AMP Saint Roch à Montpellier – Interview du mois

En France l’activité d’Assistance Médicale à la Procréation est réglementée et soumise à autorisation.
 
Des centres publics (CHU) qui peuvent pratiquer toutes les techniques d’AMP : de l’IAC à la FIV, la partie don de gamètes étant généralement géré par les Cecos. Les centres privés peuvent donc eux aussi pratiquer toutes les techniques en dehors du don de gamètes, soit juste des inséminations quand ils n’ont pas reçu l’autorisation de pratiquer des fécondations in vitro.
  
Aujourd’hui, nous vous présentons le service AMP de la  Clinique Saint Roch de Montpellier. Ouvert en 1986, ils pratiquent un peu plus de 1000 tentatives de FIV par an. La clinique vient récemment de déménager dans des locaux tout neufs. Depuis quelques mois, ils proposent un accompagnement des couples, grâce à une équipe dédiée aux couples en parcours d’AMP, composée de deux psychologues, d’une sage-femme hypnothérapeute, de deux sophrologues et d’une naturopathe.
 
Nous avons posé quelques questions au docteur Gilles Regnier-Vigouroux, biologiste responsable du service AMP de la Clinique Saint Roch de Montpellier.
BAMP :  Docteur Regnier-Vigouroux vous êtes biologiste de la reproduction au service AMP de la clinique Saint-Roch, en quoi consiste votre travail ?
Le Centre AMP comme les autres centres regroupe plusieurs spécialités et intervenants. Comme responsable du Centre, mon temps est consacré d’une part à la gestion et l’organisation et d’autre part à mon métier, la biologie de la reproduction.
BAMP :  Dans un protocole de FIV le gynécologue est sur le « devant de la scène » au contact direct du couple, tandis que le biologiste travaille dans son laboratoire. Son action est pourtant très importante dans la préparation des gamètes du couple, la fécondation et le développement de l’embryon. Comment vivez-vous ce travail déterminant mais à distance du couple ?
L’AMP est un domaine particulier où le travail du biologiste ne se résume pas uniquement à l’aspect technique. En effet, au Centre AMP st Roch nous rencontrons tous les couples à chaque étape.
Le matin nous sommes en technique au laboratoire et l’après-midi, nous consultons les couples. Nous voyons systématiquement les couples pour les informer sur le protocole AMP et décider de la suite à donner. Nous les voyons aussi avant chaque transfert ou insémination.
BAMP : Au cours de votre expérience professionnelle quelles évolutions notables avez-vous remarqué sur les caractéristiques des gamètes humaines (dégradation de la quantité et de la qualité du sperme, augmentation des mauvaises qualités ovocytaires, etc.) ?
C’est vraiment un sujet d’actualité. Les CECOS avaient déjà constaté une diminution de moitié du nombre moyen de spermatozoïdes en 30 ans chez l’homme. On connait les effets délétères des pesticides et phtalates sur les fonctions reproductibles. Le tabac, le cannabis sont responsables d’altérations au niveau des noyaux gamétiques. Il existe de plus en plus d’études qui démontrent des relations de cause à effet entre l’environnement et la fertilité. Les indications d’AMP d’aujourd’hui ne sont pas tout à fait les mêmes qu’il y a une dizaine d’années. On traite en effet plus d’infertilités masculines et nous prenons en charge plus d’insuffisances ovariennes que nous aurions refusés il y a 10 ou 15 ans.
4. Pensez-vous qu’une amélioration des techniques puisse combler le déficit qualitatif des gamètes ?
Il y a une chose sur laquelle on ne pourra jamais agir, c’est l’âge de la femme donc l’âge des ovules. Tout le monde sait que plus l’âge avance et plus la fertilité diminue. Même avec une bonne réserve ovarienne, les chances de grossesses ou d’avoir un enfant sont moins bonnes avec un âge avancé. Les chances de réussite sont meilleures avant 35 ans qu’après.
5. Notre association s’est positionné contre l’utilisation de l’auto test de sperme, car nous pensons qu’il est inutile, peu fiable car n’apportant qu’une réponse quantitative,
potentiellement source d’inquiétude car réalisé sans soutien d’un médecin. Quel est votre avis sur ce dispositif ?
En effet, il ne remplacera jamais un spermogramme fait dans un laboratoire spécialisé car il ne donne qu’une évaluation approximative de la concentration de spermatozoïdes. Or, pour apprécier un sperme il existe deux autres critères comme la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. De mon point de vue, la qualité de la mobilité est probablement le critère le plus important. Pour aller plus loin, un seul spermogramme ne suffit pas, il existe des fluctuations intra-individuelles dans le temps et donc on recommande en général un deuxième spermogramme, au moins 2 mois après pour pouvoir parler d’infertilité masculine. De toute façon, un spermogramme même complet n’explique pas toujours l’infertilité chez l’homme.
BAMP : Voyez-vous une amélioration notable de la qualité des gamètes chez les couples qui utilisent des compléments alimentaires spécifiques à l’infertilité ? Chez certains profils médicaux ou chez tous ?
En effet, certains compléments alimentaires ont prouvé leur efficacité en diminuant le taux de fragmentation du noyau du spermatozoïde par leur effet antioxydant sans améliorer sensiblement les paramètres du spermogramme. Les études dans ce sens sont prometteuses mais n’oublions pas que nous retrouvons ces mêmes composés dans l’alimentation. A St Roch nous nous intéressons à cet aspect-là en accompagnement de la prise en charge en collaboration avec une naturopathe spécialisée.
BAMP : Quelles ont été les grandes étapes techniques (outils, milieux de culture, embryoscope, traitement de l’air, etc), de votre point de vue de biologiste de la reproduction, qui ont permis de meilleures réussites en FIV ?
La technologie a considérablement évolué ces dernières années. Le fait de suivre en temps continu le développement de l’embryon avec l’Embryoscope permet d’affiner sensiblement nos critères d’évaluation sur les chances d’implantation de chaque embryon. Mais cela ne suffit pas car il faut aussi un bon endomètre et choisir la bonne fenêtre d’implantation. Des tests sont ainsi en cours de développement. Quant aux conditions environnementales, elles sont essentielles au bon développement des embryons. Certes, il y a le traitement de l’air du labo mais il y a aussi la qualité et le nombre d’incubateurs dont on dispose et les moyens techniques de surveillance des températures et de pH des milieux. La qualité des milieux et le choix qui nous est proposé actuellement nous permet d’adapter à chaque cas des stratégies de cultures adaptées.
BAMP : Quelles sont celles qui restent à faire ?
Plus on avance dans la connaissance des embryons plus on risque de toucher à l’aspect éthique. Ainsi il sera possible de savoir par des tests génétiques complets quel embryon est normal, donc transférable et quel embryon rejeter. Cela commence à exister dans certains pays. Mais encore une fois nous, professionnels, avons besoin de connaître les limites à ne pas franchir. La science évolue plus vite que la mise à jour de la loi de Bioéthique !
BAMP :  Un laboratoire d’AMP « performant », que doit-il contenir et comment doit-il être géré pour optimiser les chances de réussites des couples ?
Pour moi le terme de Centre est plus approprié car à St Roch le mode de prise en charge du couple infertile est aussi important que la technicité qui est derrière. Vous pouvez avoir le plus beau laboratoire du monde, vous n’aurez pas forcément les meilleurs résultats. Bien sûr le nouveau laboratoire que nous ouvrons ce mois-ci prend en compte les dernières recommandations et anticipe même les nouveautés technologiques notamment dans le domaine du traitement de l’air et des matériaux utilisés.
BAMP :  Quel est votre point de vue sur les taux de réussite des FIV, qui plafonnent en moyenne aux alentours de 20 % par tentatives en France.
Il y a des disparités considérables entre Centres. 20% en moyenne signifie que certains centres affichent des résultats autour de 15%. Nous avons normalement des autorités qui nous contrôlent (les ARS, l’Agence de Biomédecine). Il ne s’agit pas de sanctionner car le moindre incident peut faire chuter les résultats. Des audits au sens positif du terme, devraient être effectués pour détecter les problèmes et réagir au plus vite dans l’intérêt des patients. En 2010 et 2012 , nos résultats avaient baissé, et nous avons réagi en effectuant à notre propre compte des audits croisés avec d’autres Centres. Du coup en 2013, le classement de l’ABM nous classe premier des 10 plus gros centres français.
BAMP :  Quel sont les principaux types de patients qui s’adressent au service AMP de la clinique Saint-Roch? Des français en majorité ? Des personnes d’autres pays, si oui lesquels ?
Notre patientèle est à 80% régionale, de Perpignan à Nîmes et les 20% restant pour moitiés hexagonale et étrangère. Nous avons essentiellement une population russophone car nous avons une gynécologue d’origine géorgienne et anglophone (Américains, Anglais).
BAMP : Quel est le profil médical type d’un couple infertile qui s’adresse au service AMP de la clinique Saint-Roch ?
Nous pratiquons plus de 1100 tentatives par an et nous avons tous les profils. Un certain nombre de couples viennent nous voir après un refus dans un autre Centre. Il s’agit souvent de « mauvaises répondeuses » ou d’insuffisances ovariennes que certains centres récusent. Nous essayons en concertations multidisciplinaires d’aller jusqu’à la limite de la faisabilité.
BAMP : Quelles sont les spécificités d’une prise en charge dans un centre d’AMP privé par rapport à un centre public ?
Un des avantages du privé est la réactivité et la simplification des prises de décision en matière d’organisation et d’investissements. Notre modèle de prise en charge du couple se caractérise par des consultations personnalisées (toujours les mêmes intervenants), la possibilité d’un accompagnement (sophrologue, psychologue, hypnose, naturopathe…), des amplitudes larges au niveau de l’accueil et des plages horaires d’ouverture au public. Au final, nous n’avons pas de liste d’attente et si le dossier est complet et que le couple est prêt, on y va.

BAMP : Est-ce que beaucoup de couples se tournent vers la clinique Saint-Roch pour effectuer des FIV supplémentaires aux quatre tentatives remboursées ?
Comme je le disais nous recevons de couples récusés dans d’autre Centres. Le staff pluridisciplinaire décidera ou non de la prise en charge.

 

BAMP : Dans le classement des centres d’AMP établi par l’Agence de Biomédecine, comment se situe le centre d’AMP de la clinique Saint-Roch par rapport à la moyenne nationale ?
2010 et 2012, dans la moyenne, par contre en 2013 (à publier) nous sommes premiers des 10 plus gros centres français (ceux pratiquant plus de 1000 tentatives). Ceci dit, les résultats peuvent changer d’une année sur l’autre. Il faut simplement être vigilant sur des résultats qui tendraient au-dessous de 20%.
BAMP : Avez-vous des perspectives d’amélioration à mettre en œuvre pour augmenter encore vos taux de réussite globaux ou sur des profils d’infertilité spécifiques ?
Nous avons aménagé notre nouveau laboratoire ces jours ci. Nous avons aussi réorganisé la prise en charge car tous les intervenants se trouvent maintenant sur site . On ne peut espérer dans ces conditions qu’être meilleur !
BAMP : Établissez-vous des statistiques de taux de réussites par types de pathologies ?
Nous sommes certifiés depuis 2008 et en cours d’accréditation. C’est une pratique courante d’analyser régulièrement notre performance selon les types d’infertilité, selon les intervenants, selon des critères techniques etc…
19. Les centres de FIV privés n’ont plus le droit depuis plusieurs années, de pratiquer le don de gamètes. Recevez-vous, malgré cela des propositions de femmes et des hommes qui souhaiteraient faire don de leurs gamètes ?
Très rarement
BAMP :  Recevez-vous des femmes qui souhaiteraient faire vitrifier leurs ovocytes, hors d’un traitement FIV ? Avez-vous une position sur l’interdiction qui est faite en France à ce sujet ?
La France est un des derniers pays à ne pas autoriser la préservation sociétale. C’est regrettable car la société évolue. Nous commençons à avoir des demandes.
BAMP :  Depuis l’apparition d’internet et l’utilisation importante que les patients en font, avez-vous constaté un plus fort investissement des patients dans le besoin d’échange et de compréhension de leur prise en charge ?
Je vais rarement sur les forums mais je suis très favorable aux échanges d’expériences entre couples, entre autre par le biais d’internet.
BAMP : Le service AMP de la clinique Saint-Roch propose depuis quelques mois, un accompagnement spécifique avec des praticiens en médecines complémentaires : hypnose, sophrologie, suivi psychologique. Pourquoi avoir mis en place ce type d’accompagnement ?
C’est à la fois une demande des patients et pour nous une nécessité évidente. Nous faisons chaque année des enquêtes de satisfaction et à chaque fois les facteurs suivi psychologique ou écoute étaient mis à défaut.
Les médecins ne sont pas très formés à la psychologie et n’ont pas souvent le temps nécessaire pour écouter. Depuis la mise en place de cette équipe d’accompagnement, nous avons des retours très positifs. De façon globale, les couples sont mieux préparés au stress et à la pénibilité du traitement et ont l’impression d’être mieux écoutés.
BAMP :  La clinique Saint-Roch doit prochainement déménager dans un bâtiment tout neuf. La perspective du déplacement du service AMP et donc des gamètes conservées dans les bonbonnes à moins 196° doit faire l’objet d’un protocole de déménagement particulier ?
Le déménagement des embryons s’est fait dans de bonnes conditions le 23 février. Il a fallu organiser ce déplacement avec la police nationale et l’aval de notre ARS. Nous avons donc pris toutes les précautions nécessaires pour sécuriser ce transport. Certains couples étaient inquiets, nous avons beaucoup communiqué sur le déménagement pour les rassurer.
BAMP :  Pensez-vous qu’il soit utile qu’une association de patients de l’assistance médicale à la procréation et de personnes infertiles, existe en France ? Pourquoi ?
C’est une évidence, car c’est entre autre un relai pour faire remonter les problématiques au corps médical. C’est aussi une source d’information utile pour les patients.
Quelques dates importantes pour le centre AMP Saint Roch. 

Depuis le 3 juillet 2010, le centre AMP St Roch, regroupant les activités cliniques et biologiques d’Aide Médicale à la Procréation (traitement de l’infertilité par inséminations et fécondation in vitro) est certifié ISO 9001. C’est une première en Languedoc-Roussillon pour ce type d’activité. Cette certification est une reconnaissance officielle pour la qualité de la prise en charge du couple infertile. Elle prend en compte l’accueil, le diagnostic médical et biologique, et les traitements médicaux jusqu’au suivi des prises en charge.

2010 : Démarrage de l’IMSI. C’est une technique nouvelle qui permet de mieux sélectionner les spermatozoides en ICSI et qui est proposée pour certaines indications masculines d’infertilité ou des échecs inexpliqués de FIV.

2012 : Démarrage de la vitrification. C’est une technique bien connue à l’étranger et qui vient d’être autorisée en France. C’est une congélation rapide des embryons, plus performante qui remplace la technique lente de congélation.

2013 – 2014 : Nouveaux membres dans l’équipe. Professeur Hervé Dechaud CHU Montpellier, Docteur Pierre Sanguinet Polyclinique de l’Atlantique Nantes, Dr Olivier Pouget CHU Nîmes

2014 : Les premiers jumeaux nés en Languedoc-Roussillon par vitrification ovocytaire. Article Midi Libre du 28/05/2014: http://www.midilibre.fr/2014/05/28/ces-bebes-de-l-espoir,866909.php

Du 24 au 26 septembre : le Centre AMP St Roch est co-organisateur à Montpellier du congrès national de fertilité FFER

Février 2016 : Déménagement de la clinique et du Centre AMP dans de nouveaux locaux à Montpellier prenant en compte la plupart des innovations en matière de prise en charge du couple et de technologies.

Novembre 2015 : Suite à une forte demande des couples, mise en place d’une équipe spécialisée de sophrologues, psychologues et hypnothérapeute pour améliorer la prise en charge sur l’accompagnement en AMP durant toutes les étapes du parcours. »

 

Le site du centre d’AMP Saint Roch de Montpellier.

 

 

 

 

En direct des FFER 2015 : témoignage

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Après 5h de train, j’arrive à Montpellier entre palmiers et terrasses de café. Pas le temps d’en profiter : direction le CORUM, où se déroulent les FFER 2015. Je suis accueillie par Virginie avec deux bonnes nouvelles : celle de l’amendement sur travail et AMP (déjà vue sur le site BAMP), et celle toute fraîche du décret sur les donneuses et donneurs qui n’ont pas encore d’enfants.

Le colloque est impressionnant, avec une forte représentation des laboratoires. On a l’impression d’être au salon du mariage, à ceci près que les publicités pour les faire-part et la déco de table sont remplacées par d’autres pour les seringues de Puregon. On reste rêveuse devant le collecteur de sperme avec 3 vagins artificiels et 20 diaphragmes stériles à usage unique (muni de ses lunettes 3D avec écouteurs et espaces de stockage pour documents audiovisuels).

Je vois partout des vitrines avec des petits tubes en plastique coloré. Je me demande bien de quoi il s’agit, jusqu’à ce qu’une étiquette me révèle qu’il s’agit de cathéters, et que j’ai été en contact très rapproché avec eux lors de précédents transferts (mais curieusement, à l’époque, j’avais moins l’occasion d’admirer les choix de couleurs…).

 

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Le vendredi et le samedi s’enchaînent des communications très denses, sur les pathologies, les questions sociales ou les nouvelles techniques de traitement. On retiendra surtout la séance controverse du samedi matin : faut-il admettre les femmes de plus de 40 ans en AMP ? Faut-il vitrifier les embryons à J2 ou à J5 ? Faut-il proposer aux femmes jeunes en IOP une FIV, ou directement un don d’ovocyte ? Lisez nos prochains comptes-rendus pour en savoir plus !

 

11h30 le samedi : c’est l’heure des rencontres ABM (agence de la biomédecine) et praticiens de l’AMP. Anne Courrèges, nommée à la présidence de l’agence en janvier dernier, rappelle l’importance de l’Assistance Médicale à la Procréation dans l’agenda de l’ABM. L’agence a connu de nombreux changements ces derniers mois, avec un renouvellement du conseil d’orientation et du conseil d’administration. Un des chantiers majeurs est celui de la préservation de la fertilité (l’agence est pilote de l’un des projets dans ce domaine, dans le cadre du plan Cancer III), et l’agence s’investit également beaucoup dans les questions de financement de l’AMP. Anne Courrèges note une forte amélioration de la vigilance en AMP, ce qui permet par exemple un meilleur suivi des effets indésirables.

 

Malgré le rappel des nombreux contentieux auxquels l’agence a pu avoir à traiter au cours des derniers mois, la conférence se termine sur deux notes d’espoir :
-L’ABM compte multiplier à l’avenir les campagnes d’information sur le don de gamètes. La campagne radiophonique du printemps a eu un impact positif en termes de retombées de presse et de sensibilisation, mais les résultats restent encore à mesurer en termes de passage à l’acte.
-Et bien sûr, un mot sur le fameux décret sur les donneurs/donneuses n’ayant pas procréé, qui devrait être prochainement publié, mais il faudra encore attendre un arrêté de bonnes pratiques.

 

BAMP a officiellement été invité par la nouvelle présidente Sylvie Epelboin à participer activement aux FFER 2016. Nous avons pu aussi présenter en direct l’association à Anne Courrèges directrice de l’agence de biomédecine (mais elle nous connaissait déjà !) et l’heure est déjà venue de se séparer.

 

Merci à ALTINAI pour ce compte rendu, merci surtout à elle (dans son 4ème mois de grossesse gémellaireDO) et à son mari d’avoir traversé la France pour l’association.

BAMP à Montpellier – FFER 2015

Comme en 2014, l’association BAMP est invitée à participer aux trois jours de la Fédération Française d’Études de la Reproduction. En 2014 ils se déroulaient à Issy les Moulineaux. Cette année, c’est à Montpellier. C’est l’occasion pour BAMP de se faire connaitre auprès des professionnels de l’AMP (biologistes, gynécologues, infirmières, psychologues, etc). L’occasion de faire entendre la voix des couples infertiles sur des sujets qui les concernent au plus au point, leurs corps, leurs gamètes, leurs protocoles de soins.

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Des sujets intéressants et d’actualité !

Le jeudi après-midi :

  • Du don d’ovocytes à la préservation de la fertilité des Insuffisances Ovariennes Précoces. Mythe ou réalité
  • Utérus difficiles

Vendredi matin :

  • Mitochondries
  • Fibromes utérins et fertilité

Vendredi après-midi :

  • La voie séminale pathologie et traitement
  • Que cachent nos spermatozoïdes
  • Des référentiels à la pratique en préservation de la fertilité

Samedi matin, plusieurs controverses sur des sujets variés que je vous invite à lire sur le programme des 20èmes journées FFER.

« Chers Collègues et Amis,
 
Au nom du comité local d’organisation et en mon nom, nous sommes heureux de vous annoncer que les 20èmes journées de la Fédération Française d’Etude de la Reproduction se dérouleront à Montpellier du 24 au 26 Septembre 2015.
Capitale du Languedoc Roussillon, Montpellier ouverte sur la Méditerranée a toujours été située au carrefour de plusieurs civilisations.
Berceau de l’enseignement médical en Europe, elle est fière de posséder la Faculté de Médecine en exercice, la plus ancienne en Europe.
Ces 20èmes journées se tiendront au Palais des Congrès, le Corum situé au coeur du centre historique de Montpellier, et proche des hôtels de tous les participants, ce qui en fait un lieu idéal. Les déplacements pourront s’effectuer à pieds laissant ainsi la priorité aux échanges et aux rencontres.
Avec un programme scientifique de qualité et le soleil au rendez vous, toutes les conditions seront rassemblées pour que cet évènement
soit instructif et profitable à tous. »  SAMIR HAMAMAH président des 20èmes FFER
Pour rappel, vous pourrez rencontrer deux représentantes de l’association COLLECTIF BAMP le vendredi 25 septembre, lors d’une rencontre conviviale. Si vous souhaitez y participer, prenez contact via collectif@bamp.fr

Un biomarqueur pour améliorer les taux de réussite

L’équipe INSERM unité 1203 Inserm/Université de Montpellier, IRB – Hôpital Saint Eloi dirigée par le Professeur Samir Hamamah., cherche depuis des années à améliorer le taux de réussite des FIV en France. Lors d’une conversation que nous avions eu avec lui en 2014, il nous avait dit qu’il ne pouvait pas se contenter d’un taux de réussite de 20% par FIV, qu’il fallait que les couples ne soient plus dans l’accumulation d’échecs dans leur parcours d’AMP.

En septembre 2014, son équipe avait présenté l’embryon en 3D permettant de mieux voir les caractéristiques physiques d’un embryon pour pouvoir mieux choisir celui a réimplanter.

Lors des FFER 2014, Monsieur le professeur HAMAMAH avait présenté aussi son dispositif WIN-TEST qui permettait, via un prélèvement de l’endomètre de déterminer si l’utérus était apte à recevoir un embryon ou pas. Dans la négation, cela permet de vitrifier les ovocytes, pour les réimplanter sur un utérus moins inflammé, lors d’une prochaine tentative. Tout cela dans le but de réduire les échecs et d’augmenter les taux de réussite.

Aujourd’hui, ils proposent un nouvel « outil » de prédiction, via un biomarqueur sanguin ou via le liquide folliculaire. Ils annoncent un pronostic fiable à 88%. Nous pouvons dire que cette équipe travaille depuis des années à l’amélioration des taux de réussite des FIV en France, en proposant des outils censés améliorer les résultats des FIV.

Nous saluons ce nouvel outil en espérant qu’il puisse être réellement efficace. Si c’est le cas, nous souhaitons qu’il soit utilisé partout en France, pour offrir à tous les couples en parcours de FIV des taux de réussite plus élevés.

La semaine prochaine, lors de FFER auxquels Monsieur Samir Hamamah nous a invité, nous allons donc parler plus en détail de ce sujet et des deux autres outils cités plus  haut, pour voir si effectivement les taux de réussite des FIV à Montpellier connaissent une réduction des échecs et si d’autres équipes d’AMP en France sont susceptibles d’utiliser ces nouveaux outils.

Un nouveau biomarqueur pour prédire les chances de succès d’une FIV

14 septembre 2015

Un biomarqueur présent dans le sang et le liquide folliculaire permet de prédire les chances de succès d’une procréation médicalement assistée avec une fiabilité de 88%. Un résultat inédit qui ouvre la voie à un test de routine pour rationaliser les tentatives.

Un biomarqueur pourrait bientôt permettre de connaître les chances réelles de donner naissance à un enfant au moment d’une fécondation in vitro, à en croire les travaux conduit par une équipe Inserm* au CHU de Montpellier. Les chercheurs ont en effet découvert un marqueur biologique identifiable de manière très peu invasive, permettant de savoir si une FIV a de bonnes chances d’aboutir ou non. Le résultat de ce test semble fiable à 88%. Le Pr Samir Hamamah, responsable de ces travaux, l’utilise depuis 2011 : il a ainsi doublé les taux de naissances issus de procréation médicalement assistée dans son service.

A la recherche d’un marqueur biologique

Tout démarre vers 2009, quand le Pr Samir Hamamah ne peut plus se satisfaire des 20% de chances de conception à l’issue de chaque tentative de conception in vitro. « Ce taux est très insatisfaisant. En outre, des milliers d’embryons sont éliminés chaque année sur des critères morphologiques qui ne permettent pas de connaître leur viabilité réelle. Et impossible de rechercher les anomalies chromosomiques chez les embryons en routine, comme cela se fait dans les pays anglosaxons : cette pratique est interdite par la loi française. Il fallait donc partir sur autre chose et trouver un bon marqueur pour réduire le nombre de tentatives se soldant par des échecs et dont le prix est très élevé pour la collectivité », explique-t-il.

POUR LIRE LA suite de l’article c’est par ici sur le site de l’INSERM

Conférence-Débat : AMP défi scientifique, enjeux éthique et sociétaux

 

Vu sur le site du CHRU de Montpellier,
Le 18 novembre 2014
Procréation médicalement assistée
L’espace éthique Languedoc-Roussillon vous invite à une conférence-débat

Procréation médicalement assistée : au-delà du défi scientifique, des enjeux éthiques et sociétaux.

 Rendez-vous le 18 novembre 2014 à 18h à l’amphithéâtre anatomique de la Faculté de Médecine de Montpellier (2 rue de l’Ecole de Médecine).

Thème très intéressant, pour ceux et celles qui habitent vers Montpellier. Si vous pouvez y aller, venez nous en parler ensuite.

8 ème journée d’éthique biomédicale de Montpellier

 A ne pas rater le jeudi 19 décembre

Nous savons que plusieurs membres et ami(e)s de la cause se trouvent dans cette région, alors n’hésitez pas ! 

Nous souhaitons mettre en avant la dernière phrase de présentation de cette journée d’éthique biomédicale : « Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à cette invitation pour participer ainsi à des échanges qui ne doivent certainement pas se limiter au personnel soignant« . Une belle invitation qu’il est important de noter, pour les patients de l’amp, pour une fois !

Voici le programme :

La 8 ème journée d’éthique biomédicale :

PROCRÉATION A LA CARTE : Quel rapport bénéfice/risque?

programme  prog

( 27 boulevard Sarraï dans la salle Rabelais à Montpellier)

Journée gratuite et sans inscription avec entrée libre. 

L’occasion pour nous d‘avoir des retours, de s’exprimer peut-être et/ou de continuer à transmettre des manifestes et flyers BAMP!

Pour ceux souhaitant se rendre à cette journée, vous pouvez nous contacter, il nous reste des flyers tout beaux à distribuer!

Nous avons besoin de relais! Merci!

Voici encore une journée d’étude à Montpellier, consacrée à un thème très intéressant. Au mois de  novembre Fortuna, membre du collectif BAMP, avait participé à un colloque, toujours à Montpellier sur la vitrification, dont vous pouvez trouver le compte rendu ici, si vous ne l’avez pas encore lu.

Deux enfants nés d’un don d’ovocytes vitrifiés au CHU de Montpellier (Le Figaro, 05/09/13)

Un article rédigé par Guillaume Mollaret pour le Figaro nous informe des 1ere naissances cet été de bébés nés d’un don d’ovocyte vitrifié.

Une grande première en France, un vrai progrès par la technique de congélation ultra rapide qui permet à la fois une décongélation avec moins de dégâts et un confort pour la donneuse et la receveuse qui n’ont pas à synchroniser leurs cycles respectifs. De plus, la vraie nouveauté c’est la pratique de la congélation d’ovocyte et non pas d’embryon, et qui permet donc le transfert d’un embryon frais à chaque fois et non d’un embryon congelé/décongelé!

Deux enfants nés d’un don d’ovocytes vitrifiés

Par figaro iconGuillaume Mollaret – le 05/09/2013
Ces naissances, une première, ont eu lieu cet été au CHU de Montpellier

Cet été, le service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier universitaire de Montpellier a réalisé une première en donnant naissance à deux ­enfants issus d’ovocytes vitrifiés après un don.

«L’avantage de cette technique est qu’elle permet une meilleure programmation des tentatives de fécondation in vitro en fonction des besoins des couples receveurs, maximisant leur chance d’obtenir une grossesse», précise le Pr Hamamah, chef du département de biologie de la reproduction au CHU. À la différence des techniques précédentes où l’ovocyte est congelé très lentement, lors de la vitrification, les gamètes sont plongés directement dans l’azote liquide.

«La vitrification d’ovocytes issus d’un don permet une préservation totale de l’anonymat de la donneuse. Le couple receveur d’ovocytes ne risque pas de la croiser dans les couloirs de l’hôpital», résume le Pr Samir Hamamah. Plus efficace que les autres techniques, la vitrification apporte d’après ce dernier une garantie éthique supplémentaire au don d’ovocytes.

Cette pratique demeure largement méconnue et en déficit par rapport à la demande dans l’Hexagone. À tel point que le professeur languedocien n’hésite pas à conseiller aux couples de se rendre en Espagne, où le don d’ovocytes est rémunéré et donc plus répandu.

«Plus de confort à la donneuse»

La nouveauté est bien que l’ovocyte est issu d’un don car cette technique de conservation, très récente en France, avait déjà connu des succès par le passé. Elle existe par exemple au ­Japon depuis 1999 et dans l’Hexagone depuis 2012. Un retard français lié à une interdiction levée en 2011 par la révision des lois bioéthiques.

148 ovocytes matures issus d’un don ont ainsi été recueillis par l’hôpital de Montpellier. «La vitrification permet plus de confort à la donneuse qui peut….LA SUITE est ICI sur le site internet du FIgaro.