POUR le dépistage des embryons aneuploïdes !

Commençons déjà par repréciser, deux trois choses importantes

  • Ce dépistage n’est pas égal à de l’eugénisme. Car il n’y a pas de manipulation du génome, comme c’est le cas pour les OGM (organismes génétiquement modifiés, céréales, légumes, etc), mais bien une analyse des chromosomes constituants l’embryon. Un prélèvement de quelques cellules à J5, puis
  • Nous parlons et les généticiens aussi, de dépister les embryons aneuploïdes (cellules qui ne possèdent pas le nombre normal de chromosomes, soit trop, soit pas assez). Ces embryons qui au regard des anomalies chromosomiques très importantes sont (par nature) non viables. Donc arrêt naturel du développement, dans les 2/3èmes jours de culture in vitro, voir plus tard à J5/6, voir plus tard encore après son transfert dans l’utérus.
  • 85 % des embryons en AMP sont non viables d’un point de vue chromosomique. POURTANT aujourd’hui, ils sont transférés dans les utérus des femmes infertiles ou en parcours d’AMP, car la loi de bioéthique interdit, ce dépistage.
    Ce qui donne des taux de réussites très faibles. Deux FIV sur trois sont des échecs.
  • POURTANT (encore) les généticiens savent très bien voir les anomalies chromosomiques des embryons.
  • De plus, la loi autorise déjà le DPI et le DPN, comme elle autorise déjà l’IMG (interruption médicale de grossesse), et l’IVG (interruption volontaire de grossesse).

Après ces rappels synthétiques, que vous pouvez donc utiliser dans les conversations, où l’on va vous dire que l’amp c’est de l’eugénisme et que dépister les embryons avant transfert c’est MAL. Rentrons des certains détails.

Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est autorisé en France, mais seulement dans certains cas, lorsqu’il y a un risque de transmission de maladies génétiques avéré. (Voir à la fin de cette articles les articles du code de la santé publique et du code civil). Le diagnostic pré-natale (DPN) est aussi autorisé, une fois la grossesse débutée et peut amener à des Interruptions Médicale de Grossesse (IMG) en cas de maladie ou de problèmes irrémédiables sur le fœtus.

En AMP, les embryons sont évalués via leur développement morphologique et leur développement cinétique, via des technologie comme les embryoscopes et les yeux experts des biologistes de l’évaluation embryonnaire. Mais ces évaluations ne permettent pas de voir TOUS les problèmes chromosomiques des embryons. Et ne permet pas aux spécialistes de savoir si tel ou tel embryons aura la capacité la plus proche du 100% de vous permettre d’avoir un bébé au bout de neufs mois de grossesse. En 2018, tous comptent encore sur la CHANCE (de tomber sur le bon ou pas).

Le dépistage (screnning) que nous demandons avec les médecins AMP  est une technique non autorisé en France, pratiqué pourtant avec succès (des taux de grossesses AMP plus important) par nos voisins Européens. Le prélèvement d’une cellule de l’embryon à un stade très précoce, permet d’évaluer plus précisément son potentiel implantatoire, en recherchant les anomalies chromosomiques impactant ou rendant impossible tout développement ultérieur.

Cette technique pourrait éviter l’accumulation d’échec pour les couples infertiles en parcours d’AMP, la réalisation de diagnostic d’infertilité plus précis et plus  précoces, permettant aux couples de faire des choix de vie (poursuite de l’amp, démarches pour l’adoption, recours au don de gamètes, vie sans enfant) sans s’épuiser dans des quêtes impossibles pendant de longues années. Cela permettrait aussi d’éviter des fausses-couches précoces et tardives, d’éviter enfin des interruption médicales de grossesse. Expérience hautement traumatisantes pour tous les couples et toutes les femmes.

Pour rappel, aujourd’hui en France deux FIV sur trois sont des échecs et 70 et 85 % des embryons transférés ne s’implantent pas. Cette situation n’est plus possible. Depuis la création de l’association nous demandons à être entendus sur ce point. 2018 c’est l’occasion de se faire entendre et d’obtenir une évolution de la loi de bioéthique.

Faut-il donc continuer à transférer, à l’aveugle des embryons qui n’ont de toute façon AUCUNE chance de survie ?

Faut-il continuer à accumuler des échecs de FIV inexpliqués ?

Faut-il continuer à congeler ou vitrifier des embryons, n’ayant aucune chance de développement et remplir les cuves d’azotes des centres d’AMP, de millions d’embryons non viables ?

Faut-il continuer à vivre des fausses-couches plus ou moins tardives ?

Faut-il continuer à vivre des IMG ?

Pour BAMP c’est NON !

BAMP est POUR le dépistage, dans le cadre de l’AMP, des embryons aneuploïdes. Voir l’article 16 du manifeste de l’association. Avez-vous répondu au questionnaire Bioéthique de BAMP ? Il y a un item sur le dépistage des embryons aneuploïdes. Si non c’est par ici merci.

Rendez-vous demain, samedi 20 janvier à Nantes, pour parler de tout cela avec des spécialistes de la question et des représentants de votre association.

#bioéthique2018 #vraimentPour

 

Les textes juridiques français

CODE CIVIL
Code civil Article 16-4

Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine.
Toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite.
Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée.
Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne.

CODE DE LA SANTE PUBLIQUE
Article L2131-4
On entend par diagnostic préimplantatoire le diagnostic biologique réalisé à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro.
Le diagnostic préimplantatoire n’est autorisé qu’à titre exceptionnel dans les conditions suivantes :
Un médecin exerçant son activité dans un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal tel que défini par l’article L. 2131-1 doit attester que le couple, du fait de sa situation familiale, a une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
Le diagnostic ne peut être effectué que lorsqu’a été préalablement et précisément identifiée, chez l’un des parents ou l’un de ses ascendants immédiats dans le cas d’une maladie gravement invalidante, à révélation tardive et mettant prématurément en jeu le pronostic vital, l’anomalie ou les anomalies responsables d’une telle maladie.
Les deux membres du couple expriment par écrit leur consentement à la réalisation du diagnostic.
Le diagnostic ne peut avoir d’autre objet que de rechercher cette affection ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter.
Il ne peut être réalisé, à certaines conditions, que dans un établissement spécifiquement autorisé à cet effet par l’Agence de la biomédecine instituée à l’article L. 1418-1.
En cas de diagnostic sur un embryon de l’anomalie ou des anomalies responsables d’une des maladies mentionnées au deuxième alinéa, les deux membres du couple, s’ils confirment leur intention de ne pas poursuivre leur projet parental en ce qui concerne cet embryon, peuvent consentir à ce que celui-ci fasse l’objet d’une recherche dans les conditions prévues à l’article L. 2151-5. Par dérogation au deuxième alinéa de l’article L. 1111-2 et à l’article L. 1111-7, seul le médecin prescripteur des examens de biologie médicale destinés à établir un diagnostic prénatal est habilité à en communiquer les résultats à la femme enceinte.

Article L2131-4-1
Par dérogation au sixième alinéa de l’article L. 2131-4, et sous réserve d’avoir épuisé toutes les possibilités offertes par les articles L. 1241-1 à L. 1241-7, le diagnostic préimplantatoire peut également être autorisé lorsque les conditions suivantes sont réunies :

-le couple a donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique entraînant la mort dès les premières années de la vie et reconnue comme incurable au moment du diagnostic ;

-le pronostic vital de cet enfant peut être amélioré, de façon décisive, par l’application sur celui-ci d’une thérapeutique ne portant pas atteinte à l’intégrité du corps de l’enfant né du transfert de l’embryon in utero, conformément à l’article 16-3 du code civil ;

-le diagnostic mentionné au premier alinéa a pour seuls objets de rechercher la maladie génétique ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter, d’une part, et de permettre l’application de la thérapeutique mentionnée au troisième alinéa, d’autre part.

Les deux membres du couple expriment par écrit leur consentement à la réalisation du diagnostic.

La réalisation du diagnostic est soumise à la délivrance d’une autorisation par l’Agence de la biomédecine, qui en rend compte dans son rapport public conformément à l’article L. 1418-1. Cette autorisation est subordonnée au respect des dispositions prévues au dernier alinéa de l’article L. 2141-3.

 

Bouclons la boucle sur le don de gamètes

Pour clore ce mois de sensibilisation sur le don de gamètes, les questions du « portrait des référents BAMP » ont été posé à Stéphanie, référente BAMP dans les Yvelines.
Stéphanie est la maman d’une petite fille née, il y a bientôt un an, grâce à un don de spermatozoïdes. Elle est aussi en pleines démarches pour faire don de ses ovocytes.
Recevoir et donner, Don et contre-don diraient les anthropologues, la boucle est bouclée en toute sérénité.

 

Un fait marquant de ton année de naissance, une musique ?
aucune idée …

Dans quel coin de France, peut-on te rencontrer ?
L’Ile de France : les Yvelines, le Val d’Oise, les Hauts de Seine

Est-ce que tu es une femme ou un homme ?
Une femme

Toi et l’infertilité quels maux ?
azoospemie

Toi et la parentalité quelles solutions ?
Le don de spermatozoïdes

Toi et ton parcours d’AMP, si tu peux le qualifier avec les mots d’un autre, c’est/c’était :
« allo, maman bobo »,
« Patience et longueur de temps »
« côté obscure de la force »
« cool Raoul, à l’aise Blaise»
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »
« métro, boulot, spermo »
« s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »
« En essayant continuellement on finit par réussir »
« Je ne rêve plus, je ne fume plus, Je n’ai même plus d’histoire »
« l’inaccessible étoile »

Si tu pouvais, le recommencer, tu changerais quoi ?
Rien parce que tout ce qui a jalonné notre parcours fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui

Le truc le plus étrange fait pendant ton parcours d’AMP ?
M’injecter le traitement qui a déclenché l’ovulation pré insémination dans ma voiture, au beau milieu de la campagne normande, par – 5° alors que j’étais venue encourager mon mari qui faisait un trail de nuit.

Le truc le plus cool ?
Les rencontres des autres patients et bénévoles BAMP

Enfin, la chose la plus drôle que tu as vécu dans ton parcours d’AMP ?
J’en rigole aujourd’hui avec le recul, mais sur le moment ça ne m’a pas fait rire du tout : me retrouver à devoir faire le trajet centre AMP-CECOS-centre d’AMP en transportant la « thermos » censée garder au froid les paillettes, en prenant soin de la maintenir bien droite dans la voiture… Il faut donc m’imaginer toute seule avec ce gros truc bien lourd, à galérer à installer sur le siège passager, à l’accrocher avec la ceinture de sécurité (seule manière de garantir la position verticale demandée), et à m’imaginer me faire contrôler par les flics sur la route…

Ton secret te/ou ton « grigri » pour conjurer le mauvais sort ou pour te soutenir  pendant le parcours  ?
Je ne suis pas trop gri-gris

Toi tu es plutôt : Sophro ? Hypno ? Acupu ? Osteo ?
Sophro, hypno, acupu, ostéo, haptonomie, yoga, massage…

As-tu détesté ton médecin d’AMP ?
Oui, j’ai détestée ma gynéco de ville qui n’a même pas pris la peine de décrocher son téléphone pour nous expliquer les résultats catastrophiques du spermo, qui nous a seulement « envoyé un petit courrier » deux semaines plus tard pour nous demander de prendre rendez-vous… autant vous dire que j’avais eu le temps de me renseigner sur doctissimo, les blogs, auprès de mon généraliste, et pris rendez-vous avec un urologue… Et puis j’ai détesté pas mal de médecins de mon parcours d’AMP pour leur manque de considération et de chaleur humaine, j’ai trop souvent eu l’impression d’être considéré comme un utérus sur pattes plutôt que comme un être humain pourvu d’émotions

As-tu adoré ton médecin d’AMP ?
Oui, aussi, j’ai eu la chance de faire la rencontre d’un super médecin du CECOS, un vieux de la vieille, qui nous a expliqué plein de choses alors que nous n’avions pas encore pris notre décision à propos du don, il a bien dédramatisé le problème, nous a aidé à nous projeter en tant que parents d’un enfant issu d’un don et m’a parlé un langage que je connais : développement de l’enfant, relation parent-enfant, secrets de famille…

Le lieu improbable où tu t’es injecté ton traitement ?
Dans ma voiture, au milieu d’un champ à 23h par -5°

Tu es plutôt infertile mode « huitre » ou infertile mode « haut-parleur » ?
Infertile mode haut-parleur (j’avais jamais vu ça comme ça, mais j’aime beaucoup l’image)

Est-ce que ton conjoint sait que tu es bénévole chez BAMP ?
oui

Comment as-tu connu BAMP ?
Par internet, en cherchant des infos sur l’infertilité

Pseudo ou pas pseudo ?
Pseudo : randonneuse

Si pseudo, pourquoi et son histoire ?
Parce qu’en parcourant les blogs j’ai eu l’impression que c’était l’usage d’utiliser un pseudo.
Parce que c’était plus facile d’écrire cachée derrière mon pseudo en début de parcours
Pour protéger mon mari qui n’était pas forcément en mode haut-parleur,
Maintenant j’utilise aussi bien mon pseudo sur la blogosphère que mon nom en tant que référente BAMP.
Son histoire : Au début de notre parcours, j’ai ressenti le besoin d’écrire, de partager des réflexions sur un blog. Je n’avais pas vraiment envie de partager en direct live nos péripéties PMesques, mais plutôt des réflexions autour de la prise en charge des patients… en fait j’ai très peu entretenu ce blog parce que très vite je me suis engagée en tant que bénévole et je pense que c’est plus ce dont j’avais besoin. Pour revenir à l’histoire de mon pseudo, j’ai réfléchi à une métaphore pour parler de notre parcours. Je suis quelqu’un de très centrée sur le bien-être, sur l’instant présent, et surtout je suis quelqu’un qui prend son temps. J’avais l’impression que ce que nous traversions à l’époque ressemblait à un chemin que nous avions à parcourir avant d’arriver au sommet et pouvoir profiter du paysage. D’ailleurs au début ce n’était pas randonneuse, mais promeneuse, et j’ai réalisé qu’il n’était pas très juste, un peu trop gentillet, j’ai réalisé que notre parcours ressemblait plus à une randonnée qu’à une promenade, alors j’ai évoluée.

Mais pourquoi as-tu eu besoin de t’investir dans une association de patients infertiles ?
Je crois que j’ai eu besoin de m’investir pour mettre ma pierre à l’édifice de l’amélioration de la prise en charge des patients. Il y a tellement de choses qui m’ont mises en colère pendant notre parcours… Bizarrement je n’étais pas réellement en colère contre l’infertilité, elle était bien là, et personne n’y pouvait rien, mais par contre, je trouvais que le système médical a la possibilité de tenter de trouver des solutions, les techniques pour nous permettre de résoudre ces problèmes. Si je ne doutais pas que la technique allait peut-être pouvoir nous aider, j’avais l’impression que le système médical se concentrait sur l’aspect technique et ne me considérait pas comme un être humain à part entière, capable de réfléchir, de comprendre et d’éprouver des émotions, j’avais envie d’agir pour que ça change.

D’ailleurs qu’est-ce que tu fais chez BAMP ?

J’essaye de mettre en place des partenariats avec des centres AMP, des médecins, je communique sur l’infertilité et le don, je renseigne et j’écoute des patients, j’organise des rencontres en groupes dans les Yvelines

Ton badge BAMP tu le mets tous les jours ? De temps en temps ?  Lors des grandes occasions ? Pas du tout ? Tu ne sais plus où il est ?
Dès que je mets en place une action BAMP

Est-ce que tu parles de ton engagement chez BAMP sur tous les toits et dans toutes les situations ?
Oui, ça m’arrive de plus en plus

Quel est le thème BAMP, qui  te ferait te relever la nuit ?
Agirs pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients en AMP, surtout concernant l’aspect humain, relationnel et psychique

Quelle est ta « spécialité » chez BAMP ?
… Je ne sais pas trop…

Dans le manifeste BAMP tu insisterais plutôt sur :
« Un couple sur six concerné : espèce en danger ? »
« Toxiques en augmentation, fertilité en perdition ! »
« AMP : égalité, qualité, accessibilité »
 » Le don « Parlons en ! »
« Métro, boulot, spermo »
« Les personnes infertiles, les patients au cœur du dispositif »
« Stop aux incompréhensions, place à la réflexion ! »

Est-ce qu’il y a un avant BAMP et un après BAMP ? Est-ce que tu peux l’expliquer ?
Oui, il y a un avant et un après BAMP. Après BAMP, une impression de moins “subir” mon parcours PMA, le sentiment de retrouver de l’espoir, de pouvoir faire bouger des lignes et de réintroduire du dialogue avec le personnel médical

Un truc que tu as fait ou que tu vas faire, chez BAMP qui te rend fière ?
Lorsque j’organise des rencontres BAMP, j’ai l’impression de permettre à des patients de se rencontrer, d’échanger, de se sentir moins seul dans ce parcours compliqué

Le truc dingue et/ou improbable que tu as fait pour BAMP ?
… je ne sais pas…

Le truc dingue que tu aimerais faire pour BAMP ?
idem

Un message important à faire passer aux générations futures, par rapport à l’infertilité ?
Je n’ai pas encore assez de connaissance sur les raisons de l’augmentation de l’infertilité pour transmettre ce genre de conseils…

Si tu avais trois mots pour résumer BAMP ?
Solidarité, militantisme, engagement

Ta couleur préférée dans le logo BAMP ?
Le bleu

Mais au fait BAMP, pour toi c’est quoi ?
De l’espoir

 

 

#PARLONSDUDONDEGAMETES

#DESFAMILLESGRACEAUXDONSDEGAMETES

#DONOVOCYTES

#DONSPERMATOZOIDES

#DONDEGAMETES

#VraimentPour

– Le droit de choisir – de René Frydman

Le droit de choisir, le manifeste des médecins et biologistes de la procréation médicalement assistée

Cet ouvrage a déboulé dans les rayonnages de nos librairies, dans des émissions TV, dans les magazines et à la radio fin janvier ! Du René Frydman un peu partout pour notre plus grand plaisir et en plus BAMP est cité dans une émission de France 2, dans Libération.

Timing parfait pour tenter de sensibiliser à la PMA nos futurs présidentiables…si tant est qu’ils reste des candidats ! (mais ça c’est une autre affaire)

René Frydman pose par écrit avec l’appui de 200 collègues gynécologues et biologistes les revendications de la médecine reproductive française (ou une partie du moins), il pointe du doigt ce qui n’est plus acceptable dans notre pays…la France qui a été un pays pionnier en PMA et qui, aujourd’hui, se retrouve loin derrière d’autres pays européens !

Avoir tous les outillages, la technique, le personnel et ne pas avoir le droit d’effectuer certains actes, je conçois que cela puisse être frustrant….c’est un peu comme avoir une grosse voiture de sport dans son garage et ne pas avoir le permis de conduire !

René Frydman appuie sur 4 points qu’il devient indispensable de revoir en France (et le Collectif BAMP est bien d’accord avec lui !)

– le don d’ovocyte est insuffisant
– l’analyse génétique de l’embryon est très restrictive
– l’autoconservation des ovocytes n’est autorisée que dans certains cas
– le don de sperme est proscrit pour les femmes seules ou homosexuelles

Vous pouvez aussi écouter le podcast de cette émission de Sud Radio du 2 février, où René Frydman revient sur ces différents sujets. A l’écoute de cette émission, on peut se demander, si le fait d’ouvrir et de terminer l’émission sur l’histoire d’un couple de femmes, ne va pas une nouvelle fois embrouiller le message pour les personnes peu informées sur les questions d’AMP et de prise en charge de l’infertilité, qui continuent à résumer l’AMP à l’accès à la parentalité pour les couples LGBT.

Lien vers le manifeste BAMP : 48 propositions pour améliorer la prise en charge de l’infertilité et de l’AMP en France. Nous nous retrouvons dans beaucoup de points du manifeste des médecins. Mais pas sur tout. Notre proposition notamment de systématiser à l’entrée en AMP, un bilan immunologique et génétique complet, pour éviter les mauvaises surprises après plusieurs tentatives, ne trouve pour l’instant pas d’écho auprès des professionnels de l’AMP.

img_0524-1Pour acheter ce livre, cliquer ici

Les RDV télévisuels à ne pas manquer !

René Frydman, obstétricien, pionnier de la médecine procréative, célèbre pour avoir donné naissance au 1er « bébé éprouvette », Amandine, il y a tout juste 35 ans, en 1982. Il publie aujourd’hui un manifeste, co-signé par 200 spécialistes pour la généralisation sans exclusion de la Procréation Médicale Assistée (PMA)
« Le Droit de Choisir : manifeste des médecins et biologistes de la procréation médicale assistée ».
Dans ce livre, il prolonge sa tribune, publiée dans Le Monde du 16 mars 2016, co-signée par 130 médecins et biologistes affirmant avoir enfreint la loi sur la PMA. Une loi n’autorisant la PMA que pour les couples hétérosexuels et infertiles.

Il est l’invité du Magazine de la Santé ce jour à partir de 13h40  #Santef5
Sinon il y a le replay !

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Autre rendez-vous médiatique, dans l’émission « Thé ou Café » sur France 2, le dimanche 29  janvier.

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Avec le Professeur René Frydman qui va présenter son dernier livre sur le manifeste des 130 médecins. Dans cette émission, vous pourrez voir aussi des couples (adhérents BAMP) qui ont accepté de témoigner sur leur parcours d’AMP.

En espérant que ces deux heures consacrées au Professeur René Frydman vont permettre de parler de gynécologie et d’obstétrique, mais aussi d’assistance médicale à la procréation.

Dimanche 29 janvier, l’émission commence à 7 heures.

Et puis pour finir sur les relais médiatiques, avez-vous vu l’article de Libération sorti hier en version numérique ? Fertilité, j’écris ton nom ! Avec beaucoup de BAMP dedans.

 

 

 

Questionnaire SMR sur les pratiques alternatives

La SMR, Société de Médecine de la Reproduction a lancé au mois d’octobre, une initiative que nous trouvons excellente et dont vous avez peut-être déjà entendu parler dans votre centre AMP.
La SMR est une association de médecins français, dont l’objet est le suivant :
Article 2 – Objet :

L’association a pour but de favoriser la recherche médicale et scientifique dans le domaine de la reproduction humaine, notamment – par l’organisation de Réunions scientifiques, de conférences ou de congrès, – par la participation à l’élaboration, la rédaction et le développement de publications scientifiques. – en établissant et diffusant des recommandations de bonnes pratiques en Médecine de la Reproduction. – en créant un espace d’interactions entre les différents intervenants dans le domaine de la reproduction. – en participant à l’élaboration d’une structure nationale d’enseignement de la Médecine de la Reproduction. – En offrant des bourses pour la réalisation de projets coopératifs de recherche ou de formation.

Ils ont adressé un questionnaire aux médecins, les interrogeant sur les pratiques alternatives que pouvaient utiliser les patients en dehors du strict suivi médical en vue d’une AMP. Un deuxième questionnaire s’adresse aux patients pour savoir s’ils pratiquent en dehors du service et du protocole AMP d’autres méthodes leur permettant de mieux vivre le parcours d’AMP.
Un thème essentiel pour nous patients AMP, qui pour certains n’osent pas dire à l’équipe médicale qui les suit, qu’ils font des séances d’acupuncture avant le transfert et après aussi, par peur d’être mal jugés ou critiqués, par peur de la réaction du médecin face à ces « pratiques ». Si ce questionnaire peut permettre de libérer la parole entre patients et médecins, c’est déjà un grand pas. S’il peut permettre d’introduire ou de proposer la pratiques de certaines activités dites alternatives via les centres AMP, c’est un pas de géant qui sera fait dans le confort de la prise en charge des couples en AMP !
La reconnaissance et l’utilisation des pratiques dites alternatives fait l’objet d’une des propositions du Manifeste de l’association BAMP. Proposition n°9 « Nous souhaitons la mise en place d’une aide psychologique pendant les parcours d’AMP et que soit proposé et pris en charge au titre de l’infertilité l’accès à des techniques dites alternatives pendant les protocoles souvent difficiles physiquement et moralement (sophrologie, acupuncture, ostéopathie). » Nous sommes donc vraiment ravies de voir que des médecins décident de s’interroger sur cet aspect de la prise en charge pour comme ils l’écrivent : Le but est d’échanger sur nos pratiques respectives et de les évaluer afin d’enrichir notre « arsenal thérapeutique » pour améliorer la qualité de vie des patients.
Cette prise de position, nous semble presque « révolutionnaire » en tout cas très en phase avec les besoins des patients. Il faut donc que le plus grand nombre de questionnaire soient remplit, pour que les données recueillis soient significatives. A vous de jouer !

Cher Ami, Cher Confrère, Cher Collègue,

Le parcours de l’AMP est difficile, nous en avons tous conscience. Et nous souhaitons tous améliorer la qualité de vie des patients.

Les centres proposent des thérapies complémentaires et alternatives pour faciliter ce parcours.

Les couples ont recours à des thérapies complémentaires. Celles que nous leur proposons ou d’autres.

Nous souhaitons partager nos expériences,

et vous demandons de nous dire :

  • d’une part ce que vous proposez «  en plus » dans votre centre,
  • d’autre part ce que vous savez ou pensez que font nos patients en parallèle de ce qui est proposé par le centre
  • enfin, ce que vous pensez de l’efficacité de ces méthodes

Le but est d’échanger sur nos pratiques respectives et de les évaluer afin d’enrichir notre « arsenal thérapeutique » pour améliorer la qualité de vie des patients.

Nous vous invitons à participer à notre enquête en 2 parties :

Ces enquêtes sont totalement anonymes.

Vous remerciant pour votre retour, nous vous prions de recevoir nos salutations amicales.

Dr Annick Neuraz

Le questionnaire à remplir en ligne est ici
Messieurs n’oubliez pas de remplir vous aussi ce questionnaire.

Surtout n’hésitez pas, il se remplit en moins d’une minute et c’est une belle occasion de donner votre point de vue de patients, sur un thème qui concerne un grand nombre d’entre nous !!!

Si vous avez eu l’opportunité de le remplir, via votre centre AMP, venez nous dire ce que cela vous inspire comme réflexion et comment il vous a été présenté.