Une FIV à 200 euros ?

MARIE-CAROLINE nous signale cet article paru sur le site du FIGARO.FR, écrit le 9 juillet par Pauline FREOUR. Lundi 8 juillet a eu lieu à Londres le congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie. Vous trouverez ici, un autre article relatif à ce congrès annuel de la société européenne de reproduction humaine.

La promesse d’une FIV à 200 euros

Par figaro iconPauline Fréour – le 09/07/2013
Des chercheurs ont mis au point un incubateur très simple qui permettrait de réduire considérablement le coût de certaines fécondations in vitro.

La technique de la fécondation in vitro (FIV), qui a permis à des millions de couples de donner naissance à un enfant ces 35 dernières années, se démocratise. Elle reste néanmoins très onéreuse. En France, où les couples ont droit à la prise en charge de 4 tentatives par l’assurance maladie, elle coûte 3100 à 4100 euros. Ces frais médicaux constituent un obstacle majeur dans certains pays, notamment les plus pauvres. D’où l’écho rencontré par une technique mise au point par des chercheurs de l’Institut des technologies de la fertilité à Genk en Belgique, qui réduirait le coût d’une tentative de FIV à 200 euros.

Les Dr Elke Klerkx et Willem Ombelet ont présenté leurs travaux lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie, à Londres lundi. Leur innovation consiste à remplacer le coûteux incubateur dans lequel l’embryon est placé pour se développer avant l’implantation par un dispositif très simple composé de deux tubes de verre communicants entre eux. Le premier tube accueille un mélange d’acide citrique et de bicarbonate de soude, deux ingrédients peu coûteux que l’on trouve aisément dans le commerce, dont la réaction chimique génère une certaine quantité de dioxyde de carbone (CO2). Ce gaz se répand ensuite dans l’autre tube où sont introduits les ovocytes fécondés à l’aide d’une seringue pour qu’ils poursuivent leur développement. La présence du CO2 est essentielle car elle permet d’assurer une acidité similaire à celle de l’utérus.

Si vous souhaitez lire la suite de ce très intéressant article, c’est par ici

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/09/20933-promesses-dune-fiv-200-euros

Filmer l’embryon pour améliorer les chances d’une FIV

Article paru dans Le Figaro, le 17/05/2013 et disponible ici

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Des chercheurs britanniques ont montré que le suivi en continu de la croissance d’un embryon avant implantation dans l’utérus permet de repérer ceux qui n’ont pas d’anomalies chromosomiques.

Une équipe de Manchester spécialisée dans la fécondation in vitro (FIV) a prouvé l’efficacité d’une nouvelle technique utilisée pour réduire les risques de mauvaise implantation de l’embryon ou de fausse couche. Les scientifiques utilisent pour cela un dispositif appelé embryoscope qui réalise un suivi presque continu de la croissance d’un embryon pendant les 3 à 5 jours qui suivent la fécondation, avec un cliché toutes les 10 ou 20 minutes. Ils expliquent dans la revue Reproductive BioMedicine Online comment cela peut améliorer le taux de succès des naissances par FIV de 56 %.

«Cette technique permet de réaliser un film qui donne des informations très précises sur la vitesse et la régularité de la croissance de l’embryon, deux critères importants pour choisir lequel des embryons fécondés aura le plus de chances d’être implanté avec succès dans l’utérus de la mère pour donner une grossesse réussie, explique Thomas Fréour, biologiste au service d’assistance médicale à la procréation du CHU de Nantes, le premier service de France à utiliser cette technologie depuis 2011. Ces résultats sont encore préliminaires, mais ils confirment bien le lien qu’on soupçonnait entre la vitesse de développement de l’embryon et le succès des grossesses.»

De manière classique, la surveillance de la multiplication des cellules embryonnaires se fait en sortant les embryons de l’incubateur pour les observer au microscope une fois par jour. Une pratique à la fois un peu plus perturbante pour les cellules, et bien moins fiable pour détecter d’éventuelles anomalies de croissance.

Une technique encore coûteuse

Presque deux tiers des embryons humains comportent des anomalies chromosomiques qui peuvent faire échouer l’implantation dans l’utérus, ou mener à une fausse couche.

Pour confirmer l’idée intuitive que le suivi en continu apportait un réel progrès par rapport à l’observation quotidienne «classique», les chercheurs britanniques ont comparé la technique avec des analyses chromosomales qui permettent de détecter d’éventuelles anomalies génétiques avant l’implantation de l’utérus de la mère. Ce type de diagnostic préimplantatoire est extrêmement contrôlé en France, et n’est pratiqué qu’à titre exceptionnel.

Les embryons ont été classés après observation en continu dans trois catégories de risque, faible, moyen et élevé. Onze grossesses ont donné lieu à des naissances à partir d’embryons à faible risque, un taux de succès de 61 % contre seulement cinq dans le groupe de risque moyen (19 % de succès) et aucun dans le groupe à risque élevé. Des résultats comparables aux taux de réussite obtenus avec analyse des chromosomes.

«La technique est encore coûteuse, puisqu’une machine qui peut surveiller en continu les embryons de 6 patientes coûte environ 90.000 euros mais elle apporte réellement des informations précieuses avant l’implantation, complète Thomas Fréour. Ces informations sont utiles pour l’équipe médicale, mais aussi pour les couples qui cherchent à avoir un enfant, car cela peut notamment les aider à comprendre quelles sont leur chances de succès.»