Les RDV télévisuels à ne pas manquer !

René Frydman, obstétricien, pionnier de la médecine procréative, célèbre pour avoir donné naissance au 1er « bébé éprouvette », Amandine, il y a tout juste 35 ans, en 1982. Il publie aujourd’hui un manifeste, co-signé par 200 spécialistes pour la généralisation sans exclusion de la Procréation Médicale Assistée (PMA)
« Le Droit de Choisir : manifeste des médecins et biologistes de la procréation médicale assistée ».
Dans ce livre, il prolonge sa tribune, publiée dans Le Monde du 16 mars 2016, co-signée par 130 médecins et biologistes affirmant avoir enfreint la loi sur la PMA. Une loi n’autorisant la PMA que pour les couples hétérosexuels et infertiles.

Il est l’invité du Magazine de la Santé ce jour à partir de 13h40  #Santef5
Sinon il y a le replay !

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Autre rendez-vous médiatique, dans l’émission « Thé ou Café » sur France 2, le dimanche 29  janvier.

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Avec le Professeur René Frydman qui va présenter son dernier livre sur le manifeste des 130 médecins. Dans cette émission, vous pourrez voir aussi des couples (adhérents BAMP) qui ont accepté de témoigner sur leur parcours d’AMP.

En espérant que ces deux heures consacrées au Professeur René Frydman vont permettre de parler de gynécologie et d’obstétrique, mais aussi d’assistance médicale à la procréation.

Dimanche 29 janvier, l’émission commence à 7 heures.

Et puis pour finir sur les relais médiatiques, avez-vous vu l’article de Libération sorti hier en version numérique ? Fertilité, j’écris ton nom ! Avec beaucoup de BAMP dedans.

 

 

 

Quand la télé parle…. mal du don de sperme

Le don de sperme, un sujet qui comme le don d’ovocyte, ou le don d’embryon, pose des questions pour les donneurs/donneuse, pour les personnes qui doivent passer par cette étape pour espérer avoir une famille, pour les enfants nés grâce à un don de gamètes. Ce sujet mérite que l’on lui consacre du temps, de la réflexion.
La semaine dernière, BAMP a été interpellé par une adhérente, qui a regardé le reportage consacré au don de sperme dans le magazine Envoyé Spécial. Diffusion jeudi 16 juin 2016, le magazine s’ouvre sur ce sujet. Si vous voulez regarder c’est par là https://www.youtube.com/watch?v=cwQHPIKCwMo
« Hier soir je tombe par hasard sur le début de l’émission « envoyé spécial  » sur france 2, je vois dans le sommaire un reportage sur le don de gamètes, je me dis intéressant, je vais regarder.
Au début de ce reportage la mise en scène d’une fiction qui se déroule en 2060, le scénario : les gamètes se font rare et on y voit un donneur qui fait un énième don de gamètes (1000 ème peut-être je ne me souviens plus du chiffre).
En fait ce reportage parle surtout du business autour du don de gamètes ce qui n’est pas le cas en France.
Le ton est donné plein d’ironie, je ne dois pas avoir d’humour, Frigide Bargeot aurait-elle participé à l’élaboration de ce reportage ?
On parle du CECOS de Lille, on y suit entre autre un donneur de sperme que l’on qualifie de termes comme « champion »etc…
Bref tout ça pour dire qu’à part le cecos de Lille et la petite phrase de la fin qui parle du manque de donneurs en France et bien on dirai que c’est presque un caprice de bénéficier d’un don (certes ce n’est pas le sujet du reportage).
De mon humble point de vue ça ne va pas faire avancer l’opinion et les confusions en tout genre que font déjà énormément de personnes sur le don.
Et ça ne va pas favoriser non plus l’augmentation du nombre de dons.
Merci l’équipe d’envoyé spécial de france 2.
Une femme ayant bénéficier d’un don suite à la stérilité de son mari.
Une femme pas objective sans doute puisque très marquée par son histoire personnelle.
Une femme en colère quand même !!! »
Je suis donc allée regarder le replay. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un reportage traitant d’infertilité sous un angle aussi « négatif ». Cet article est donc en quelque sorte un droit de réponse, dans lequel nous allons expliquer nos arguments sur la mauvaise qualité de ce reportage.
Ça commence déjà avec le titre :  « l’étonnant commerce du sperme ». Ok, oui dans certains pays, les gamètes se vendent et s’achètent, et cela depuis des décennies, mais en France le don est anonyme et GRATUIT. Effectivement en France beaucoup de couples se rendent à l’étranger. Les délais d’attente très longs en France (entre 2 et 5 ans) et les conditions du don en France, font que certains décident de passer le pas hors de nos frontières. Certains couples le font par choix, d’autres par contraintes, d’autres encore font le choix de ne pas aller à l’étranger et d’attendre en France. Donc voyons voir ce qu’en disent les journalistes.
Et là on tombe de Charybde en Scylla et l’on se dit, pourquoi avoir traité ce sujet sous cet angle ? Avec l’utilisation de ces propos « humiliants », « goguenards », ironiques. En mélangeant allégrement la fiction, les exemples étrangers, de façon dominante avec quelques minutes sur un couple en attente et un donneur au Cecos de Lille (ils doivent être contents au Cecos de Lille, de se trouver au milieu de ce reportage, à charge [de notre point de vue] sur le don de sperme), on peut dire que le reportage cherche sa cohérence. Elle se trouve finalement dans la prédominances des exemples étrangers, qui mettent à jour les dérives d’une pratique : la vente et l’achat du sperme au niveau mondial.
De notre point de vue, Franco-Français on peut s’interroger sur le pourquoi et le pourquoi faire de ce reportage ? Au moment où l’agence de biomédecine relance une campagne d’information sur le don de gamètes en France. Il nous semble que ce type de reportage vient brouiller le message hexagonal. Il vient aussi et surtout, agresser, violenter les couples infertiles qui s’interrogent sur le recours au don de sperme, où qui s’y sont engagés, les hommes (donneurs et receveurs dans le même panier, car finalement le message est : ce n’est vraiment pas bien ce que vous faite et comment vous le faite) et les enfants nés grâce à un don. Il vient aussi donner une image erronée, au grand public français, qui n’y connait rien à tout ça et qui peut donc prendre au pied de la lettre, ce qui est dit à la télévision ! Mélangeant allégrement les situations étrangères avec ce qui se pratique en France, ce reportage joue non pas sur l’information, mais sur le sensationnalisme.
Détaillons un peu nos arguments à charge sur ce reportage :
– « Aujourd’hui« , « ce marché naissant« , « ce nouveau marché« ……..euh, non depuis des décennies les gamètes se vendent et s’achètent, d’ailleurs cela est aussi dit dans le reportage, une des entreprises citée existe depuis 1977. En France, le don de gamète n’est pas un marché, car la pratique est strictement encadrée par les lois de bioéthique. Sauf si vous sortez volontairement du cadre des lois de bioéthique (choix personnel d’aller à l’étranger, réduire les délais d’attente), où si vous ne pouvez pas y avoir accès (femmes célibataires et couples de femmes) ou si vous ne pouvez plus en bénéficier (couples hétéro sortis des parcours d’AMP français).
– Le sujet fiction qui ouvre le reportage sur un « super donneur, meilleur donneur de France avec 1000 enfants à son actif« , à quoi sert d’utiliser cet angle fictionnel ? A faire peur ? Peut-être, mais en tout cas il peut inquiéter voir affoler, ceux qui ne connaissent rien à l’infertilité, la stérilité et son traitement en France. Car on s’y croirait. Le ton est donné, on le retrouvera dans tout le reportage : dédain vis à vis des donneurs qui se font payer pour ça, sans vraiment trop réfléchir à leurs actes. Mais aussi vis à vis des personnes (couples, femmes) qui font gonfler ce marché via leurs demandes exponentielles de sperme. Le pire est à venir, car cela va s’aggraver à l’avenir, la télévision vous le dit.
– Le reportage s’ouvre sur un couple français qui attend un don de sperme en France. Ok, donc on va parler du don en France…… Mais finalement, non, un couple en attente, un donneur et hop, le reportage enchaine sur les exemples étrangers. Mélanger les situations étrangères et la situation française, vient il nous semble brouiller le message. De plus, le reportage ne fait pas de distinction entre les couples hétérosexuels, les femmes célibataires, les couples de femmes, qui sont dans des configuration d’accès à une Assistance Médicale à la Procréation en France, très différentes. Cela créée des situations sanitaires, financières, juridiques très variables sur lesquelles, il faudrait vraiment que la France se penche.
– Les termes utilisées pour parler des donneurs de sperme « accueilli comme le messie« , « compétiteur« , « l’écurie des donneurs« , « ce champion« , « prince charmant« , nous semble soient ironiques, voir dégradants. Donc un homme stérile, vous le décririez comment mesdames les journalistes, comme un looseur, un crapaud baveux ? Bon à reformer sur l’échelle de la compétition masculine ?
– Les exemples très fouillés sur les pratiques relatives aux banques de sperme à l’étranger, « pour éviter d’attendre. Je paie 1000 euros…….. » Exemples Danois, Américain, présentations des entreprises qui récoltent et vendent dans le monde entier. Présentation aussi des « affaires » difficiles vécues par les couples receveurs, vis à vis des entreprises de ventes de sperme, vis à vis des donneurs. Pas de législation en Amérique, business is business. Ok cela fait partie de la réalité, nous n’avons pas encore trouvé le moyen de n’avoir que des bons côtés à nos actes, mais là franchement, nous pensions que si vous vouliez dégouter des potentiels donneurs, et des couples receveurs d’avoir recours à don, vous ne vous pourriez pas vous y prendre mieux.
– L’ode délirante à Ed Houbben, un hollandais (dont dont son histoire à déjà été mainte et mainte fois racontée 2013), qui se targue d’avoir plus de 120 enfants, via des dons directs par relations sexuelle. Mais comment peut-on encore faire des reportages sur cet homme ? Humiliation pour lui, que l’on décrit comme un homme ayant vécu sa première relation sexuelle à 34 ans,qui aime les femmes qui mettent des bottes pour faire l’amour avec lui, humiliation pour les femmes ayant des enfants avec lui et les enfants……. D’ailleurs tous les médias sur le net reprennent à l’envie ce seul aspect du reportage : « l’avantage charnel du don de sperme…... ». Comme quoi, le sensationnel est toujours et encore ce qui fait le plus parler. Vraiment dommage et encore une fois, merci pour l’image très négative donnée au don de sperme. Mais dans ce cas là, faut-il encore parler d’un don de sperme ? Qui manipule qui dans cette histoire ? Les femmes qui ont trouvé la « bonne poire », le « tombeur de ces dames » fournissant gratuitement ce qu’elles espèrent tant ? Ou lui qui se voit régulièrement à la télévision pour une bonne séance de publicité gratuite. En France, nous avons aussi des hommes du même acabit, ce que nous trouvons plutôt inquiétant et qui décrédibilisent le don altruiste.
– Le reportage se termine (40 secondes)  sur les chercheurs Lyonnais qui ont créé des spermatozoïdes in vitro. On revient à la fiction du début, science fiction…. ? C’est tellement court que l’on ne saura pas qu’elle était l’intention des journalistes. Mais pour rappel, les chercheures Lyonnais, ou Chinois en sont au stade expérimental et avant que cela puisse se réaliser en France, de l’eau va couler sur les ponts.
– En plateau, la journaliste parle (rapidement là aussi) de la dernière campagne de l’Agence de biomédecine sur le don de sperme. Disant que la France manque de donneurs………………mais avec un tel reportage, nous ne pensons pas que les donneurs vont se précipiter dans les différents Cecos de France. C’est vraiment dommage, car ce sujet : le don de sperme, sous tous ses aspects mériterait qu’on puisse en parler d’une façon différente de ce qui est proposé dans ce reportage. Car là, le traitement de ce sujet et la violence (sans doute pas volontaire) des propos, vis à vis des hommes stériles, des donneurs, des couples, des femmes ayant eu recours, où s’interrogeant sur le don de sperme, ainsi que vis à vis des enfants nés grâce à un don de sperme est assez choquante.
Il nous semble que les thèmes abordés, qui posent des questions intéressantes, auraient vraiment pu être traités autrement. Ce sont d’ailleurs des thèmes que notre association souhaite mettre au cœur d’une réflexion collective  :
  • La baisse inquiétante de la fertilité humaine (causes et conséquences). Avant de faire culpabiliser les gens sur le recours à un don, idem pour le donneurs, pourquoi ne pas interroger les causes de cette baisse de la qualité et de la quantité de spermatozoïdes chez les hommes ?
  • Les aspects psychologiques et sociaux du recours au don de gamètes (pour les donneurs/donneuses, les couples, les enfants). Avoir recours à un don de gamètes n’est jamais une démarche que l’on fait à la légère, sans réflexion, sans s’interroger sur ce que cela va engager pour les enfants à naitre, pour soi dans la famille, dans la société. D’ailleurs certaines personnes y renoncent.
  • Le cadre juridique et éthique français, l’organisation médicale du don en France. Oui la France manque de donneurs et de donneuses, mais ce n’est pas ce genre de reportage qui va permettre de faire évoluer positivement cette situation. Oui ce sujet mérite réflexions, positionnement éthique, modifications de certains aspects. Par contre, le cadre juridique français à le mérite d’exister et de protéger les donneurs, les receveurs et les enfants nés grâce à un don.
  • La question de l’anonymat ou pas du don de gamètes. Qui est un autre aspect essentiel des questions psychologiques et sociales soulevées par le don de gamètes en France.
  • L’internationalisation des échanges humains, qui fait que les gens s’informent, voyagent, sont libres de faire ce qu’ils souhaitent.
  • La marchandisation d’éléments du corps humain : la loi du marché, tout peut-il être acheté et vendu ?
  • Les dérives, réelles, liées à la situation française (manque de donneurs, délais d’attente, exclusion des certaines personnes de l’accès à l’AMP en France), qui fait se développer des pratiques parallèles et à notre avis risquées, du don de sperme. En effet, nous avons déjà alerté sur certains sites internets qui proposent des dons moyennant relations sexuelles, ou qui proposent la vente du don de sperme. Ces dons se réalisent hors du cadre médical protecteur, soumis à la loi du marché, profitant du désarroi profond dans lequel se trouvent les couples, les femmes en désirent d’enfant.
 Voilà ce que ce reportage nous a inspiré : mélange des genres, traitement particulier d’un sujet qui mériterait pourtant que l’on en parler sérieusement, culpabilité, violence, humiliation pour les couples ayant recours à un don de sperme, idem pour les donneurs et sans parler des enfants nés grâce à un don de sperme. Mais nous ne sommes peut-être pas vraiment objectives, dites nous ce que vous en pensez.

Agenda T.V. – Aventures de Médecine

A vos télévisions mardi 24 mars à 20h55 : Aventures de médecine sur France 2 dont le thème est : « Donner le vie ». C’est la maternité Jeanne de Flandre de Lille qui offre aux journalistes ces locaux, ces patients et ces professionnels.

Nous vous parlons de cette émission, car il y a de l’assistance médicale à la procréation dedans. Grâce à Valentine et Michael, qui témoignent de leur parcours d’AMP.

L’extrait que vous pouvez voir sur le site de France 2, présente ce couple qui va faire une FIV pour tenter d’avoir un deuxième enfant.

Deux éléments importants dans ce petit extrait, la jeune femme souffre d’endométriose (visibilité médiatique pour cette maladie) et la ponction de ses ovocytes se réalise sous hypnose (un vrai progrès pour éviter l’anesthésie générale), que vous êtes plusieurs a avoir vécue.

Nous attendons vos commentaires, suite à la diffusion de cette émission, sur le traitement de la partie AMP notamment. En tout cas, la vidéo de présentation de l’émission, commence avec le couple en parcours d’AMP, voir ICI

Attention « âmes sensibles infertiles », il y a aussi des femmes enceintes et des accouchements dans ce documentaire !!!!
Voici ce que vous pouvez trouver sur le site de France 2 pour présenter l’émission :
L’émotion des jeunes parents :Hélène et Pierre, Mariama et Mohamednous ont permis de vivre à leurs côtés l’un des moments les plus importants de leur vie : l’arrivée (parfois compliquée) de leur premier enfant pour les uns, de leur deuxième pour les autres.Camille et Julien ont dû accepter, dans l’urgence, une césarienne pour accueillir leurs jumeaux. Nous avons vécu avec eux ce moment délicat.Valentine et Michael nous ont fait partager le chemin difficile, mais plein d’espoir, de leur procédure de procréation médicalement assistée. Nous les avonssuivi dans tous les actes médicaux depuis le prélèvement d’ovocytes jusqu’à l’implantation d’embryon.Une équipe soignante passionnée :Dans la plus grande maternité de France, Michel Cymes partage les journées et les nuits de garde de sages-femmes aguerries comme Natacha, Laurence, Marie, Marie-Françoise, et Omar, un sage-femme qui renverse les préjugés.Dans le service de procréation médicalement assistée, les Dr Leroy et Leroy-Martin lui font découvrir les coulisses de la fécondationinvitro.

Historique :

Dans ce nouveau numéro d’Aventures de médecine, Michel Cymes vous propose de rencontrer les pionniers de la naissance et de la conception, en revivant leurs expériences les plus inattendues, celles qui ont conduit à des découvertes fondamentales comme l’existence des ovules et des spermatozoïdes, ou la possibilité d’une fécondation in vitro.

 

Des animations 3D pour percer le mystère de l’accouchement :

De nombreuses animations en 3D montrent ce que l’on ne voit jamais : ce qui se passe à l’intérieur du corps de la mère à différents moments clés de l’accouchement. Quelles sont les positions successives de l’enfant ? Qu’est-ce qu’une contraction ? Comment se dilate le col de l’utérus ? Comment fonctionne une ventouse, des forceps ?

 

La collection :

La médecine a marqué, marque et marquera toujours nos sociétés … Aventures de médecine est une collection documentaire qui plonge le téléspectateur dans les coulisses de l’Histoire de ces révolutions médicales, dans les blocs opératoires d’aujourd’hui, dans les laboratoires des pionniers de la science et, grâce à des  images de synthèse inédites, dans  l’intimité du  corps humain.

Michel Cymes, fil rouge de la série, nous guide dans ces voyages dans le temps fait d’aventures bouleversantes, à la fois scientifiques et humaine

 

Une production : Pulsations
Sur une idée originale de Michel Cymes
Un film de Rudy Bancquart
Réalisé par Bernard Faroux
Rédacteur en chef : Gael Chauvin
Produit par Christian Gerin

Avec la participation du CNC et de France Télévisions

 

POUR VOIR LE SITE DE L’ÉMISSION C’est ICI

 

Ed Houben (France 2 et Le Figaro)

Pour certains vous avez dû tomber par hasard sur un reportage le jeudi 26 septembre dernier,  lors du JT de France 2, sur un « donneur » privé de gamète aux Pays-Bas.

Ce reportage ne reflétait en rien la réalité d’un vrai donneur de gamètes encadré par les CECOS. Celui -ci donnait une image fortement négative aux téléspectateurs sur les donneurs de gamètes. 

Et surtout il était annoncé comme un exemple de cas concret au sujet des débats éthiques autour de la PMA.

Vous pouvez  visualiser le reportage et la réponse BAMP ici !

C’est pourquoi , nous avons posté un droit de réponse concernant ce reportage :

Nous, patients et ex-patients en Assistance médicale à la procréation, membres du collectif BAMP, désirons nous exprimer, quant au reportage diffusé, sur votre chaîne France 2 le jeudi 26 Septembre concernant, M. Ed Houben, donneur de sperme, qui est le père génétique de 102 enfants.
Sujet annoncé ainsi : « science…le débat éthique sur la PMA voici un cas concret et saisissant… »
Dans une période difficile pour le don de gamète en France, et autour d’un sujet comme l’AMP déjà incomprise par les non-usagers et par là-même ramenant souvent des échos néfastes aux patients, nous ne pouvons que constater que des journalistes, se devant de rapporter l’information, amalgament un tel sujet avec des techniques d’AMP.

Certes M. Pujadas conclut en exprimant que c’est « un cas si particulier » mais afin de véhiculer une image plus juste de l’AMP, il paraît évident que vous énonciez des faits généraux avant de passer à un cas individuel (qui n’a d’ailleurs rien à voir avec de l’AMP !).

Si votre intention réelle était un jour de donner la parole à une population qui souffre d’infertilité, et à donner de réelles informations sur ce système qu’est l’AMP, rempli déjà, de trop de préjugés et de tabous, nous vous conseillons de mener un véritable travail de recherche en vous rapprochant par exemple de notre Collectif BAMP ! représentant des usagers de l’AMP. (www.bamp.fr)
Nous pensions le journal télévisé sérieux et informatif, non pas sensationnel et source de polémique.
Plutôt que de participer à ce genre de reportage (qui a plutôt sa place dans de toutes autres émissions) nous vous invitons fortement à faire un reportage sur les CECOS en France, et ainsi préciser, du manque cruel de dons de gamètes, et de faire un appel à des donneurs potentiels.
Bien à vous.
Le collectif BAMP

Après ce reportage nous avons continué nos recherches et nous avons constaté que beaucoup parlaient de ce « cher » ED.

Le journaliste Stéphane Kovacs pour Le Figaro notamment : 

Vous pouvez  visualiser le reportage et la réponse BAMP ici !

Nous l’avons vu tard mais nous n’allions pas rester silencieux, c’est pourquoi , nous avons aussi posté un droit de réponse concernant ce reportage :

Il est fort dommage que cet individu soit identifié comme « donneur de sperme ». En cette période difficile pour le don de gamètes en France, et autour d’un sujet comme l’AMP déjà incomprise par les non-usagers et par la même ramenant souvent des échos néfastes aux patients, nous ne pouvons que déplorer l’amalgame qu’un tel sujet peut provoquer.

Nous connaissons votre travail d’informations, au sujet de l’infertilité notamment, il est si simple de par l’énonciation de cas particuliers et individuels de tomber dans du sensationnel, pourriez-vous rester vigilants quand à cela.

Il serait intéressant de parler de façon plus générale de l’AMP, et d’en exposer l’image réelle.

Si votre intention devenait un jour celle-ci, nous vous conseillons de vous rapprocher de notre Collectif BAMP ! représentant des usagers de l’AMP. (www.bamp.fr).

Donner la parole à une population qui souffre, et collecter de réelles informations sur ce système qu’est l’AMP, rempli déjà, de trop de préjugés et de tabous, serait une réelle prise en compte des épreuves que ces personnes subissent et un partage de cette affection de longue durée qu’est l’infertilité.

Bien à vous.

Le collectif BAMP.

N’oubliez-pas, nous avons + de 400 yeux et oreilles au sein du collectif, mais même celles-ci ne sont pas assez nombreuses pour tout collecter… Alors n’hésitez pas à envoyer un petit mail à collectifbamp@orange.fr dès que vos yeux ou oreilles frétillent !