Rencontres BAMP du mois de décembre

⚠️NEWS ⚠️

Les dernières rencontres BAMP de l’année 2017 !

Retrouvez les référentes de l’association COLLECTIF BAMP  en ce mois de décembre ❄️

C’est l’occasion d’échanger sur vos parcours individuels, de faire remonter vos remarques, vos besoins, vos propositions au niveau national de l’association

Mélanie vous attend à Clermont le samedi 2 décembre à 14h

collectifbamp63@gmail.com

Déborah vous retrouve sous les cocotiers à Nouméa le mardi 5 décembre à 18h

collectifbampnoumea@gmail.com

Caroline et ses rencontres mensuelles à Angers le mardi 19 décembre à 19h

collectifbamp49@gmail.com

Stéphanie et son joli sourire vous retrouveront à Avignon le jeudi 21 décembre à 19h

collectifbamp84@gmail.com

Caroline organise une rencontre à Nantes le jeudi 21 décembre à 18h

collectifbamp49@gmail.com

À vos agendas !

 

 

 

 

Bouclons la boucle sur le don de gamètes

Pour clore ce mois de sensibilisation sur le don de gamètes, les questions du « portrait des référents BAMP » ont été posé à Stéphanie, référente BAMP dans les Yvelines.
Stéphanie est la maman d’une petite fille née, il y a bientôt un an, grâce à un don de spermatozoïdes. Elle est aussi en pleines démarches pour faire don de ses ovocytes.
Recevoir et donner, Don et contre-don diraient les anthropologues, la boucle est bouclée en toute sérénité.

 

Un fait marquant de ton année de naissance, une musique ?
aucune idée …

Dans quel coin de France, peut-on te rencontrer ?
L’Ile de France : les Yvelines, le Val d’Oise, les Hauts de Seine

Est-ce que tu es une femme ou un homme ?
Une femme

Toi et l’infertilité quels maux ?
azoospemie

Toi et la parentalité quelles solutions ?
Le don de spermatozoïdes

Toi et ton parcours d’AMP, si tu peux le qualifier avec les mots d’un autre, c’est/c’était :
« allo, maman bobo »,
« Patience et longueur de temps »
« côté obscure de la force »
« cool Raoul, à l’aise Blaise»
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »
« métro, boulot, spermo »
« s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »
« En essayant continuellement on finit par réussir »
« Je ne rêve plus, je ne fume plus, Je n’ai même plus d’histoire »
« l’inaccessible étoile »

Si tu pouvais, le recommencer, tu changerais quoi ?
Rien parce que tout ce qui a jalonné notre parcours fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui

Le truc le plus étrange fait pendant ton parcours d’AMP ?
M’injecter le traitement qui a déclenché l’ovulation pré insémination dans ma voiture, au beau milieu de la campagne normande, par – 5° alors que j’étais venue encourager mon mari qui faisait un trail de nuit.

Le truc le plus cool ?
Les rencontres des autres patients et bénévoles BAMP

Enfin, la chose la plus drôle que tu as vécu dans ton parcours d’AMP ?
J’en rigole aujourd’hui avec le recul, mais sur le moment ça ne m’a pas fait rire du tout : me retrouver à devoir faire le trajet centre AMP-CECOS-centre d’AMP en transportant la « thermos » censée garder au froid les paillettes, en prenant soin de la maintenir bien droite dans la voiture… Il faut donc m’imaginer toute seule avec ce gros truc bien lourd, à galérer à installer sur le siège passager, à l’accrocher avec la ceinture de sécurité (seule manière de garantir la position verticale demandée), et à m’imaginer me faire contrôler par les flics sur la route…

Ton secret te/ou ton « grigri » pour conjurer le mauvais sort ou pour te soutenir  pendant le parcours  ?
Je ne suis pas trop gri-gris

Toi tu es plutôt : Sophro ? Hypno ? Acupu ? Osteo ?
Sophro, hypno, acupu, ostéo, haptonomie, yoga, massage…

As-tu détesté ton médecin d’AMP ?
Oui, j’ai détestée ma gynéco de ville qui n’a même pas pris la peine de décrocher son téléphone pour nous expliquer les résultats catastrophiques du spermo, qui nous a seulement « envoyé un petit courrier » deux semaines plus tard pour nous demander de prendre rendez-vous… autant vous dire que j’avais eu le temps de me renseigner sur doctissimo, les blogs, auprès de mon généraliste, et pris rendez-vous avec un urologue… Et puis j’ai détesté pas mal de médecins de mon parcours d’AMP pour leur manque de considération et de chaleur humaine, j’ai trop souvent eu l’impression d’être considéré comme un utérus sur pattes plutôt que comme un être humain pourvu d’émotions

As-tu adoré ton médecin d’AMP ?
Oui, aussi, j’ai eu la chance de faire la rencontre d’un super médecin du CECOS, un vieux de la vieille, qui nous a expliqué plein de choses alors que nous n’avions pas encore pris notre décision à propos du don, il a bien dédramatisé le problème, nous a aidé à nous projeter en tant que parents d’un enfant issu d’un don et m’a parlé un langage que je connais : développement de l’enfant, relation parent-enfant, secrets de famille…

Le lieu improbable où tu t’es injecté ton traitement ?
Dans ma voiture, au milieu d’un champ à 23h par -5°

Tu es plutôt infertile mode « huitre » ou infertile mode « haut-parleur » ?
Infertile mode haut-parleur (j’avais jamais vu ça comme ça, mais j’aime beaucoup l’image)

Est-ce que ton conjoint sait que tu es bénévole chez BAMP ?
oui

Comment as-tu connu BAMP ?
Par internet, en cherchant des infos sur l’infertilité

Pseudo ou pas pseudo ?
Pseudo : randonneuse

Si pseudo, pourquoi et son histoire ?
Parce qu’en parcourant les blogs j’ai eu l’impression que c’était l’usage d’utiliser un pseudo.
Parce que c’était plus facile d’écrire cachée derrière mon pseudo en début de parcours
Pour protéger mon mari qui n’était pas forcément en mode haut-parleur,
Maintenant j’utilise aussi bien mon pseudo sur la blogosphère que mon nom en tant que référente BAMP.
Son histoire : Au début de notre parcours, j’ai ressenti le besoin d’écrire, de partager des réflexions sur un blog. Je n’avais pas vraiment envie de partager en direct live nos péripéties PMesques, mais plutôt des réflexions autour de la prise en charge des patients… en fait j’ai très peu entretenu ce blog parce que très vite je me suis engagée en tant que bénévole et je pense que c’est plus ce dont j’avais besoin. Pour revenir à l’histoire de mon pseudo, j’ai réfléchi à une métaphore pour parler de notre parcours. Je suis quelqu’un de très centrée sur le bien-être, sur l’instant présent, et surtout je suis quelqu’un qui prend son temps. J’avais l’impression que ce que nous traversions à l’époque ressemblait à un chemin que nous avions à parcourir avant d’arriver au sommet et pouvoir profiter du paysage. D’ailleurs au début ce n’était pas randonneuse, mais promeneuse, et j’ai réalisé qu’il n’était pas très juste, un peu trop gentillet, j’ai réalisé que notre parcours ressemblait plus à une randonnée qu’à une promenade, alors j’ai évoluée.

Mais pourquoi as-tu eu besoin de t’investir dans une association de patients infertiles ?
Je crois que j’ai eu besoin de m’investir pour mettre ma pierre à l’édifice de l’amélioration de la prise en charge des patients. Il y a tellement de choses qui m’ont mises en colère pendant notre parcours… Bizarrement je n’étais pas réellement en colère contre l’infertilité, elle était bien là, et personne n’y pouvait rien, mais par contre, je trouvais que le système médical a la possibilité de tenter de trouver des solutions, les techniques pour nous permettre de résoudre ces problèmes. Si je ne doutais pas que la technique allait peut-être pouvoir nous aider, j’avais l’impression que le système médical se concentrait sur l’aspect technique et ne me considérait pas comme un être humain à part entière, capable de réfléchir, de comprendre et d’éprouver des émotions, j’avais envie d’agir pour que ça change.

D’ailleurs qu’est-ce que tu fais chez BAMP ?

J’essaye de mettre en place des partenariats avec des centres AMP, des médecins, je communique sur l’infertilité et le don, je renseigne et j’écoute des patients, j’organise des rencontres en groupes dans les Yvelines

Ton badge BAMP tu le mets tous les jours ? De temps en temps ?  Lors des grandes occasions ? Pas du tout ? Tu ne sais plus où il est ?
Dès que je mets en place une action BAMP

Est-ce que tu parles de ton engagement chez BAMP sur tous les toits et dans toutes les situations ?
Oui, ça m’arrive de plus en plus

Quel est le thème BAMP, qui  te ferait te relever la nuit ?
Agirs pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients en AMP, surtout concernant l’aspect humain, relationnel et psychique

Quelle est ta « spécialité » chez BAMP ?
… Je ne sais pas trop…

Dans le manifeste BAMP tu insisterais plutôt sur :
« Un couple sur six concerné : espèce en danger ? »
« Toxiques en augmentation, fertilité en perdition ! »
« AMP : égalité, qualité, accessibilité »
 » Le don « Parlons en ! »
« Métro, boulot, spermo »
« Les personnes infertiles, les patients au cœur du dispositif »
« Stop aux incompréhensions, place à la réflexion ! »

Est-ce qu’il y a un avant BAMP et un après BAMP ? Est-ce que tu peux l’expliquer ?
Oui, il y a un avant et un après BAMP. Après BAMP, une impression de moins “subir” mon parcours PMA, le sentiment de retrouver de l’espoir, de pouvoir faire bouger des lignes et de réintroduire du dialogue avec le personnel médical

Un truc que tu as fait ou que tu vas faire, chez BAMP qui te rend fière ?
Lorsque j’organise des rencontres BAMP, j’ai l’impression de permettre à des patients de se rencontrer, d’échanger, de se sentir moins seul dans ce parcours compliqué

Le truc dingue et/ou improbable que tu as fait pour BAMP ?
… je ne sais pas…

Le truc dingue que tu aimerais faire pour BAMP ?
idem

Un message important à faire passer aux générations futures, par rapport à l’infertilité ?
Je n’ai pas encore assez de connaissance sur les raisons de l’augmentation de l’infertilité pour transmettre ce genre de conseils…

Si tu avais trois mots pour résumer BAMP ?
Solidarité, militantisme, engagement

Ta couleur préférée dans le logo BAMP ?
Le bleu

Mais au fait BAMP, pour toi c’est quoi ?
De l’espoir

 

 

#PARLONSDUDONDEGAMETES

#DESFAMILLESGRACEAUXDONSDEGAMETES

#DONOVOCYTES

#DONSPERMATOZOIDES

#DONDEGAMETES

#VraimentPour

Participez à une étude sociologique sur la parentalité

Sage-femme à la maternité des Bluets à Paris, je mène actuellement une thèse de sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sous la direction d’Irène Théry sur l’enfantement dans trois contextes spécifiques : le don d’ovocyte, les couples de femmes et la gestation pour autrui. En effet, l’hypothèse de départ de ce travail est qu’il n’existe pas une mais plusieurs façons de devenir parent, selon que l’on est une femme qui reçoit un don d’ovocyte, que l’on devient mère grâce à sa compagne qui porte son enfant, ou bien encore lorsqu’une femme porte l’enfant d’autrui (que ce soit pour un couple d’homme ou pour une femme qui ne peut pas porter son enfant). Ces diverses possibilités, loin d’être problématiques, sont selon nous une réelle chance, et la nécessité de faire avancer la recherche dans ce domaine est cruciale afin de dépassionner les débats et de faire émerger l’expérience des personnes plutôt que les discours idéologiques déconnectés de la réalité concrète.
Ce que l’on appelle en anthropologie le « travail de parenté » passe par différents gestes, paroles, actes, qui permettent de donner un sens et de désigner les parents de l’enfant, et qui permettent aussi de reconnaître celui-ci comme l’enfant des personnes qui ont souhaité sa naissance. On ne pourrait donc ni réduire la filiation au simple lien génétique (dans le cas du don d’ovocyte), ni au fait d’avoir accouché de l’enfant (dans les couples de femmes, ou pour les « mères porteuses »).

Mon étude consiste d’une part à mener des entretiens avec les parents qui ont eu recours à une technique de PMA dans l’un des trois cas (don d’ovocyte, couple de femmes, GPA), et d’autre part avec les professionnels en contact avec ces couples. Cette recherche se donne pour principal objectif de donner la parole aux personnes directement concernées par ces grands sujets de société, trop souvent traités sans prendre en compte l’expérience de celles et ceux qui sont devenus parents grâce à l’assistance médicale à la procréation et au don, ni celle des professionnels qui les ont accompagnés.

Dans ce cadre, je suis à la recherche de personnes qui accepteraient de partager leur expérience du don d’ovocyte au cours d’un entretien sociologique d’une durée d’environ une heure, entretien qui sera entièrement anonymisé et qui portera essentiellement sur le temps de la grossesse et l’accouchement.

Si vous (ou votre compagne) êtes enceinte ou avez accouché suite à un don d’ovocyte et que vous souhaitez participer à cette recherche, ou que vous connaissez des personnes susceptibles d’être intéressées, merci de me contacter à l’adresse h.malmanche@ehess.fr.