Endométriose, FIV et un peu d’humour !

Le ton est donné dès la couverture !

L’auteure relate son parcours PMA, la découverte de son endométriose, les traitements, les opérations,….les faits !

Les faits, les uns après les autres, comme un agenda qu’on déroule, elle y mélange ses sentiments, ses craintes,…avec une petite note musicale et humoristique !

Récit autobiographique, très facile à lire et très vite lu. Idéal pour celles qui sont atteintes d’endométriose sévère et/ou celles qui ne sont pas de grandes lectrices !

J’ai apprécié le côté chronologique et sans chichi des épreuves que l’auteure a traversé.

Se procurer l’ouvrage : https://www.librinova.com/librairie/edwine-h/encore-un-noel-sans-bebe-1

 

 

Tribulations d’une psy spécialisée en périnatalité !

L’auteure, Carole Bourgatte, née en 1982, est nancéenne, psychologue et professeure de lettres.
Grâce à son personnage, Émilie, héroïne du roman, elle nous fait vivre le quotidien non-ennuyeux et non-redondant de cette psychologue spécialisée en périnatalité.

Dire que j’ai dévoré ce roman est peu dire ! Il ne m’aura fallu que quelques heures pour en venir à bout !
Même si cela est inspiré de « la vraie vie », il n’en est pas moins que cela reste une fiction, mais une fiction qui « colle » tellement à des situations existantes que finalement on se dit qu’Émilie doit travailler dans la maternité à côté de chez soi !

Émilie, son époux Thomas, leur couple d’amis, ses collègues de travail (sages-femmes, gynécologues,…), ses patients, les joies, les peines, toute cette « tranche de vie » est admirablement décrite par l’auteure.

Ce n’est pas un livre sur la PMA, c’est un ouvrage qui traite, avec tout le sérieux que cela requiert, de toutes les situations qu’une psy en maternité est amenée à rencontrer : naissances prématurées, perte d’un enfant, parcours PMA,….en plus de tout cela, on entre dans la sphère intime de l’héroïne et d’une de ses patientes, Elsa, enceinte et angoissée qui se trouve être au cœur d’une intrigue qui est développée tout au long de cette lecture.
J’ai envie de ne pas vous en dire plus, découvrez, savourez par vous-même !

On rêve toutes d’avoir une psy « super-cool » et disponible de la sorte dans notre centre PMA !
Les situations décrites dans l’ouvrage sont quelques fois dures et angoissantes, de ce fait, si vous êtes enceinte à tendance angoissée, attendez d’avoir accouché pour le lire 😉

Se procurer cet ouvrage
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/871809/s/for-interieur-27bf5b3ccf/category/1566/#.Wcsp92i0OBY

 

Maternités solo

C’est le titre du dernier livre de Dominique MEHL, sociologue au CNRS. Elle travaille sur les évolutions de la famille et les transformations de l’enfantement nées de la procréation médicalement assistée. Elle a déjà publié : « Enfants du don » chez Robert Laffont en 2008, et « Les lois de l’enfantement » aux Presses de SciencesPo en 2001 (deux livres que nous vous recommandons aussi, voir là)

Elle nous livre dans ce dernier livre,  les résultats d’une enquête qu’elle a réalisée auprès des femmes qui deviennent mères en l’absence de conjoint, soit après un parcours d’adoption, soit grâce à une Assistance Médicale à la Procréation réalisée à l’étranger, car l’AMP n’est à l’heure actuelle autorisée que pour les couples hétérosexuels.

Elle aurait aimé pouvoir rencontrer et interviewer toutes ces femmes qui font des bébés toutes seules et ce depuis toujours. Celles qui le font par hasard au détour d’une relation sexuelle unique, par « accident » ou volontairement à l’insu de leur partenaire sexuel. Mais aucune n’a accepté. Cela nous aurait donné une image plus complète des maternités solo.

Dominique MEHL s’est donc concentré sur ces femmes qui deviennent mère sans conjoint dans un cadre volontaire et assumé, soit par l’adoption, qui nécessite des démarches administratives importantes.  Soit par AMP qui nécessite une importante réflexion, car il faut aller au delà des règles morales et sociales encore en vigueur dans notre pays.

Mais finalement ce que nous disent tous ces témoignages de femmes c’est que même si elles transgressent la norme dominante dans cette accession à la maternité solo, elles restent très attachées au modèle de la parentalité dans un cadre conjugale. Si elles avaient pu avoir des enfants avec un conjoint, elles auraient choisi cette option de vie.

Comme nous l’a dit Dominique MEHL, lorsque nous lui avons posé quelques questions  : « conjugalité et procréation sont séparées dans le passage à l’acte, mais pas dans la tête de ces femmes. Celles qui ont témoigné, ont fait ce choix par dépit face à l’échec d’une conjugalité« . Ce qui se traduit pour certaines, par une certaine culpabilité comme page 26 : « j’ai compris que c’était de la faute de la femme« .

Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de lire ce livre de témoignages courts mais très éclairants, sur la place des femmes en 2016, leurs rapports à la conjugalité et au désir d’enfant. L’expression de la force qui a été nécessaire à certaines pour aller au delà des normes sociales et de genre.

C’est aussi un livre à lire, pour mieux comprendre que les femmes ne sont pas des écervelés qui se réveillent un matin en se disant : « Tiens si je faisais un bébé toute seule« . Elles réfléchissent à tout ce que cela peut impliquer pour l’enfant à venir et pour elle-même, d’inscrire leur parentalité dans une norme non dominante, atypique. Car finalement, nous aspirons tous à une chose : être comme tout le monde….n’en déplaise à certains pourfendeurs des différentes formes de FAMILLES.

 

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Jean-Jacques GOLDMAN chantait en 1984 « Elle a fait un bébé toute seule »