Documentaire – Les enfants du secret

Un documentaire diffusé sur ARTE cette semaine, à voir pour mieux comprendre les enjeux actuels de la révision de la loi de bioéthique en ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement en France du don de gamètes, ainsi que les besoins et propositions des représentants des associations pour faire évoluer la loi en France. Le système Français doit changer, dans l’intérêt des enfants.

« Dans un bouleversant journal intime filmé, Rémi Delescluse, né d’un donneur anonyme, enquête sur son géniteur et rencontre celles et ceux qui militent pour la levée du secret.

La compagne de Rémi Delescluse va bientôt mettre au monde une fille. À l’approche de l’heureux événement, le futur papa prend soudain conscience qu’un vide s’invite à la fête : « Ma fille porte déjà en elle une part de cet homme et je ne sais absolument rien de lui », constate-t-il. Lui, c’est le donneur anonyme dont le sperme a servi à l’insémination artificielle de la mère de Rémi. Le désir d’humaniser cet homme, mais aussi de connaître ses antécédents médicaux, la moitié de son patrimoine génétique lui étant inconnu, pousse le réalisateur à partir en quête de ses origines dans un film en forme de bouleversant et instructif journal intime filmé.

Deux cents enfants à lui seul
En France, depuis le début des années 1970, environ 70 000 enfants ont été conçus par insémination avec donneur anonyme, et la loi leur interdit toujours d’obtenir la moindre information sur leur géniteur. Dans les banques de sperme (les CECOS), les médecins avaient imaginé un dispositif construit autour du secret pour dissimuler la présence du donneur, car ils bousculaient alors l’ordre naturel de la conception et la société française n’y était pas encore disposée. Rémi Delescluse dévoile un système opaque, longtemps resté sans réel contrôle, comme l’atteste le témoignage d’un « serial donneur » qui aurait permis la conception d’environ deux cents enfants. Le cinéaste rencontre également des femmes et des hommes venus au monde de la même manière que lui. Une première génération devenue adulte qui, après avoir suivi en vain la voie légale, s’empare en derniers recours de tests ADN (interdits en France) pour retrouver leurs donneurs. À travers cette quête intime, le film explore le poids des secrets de famille et interroge les frontières de la filiation. »


Réalisation : Rémi Delescluse
Pays : France Année : 2019
 
 

Pour visionner le documentaire c’est par ici sur ARTE

Un médecin du XXéme siècle, la vie de Georges DAVID inventeur des CECOS

L’espace de réflexion éthique de Normandie a organisé une conférence, hier soir jeudi 26 octobre, sur le thème « le don de gamètes quelles questions pour le 21ème siècle ? »

En introduction de cette conférence, un film sur la vie et l’expérience du Professeur Georges DAVID (95 ans), qui a pensé et créé les CECOS en France au début des années 70.

Avant la mise en place des Centres d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (Cecos), l’infertilité masculine était « prise en charge » de façon cachée dans les cabinets des gynécologues de ville.

Ce films raconte donc l’histoire de ce monsieur, qui était également présent dans la salle pour débattre ensuite avec les spectateurs.

Une petit quarantaine de personnes étaient présentes.

Les intervenants au débat étaient : Monsieur Georges DAVID (je suis un peu fière de lui avoir serré la main), Pierre JOUANNET ancien président de la Fédération des CECOS, Nathalie RIVES nouvelle présidente de la fédération des CECOS qui travaille à Rouen, Anne-Catherine LE ROUX représentante de l‘ADEDD pour l’ouest (Association des Enfants du Don), Annie BENHAIM responsable du service AMP du CHU de Caen, Claire De vienne responsable du don d’ovocyte à Caen et Virginie RIO co-fondatrice de l’association COLLECTIF BAMP

Dans le public était présent aussi des représentants de l’association PMAnonyme (enfants nés d’un don de sperme)

Ce film que nous vous laissons découvrir, montre vraiment bien, que parfois il faut aller plus loin que ce que le contexte social, politique, culturel impose comme norme.

Si ce monsieur soutenu par Simone Veil (ministre de la santé) ne l’avait pas fait, l’infertilité masculine serait restée un tabou, sans prise en charge possible en dehors des inséminations plus ou moins sauvages qui existaient depuis la nuit des temps.

Ce que j’ai retenu de ce film hier soir c’est la vie incroyable du docteur Georges DAVID, l’ouverture du premier CECOS en janvier 1973 et la naissance du premier bébé au mois de décembre 1973, qu’à l’époque les médecins étaient confrontés à des situations médicales très difficiles, qu’ils travaillaient dans un espace de liberté important « une vie d’imprévus, qui se construisaient, qui étaient des paris ». L’ensemble du film est vraiment très intéressant, car il décrit une époque différente de la notre actuellement.

50 000 enfants sont nés en France, depuis 1973, grâce aux CECOS et aux donneurs et donneuses.

Ce film montre avec la mise en perspective qu’il propose entre hier et aujourd’hui, qu’il est possible d’envisager une évolution de la loi de bioéthique en 2018, sur les sujets qui nous occupent aujourd’hui (préservation de la fertilité, ouverture de l’amp à toutes les femmes, screening des embryons avant transfert, levée de l’anonymat, etc…). Car il faut parfois « oser transgresser les normes » pour aboutir à quelque chose de mieux.

Le débat qui a suivi ensuite a été trop court, car ces sujets nécessitent de longues et riches discussions. Car différents points de vue se croisent, comme par exemple sur l’anonymat des donneurs et donneuses. Le point de vue de l’institution CECOS, n’est pas le même que celui des enfants nés d’un don de sperme, ni même le même entre les deux associations (PMAnonyme et ADEDD) qui les représentent dans leur diversité du vécue de cette notion d’anonymat.

Les débats sur la révision de la loi de bioéthique s’annoncent passionnants, s’ils sont organisés dans cette écoute et cette transparence intellectuelle, comme nous l’avons eu hier soir. Votre association COLLECTIF BAMP est déjà invitée à participer à certains de ces débats, sur l’année 2018.

#ParlonsDudonGamètes #DesFamillesGrâceAuxDonsGamètes

 

 

Grand-mère maternelle et don d’ovocyte

Grand-mère maternelle et don d’ovocytes
Je dois dire que de voir mon bébé du printemps, comme j’aime le dire souvent, donc de voir ma fille tellement souffrir et depuis si longtemps de ne pas avoir de BEBE, que j’ai été complétement folle de joie et bouleversé quand j’ai appris qu’elle était enfin enceinte.
Puis tout de suite après une pensée ma assaillie.
(petite aparté j’ai une marotte depuis 1984, la généalogie ainsi qu’une passion pour l’histoire depuis toujours)
Donc une drôle de pensée m’a envahie, que vais-je faire de ma généalogie ?
Leur en parler ? Comme je le fais en boucle avec mes trois autres petits enfants depuis leur plus jeune âge.
Leur parler d’un drôle de personnage appelé Archambaud « jambe pourrie » ?
Leur parler de notre cousinage avec Guillaume le Conquérant ?
Leur dire  l’histoire de Brunehaut de Wisigotie ?
Leur parler de Saint-Exupéry, oui celui du « petit prince ».
Et bien plus encore !
Toutes ces histoires sur notre famille, histoires plus folles et vertigineuses les unes que les autres
 J’étais plus que confuse. Dire ? Ne pas dire ???
Et puis ma fille et son chéri ont dit que les enfants connaitraient l’histoire de leur venue parmi nous.

Là je dois dire que ça ma soulagé !!!!

De mon point de vue un tel secret n’aurait pas été tenable.
Donc, je me suis ruée sur mon ordinateur pour connaitre l’histoire de  la ville Tchèque où ma fille et son mari ont reçu un don d’ovocytes (j’ai quelque documents sur la ville et son histoire maintenant) pour pouvoir en parler avec eux quand le moment se présenterait.

Mais je n’étais pas entièrement satisfaite.

J’ai continué à me creuser la cervelle, puis comme une sorte de miracle, je suis tombé sur un article qui parlait de généalogie et d’ ADN et là, BAMP !!!! révélation.
Nous autres Européens descendons tous du même « arbre », nous avons tous un petit brin d’adn en commun (même si je pense a certains cousins sectaires et intolérants voir pire encore) je frémis, mais bon la famille c’est ça aussi…!!!!
En poussant plus avant mon enquête je sais maintenant que nous avons, nous, le genre humain une Grande Mamie commune « l’Eve mitochondriale » vieille de 140 000 ans et un Grand Papa vieux de 340 000 ans en commun « l’Adam chromosome-Y » et nous venons tous d’Afrique.
Tout cela pour dire que mes petits bouts n’échapperons pas à ma « folie » généalogique. Ils auront droit à « Jambe pourrie« , Brunehaut, Henri IV, les Duc de Normandie, les Vikings, les paysans Corréziens, les bergers et autres pâtres Mozellans et ces milliers de gens qui ont fait ce que nous sommes.
Je vous raconte cela pour soulager certain cœurs lourds, qui contents d’être enfin parents gardent aux fonds de leurs ventres la douleurs de ne pas avoir transmis leurs gamètes, leurs ovocytes, leurs adn.

Et bien si !!!! 

Le petit brin qui sont en eux, sont en vous aussi, pas de soucis avec ça  et le premier con…d qui pourrais faire la mou genre : « ho, oui mais ils ont fait appel a un bel ou une belle inconnue pour avoir le bonheur de tenir ses petites poussières d’humanités dans leurs bras« ,  vous pouvez sans complexe les envoyer sur les roses ou à leurs ignorances idiotes.

Voila ce que je voulais dire pour aider certains à passer en toute sérénité au don, quel beau nom : DON.
Sachez aussi que mes petits-enfants, je les ai aimés dés que j’ai su qu’ils avaient nichés au creux du ventre de mon bébé du printemps et que jour après jour pendant ces huit longs mois, je les encourageais à poursuivre leur odyssée jusqu’à nous.
Et qu’ils ont déjà 11 mois, que ma petite fille déménage grave, pendant que son frère réfléchi à comment changer le monde quand il sera grand.

Salut à tous et toutes, cousins cousines.

Une grand-mère gâteuse