PMA le grand débat – Lecture

Nous avons reçu ce livre, récemment, il est sorti le 18 octobre 2018.

« Bénédicte Flye Sainte Marie est journaliste spécialisée sur les questions santé et beauté. « PMA le grand débat » Editions MICHALONS, 224 pages et 18 euros »

« Qu’elle enthousiasme, fédère, mobilise, irrite, inquiète ou révolte, l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires réveille nos consciences… sans que nous sachions toujours ce que recouvrent précisément les techniques d’assistance médicale à la procréation, ni la teneur des changements que pourrait instaurer le fameux texte.
Quelle position adopter face à cette réforme sociétale majeure ?
Rassemblant les avis de nombreux experts de tout bord – médecins, biologistes, psychanalystes, juristes, sociologues –, Bénédicte Flye Sainte Marie offre un ouvrage pédagogique destiné à dépassionner le débat et remettre en perspective les arguments des deux camps. 

Est-il justifié que cette discipline, créée à l’origine pour pallier l’infertilité médicale, soit désormais également vouée à répondre à une demande sociétale ? Comment l’État va-t-il financer cette réforme en termes de santé publique ? Quel regard posent nos voisins européens, souvent plus progressistes qu’en France, sur la question ? Où trouvera-t-on les gamètes nécessaires ? Comment gérer la rupture d’égalité qu’elle institue entre les couples de femmes et les couples d’hommes, qui n’y gagnent rien ? Jusqu’où doit-on aller pour exaucer le désir d’être parent ? Faut-il lui poser des limites strictes, au-delà desquelles il parasiterait les droits de l’enfant ? 

Loin des excès de langage des discussions publiques et des rings médiatiques, un livre essentiel afin d’aider chaque citoyen à se forger sa propre opinion. »

Si vous n’avez le temps de lire qu’un seul livre au sujet de la révision de la loi de bioéthique, lisez celui-ci ! Il dresse un panorama exhaustif des questions qui agitent notre société autour de l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation aux femmes lesbiennes et sans partenaires masculins. Bénédicte Flye Sainte Marie a lu les livres qui parlent du contexte historique de l’apparition de l’amp, les aspects législatifs de l’amp en France, ainsi que les livres écrits par les anti-PMA a qui elle donne la parole dans son livre en y présentant leurs principales idées.

Les thèmes de l’amp pour les femmes lesbiennes et les femmes sans partenaires masculins, le recours au don de gamètes, la révision de la loi de bioéthique, de la parentalité sont très bien présentés. Avec un bémol sur la question de la levée de l’anonymat du don, car elle développe ce sujet, sans tenir compte des différents points de vue des multiples acteurs (parents, enfant, adultes, donneurs/donneuses). Ce qui biaise un peu sont analyse, sur cette question sensible.

Comme la couverture l’indique, elle présente les arguments des POUR l’ouverture de l’AMP, à travers des témoignages de médecins, de femmes concernées. Mais aussi les arguments des CONTRE. Ce livre fait vraiment le point sur les éléments du débat actuel, c’est très intéressant, c’est comme un résumé des mois que nous venons de vivre. Une écriture fluide, facile à lire, riches en informations historiques et contextuelles et éclairant sur un sujet très clivant de notre société.

Vous pourrez rencontrer l’auteure, mercredi 7 novembre à Paris, pour une séance de dédicace.

 

 

Une histoire PMesque !

Il fait rêver le bambin aux yeux bleus de la couverture, non ?
Le rêve de Sandrine Derohr, auteure du livre « PMA pour mon ange« , était « juste » d’avoir un enfant, peu importe qu’il ai les yeux bleus, les cheveux bruns ou des tâches de rousseur !
img_0377Cliquez ici pour se procurer ce livre

Dans cette ouvrage, l’auteure nous raconte son parcours PMA qui a duré une dizaine d’année.
Elle : IOP (insuffisance ovarienne prématurée)
Lui : OATS extrême (oligo-asthéno-tératospermie)
Inséminations avec donneur, FIVs avec donneur, FIVs avec accueil d’embryons, elle a exploré une large gamme de possibles en PMA.
Hélas, un seul embryon s’est accroché et cette grossesse s’est soldée par un curetage un jour de veille de Noël suite à un arrêt de l’activité cardiaque de l’embryon…

Ce livre est lu très rapidement (moins d’une heure pour ma part), mais Sandrine Derohr aborde les réactions de l’entourage, le soutien de celles qu’elle appelle « ses bonnes âmes » (les ami(e)s au courant de leur parcours du combattant), sa prise en charge au centre d’AMP, sa position sur l’adoption,…

J’ai particulièrement retenu une phrase dans cet ouvrage :
 » La difficulté de la PMA réside dans le fait de pouvoir s’arrêter.
Et si la prochaine était la bonne !? »


C’est exactement ça, une fois que nous nous trouvons dans ce cercle infernal, on continue toujours et encore avec l’espoir que « ce sera la bonne » !

Comme inscrit sur la couverture « Un espoir déçu », l’auteure ne connaîtra pas le happy-end souhaité par toute » PMette » digne de ce nom, elle exprime ses doutes, ses craintes et ses revendications !

Revendications qui sont fondées et soutenues par notre association !

Elle aborde l’autoconservation ovocytaire et déclare que cela devrait être proposé en dehors de tout contexte de risque d’altération de la fertilité (chimiothérapie par exemple) !
Une femme devrait pouvoir congeler ses ovocytes « par convenance personnelle » mais cela est interdit en France à l’heure actuelle.

La question de la GPA est rapidement traitée à la fin de ce livre.

Témoignage  complet de l’auteure sans toutes fois rentrer dans des détails médicaux et techniques typiquement issus du monde de la PMA !
Ouvrage abordable aux initiés comme aux novices de l’AMP.

N’oubliez pas que si vous commandez ce livre sur Amazon, le Collectif BAMP se verra créditer de 7% de vos achats en passant par les liens BAMP!
Vous pouvez ensuite rajouter tous les achats que vous souhaitez et c’est une manière différente de soutenir votre association préférée !

Amandine FORGALI – Interview du mois

Amandine Forgali, est l’auteure de 4 livres sur l’A.M.P., l’infertilité écrite du point de vue des personnes infertiles. Les deux premiers « Un GPS pour la cigogne, tome 1 et 2 » écrits en 2011 et 2013, racontent son parcours et ont rencontré un grand succès chez les couples infertiles. Puis  en 2015, « 1001 choses à ne pas dire aux infertiles, tome 1 et 2», compilent toutes ces « petites phrases » dites sur l’infertilité, sur les personnes infertiles et l’Assistance Médicale à la Procréation. Le but est plus « pédagogique » sur base d’humour grinçant, agrémentés des dessins de LUDOW.

  1. Amandine, tu es l’auteur de 4 livres sur l’infertilité, l’AMP. Tu as trois enfants, une vie professionnelle épanouie. Est-ce que tu te considères encore comme une personne infertile ? Si oui, si non pourquoi ?

Malgré le fait que mon troisième enfant ait été conçu naturellement, je considère que oui, je suis une infertile. Mes deux premiers enfants sont nés grâce aux techniques de Fécondation In Vitro, classique pour mon aîné, IMSI pour ma seconde. J’ai connu les « joies » de l’infertilité durant près de 10 longues années, avec son lot d’espoirs déchus, de larmes, d’attente cycle après cycle. Impossible de renier ce passé qui m’a tant fait souffrir et qui m’a pourtant tellement apporté. Je n’irais pas jusqu’à dire « Infertile un jour, infertile toujours » mais je crois que si mon corps ne l’est plus, mon cœur, lui, l’est toujours un peu, même s’il est rempli d’amour aujourd’hui.

  1. As-tu l’impression que ce passage (l’infertilité, puis l’AMP) de ta vie t’as rendu différente ?

Incontestablement. Personnellement, je suis passée par plusieurs phases, dont certaines pas vraiment charmantes. J’étais devenue la belle-sœur envieuse, l’amie aigrie, la collègue colérique, la conjointe au bord de la dépression. Néanmoins, cette épreuve m’a aussi permis de rencontrer des personnes formidables et m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Elle m’a appris la puissance de l’espoir, la combattivité, le dépassement de soi, la solidarité, l’empathie et l’humilité. Elle m’a surtout fait prendre conscience de l’immense chance qu’est la maternité.

  1. Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ton premier livre « Un GPS pour la cigogne » ?

Le besoin de ne pas oublier. Mais il fut également mon exutoire. Il n’y avait qu’en écrivant toutes ces péripéties que je parvenais à les « digérer », à défaut de les accepter.

  1. Pour qui et pourquoi l’as-tu écrit au départ ? Manque de témoignages en France sur ce sujet, besoin d’exprimer haut et fort les souffrances éprouvées ?

Au départ, je l’ai écrit pour moi et pour mon éventuel enfant s’il arrivait, pour qu’il connaisse son histoire et qu’il sache combien il a été désiré. Je me disais : « Lui, une fois adolescent, il ne pourra pas me reprocher de ne pas l’avoir voulu ! ». Une fois le manuscrit terminé, je l’ai fait lire à quelques copinautes de galère qui m’ont vivement poussée à le faire publier. Selon elles, ce livre pourrait aider des centaines de personnes comme nous. À l’époque, je n’avais trouvé aucun livre dans lequel j’aurais pu m’identifier, ou me reconnaître et cela m’avait profondément manqué. Alors, animée par ce désir de changer les choses, j’ai décidé de chercher un éditeur.

  1. Est-ce que cela a été simple et évident de témoigner publiquement sur votre parcours d’infertilité ?

Le fait de témoigner publiquement ne m’a pas dérangée. Je suis fière de mon histoire et n’ai aucun mal à assumer cette partie de ma vie. Il en est de même pour mon « Chéri ».

  1. A l’époque (2010) est-ce que cela a été simple de trouver un éditeur ? Comment le sujet a-t-il été reçu par ces derniers ?

J’ai reçu de nombreuses lettres de refus. La qualité du texte n’était pas remise en cause mais le sujet était trop tabou et c’était un marché de niche, qui ne rapporterait pas. Puis, j’ai reçu trois réponses positives venant d’éditeurs quelque peu véreux. Etant novice sur le monde de l’édition à cette époque, j’ai accepté d’être publiée par l’un d’entre eux. Nous ignorions à ce moment-là que « Un GPS pour la cigogne » rencontrerait un tel succès. Le livre s’est vendu à des milliers d’exemplaires et je n’ai touché qu’une infime partie de ce qui me revenait. Après quelques années, j’ai réussi à quitter mon éditeur et me suis lancée dans l’autoédition, préférant garder ce « bébé » entre de bonnes mains, les miennes.

Pour les « 1001 choses à ne pas dire aux infertiles », ce fut différent. J’ai eu la chance de trouver une éditrice géniale, très à l’écoute et proche de ses auteurs. Elle a tout de suite adoré l’idée de mettre le blog en livre. L’humour noir utilisé pour dénoncer un tel sujet l’a emballée.

  1. Qu’est-ce que ces livres ont changé dans ta vie professionnelle et personnelle ?

Ces livres m’ont permis de réaliser un rêve qui m’était cher : devenir auteur. J’ai reçu maintes brimades et critiques de la part de certains qui n’acceptaient pas que je me qualifie d’auteur sous prétexte que mes deux premiers ouvrages sont des témoignages, sur l’infertilité qui plus est ! Peu importe, l’infertilité m’ayant appris à persévérer, j’ai continué sur cette voie et j’entends bien ne pas m’arrêter là.

  1. A la lecture de tes deux derniers livres « 1001 choses à ne pas dire aux infertiles, tome 1 et 2 », j’ai pensé aux Brèves de comptoir de Jean-Marie GOURIO, qui a compilé, inventé des phrases dites par des « piliers de bistro ». Des phrases drôles, idiotes, cocasses, dures, mais qui en disent plus longs sur les rapports humains que de grands discours. Comment as-tu procédé pour recueillir ces 1001 choses à ne pas dire aux infertiles ?

Cela n’a pas été compliqué, la plupart m’ont été personnellement adressée. Puis, au fil des articles, de nombreux lecteurs m’ont contactée pour me faire part de leurs propres phrases. J’en ai encore des dizaines en attente, qui hélas, resteront probablement dans l’ombre.

  1. Finalement a qui s’adressent-ils, aux couples infertiles qui vont y retrouver des situations vécues ou à l’entourage pour qu’il puisse tenter de prendre la mesure de l’impact des propos qu’ils peuvent tenir, volontairement ou non ?

À tous, bien sûr ! J’ai d’ailleurs eu de nombreux retours positifs de la part des infertiles qui me remerciaient pour ces ouvrages qui les ont aidés à dédramatiser, et de la part de l’entourage qui grâce à cela mesurait mieux le poids de ses mots.

Tout le monde connaît au moins un couple confronté à l’infertilité. Il serait donc d’utilité publique que ces livres soient lus par tous. Non, non, je n’exagère pas. Comment pourrions-nous espérer que les mentalités évoluent si nous-même ne faisons rien pour que cela change ?

Si personne n’avait jamais rien fait, nous serions encore toutes en train de vivre comme la femme de Cro-Magnon…

  1. Quels sont les retours que tu reçois de la part de tes lecteurs fertiles et infertiles, sur tes deux derniers ouvrages  « 1001 choses à ne pas dire aux infertiles » ?

Pour la grande majorité, ils sont très positifs. Il y a bien sûr dans le lot quelques personnes qui n’adhèrent pas à mon humour particulier, qui ne connaissent pas le second degré ou qui manquent cruellement d’empathie, mais le flot de remerciements que je reçois balaye bien vite ces « infertiles de l’humour ».

  1. Est-ce que tu constates une évolution dans la diffusion médiatique des auteurs qui écrivent sur l’infertilité entre tes premiers pas dans ce milieu et maintenant ?

Bien évidemment et c’est une très bonne chose. Cela signifie que le monde s’ouvre peu à peu. Lorsque j’ai commencé mes démarches pour faire connaître mes témoignages, je me suis faite refoulée par bon nombre de personnes. Un livre sur la PMA ? Horreuuuuuuur ! J’avais beau expliqué que ce n’était pas contagieux, rien à faire, c’était comme si j’avais la peste ! Avec en plus, un accent du Sud-Ouest beaucoup trop prononcé ! (et je n’avais même pas parlé de chocolatine, c’est pô juste !)

  1. Est-ce que tu as l’impression d’être une ambassadrice des femmes et des couples infertiles, puisque tu es à la fois, une femme qui a vécu un parcours d’infertilité et personne « publique »  ? 

Pas du tout. Je suis une femme qui a un vécu à partager, qui espère faire ouvrir les yeux à quelques personnes et souhaite encourager les nombreux couples en attente, rien de plus.

  1. As-tu d’autres projets d’écriture en lien avec l’infertilité ? Où as-tu l’impression qu’il est temps maintenant de passer à autre chose ?

Non, je tourne la page. J’ai la certitude d’avoir donné tout ce qu’il m’était possible de donner. J’y ai consacré énormément d’énergie et de temps. Aujourd’hui, je laisse faire celles et ceux qui sont encore pleins de ressources.

  1. Est-ce que tu as des projets de promotion ou de rencontre avec le public pour présenter tes livres ?

Pas pour le moment. Je travaille 3 week-ends sur 4 donc je dispose de peu de temps libre. De plus, je suis d’une timidité extrême donc mes apparitions sont rares. Mais je reste facilement accessible sur Internet, via ma page d’auteur sur Facebook ou sur mon site.

Merci Amandine

Merci à toi pour cet entretien, et pour tout ce que tu fais par le biais de BAMP.

 

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Site d’Amandine Forgali : http://amandine-forgali.e-monsite.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/AmandineForgaliAuteur/