questions  : « conjugalité et procréation sont séparées dans le passage à l’acte, mais pas dans la tête de ces femmes. Celles qui ont témoigné, ont fait ce choix par dépit face à l’échec d’une conjugalité« . Ce qui se traduit pour certaines, par une certaine culpabilité comme page 26 : « j’ai compris que c’était de la faute de la femme« .

Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de lire ce livre de témoignages courts mais très éclairants, sur la place des femmes en 2016, leurs rapports à la conjugalité et au désir d’enfant. L’expression de la force qui a été nécessaire à certaines pour aller au delà des normes sociales et de genre.

C’est aussi un livre à lire, pour mieux comprendre que les femmes ne sont pas des écervelés qui se réveillent un matin en se disant : « Tiens si je faisais un bébé toute seule« . Elles réfléchissent à tout ce que cela peut impliquer pour l’enfant à venir et pour elle-même, d’inscrire leur parentalité dans une norme non dominante, atypique. Car finalement, nous aspirons tous à une chose : être comme tout le monde….n’en déplaise à certains pourfendeurs des différentes formes de FAMILLES.

 

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Jean-Jacques GOLDMAN chantait en 1984 « Elle a fait un bébé toute seule »

Informer et sensibiliser avec des oreilles de lapin…..c’est possible !

Référente locale quasi quadra du Collectif BAMP ! J’ai assisté à l’avant-première du film Bridget Jones baby !

Mon cinéma local a organisé samedi 1er octobre une « soirée filles » pour l’avant-première de ce film (qui sort ce mercredi  5 octobre), soirée pour laquelle j’ai été conviée pour tenir un stand d’informations sur l’AMP et le don de gamètes.

Les exposants ont été « customisés » en Bridget Jones, à savoir oreilles de lapin et petit pompon en moumoute pour faire plus « Bridget » ! J’ai trouvé l’idée extra et je remercie l’organisation pour tous les goodies du film reçus.

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D’autres stands axés « public possédant des ovaires » étaient présents : loisirs créatifs, peintres, fabricants de bijoux, revendeurs de produits ménagers (le cliché !), artistes divers, torréfacteur,……
C’est tout naturellement que j’ai trouvé ma place parmi ces exposants, l’aspect « médical » a été bien perçu.
Nous avons eu droit à une démonstration de gym assise (et autre) orchestrée par une coach sportif et un flash mob chorégraphié avant la projection du film.

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Concernant les personnes venues à ma rencontre, il y a eu des femmes de tous âges et tous horizons :
– celle dont la meilleure copine est en FIV et qui le vit mal mais qui ne sait pas si elle aura le courage d’assister à une rencontre de l’association
– celle qui, enceinte de  8 mois me dit « j’en ai pas besoin »
– la quinqua avancée qui me dit les larmes aux yeux, qu’elle aurait tant aimé « qu’à l’époque » elle eut pu connaître cette association…
– celle qui glisse à sa copine « hihihi, c’est pas pour moi je suis enceinte même si ça ne se voit pas encore »
– celle qui, trop jeune, se contente de passer devant le stand en gloussant car j’ai une Barbie et un Action Man nus dans un vase entourés de seringues et médicaments sur ma table…
– celle qui recherche une solution car elle est trop fertile…..j’ai tenté la proposition du don d’ovocytes…. elle m’a dit y réfléchir
– et toutes les personnes qui m’ont félicité pour mon implication et pour « oser » parler de PMA (en public) alors que c’est souvent encore tabou…

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Des réactions mitigées, mais l’essentiel étant de pouvoir « sensibiliser » au minimum sur les problèmes de fertilité de nos jours ainsi que sur le don de gamètes ! J’ai même eu droit à mes 5mn de gloire au micro pour expliquer les tenants et les aboutissants de BAMP !

Quid du film dans tout cela ?

Le film ? En gros, un ascenseur émotionnel du début à la fin !
Déjà aller voir un film qui parle de grossesse, de bébé quand tu es infertile, c’est un peu tendre le bâton pour se faire battre, non ?
Sauf que…..(à titre personnel), ce film m’a rempli d’espoir ! Quand tu es quasi-quadra, c’est bien plus facile de s’identifier à cette chère Bridget !

Bridget 43 ans, première grossesse (naturelle de surcroît) qui malgré quelques clichés hilarants assume son « état » même si sa gynéco  lui parle de « grossesse gériatrique »  !

C’est un film hilarant, truffé de langage familier mais qui décrit si bien la société actuelle (couples homos, grossesse tardive, divorce, séparations, « folies » d’une nuit, les mentalités qui changent, etc.)

Je crois que je peux conclure en affirmant que ce fût une soirée réussie tant au niveau de l’organisation, des rencontres que de la qualité du film !

Même les infertiles peuvent rire aux larmes en visionnant Bridget Jones baby !

FEMMES en CHOEUR

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C’était jeudi matin 29 septembre, dans un très bel hôtel particulier de Paris, au bord du parc Monceau. La Fondation Dr Pierre Ricaud (groupe Yves Rocher) remettait pour la première fois son prix « Femmes en choeur », soit trois dotations de 10.000, 5000 et 3000 euros à des « associations de femmes qui s’engagent pour d’autres femmes ». Virginie avait déposé un dossier pour Bamp, comme 52 associations un peu partout en France. L’info avait été relayée par l’hebdomadaire Femme Actuelle, partenaire de l’opération.

Bon, si on avait gagné, à ce stade, vous le sauriez déjà. Mais Bamp a fait partie des 10 finalistes. Ce sont les salariées de ce fabricant de cosmétiques qui ont lu et sélectionné les dossiers. Et celui de Bamp, ses combats, ses succès (les absences du lieux de travail en raison d’un parcours d’AMP désormais couvertes par la loi) ont convaincu les relectrices. Puis il a fallu retenir 3 lauréates et c’est la direction de la marque Dr Pierre Ricaud qui s’y est collée.

Finalement, la principale dotation a été remise à Servane Hugues, mère d’un enfant handicapé qui a réussi à ouvrir à Grenoble un « centre de Loisirs Pluriels » où enfants handicapés et valides jouent ensemble (39 enfants accueillis, 12 porteurs de handicaps). Le second prix a été remis à Joëlle Estève qui a créé à Perpignan « La maison entre parenthèse », une structure d’accueil pour des femmes atteintes d’un cancer et qui trouvent là un accompagnement réconfortant, des soins d’esthétique et aussi des séances de sophrologie. Le dernier prix a récompensé Mary-Grâce Cuquemelle, une neuropspychologue qui vient en aide à des femmes en situation de fragilité sociale ou médicale dans le Nord Pas-de-Calais. Son association, Grâce, est un maillage de professionnels (psys, sophrologues, diététiciens, musico-thérapeutes) qui partent à la rencontre de ces femmes isolées.

Trois lauréates à l’arrivée (voir photo) pour trois causes ardemment défendues. Chapeaux mesdames. Toutes trois ont vécu dans leur chair les situations qu’elles combattent aujourd’hui. Servane Hugues (1er prix) a résumé ainsi son engagement: « quand on est confrontée à une douleur immense dans sa vie, on se bat et finalement on trouve une famille ». Solidarité, soutien, réconfort, un écho que Bamp partage.

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Nathalie Lagron (pantalon blanc veste noire), directrice générale Dr Pierre Ricaud.

 

Expliquer l’inexpliqué ?

En France, l’infertilité est caractérisée d’inexpliquée dans 10 % environs des situations. C’est bien trop souvent, une formule qui loin d’aider les patients infertiles, les plongent dans un grand désarroi. Car sans explications, que faire ? Quel traitement prendre ? Comment faire aboutir le projet de maternité ? Les médecins disent que tous les paramètres sont normaux et qu’il n’y a aucune explication à l’infertilité. Mais pour autant aucune grossesse ne débute et l’AMP ne peut rien faire……. Les couples se trouvent face à plusieurs vides : l’enfant qui ne vient pas, infertilité qui ne s’explique pas, la médecine qui ne peut rien faire. Les émotions comme l’injustice, la colère, la culpabilité peuvent en être renforcées. Pourtant, ce qui ne s’explique pas aujourd’hui, pourrait s’expliquer demain, nous disons toujours que l’infertilité est dite inexpliquée « en l’état actuel des connaissances de la science ».

La science justement, fait des découvertes ! Des chercheurs Italiens ont observé la présence d’un virus dans l’endomètre de certaines femmes infertiles. Ce virus fait partie des virus Herpès humain de type 6. Les chercheurs ont réalisé une étude à une petite échelle qui leur a permis de mettre en évidence un lien entre l’infection par ce virus et une situation d’infertilité chez les femmes infectées.

Pour le moment, c’est une étude sur un petit nombre de femmes, elle doit être confirmé par des études sur une cohorte plus importante. Mais c’est quand même, de notre point de vue, un sérieux pas dans la compréhension de l’infertilité inexpliquée et dans la compréhension de ce que les médecins continuent à appeler la boite noire : c’est à dire l’utérus et les interactions utérus/embryons.

L’équipe Italienne a aussi mis en évidence un taux d’œstradiol plus élevé chez les femmes infertiles ayant participé à leur étude. Les femmes infectées par le virus HHV-6A avaient un taux d’œstradiol supérieur aux femmes (infertiles) non infectées. Ils pensent que cette infection virale à un impact délétère sur la fertilité féminine.

L’infection viral déclenche une « réponse immunitaire anormale ce qui induit un environnement utérin dysfonctionnel non propice à l’implantation d’un embryon« .

Cette information sortie au mois de juillet, nous semble importante, car elle ouvre des perspectives de compréhension et de traitement pour les femmes dites en « infertilité inexpliquée ».

Cette étude, dont nous parlerons avec les médecins que nous allons prochainement rencontrer lors des FFER à Paris, relance, toujours de notre point de vue, la pertinence des biopsies de l’endomètre qui sont proposées dans le cadre de deux protocoles Français : MATRICELAB et WIN TEST. Ces deux protocoles, permettent d’évaluer d’un point de vue immunologique et génétique, le niveau d’inflammation de l’endomètre et sa potentielle réceptivité. Malheureusement, ces examens ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale et ne font pas consensus chez les médecins AMP. Les médecins ne sont pas d’accord sur leur efficacité à porter un diagnostic et à proposer un traitement permettant l’arrivée d’une grossesse.

Mais pour nous c’est un élément que l’on ne peut pas négliger, c’est pour cette raison que dans le Manifeste de notre association, nous demandons que ces examens soient généralisé (en cas de nécessité) et remboursés.

Source le site PLOS ONE, article en anglais

Terre d’espérance – SSI 2016

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Terre d’espérance c’est le titre d’une pièce de théâtre originale écrite par Sandrine Le Mevel-Hussenet, un texte fort, intense, qui parle de l’infertilité, des aspects universels et intemporel de l’infertilité vécus par trois couples dans trois pays différents : France, Italie, Palestine. Nous vous en avions déjà parlé ici.

Nous avons pu lire ce texte, il chamboule, il provoque des émotions, il fait réfléchir, il est tellement juste.

Le metteur en scène Jérémy Colas directeur artistique de la Compagnie « Un pas puis l’autre », que nous avons rencontré en fin d’année 2015 propose une mise en scène moderne, vivante, musicale.

La pièce n’a pour l’instant pas encore été jouée, les acteurs travaillent, la mise en scène se forme. Mais pour la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité, Jérémy Colas et ses acteurs vont faire deux lectures de la pièce :

  • Le jeudi 14 avril à Nantes, au T.U. Théâtre Universitaire à 16 heures. Lecture ouverte au public
  • Le samedi 30 avril à Caen, à la Maison des Associations à 16 heures. Nombre de places limitées, merci de vous inscrire via collectif@bamp.fr

Nous vous invitons à venir écouter ce texte fort et à discuter ensuite avec le metteur en scène et les acteurs.

Le site de Sandrine Le Mevel-Hussenet, avec des extraits du texte et des photos des acteurs

 

Article de Ouest-France septembre 2015 de Marie MERDRIGNAC.

« La Paillette accueille la compagnie Un pas puis l’autre et l’actrice Victoire Bélézy pour un projet international autour de l’infertilité.

Le projet artistique est inédit et rassemble l’Italie, la Palestine et la France autour d’une thématique sensible : l’infertilité. Des rencontres entre chercheurs de Naples, Ramallah et Aix-en-Provence, artistes et couples confrontés à ce problème ont permis de récolter des témoignages. Ils sont la matière première utilisée par les artistes du groupe As Life (Art et science, laboratoires internationaux fabricants d’expériences) pour créer trois spectacles dans leurs pays respectifs.

Terre d’espérance

Pour la troupe française, Sandrine Le Mével Hussenet a écrit Terre d’espérance, un texte poignant. Il est travaillé en résidence à la Paillette par la compagnie costarmoricaine Un pas puis l’autre, dirigée par le metteur en scène Jérémy Colas.

La pièce met en scène trois couples, musulmans, athées, catholiques, face à la réalité de l’infertilité. Pourquoi veut-on un enfant, comment réagit-on face à l’annonce de l’infertilité, comment y fait-on face, qu’est-ce qu’on devient ? À travers les discussions des couples, des solutions sont suggérées pour dépasser ces questions.

Parmi les comédiens, Victoire Bélézy, révélée à la télévision dans la série Plus belle la vie et dans les films de Daniel Auteuil, Marius et Fanny, adaptés de Marcel Pagnol, retrouve les planches, avec un projet qui la touche. « L’écriture et les questionnements soulevés par l’infertilité m’ont interpellée. Qu’est-ce qu’on est quand on n’est pas fertile ? Qu’est-ce qu’on a à apporter, quelle trace peut-on laisser ? Les réponses soufflées dans la pièce me parlent particulièrement. »

La pièce devrait être présentée en 2016 et être jouée en Palestine et en Italie sous forme de rendez-vous où les trois propositions seraient accompagnées de débat entre chercheurs et public. La troupe propose une lecture pour faire suite à la résidence. »

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Mars en Jaune !

Endometriose

Comme vous le savez sans doute déjà l’endométriose fait parler d’elle, en dehors du corps des femmes meurtris ! ENFIN ! C’est grâce à la mobilisations des acteurs associatifs qui se sont mobilisés depuis plusieurs années pour cela et qui voient cette année leurs efforts communs récompensés par une belle couverture médiatique nationale et politique.

  • Du 7 au 13 mars c’est la Semaine Européenne de lutte contre l’endométriose plus d’info sur le site d’EndoFrance. Regardez s’il se passe quelque chose dans votre région.

 

  • Le 8 mars à Paris a eu lieu une soirée-concert, qui du point de vue des participants a été un moment très fort. Plus d’informations sur la page facebook d’Endomind des articles dans les médias, les invitées, les politiques présents à cette soirée.

 

  • le vendredi 11 mars, vous pouvez voir ou revoir le très bon documentaire de Claire Chognot, diffusé au ministère de la santé. Places à réserver via l’adresse  endomind.france@gmail.com

 

  • le 19 mars à Paris, l’ENDOMARCHE qui depuis 2014 est aussi organisée en France. Artemise, adhérente BAMP vous propose de vous y retrouver, pour marcher ensemble et échanger sur l’endométriose et l’infertilité, la stérilité. Vous pouvez prendre contact avec elle via son blog

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Un nouveau site d’information : http://info-endometriose.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vos enfants sont nés au alentour des mois d’octobre et novembre ?

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Logo Paris Ouest 14 fev

Vous venez de mettre au monde un ou des enfants, grâce à l’AMP, félicitations !

Vous pouvez participer à une étude européenne sur les « FAMILLES PMA », étude qui va bientôt prendre fin. La première rencontre avec les chercheurs se réalise aux environs des 4 mois de votre ou vos enfants.

Les chercheurs ont besoin de rencontrer d’autres familles et ce avant la fin du mois de février 2016. Pour des raisons budgétaires (plus de frais de déplacement possible pour les chercheurs), les familles résident en Ile de France sont recherchées.

Les critères pour pouvoir entrer dans cette étude Européenne, sont les suivants :

  • Parents pour la première fois
  • D’un enfant ou de jumeaux
  • Né(s) avant fin novembre 2015
  • Grâce à une technique d’AMP : IAC, FIV, FIV-ICSI, FIV-IMSI

 

Vous trouverez ici un témoignage d’une personne ayant déjà participé à cette étude.

Et en suivant ce lien, vous trouverez le témoignage de Miliette qui a aussi participé à cette étude.

Vous pouvez prendre contact directement avec les chercheurs

Adresse électronique :

Téléphone :

07.63.21.37.06 (Bérengère Rubio)

 

Ici c’est le site des chercheurs