ZIKA vers une reprise de l’activité d’AMP en Martinique et Guadeloupe !

Bientôt une annonce de la reprise de l’activité d’AMP, sous conditions, à la Martinique et en Guadeloupe. C’est l’information que nous souhaitions partager avec tous les couples en attente depuis bientôt un an.

En effet, suite à l’épidémie ZIKA, la ministre de la santé, suivant les recommandations internationales avait stoppé les activités d’AMP dans les zones à risques et pour les personnes vivant ou séjournant dans ces zones à risques. Voir nos précédents articles ICI puis ICI pour les dernières recommandations en vigeur. Recommandations qui imposaient u

La déclaration officielle de fin de l’épidémie, en Martinique (18 octobre) Guyane et Guadeloupe (10 novembre) a été entérinée par les experts médicaux et les différentes instances publiques  gérant la santé. Ils se sont récemment réunis pour officialiser la fin de l’épidémie et pour envisager les conditions de la reprise de l’activité d’AMP. Les centres d’AMP de Martinique et de Guadeloupe vont pouvoir ré-ouvrir, lorsque le feu vert ministériel sera définitivement donné.

L’activité d’AMP va donc reprendre, mais sous conditions. Les dernières études avaient mise au jour la persistance du virus dans le sperme, plusieurs mois après l’infection, cela avait obligé l’ABM au mois de juillet dernier à revoir ces recommandations, pour allonger le délai et renforcer les analyses médicales.

Pour que la reprise de l’activité dans ce contexte où l’épidémie n’est plus là, mais le virus, oui ; l’agence de biomédecine doit publier prochainement de nouvelles recommandation. Elles doivent permettre de gérer au mieux, médicalement parlant, les situations où le sperme des hommes est toujours infectés.

Pour rappel les recommandations de prises en charge, s’appliquent, aussi pour les personnes ayant séjourné dans un territoire à risque. Voir les recommandations du mois de juillet 2016 ICI

Attention ! Saint Martin et Saint Barthélémy sont toujours en phase épidémique. D’autres pays continuent de l’être également, la Thaïlande notamment.

Il faut donc que vous restiez attentif aux risques liés à ce virus, qui se transmet par une piqure de moustique et par des relations sexuelles avec une personne infectées et qui peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.

Si vous habitez dans les DFA (départements Français d’Amérique) rapprochez-vous de vos centres d’AMP pour plus d’informations concrètes. Car même si l’activité est de nouveau autorisée, il risque d’y avoir une cohue importante avec tous les couples en attente depuis de très nombreux mois. En pratique, donc, attendez-vous à des délais importants.

ZIKA : dernières informations

Le virus ZIKA est toujours là, les centres AMP en zones à risques sont toujours fermés, les tentatives sont repoussées à une date indéterminée. Les couples vivant en zones à risques zika (DFA = Départements Français d’Amérique) se sentent donc totalement perdus. Ce qui se comprend, quand l’on sait la pression qui pèse en temps normal sur un couple en désir d’enfant et devant avoir recours à une AMP. Alors dans ce contexte particulier de fermeture totale des centres AMP, on imagine très bien la panique chez les couples infertiles. La situation de l’AMP en zone à risques est bloquée, selon des recommandations mondiales, du fait des risques très élevés de contracter le virus, qui, pour rappel peut provoquer chez les adultes atteints  des troubles neurologiques graves (maladie de Guillain-Barré) et chez les fœtus des malformations graves (microcéphalies).

D’ailleurs certains athlètes des prochains Jeux Olympiques, ont récemment déclarés forfait, par crainte d’être touchés par le virus,  lors des J.O. qui doivent se dérouler au Brésil, pays terriblement touchés par cette épidémie.

Les recommandations mondiales,  sont de deux ordres concernant ZIKA et la reproduction :

  1. Une personne qui a voyagé dans une région où le virus Zika est présent ne devrait pas essayer de concevoir naturellement, faire un don de gamètes ou procéder à un traitement de fertilité pendant 28 jours.
  2. Toute personne qui a eu une infection par le virus Zika ne devrait pas essayer de concevoir naturellement, faire un don de gamètes ou procéder à un traitement de fertilité pendant au moins 6 mois.

Pour savoir pourquoi, l’AMP a été stoppé dans les zones à risques et repoussée de quelques mois pour les couples ayant voyagé en zone à risque lire cet article. Concernant les patients résidents en métropole les recommandations sont bien de 28 jours sans AMP (ce délai est susceptible de changer, pour passer à deux mois), puis réalisation d’une sérologie, si elle est négative, une AMP est possible en métropole.

Suite aux nombreux mails reçu concernant le virus ZIKA et l’AMP, nous avons repris contact début juillet avec les responsables de cette question à l’Agence de Biomédecine, pour pouvoir faire le point sur la situation Française.

  • L’agence de biomédecine reçoit elle aussi de nombreuses demandes, de couples souvent très mal par rapport à la fermeture de leurs centres AMP et donc au report à une date indéterminée de leurs tentatives d’AMP.
  • Cette question du ZIKA et de l’AMP occupe les instances médicales (ministère de la santé, haut conseil de la santé publique et l’agence de la biomédecine) Françaises qui cherchent à trouver des solutions :
    • Réunion entre l’ABM et le Haut Conseil de la Santé Publique début juillet, pour faire le point sur les recommandations sanitaires concernant zika et amp.
    • « Introduction de la sérologie dans les recommandations après vérification des performances du test. »
    • Une analyse supplémentaire, via le « centre national de référence pour ce type de virus situé à Marseille » (seul pour la Métropole et les DOM-TOM donc débordé) qui peut évaluer la séro-neutralisation du virus, pour affiner encore l’évaluation de la présence du virus.
    • Des recherches en cours, sur le suivi d’hommes infectés pour voir sur plusieurs mois, comment le virus reste plus ou  moins présent dans le sperme. Groupes de recherches en métropole et en Guadeloupe s’activent sur ce sujet.

Jusqu’à présents deux vecteurs de transmission du virus étaient connus :

  • via une piqure de moustique
  • via du sperme d’un homme infecté par une piqure de moustique

A la mi-juillet, un cas de transmission d’une femme infectée vers un homme sain a été suivi, aux États-Unis. De plus, les spécialistes au niveau mondiale, pensent que l’épidémie va durer encore deux ou trois ans. Elle va s’arrêter d’elle-même lorsque la majorité de la population d’une zone infectée sera immunisée. Comme en Polynésie qui a subi une épidémie en 2013, touchant près de 70% de la population, et qui n’a pas subi de nouvelle épidémie depuis.

Cette information ne va pas rassurer les patients AMP des DFA. Néanmoins, les autorités sanitaires françaises ont mis en place différentes propositions pour palier, un peu,  cette situation dramatique :

  • Congélation possible des ovocytes dans le seul centre AMP de la région Antillaise qui peut prendre en charge des patients en contexte viral. C’est le centre public Guadeloupéen, pour l’instant il est autorisé à pratiquer des préservations ovocytaire pour des couples dont le dossier médical le nécessite (limite d’âge, IOP). A ce jour, un peu plus de 80 femmes ont pu bénéficier de cette préservation ovocytaire.
  • Possibilité de réaliser ces congélations dans les centres français de métrople prenant en charge des patients à risque viral. Attention fermeture des centres AMP au mois d’aout + risque de liste d’attente pour cause de surcharge d’activité.
  • Possibilité de réaliser une AMP en métropole, si le couple n’est pas infecté et s’il s’engage à vivre la grossesse en métropole aussi. Ce qui fait beaucoup de conditions, mais c’est une solution.  Mais là aussi, les centres en métropole sont déjà très chargés avec les couples métropolitains, ce qui peut générer encore de l’attente et du délai. Mais c’est une possibilité.
  • Recherches en cours pour comprendre le fonctionnement du virus et sa persistance dans le sperme. Afin de proposer si possible de nouvelles propositions de prise en charge des couples infectés.

Le principe de précaution est donc activé dans ce dossier ZIKA/AMP, car les risques sanitaires sont trop important. Des solutions se mettent en place, qui ne sont que des tentatives de solutions pour tenter d’apporter un peu d’espoir aux patients AMP vivant dans les zones infectées. Les autorités sanitaires sont mobilisées sur ce dossier tant pour trouver des solutions médicales (tests du sperme, sérologies) et administratives (préservation ovocytaires, amp et grossesses  en métropole). Elles ont totalement conscience de la souffrance supplémentaire que subissent les couples concernés par cette situation d’AMP bloquée pour cause d’épidémie Zika. Elles mettent tout en œuvre pour gérer au mieux ce délicat contexte sanitaire.

Les recommandations publiées en mars 2016 par l’agence de biomédecine, vont être prochainement actualisées pour y introduire les nouvelles données concernant cette épidémie Zika et son impact sur l’AMP en France et dans les Département Français d’Afrique.

Merci au docteur Françoise MERLET, de l’Agence de biomédecine pour ce complément d’informations concernant ZIKA et l’AMP

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Edit du 27 juillet : L’agence de biomédecine va publié sur son site, demain, de nouvelles recommandations. Voir ici

« Ces recommandations sont conçues pour être modifiées tant que de besoin, en fonction des connaissances acquises et de l’évolution de l’épidémie. […] Un groupe d’experts en AMP, virologie, CNR arbovirose, obstétrique, ainsi que des représentants du Haut Conseil de la Santé Publique, se sont réunis pour travailler, sur les nouvelles données scientifiques, l’évolution des recommandations internationales, et suite à l’avis du HCSP. « 

  • Impossible de faire évoluer les recommandations relatives aux personnes résidents en zone à risque.
    « En l’état actuel des connaissances, il n’a malheureusement pas été possible de faire évoluer les
    recommandations pour les patients résidant dans les départements français d’Amérique (DFA) du fait des inconnues persistantes sur l’immunité acquise post-infection à virus Zika. Seule la conservation des ovocytes reste envisageable dans des conditions précises.
  • Pour les femmes qui ont été infectées par le virus Zika, pour lesquelles le diagnostic d’infection Zika a été confirmé (RT-PCR positive dans le sang ou les urines ou sérologie anti-Zika positive confirmée par un test de séro-neutralisation), il est envisageable de proposer une cryoconservation des ovocytes à distance de cette infection, alors que la recherche de virus dans le sang et les urines s’est négativée. Dans ces situations, il n’est pas nécessaire de recourir à un circuit spécifique en contexte viral pour le traitement des ovocytes recueillis. »  === cryoconservation possible.
  • En métropole
  • La période de quarantaine avant toute AMP passe à deux mois.
  • La sérologie anti IgG et anti IgM est introduite pour évaluer le dossier médicale et déterminer si une AMP est possible ou pas.

Pour retrouver tous ces éléments en détails, c’est ici

Virus ZIKA et AMP

Vous avez entendu parler du virus ZIKA qui sévit dans certains pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et dans le Pacifique. C’est un virus qui est connu depuis de nombreuses années, ce qui pose souci actuellement c’est l’augmentation des cas d’enfants nés atteints de microcéphalies. Les complications du virus chez les adultes peuvent avoir des formes graves aussi. De plus le virus est transmissible via les relations sexuelles. L’incertitude persiste sur le lien direct entre l’infection par le virus ZIKA et les cas de microcéphalie, mais dans les pays à forte contamination, comme le Brésil, les cas d’enfants nés atteint de microcéphalie ont « augmenté de façon importante en 2015, passant de 150 naissances à plus de 3800 enfants nés atteints« . Voir ici Le virus ZIKA est fortement soupçonné d’être à l’origine de cela.

« Complications potentielles

Lors des grandes flambées épidémiques en Polynésie française et au Brésil, en 2013 et en 2015 respectivement, les autorités sanitaires nationales ont signalé des complications neurologiques et auto-immunes potentielles. Récemment, au Brésil, les autorités sanitaires locales ont observé une recrudescence de cas atteints du syndrome Guillain-Barré qui coïncident avec des cas d’infections à virus Zika dans le grand public, ainsi qu’une augmentation du nombre des nouveau-nés atteints de microcéphalie dans le nord-est du pays.

De nombreuses nouvelles études ont conforté l’association entre l’infection à virus Zika et la survenue de malformations fœtales et de troubles neurologiques. D’autres investigations seront toutefois nécessaires pour pouvoir mieux comprendre ce lien. Des investigations sont également en cours sur d’autres causes potentielles. » source OMS

Ce tableau assez sombre du risque encouru par les couples désirant mettre en route une grossesse est réel. Et les couples en parcours d’AMP ? Le risque est réel aussi. Le virus ZIKA vient menacer la santé des fœtus et des adultes, mais il vient également mettre en frein à toutes les tentatives d’AMP (FIV, de TEC, de don de gamètes et de préservations) car le ministère de la Santé a activé « un principe de précaution maximum ». Dans les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Guyane, Martinique)  l’activité d’AMP qui est totalement à l’arrêt, un vent de panique souffle sur les couples en attente d’une AMP : quand allons pouvoir faire notre tentative ? Nous arrivons bientôt à la fin de notre possible prise en charge mais le centre est fermé jusqu’à nouvel ordre. On nous impose un délai de six mois pour les examens, c’est insupportable et incompréhensible. En métropole, aussi certains couples sont confrontés au virus ZIKA.

C’est le cas d’un jeune couple que nous avons rencontré pendant la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité. La biopsie testiculaire qui devait se faire dans les prochains jours a été repoussée de six mois, lorsqu’ils ont évoqué leur récent séjour en Martinique. C’est aussi le cas d’Alexia qui devait faire un transfert d’embryon congelé à son retour de Cuba au mois de juin. Mais lorsqu’elle a évoqué au détour d’une conversation ce voyage, la réponse du gynécologue a été radicale : annulation de cette tentative, rien pendant les six mois à venir.
Les patients concernés se mobilisent, donc pour tenter de trouver des réponses face à cette situation bloquée et doublement anxiogène : toutes les tentatives sont soit carrément annulées pour une durée indéterminée, voir repoussées d’au moins six mois (quid des « embouteillages » dans 6 mois, de toutes les prises en charge qui ne se seront pas faites à temps ?) auquel s’ajoute le risque possible de microcéphalie pour le fœtus en cas de grossesse.
Voici le témoignage d’Alexia qui a fait un gros travail de recherche pour comprendre la situation des autorités de santé et d’AMP face au risque ZIKA.
« Suivis en PMA dans une clinique privée parisienne, nous devions entamer une procédure de transfert d’embryon congelé prochainement. Début avril, dans le bureau de notre gynécologue, j’ai évoqué, en toute innocence, nos vacances à Cuba prévues en juin. La réponse de ma gynécologue a été catégorique : soit nous annulons nos vacances, soit notre projet PMA est reporté de 6 mois après notre retour, c’est à dire janvier 2017. La cause : Le phénomène ZIKA, et les recommandations de l’agence de biomédecine.
Pour ceux qui sont contraints de passer par une PMA, il est facile de comprendre qu’un report de 6 mois, c’est comme si on nous supprimait tout espoir de devenir parents. La motivation en PMA c’est justement les projets à courtes échéances.
 
Une fois rentrée chez moi, j’ai commencé à faire des recherches sur internet, lesquelles m’ont amenée à prendre contact directement avec la responsable AMP de l’agence de biomédecine. Elle m’a alors été précisé que seul un délai d’un mois d’attente et la protection des rapports étaient préconisés afin de bénéficier d’une PMA après un séjour en zone à risque ZIKA. J’ai dû batailler avec mon centre PMA afin d’obtenir qu’ils  respectent les préconisations de l’agence de biomédecine. Sans mes recherches et mon acharnement, nous aurions été contraints de nous en tenir aux conditions fermes annoncées par notre gynécologue.
 
Depuis, j’ai pu discuter avec d’autres femmes sur un forum spécialisé, et j’ai découvert que nous étions de plus en plus nombreuses à subir l’excès de zèle pratiqué par les centres PMA qui imposent tous de manière catégorique un délai de 6 mois d’attente en cas de séjour en zone à risque.
 
J’ai pu me procurer les recommandations officielles de l’agence de biomédecine destinées aux professionnels et cette préconisation n’apparaît nulle part.
Pourquoi nous imposer un tel délai d’attente alors qu’il n’est vraisemblablement pas utile ?
Pourquoi ne pas respecter les recommandations de l’agence de biomédecine ?
Pourquoi ne pas nous faire pratiquer les tests existants pour détecter ce virus, d’autant qu’ils ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale ?
Pour les résidentes des DFA (Départements français d’Amérique), les centres PMA ayant purement et simplement stoppé toute activité, qu’en est-il de la limite de prise en charge par la sécurité sociale ? Sera-t-elle différée de manière proportionnelle à la durée de fermeture ?
Nous sommes dépitées, démoralisées et scandalisées de constater que ces mesures excessives n’ont aucun fondement, ni aucune cohérence. Aucun contrôle officiel, aucune prévention ne sont effectués en amont. La mise en quarantaine de 6 mois n’est appliquée que pour les femmes qui ont le malheur de parler de leurs futures vacances. Comment des mesures aussi strictes et catégoriques peuvent-elles être appliquées quand elles ne reposent que sur des dires officieux de patientes ? Il suffit de taire ses projets de vacances pour passer entre les mailles du filet !
 
Nous avons le sentiment d’être pris en otage par les centres PMA, de ne pas avoir le moindre pouvoir de décision sur le déroulement de notre future parentalité. Pour nous, il s’agit clairement d’un abus de pouvoir.
 
Nous demandons uniquement à ce que les préconisations de l’agence de biomédecine soient respectées. Dans le pire des cas, elles impliquent des tests spermatiques et le recours à un circuit AMP en contexte viral en cas de positivité du test.
Est-ce que l’on interdit le recours à l’AMP aux personnes atteintes d’une maladie génétique ou par le virus HIV ? Non, ces maladies sont contournées.
Impose t-on des IMG aux femmes enceintes naturellement et qui vivent dans les DFA ou qui y ont séjourné ? Non, elles sont libres d’assumer leur responsabilité.
Alors pourquoi nous prendre en otage alors qu’il suffirait de respecter les recommandations officielles pour que la sécurité sanitaire soit assurée et que les patients ne se sentent pas pris en otage ? »
Nous avons pu interroger le docteur Françoise MERLET, référente AMP à la direction procréation, embryologie et génétique humaines à l’agence de biomédecine. Nous lui avons fait part des prises de position de certains centres d’AMP face au virus ZIKA, qui imposent aux patients des reports de six mois, sans distinction des situations plus ou moins à risque. Sa réponse est claire : Le risque ZIKA est réel, les cas de microcéphalie sur des enfants nés dans ce contexte sont en augmentation. Le principe de précaution est donc de mise, tant que les informations scientifiques ne peuvent apporter de certitudes sur les réels vecteurs du virus ZIKA. L’agence de biomédecine s’appuie sur les recommandations internationales. Deux situations sont concernées :
  • risque périconceptionnel pour les couples qui bénéficieraient d’une AMP au cours ou au décours d’une infection par le virus ZIKA
  • risque gravidique pour des femmes qui mèneraient une grossesse après AMP dans une zone d’épidémie.
Vous trouverez dans le document de l’agence de biomédecine « Recommandations professionnelles ZIKA et AMP du 8 février 2016, modifiées le 18 mars 2016« , toutes les recommandations détaillées en l’état actuel des connaissances, en fonction des situations :
  • couples souhaitant une AMP
  • patients souhaitant bénéficier d’une préservation de la fertilité
  • personnes souhaitant donner des gamètes
– lorsque les personnes concernées ou leur partenaire résident :
  • dans les départements français d’Amérique
  • en métropole après avoir séjourné récemment en zone épidémique

Les responsables de l’agence de biomédecine suivent se sujet de très près, car ils ont bien conscience de ce que les annulations ou report d’AMP des couples en attente sont difficile à vivre. Les recommandations de l’agence de biomédecine, peuvent donc être, éventuellement actualisées en fonction des évolutions des connaissances scientifiques. Mais le risque est réel pour le fœtus, l’agence de biomédecine est donc dans son rôle lorsqu’elles fait ces recommandations d’annulation de toutes tentatives d’AMP dans les régions d’épidémie. Les délais de report des tentatives sont variables en fonction de la situation géographique et infectieuse des patients. Elles s’échelonnent d’un report indéterminé avec proposition de cryoconservation des ovocytes si possible, à un délai de 28 jours après un retour d’une zone d’épidémie, avant toute tentative d’AMP :

  • Dans les Départements Français d’Amérique : La situation des couples en parcours d’AMP ou ayant besoin d’une AMP est bloquée pour une durée indéterminée.

    • La situation de zone d’épidémie, impose de reporter, d’annuler les tentatives d’AMP (FIV, TEC, I.A.) pour éviter DEUX RISQUES POSSIBLE : le risque, en cas d’infection des membres du couple, de transmission du virus aux embryons (via les gamètes infectées) obtenus dans le cadre d’une AMP. Auquel s’ajoute le risque de transmission au fœtus, par le moustique ou les relations sexuelles en cas de grossesse.
    • La règle pour les centres d’AMP est donc le report systématique. La situation pour les couples en parcours d’AMP est bloquée.
    • « TOUTEFOIS, dans certaines situations où le report de la tentative serait susceptible d’entrainer une véritable perte de chance pour le couple, en raison de l’âge de la femme ou de son statut ovarien, seule la cryoconservation des ovocytes peut-être envisagés. » Dans ces cas là des tests (sanguins et urinaires) doivent être réalisé chez la patiente, s’ils sont positifs au ZIKA même la cryoconservation ne pourra pas se faire, s’ils sont négatifs au zika, la conservation des ovocytes pourra se faire.
    • Mais aucune tentative d’AMP ne sera réalisée, pour éviter tout risque de transmission du virus ZIKA (suite piqure de moustique ou transmis dans le cadre des relations sexuelles)  sur le potentiel fœtus.
    • Pour les patients souhaitant bénéficier d’une préservation de la fertilité
      • cryoconservation des gamètes et des tissus germinaux possible après tests sur le sang, les urines et le sperme.
    • Pour les personnes souhaitant donner leurs gamètes
      • L’activité du don de gamètes est arrêtée pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques.

  • En métropole : la situation est moins bloquée car seul le risque de transmission via les gamètes ou les relations sexuelles existe (suite à un séjour en zone à risque). La contamination du potentiel fœtus est écartée, car nous ne sommes pas dans une zone d’épidémie.

    • Métropole AMP possible si le couple ayant séjourné en zone d’épidémie n’est pas infecté,
    • Si vous avez été infecté par le virus ZIKA le délais avant toute tentative d’AMP, don de gamètes ou préservation des gamètes est de 6 mois. Infecté veut dire que des tests ont été effectués pour constater l’infection.
    • Si vous n’avez pas été infecté et que vous résidez en métropole (à confirmer par des tests sanguin, urinaires, sur le sperme) le délai est de 28 jour avant toute tentative d’AMP, de don de gamètes, de préservation des gamètes.
    • La règle de base qui s’applique est le report systématique de toute prise en charge du couple en AMP au-delà de 28 jours après le retour de la zone d’épidémie.
    • Au delà des 28 jours et pendant une période de 6 mois (par précaution en l’absence de données sur la durée de la persistance du virus dans le sperme), les préconisations sont d’effectuer des tests sur le plasma séminal et sur les spermatozoïdes dans un centre d’AMP spécialisé au contexte viral.
    • Personnes souhaitant préserver leur fertilité
      •  chez l’homme, la règle des 28 jours s’applique. Un report de la préservation au delà des 28 jours et pendant 6 mois avec des tests.
      • Chez la femme idem report systématique au delà de 28 jours. Tests et rapport sexuels protégés jusqu’au prélèvement des ovocytes.
    • Personnes souhaitant donner leurs gamètes = « ces candidats au don seront récusés pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques« 

  • De plus, pour qu’une AMP et/ou une cryoconservation soit proposée dans un contexte d’infection par le virus ZIKA elle doit se faire dans un centre d’AMP spécialisé en contexte viral. 16 centres dans 11 régions de France proposent cette prise en charge en contexte viral. Mais dans les territoires et départements d’outre-mer, seule la Guadeloupe et l’Ile de la Réunion ont un centre AMP spécialisé en contexte viral.

Le docteur Merlet n’avait pas de réponse à nous apporter sur les couples de patients arrivant à la limite de prise en charge (43 ans, ou fin du 100% infertilité) qui ne peuvent pas faire de tentative à cause de l’arrêt de l’activité de leur centre. Nous n’avons pas encore assez de recul. Les couples se trouvant dans cette situation limite doivent voir cela avec leur centre d’AMP en premier lieu, pour qu’une solution soit trouvée, permettant de réaliser ce ou ces dernières tentatives d’AMP dans les meilleurs conditions possibles.

Faites remonter les difficultés que vous rencontrez à ce sujet à l’agence de biomédecine et à BAMP. Les couples sont confrontées à une triple peine : infertilité, activité d’AMP annulée ou repoussée, menace du virus ZIKA. Dans ce contexte particulier, le dialogue entre les équipes d’AMP et les couples directement concernés par le ZIKA, est encore plus nécessaire. L’information doit circuler pour ne pas que les couples infertiles se sentent une nouvelle fois soumis à une situation impossible.

L’objectif des couples en AMP, comme des équipes d’AMP et du ministère de la santé sont que des bébés puissent naître en bonne santé. Le dialogue et la mise en place de solutions adaptée au cas par cas doivent permettre cela.

Merci à Alexia de nous avoir alerté sur cette situation très compliquée. Nous suivons avec vous l’évolution de cette situation.

Voir les détails des recommandation de l’agence de biomédecine en date du 18 mars 2016

Voir article sur le site du centre PMAtlantique avec la liste des pays à risque.

Cercles de Fécondités – 1001 fécondités

Flyer Cercle 2015 OK1-1

Le cercle d’hiver qui commence aujourd’hui 19 janvier est complet.

Mais il est encore temps de vous inscrire pour le cycle de printemps.

Par ailleurs fin 2015, 1001 fécondité sera en Guadeloupe ! Une rencontre à ne pas manquer.

CERCLES de FECONDITE
PARIS
Cycle d’hiver
19/01*, 9/02, 2/03 et 23/03/15
Cycle de printemps
13/04*, 11/05, 01/06, 22/06
* Cercles de découverte
MONTREAL
Cycle d’hiver
2/02, 5/03, 2/04
avec Florence et Aurélie
LaPresse.ca en parle !
GENEVE
Bloom and Boom : 19/03

Pour plus d’informations : le site de 1001 fécondités, cercles de fécondités

P.S. : N’oubliez pas un vote par jour et un partage par jour pour BAMP ici

Journées de Techniques Avancées en Gynécologie, Janvier 2014

Les XXIX° JTA (1) se dérouleront

du jeudi 16 au Lundi 20 Janvier 2014 en Guadeloupe

Les sujets abordés lors de ces journées sont des plus intéressants comme :

– L’AMP de demain :

– Les micro ARNs : nouvels acteurs dans la régulation de la folliculogénèse,

– L’apport de la vitrification embryonnaire dans l’efficience d’une FIV

– Vers des test concomitants pour le choix embryonnaire et le meilleur moment pour le replacement

Nouvelles stratégies en AMP :

– AMH et réponse ovarienne : Adaptation des doses ?

– Freeze all : pour qui ?  pourquoi ? quand et comment.

– omics et stimulations ciblées

Tentative de FIV a la lumière de la vitrification :

– Don d’ovocyte asynchrone: quel bénéfice pour le couple ?

-Feu vert pour la recherche sur l’embryon en France ,

  -Pourquoi y-t-il encore de centres de FIV en France qui ne pratiquent pas la vitrification?

– Endometriose et FIV 2014 

Manière d’évaluer le taux de succès dans un centre FIV (qui a été le sujet de l’été)

voici le programme complet en ligne : ici

Programme en pdf c’est : ici

La totalité des interventions font l’objet d’article complet , de la même facture que tout article adresse a une revue scientifique.

 
 
 
 
(1) Les journées de Techniques avancées.