Vers un remboursement du dosage de l’AMH ?

La Haute Autorité de Santé (H.A.S.) a rendu, le 26 juillet, les conclusions d’une évaluation des technologie de santé, dans une publication, que vous pouvez lire sur leur site.

L’objectif de ce travail était d’évaluer la pertinence de l’utilisation du dosage de l’AMH et donc son possible remboursement pas l’assurance maladie. Car comme vous le savez, jusqu’à présent cet acte reste à la charge du patient.

Si le processus va au bout et que l’assurance maladie inscrit cet acte à la nomeclature des actes de biologie médicale, c’est une demande de l’association COLLECTIF BAMP qui aboutira. En effet, nous demandons dans la proposition numéro 13  de la deuxième partie du Manifeste BAMP : « améliorer les résultats de l’AMP ».

Sans reprendre toutes les conclusions de cette étude il est à noter plusieurs points importants :

  • Cette étude recommande de ne plus utiliser les tests manuels et de passer aux test automatisés qui s’avèrent plus performants.
  • Préconise de ne plus utiliser le dosage de l’inhibine B, pour ne doser que l’AMH
  • Indiquent qu’il n’y a pas de valeur seuil pour caractériser les SOPK
  • Détermine une liste des situations où se dosage est pertinent :
    • Prédiction de la réponse ovarienne faible et excessive dans le cadre d’une stimulation ovarienne en complément du CFA et en remplacement de l’inhibine B,
    • la prise en charge de la fertilité féminine des femmes ayant subi ou allant suivre un traitement anticancéreux en complément du CFA quand ce dernier peut être réalisé
    • la prise en charge des femmes atteintes de pathologies gynécologiques pelviennes (endométriose et kystes ovariens) en substitution du CFA et de l’inhibine B,
    • le diagnostic et le suivi de la tumeur de la granulosa en complément de l’inhibine B
    • le diagnostic différentiel des désordres du développement sexuel
  • Une autre où ils indiquent des situations où ce dosage de l’AMH n’est pas indiquée
    • Ce dosage ne peut pas prédire l’implantation, la grossesse et la naissance en AMP
    • Ne peut pas prédire l’âge de la ménopause
    • Ne peut pas prédire la fertilité chez une femme en bonne santé

Ce travail d’évaluation conclu sur la nécessité d’utiliser ces tests d’AMH et leur pertinence, donc leur nécessaire inclusion dans la nomenclature, pour mieux adapter les stratégies de stimulation ovarienne et le dosage de l’AMH pour l’hypofertilité masculine.

L’on peut dire que c’est une bonne nouvelle !

Si vous voulez lire le dossier dans son ensemble, c’est par ici